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"PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS DE LAVAGE DES GAZ. If On sait que Inefficacité d'un appareil de lavage d'un gaz par contact avec un liquide ruisselant à l'intérieur de cet appareil sur un remplissage présentant une grande sur- face sous un volume réduit, dépend à un haut degré, toutes conditions égales d'ailleurs, de la méthodioité plus ou moins parfaite de la circulation du liquide et du gaz, l'efficacité maxima étant obtenue lorsque, dans l'ensemble de ltappareil comme dans chacoune de ses parties considérées isolément, gaz et liquide circulent exactement à contre-courant l'un de l'autre.
Toutefois, le rapport du débit de liquide au débit du gaz étant en général défini par les conditions de fonction- nement de l'appareil, il arrive souvent que la quantité de liquide dont on dispose, distribuée de manière à s'écouler mé-
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thodiquement, à contre courant du gaz, à travers le remplissage, ne serait pas suffisante pour assurer un arrosage régulier de ce dernier dans toutes ses parties.
Il y a lieu en général, pour réa- liser un arrosage satisfaisant, de faire passer plusieurs fois le marne liquide à travers chaque section du remplissage-
Cette nécessité a conduit à sectionner les appareils de lavage en plusieurs compartiments séparés ; dans chaque compar- timent considéré isolément, la mise en contact du liquide et du gaz s'effectue en gênerai suivant un processus qui n'a rien de me- thodique; mais on cherche au contraire à réaliser d'une façon par- faite la mé thodicité de la circulation du liquide et du gaz à contre courant, dans le schéma général de passage de ces fluides de compartiment a compartiment.
Dans le but d'éviter les hauterus exagérées auxquelles conduirait l'étagement les uns au-dessus clos autres d'une série de compartiments, on a établi des laveurs où les compartiments sont disposés en série horizontale les uns à côté des autres.
Le garnissage utile remplit la partie supérieure du compartiment, dont la base constitue une cuve pleine de liquide. Des seuils de hauteur régulièrement décroissante d'un compartiment à l'autre permettent le passage de continu par trop-plein du liquide d'une cuve suivante qui reçoit également de continu l'égouttage du remplissage qui la surmonte. L'arrosage de ce remplissage est réa- lisê au dépens du liquide de cette cuve,, soit par une pompe qui le reprend pour le déverser en tête du remplissage, soit par la rotation de ce garnissage lui-même, dont les diverses parties viennent successivement s'immerger dans le bain pour en ressortir plus ou moins mouillées de liquide.
Pour donner à l'appareil fonctionnant dans caconditions, toutes choses égales d'ailleurs, le maximum d'efficacité, ou plus
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exactement pour obtenir la meilleure utilisation d'une quantité donnée de liquide traversant l'appareil de bout en bout, il faut évidemment éviter qu'aucune fraction de ce liquide ne puisse tra- verser un ou plusieurs compartiments, ou même la totalité de l'ap- pareil en se maintenant constamment dans la zone des cuves de pied, et Mans avoir concouru à l'arrosage du remplissage, seule zone agissante du laveur.
En effet, tout filet ou toute molécule ayant suivi un tel trajet peut être considère, au point de vue du schéma général de circulation, comme "by-passant", suivant le cas, le ou les compartiments considérés ou même la totalité de l'appareil* La perturbation qui en résulte au point de vue de la méthodicite du fonctionnement n'a pas besoin d'être expliquée davantage' Or, il en est évidemment ainsi dans la pratique courante, où on se contente de laisser le liquide s'écouler directement,par trop-plein, d'un compartiment dans le oanpartiment suivant.
Dans ce cas, en effet, le dispositif de relevage reprend indifféremment, dans la proportion où ils arrivent respectivement à la cuve et sans au- ,sur oune action sélective sur l'un ou/l'autre, le liquide provenant du compartiment précédent ou le liquide ruisselant du remplissage du compartiment considéré qui se mêlent très rapidement d'une façon intime en raison de l'agitation régnant dans la cuve.
Soit donc (1 le débit traversant de bout enbout l'appa- reil et passant par trop-plein d'un compartiment au suivants et D = n d, (n>1) le débit du dispositif de relevage* Le liquide arrivant du compartiment précédent dans le compartiment considéré se répartit entre l'alimentation du dispositif de relevage, elle déversoir suivant dans le rapport de D à d, c'est-à-dire que la fraction d x d- d traverse la ouve et passe directement au
D + d - n + 1 compartiment suivant sans avoir concouru à l'arrosage du remplis-
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sage.
Comme n n'est jamais très grand, il s'ensuit une grave per- turbation du schéma général des circulations avec, comme conse- quence, une diminution appréciable de l'efficacité de l'appareil-
La présente invention a pour objet un dispositif, de réalisation simple, permettant de remédier à cette défectuosité, et suivant lequel la totalité du liquide provenant du compartiment précédent doit concourir à l'arrosage du remplissage du comparti- ment considéré avant de s'écouler vers la cuve du oompartiment sui- vant.
