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" Perfectionnements, apportés aux dispositifs pour couper un circuit électrique si le courant d'utilisation change de nature ".
L'invention est relative aux dispositifs pour couper un circuit électrique si le courant d'utilisation change de nature; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces dispositifs, ceux à appliquer aux installations pour l'allu- mage, dit par batterie, des moteurs à explosion..
Elle a pour but, surtout, de rendre ces 'disposi-' tifs tels qu'ils soient d'un fonctionnement plus sûr et plus rationnel.
Elle consiste, principalement, à agencer de ma- nière telle,'les dispositifs du genre en question,, que, si le courant d'utilisation change de nature, ils entrent, a- près un temps déterminé, automatiquement en jeu pour couper
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le circuit parcouru par ce'courant jusqu'au moment ou in- tervient une action volontaire tendant à fermer à nouveau ce circuit.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres. dispositions, qui sutili- sent de préférence-en même temps et dont il sera plus ex- plicitement parlé. ci=après, notamment en une autre dispo- sition -- exclusivement relative, celle-ci, au cas où le circuit d'utilisation comprendrait un interrupteur comman- dé à la main -- consistant elle-même à combiner avec cet in- terrupteur des moyens tels que, si ledit interrupteur n'a pas été amené en tempa voulu dans sa position de rupture, il y soit amené automatiquement par lesdits moyens.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application (notamment celui où on l'applique aux instal- lations d'allumage, dit par batterie, des moteurs à explo- sion),ainsi que certains modes de réalisation (ceux qui sont indiqués ci-après), deadites dispositions; et elle vi- se plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les élé- ments et outils, spéciaux propres à leur établissement, ain- si que les installations électriques utilisant de sembla- bles dispositifs .
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1 de ce dessin montre, en perspective schématique (partïe arrachée) un circuit d'allumage par bat- terie pour un moteur à explosion muni d'un dispositif in- terrupteur de courant établi conformément à l'invention.
La fig. 2 montre, de la même façon, certains or- ganes, représentés partiellement, de ce dispositif interrup-
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teur dans des positions respectives autres qu'à la fig. 1.
La fig. 3', enfin, montré, en élévation partielle et schématique, un autre dispositif, au même objet,, établi. conformément,à un autre mode de réalisation de l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes duplication, ainsi que ceux. des modes de ré- alisation auxquels il semble qu'il y ait lieu désaccorder la préférence, disposant d'un circuit électrique dans lequel il y a lieu de craindre que, pour dea raisons déterminées et même fortuites, le courant d'utilisation., par exemple un. courant intermittent, change de nature et devienne, par exemple continu, d'où peuvent résulter des détériorations d'appareils, des pertes d'énergie (décharge plus. ou moins complète des accumulateurs. ou piles fournissant le courant d'utilisation) et se proposant de faire comporter à ce cir- cuit un dispositif interrupteur, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On supposera, dans ce qui suit, qu'il s'agisse d'un circuit d'allumage, par batterie, pour les bougies des moteurs à explosion montés, par exemple,. à bord des vé- hicules, ce circuit comprenant, essentiellement une batterie a, un transformateur b et un rupteur c, le courant fourni par la batterie étant rendu intermittent par l'intermédiai- re de ce rupteur pour pouvoir alimenter les hougies e du moteur.
On sait que, lorsque le moteur est à l'arrêt, ses pistons occupent généralement des positions telles, dans leurs cylindres, que le rupteur, dont la position est fonc- tion de celles desdits pistons, ferme le circuit d'allumage.
On peut, comme à l'ordinaire, intercaler dans ce circuit un interrupteur , sur lequel on agit à la. main, tou- tefois si, par oubli, on ne manoeuvre pas en temps voulu, cet interrupteur, la batterie a se décharge plus ou moins complètement.
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Conformément à l'invention, on intercale dans le circuit, un dispositif interrupteur tel, que si par suite de l'arrêt du moteur, le courant d'utilisation ou intermit- tent change de nature et devient continu, ce dispositif en- tre automatiquement en jeu, après un temps déterminé, pour interrompre le circuit parcouru par ce courant jusqu'à ce qu'une action volontaire intervienne pour fermer ce circuit à nouveau.
Dans l'exemple envisagé (circuit d'allumage .d'un moteur à explosion) 1''interruption se fait après un laps de temps de quelques minutes, dix minutes par exemple, de façon que le conducteur du véhicule, ayant été contraint d'arrê- ter le moteur pour des raisons quelconques, dispose d'un temps suffisant, après avoir fétabli le courant, pour pro- céder au lancement du moteur.
