<Desc/Clms Page number 1>
"PERFECTIONNEMENTS AUX PAVES :ET BLOCS ANALOGUES POUR LE
PAVAGE DES CHAUSSEES ET LES APPLICATIONS
ANALOGUES"
Cette invention a trait aux chaussées du genre compre- nant une surface élastique supportée par une surface relati- vement dure, usuellement sous forme de blocs ou pavés,dont la surface supérieure est en partie constituée par du caout- chouc ou une composition à base de caoutchouc- .Un des buts de l'invention'est d'établir une chaussée perfectionnée du genre susmentionné qui présente une sur- face anti-dérapante perfectionnée et relativement silen- cieuse,
et un autre but de l'invention est d'établir un pavé comportant sur sa face supérieure les deux matières servant à produire la chaussée perfectionnée d'une manière
<Desc/Clms Page number 2>
telle que le déplacement de ces matières l'une Par rapport à l'autre est empêché dans tous les sens.
Suivant l'invention, la chaussée perfectionnée comprend des "lignes" ou bandes de caoutchouc ou matière analogue pa- rallèles et continues (ou sensiblement continues) et des "lignes" ou bandes en matière dure qui alternent avec les premières ,ces diverses "lignes" s'étendant parallèlement à la direction normale des véhicules et recevant un espa- cement et une largeur tels que les roues de la plupart des véhicules sont supportées exclusivement ou partiellement par le caoutchouc.
Des pavés propres à produire les éléments principaux de la chaussée suivant l'invention sont préférablement éta- blis de façon à présenter sur leur face supérieure deux rai- nures parallèles dans lesquelles des bandes de caoutchouc ou matière analogue sont moulées, la surface supérieure du caoutchouc affleurant avec la surface supérieure de la ma- tière dont est fait le pavé eu faisant légèrement saillie sur cette dernière. Les dimensions des pavés et l'espace- ment des bandes de caoutchouc seront tels que, lorsque les pavés auront été posés d'une façon étagée ou autrement, les bandes de caoutchouc d'un pavé seront placées $ l'ali- gnement de celles des pavés placés directement avant et après.
Pour constituer la chaussée près d'une bordure de frottoir , un ruisseau, etc. , on se sert de pavée dont la largeur est la moitié de celle des pavés normaux et qui ne présentent qu'une rainure. A titre de variante, la chaussée entière peut être composée de pavés de demi-largeur, auquel cas les pavés seraient posés bout à bout et non d'une façon étagée, c'est-à-dire sans contrarier les Joints des extrémités étroites.
<Desc/Clms Page number 3>
La. forme donnée à chaque rainure et (ou) aux pavés immédiatement au-dessous de la rainure est telle que le caoutchouc est fermement fixé aux pavés dans toutes les di- rections, et spécialement dans la direction de la circula- tion, la disposition préférée consistant à prévoir des évidements en queue d'aronde au fond de chaque rainure, celle- ci pouvant aussi recevoir en section transversale soit la forme d'une queue d'aronde, soit une forme rectangulaire, avec des entailles latérales sur les faces verticales de la rainure.
Le fond de chaque rainure ou de chaque évide- ment peut aussi comporter de petites dépressions, être ar- qué, recevoir une forme concave ou présenter des ondula- tions-pour contribuer à empêcher le déplacement longitudinal de la bande de caoutchouc par rapport aux pavés lorsque la circulation est très lourde.
Le caoutchouc peut être de deux degrés de dureté pour constituer une surface supérieure ou d'usure relativement élastique et un élément de base relativement dur, (inflexi- ble) pour assurer une bonne liaison entre le caoutchouc et le corps du pavé.
Dans les dessins annexés
Fig. 1 est une vue perspective d'une partie d'une chaus- sée établie suivant l'invention et représente les "lignes" continues de caoutchouc et les "lignes" continues alternantes de matière dure.
Pige 2 est une vue perspective d'un des pavés employés pour constituer la chaussée de fig. 1.