Le dispositif oonsiste à intercaler, entre les ouvesde pied de deux compartiments consécutifs, une petite cuve interca- laire qui en est séparée par deux cloisons émergeant au-dessus du nivestx du liquide* Ces deux cloisons sont percées chacune d'un trou (qui peut être de même section pour l'une et pour l'autre) faisant communiquer le compartiment intercalaire respectivement avec le compartiment précédent et avec le compartiment suivant, au-dessous du niveau du liquide dans les cuves* L'arrosage du remplissage d'un compartiment est assuré par une pompe qui aspire le liquide dans la ouve intercalaire précédant ce compartiment* A oondition que l'on ait effectivement D > d(n >1).
on voit que le flux de liquide provenant du compar- timent précédent, dans la cuve interoslaire, ne suffit pas à assu- rer l'alimentation de la pompe; cette alimentation sera complétée par la rétrogradation d'un débit (n-1) x d, de la cuve du compar- timent considéré vers la cuve intercalaire précédente.
Le niveau du liquide, sans la cuve intercalaire, sera plus bas que dans cha- cun des compartiments qui l'encadrent, les différences de niveau h avec le compartiment précédent et h' aveo le compartiment sui- vant étant liées par la relation
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V hM' =n-1
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Du fait que la cuve intercalaire reçoit du lipide des deux compartimenta adjacents, il résulte que le liquide ne peut sortir de cette cuve que par le oanal de la pompe qui aspire dans cette cuve* Ce sera donc obligatoirement cette voie qu'empruntera le liquide provenant du compartiment procèdent pour passer au compartiment suivante Le liquide refluant de àe dernier comparti- ment vers .la cuve intercalaire correspondra exactement au débit d'appoint nécessaire pour assurer l'alimentation de la pompe.
Le dessin annexé représente un mode de réalisation de la présente Invention. La flèche f indique le sens de circulation du gaz dana l'appareil. Le liquide, arrivant par la tubulure E dans la cuve I1,est repris par la pompe P1, et refoulé en tête du compartiment C1, @@@@@@@@ en même temps qu'une partie du li- quide ayant déjà passé sur le remplissage R1 de 0 Il et qui rétro- grade par le trou O1 de la base de C1 dans la cuve I1.
De même la pompe P2 puise dans la cuve I2 simultanément le liquide provenant de C1 par le trou U , et du compartiment C2 par le trou O2, et ainsi de suite dans les compartiments suivas
3 C, etc--*
Après le dernier compartiment, le liquide sort du laveur par la tubulure S.
Dans l'exemple de la figure, on a supposé n >2 d'où H'>h. Le niveau du liquide dans les o anpartiments s'élève de l'en- trée C1 à la sortie C3 de l'appareil.
Les dispositifs suivant lesquels les trous immergés assurant la communication entre la ouve intercalaire et les deux compartiments qui l'enoadrent, seraient remplaces soit par des trous partiellement immerges, soit par des déversoirs fono tionnant par trop-plein, ne sauraient constituer une novation à en effet essen- la présente invention; celle-ci est caractérisée @@@@@@@@@@@
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tiellement , par l'intercalation, entre deux compartiments consé- cutifs, d'une cuve où est prélevé le liquide servant à l'arrosage du remplissage du compartiment suivant.
Cette cuve communique avec les deux compartimentsqai 1'encadrent par les orifices ou déver- soirs tels que le niveau du liquide dans la dite cuvé soit plus bas que dans chacun des compartiments adjacents, et que le liquida afflue de continu de cas deux compartiments vers la cuve, d'où il ne peut sortir que par le moyen du dispositif de relevage (pompe ou autre.)
Un second objet de l'invention réside dans un per- feotionnement apporté à la constitution méme des parois des compar- timenta des appareils de lavage en général, notamment de ceux qui comportent le dispositif rationnel d'arrosage qui vient d'être dé- crit.
Dans les appareils actuellement connus, la circula- tion du gaz à laver est assurée, entre les compartiments par des perforations pratiquées dans oes parois. Dans ces conditions, il a été constate que les particules du liquide qui viennent au contact des parois, au cours de l'arrosage, demeurent et s'ecoulent sur ces parois; celles-ei leur offrent,en effet une surface de l'aisselle- ment continu, car à la rencontre d'une perforation l es particu- les contournant simplement eelle-ei, sans quittera paroi. L'épais- saur de cette nappe de ruissellement va en augmentant vers la base des compartimenta et il se comprend que cette nappe liquide est à peu près inaotive pour le lavage du gaz.
Dans les appareils conformes à la présente invention, les parois des compartiments, au lieu d'être continues avec perfo- rations, sont formées d'une séria discontinue de volets V qui, dans chaque compartiment, sont inclinésvers l'axe. On constitue ainsi des solutions de continuité grâce auxquelles les particules
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liquides ayant atteint les parois sont obligées de quitter celles- ci et sont systématiquement ramenées dans la masse du remplissage où elles continuent à effectuer leur action de lavage du gaz. La oapation définitive du liquide tant ainsi évitêe, le rendement de l'appareil se trouve sensiblement accru.