Fige 3 est une vue analogue représentant le même pa- vé, mais sans les bandes de caoutchouc.
Fig. 4 est une Ooupe géométrique longitudinale sui- vant x-x (fig. 2) d'un pavé analogue à celui représenté dans la fige 2.
Fige. 5, ô et 7 sont respectivement une vue de dessous, une vue de coté et une vue en bout d'une des bandes de caoutchouc séparée du pavé.
<Desc/Clms Page number 4>
Fig. 8 est une coupe longitudinale d'une partie d'une autre construction de pavé.
Fige 9 et 10 sont respectivement un plan et une vue en bout d'un autre exemple de pavé.
Fig. 11 est le plan du même pavé avant qu'il ait été muni des bandes de caoutchouc.
Fig. 12 est une vue en bout des parties supérieures de deux pavés posés côte à côte.
Fig. 13 est une coupe transversale suivant y-y (fig.2)
Fig. 14 est un plan représentant une autre façon de poser les pavés des fige a et 3.
Fig. 15 est un plan représentant des pavés ne oompor- tant qu'une seule bande de caoutchouc.
Fig. 16 est un plan d'un pavé approprié en vue de son application à un croisement de routes.
Dans la fige 1, a, a désignent les "lignes" de caout- chouc et b, b les "lignes" alternantes de matière dure. La chaussée est préférablement établie à l'aide de pavés faite d'une matière d'usure dure telle que la brique, la ter- re cuite, le métal, le béton, etc., avec une, deux ou plus de deux bandes de caoutchouc incrustées. Sur la majeure partie de la chaussée, les pavés sont préférablement établis de façon à comporter sur leur face supérieure deux bandes de caoutchouc ou autre matière élastique convenable.
Les pa- vés à deux bandes sont préférablement posés d'une façon étagée, c'est-à-dire de façon à contrarier les joints (fig.l) mais ils pourraient être posés en alignement (fig. Il). @
Pour établir certaines parties de la chaussée, comme par exemple la partie voisine d'une bordure de trottoir, d'une grille, d'un trou d'homme, etc., on fait usage de
<Desc/Clms Page number 5>
pavés de demi-largeur ne comportant qu'une seule bande de caoutchouc (fig. 1 et 15).
La position des bandes de caoutchouc dans les pavés à deux bandes et les proportions des bandes sont préférable- ment telles que lorsque les pavés sont posés sur une chaus- sée, les "lignes" de caoutchouc et les "lignes" de matière dure sont disposées à la même distance d'axe en axe et pos- sèdent approximativement la même largeur (fig. 12).
Les pavés à deux bandes sont préférablement cons- truits comme représenté dans les fige 1 à 7 ou dans les fig.
9 à 11. Leurs proportions peuvent varier mais des dimen- sions commodes, en plan , sont 263 x 219 mm.
Le pavé (fig. 3) présente sur sa face supérieure deux rainures en queue d'aronde parallèles c, c s'étendant d'un bout à l'autre. La largeur et l'espacement de ces rainures sont tels qu'il reste une surface d'usure de largeur appro- ximativement égale à celles des rainures. Au fond de chaque rainure, on prévoit trois évidements en queue d'aronde d, d2, d3,l'évidement central d2 étant circulaire en plan et les deux autres d1, d3 ayant en plan la forme d'un segment supérieur à une moitié de cercle mais intérieur à un cercle entier, ces-deux derniers évidements débouchant sur lesfaces extrêmes du pavé. Au fond de chaque évidement, on peut prévoir une ou plusieurs petites dépressions e.
Dans chaque rainure et ses évidements est moulée une 'bande= de caoutchouc plein ou matière analogue a qui remplit complètement la rainure d'une extrémité à l'autre et de haut en bas et remplit aussi les évidements d1 ,d2 ,d3 et les dépressions e, la face supérieure du caoutchouc se ter- minant à l'affleurement de-la face supérieure du pavé ou un peu plus haut.
<Desc/Clms Page number 6>
Une fois moulé dans la. rainure et les évidements, le caoutchouc possède la même forme en queue d'aronde et devient par conséquent fermement ancré au corps du pavé, la rainure empêchant efficacement le caoutchouc de s'éle- ver et de se déplacer latéralement et les évidements (et les saillies de caoutchouc d4 constituées par ces évide- ments comme on le voit dans la fig. 6) empêchant le mouve- ment du caoutchouc par rapport au corps du pavé dans toutes les directions.
En outre, comme les évidements d1 ,d3 débouchent sur les faces extrêmes du pavé, le caoutchouc que renferment ces évidements affleurent avec ces faces extrêmes et, comme les évidements sont plus grands qu'un demi-cercle , la ban- de de caoutchouc est fixée fermement au pavé jusqu'à ses extrémités et les parties du pavé voisines des saillies ainti constituées embrassent celles-ci sur plus d'un demi-cercle et jusqu'aux faces extrêmes, ce qui empêche les extrémités de la bande de s'élever et de se détacher du pavé.
,Ainsi qu'on l'a dit plus haut, les bandes de caoutchouc, qui seront faites d'un caoutchouc résistant à l'usure, peu- vent être munies d'un élément de base dur pour assurer une bonne liaison avec le corps du pavé.
Au lieu de prévoir des rainures c, a s'étendant sur @ toute la longueur du pavé et des évidements d1, d3 débouchant sur les faces extrêmes du pavé, on pourrait arrêter les rai- nures et évidements un peu en dega de ces faces extrêmes pour laisser une paroi mince constituée par la matière du pa- vé comme représenté dans la fige 8. Cette paroi mince peut être verticale, ou elle peut être inclinée de façon à être plus épaisse en haut qu'en bas. Dans certains cas, on peut prolonger les rainures c,c jusqu'aux faces extrêmes du pavé mais arrêter les évidements dl ,d3 en deçà desdites faces extrêmes.
<Desc/Clms Page number 7>
Au lieu de donner aux rainures c, c la forme d'une queue d'aronde en section, on pourrait disposer les côtés de ces rainures verticalement, comme représenté dans les fige 9, 10 et 11, s'en reposer sur les évidements en queue d'aronde d1 ,d2 ,d3 et sur les saillies en queue d'aronde d4 du caoutchouc pour fixer le caoutchouc au corps du pavé, et prévoir des entailles c1 sur les côtés verticaux des rai- nures c, ± pour contribuer à empêcher le déplacement lon- gitudinal des bandes de caoutchouc par rapport aux rainu- res.
Au fond de chaque rainure c, on peut prévoir d'autres dépressions c2 contribuant à maintenir le caoutchouc en position. Ces dépressions peuvent affecter des formes di- verses. Elles peuvent par exemple être constituées par des rainures ayant la forme d'un V en plan.
Pour munir les pavés des bandes de caoutchouc, on moule le caoutchouc au corps du pavé ou le corps du pavé au caoutchouc, Four mouler le caoutchouc au corps du pavé, on place ce dernier, préalablement rainuré et muni des évidements en queue d'aronde, dans un châssis ou moule métal- lique, le côté rainuré placé en haut, et l'on place dans les rainures et évidements du caoutchouc qu'on vulcanise dans une pressé ou de toute autre manière oonnue. Une fois retiré du châssis, le pavé est prêt à être utilisé pour la construc- tion d'une chaussée.
Pour couler le corps du pavé sur le caoutchouc , on place celui-ci , préalablement moulé et vulcanisé à la forme requise, la face supérieure tournée vers le bas, dans un châssis de mêmes dimensions que le pa- vé que l'on veut obtenir, et l'on coule dans ce châssis la matière moulable du pavé telle que du ciment, du béton, et. Lorsque le pavé a été séché et a fait prise, on
<Desc/Clms Page number 8>
l'enlève du châssis avec les bandes de caoutchouc y assu- jetties et il est alors prêt pour l'emploi.
Dans le cas où le corps du pavé serait préalablement moulé en brique, terre cuite, etc. ,les évidements d1 ,d2, d3 seraient formés dans le pavé pendant que celui-ci est à l'état plastique ou semi-plastique et de préférence par la machine faisant l'objet du brevet français N 609992 du 26 janvier 1926. Dans le cas de pavés métalliques, les évide- ments seraient ménagés lors du moulage du métal.
Quoique les évidements prévus au fond de chaque rainu- re pour ancrer le caoutchouc au pavé soient préférablement de formes circulaire et segmentaire, il est bien entendu qu'on pourrait employer d'autres dispositions d'évidements en forme de queue d'aronde ou allant en s'élargissant vers le fond ,quoiqu'elles ne seront usuellement appliquées que lorsque le pavé sera moulé sur les bandes de caoutchouc déjà formées. En outre, les évidements d1,d2, d3 peuvent être remplacés par desaillies en queue d'aronde s'élevant du fond de la rainure c, les évidements étant formés dans le caoutchouc.
Aux croisements de routes, les pavés peuvent présenter des rainures disposées à angle droit les unes par rapport aux autres (fig. 16) , et à d'autres endroits, comme par exemple dans les coudes brusques ou courbes, les pavés et (ou) rainures peuvent être;recourbés de façon que les bandes de caoutchouc suivent la ligne de circulation à cet en- droit.
Si on le désire, chaque pavé peut présenter plus de deux rainures et bandes de caoutchouc, le nombre dépendant de la largeur et de l'espacement des "lignes" de caoutchouc et (ou) des dimensions du pavé. Fig. 12 représente l'es-
<Desc/Clms Page number 9>
pacement et la largeur usuels, mais on peut modifier la lar- geur des bandes de caoutchouc et des bandes alternantes de la matière du pavé pour adapter cette largeur à celle des roues de véhicule employées le plus couramment dans toute localité particulière. Le fond de chaque rainure ± peut être plat (horizontal), ou bien il peut être convexe ou concave lon- gitudinalement, ou ondulé transversalement, pour contribuer encore à empêcher le déplacement longitudinal du caoutchouc.
La surface d'usure du pavé, du caoutchouc ou des deux peut être plate et lisse ou être munie d'un dessin propre à aug- menter le pouvoir anti-dérapant,
Avec une chaussée établie à l'aide des pavés suivant l'invention et avec les bandes de caoutchouc disposées sui- vant des *lignes* continues, on obtient une surface de route comportant des "lignes- continues de caoutchouc et des "lignes' continues faites de la matière dure du pavé et alternant avec les premières, la disposition étant telle que les roues des véhicules peuvent chacune entrer en contact simultanément et d'une façon continue avec ces deux genres de "lignes" et qu'on tire parti des avantages qu'ils présentent tous deux.
Le caoutchouc étant fixé aux pavés pour résister aux mouvement) dans toutes les directions, les "lignes" de caoutchouc n'ont pas tendance à se déplacer ou se détacher lorsque des véhicu- les lourds passent sur elles. En raison de l'application de caoutchouc résistant à l'usure, la matière dont est fait le pavé terre cuite ou béton, par exemple) est protégée contre une usure excessive et, par sa résistance, le caoutchouc supporte usuellement la majeure partie de la charge et tend à égaliser l'usure des deux matières tout en assurant cons- tamment une surface pratiquement silencieuse et anti-déra- pante.
<Desc/Clms Page number 10>
En plus de l'avantage que présente la combinaison de différentes surfaces d'usure et de support, le pavé sui- vant l'invention présente sur un pavé de mêmes dimensions dont la surface supérieure est entièrement revêtue de caout- chouc cet avantage qu'on réalise une économie considérable dans le prix de revient.
Quoiqu'on ait décrit principalement l'application des pavés suivant l'invention à la construction de chaussées, il est bien entendu que l'invention peut être appliquée au pavage de trottoirs , passages, etc., quel que soit le genre de circulation.
EMI10.1
... SpB,##
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.