Le dispositif interrupteur comprend essentielle- ment, d'une part, un interrupteur, établi en un point quel- conque du circuit, et, d'autre part, un organe de commande pour cet interrupteur, cet organe étant sollicité par le courant traversant ce circuit et propre à agir automatique- ment, après un temps déterminé, de durée réglable ou non, sur l'interrupteur, ou bien directement, ou bien par l'in- termédiaire de moyens mécaniques, ou bien par des moyens électriques ou électromagnétiques (relais, etc. ), cet orga- ne de commande étant, en outre, agencé de manière telle, qu'il revienne à sa position initiale neutre immédiatement après. que le circuit a été interrompu par son intermédiaire.
L'organe de commande peut être constitué de fa- çons diverses, étant soit magnétique, soit thermique ou au- trement et être retardé dans son-action d'une manière appro- priée quelconque.
Dans ce qui suit, on supposera. que cet organe est constitué de façon à former un relais magnétique comprenant une bobine f et un noyau mobile K de préférence vertical,
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ce noyau étant maintenu immobile aussi longtemps que le cou- rant traversant la bobine ± est intermittent, mais se dépla- çant dans la direction voulue dès que le courant devient continu, ce mouvement étant convenablement retardé ou freiné pour qu'un certain laps. de temps s'écoule avant qu'il ait. atteint la position pour laquelle il agit sur l'interrup- teur, et revenant rapidement à sa.position initiale dès que le courant est interrompu.
A cet effet on peut: ou bien,, comme montré sur la fig. 1, établir le noyau dans une tube fixe g1 où il peut coulisser et qui for- me un dash-pot à air ou à liquide constitué de manière telle que le noyau, sollicité par le champ magnétique produit par le courant, ait son mouvement freiné quand il effectue sa course active et que sa course de- retour se fasse librement, grâce à l'ouverture automatique dtun clapet g2 ou analogue, de sorte que, comme première conséquence, ce noyau est pre.- tiquernent immobile quand le courant est intermittent du fait qu'il est freiné dans sa course active et qu'au contraire il ne rencontre aucune résistance, pour revenir à sa position de repos, dans les intervalles de passage du courant, comme deuxième conséquence, la course active du noyau,
lorsque la . bobine est traversée par le courant continu, peut être suf- fisamment ralentie pour retarder l'action du relais dans la mesure voulue alors que ,le relais peut revenir immédiatement à sa position de départ, dès que le courant est interrompu; ou bien, comme montré sur la fig. 3, relier ledit noyau à un mécanisme à échappement en articulant une extré- mité de ce noyau à un secteur circulaire h susceptible de tourner autour de son axe 1 et engrenant avec un pignon j; ce pignon entraîne, quand le noyau g, sollicité par la bo- bine f, effectue sa course active, une roue dentée k coa- xiale par l'intermédiaire d'une roue à.. rochet k1 et d'un cliquet k2, la roue dentée ± engrenant elle-même avec un
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pignon 1 relié de toute façon appropriée au mécanisme à échappement;
au contraire, si le noyau cesse d'être solli- cité par le solénolde, le secteur h tourne en sens inverse et le cliquet k2 glisse le long des dents de la roue k1, permettant ainsi un retour rapide du noyau à sa position initiale, cette disposition donnant les mêmes résultats que ceux obtenus par l'intermédiaire du dash-pot dont question ci-dessus et présentant, en outre, l'avantage de permettre d'obtenir un retard plus prononcé et un fonctionnement plus sur et plus régulier ; ou bien, en ayant recours à tout autre moyen pro- pre à permettre d'obtenir le même résultat.
Quelle que soit la disposition adoptée, on peut lui.faire comporter des moyens pour régler à volonté la du- rée du temps nécessaire au noyau pour passer de sa position neutre à sa position active. Ainsi, par exemple, pour la disposition montrée sur les fig. 1 et 2, on peut monter l'ensemble constitué par la bobine f, le noyau g et le dash- pot sur un support (non représenté) susceptible d'être déplacé axialement par l'intermédiaire d'une vis micrométri- que, par exemple, de façon que le noyau agisse sur l'inter- rupteur après un temps plus ou moins long.
Pour la disposition montrée sur la fig. 3, il suf- fit de régler convenablement le mécanisme d'échappement, pour obtenir un déplacement plus ou moins rapide du noyau g
En suite de quoi-, on obtient un dispositif inter- rupteur qui, quel que soit le point du circuit où il est é- tabli et quelle que soit la façon dont est agencé l'inter- rupteur proprement dit, interrompt automatiquement le cou- rant après un temps déterminé, quand ce courant, qui norma- lement est, par exemple, intermittent, change de nature et devient par exemple continu. Pour rétablir le circuit, il suffit d'agir sur l'interrupteur, à la main, par l'inter- médiaire d'une aomma.nde électrique, etc., pour permettre
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aussitôt le fonctionnement normal de l'installation.
Il est à remarquer qu'il n'est pas essentiel que le courant qui fait fonctionner le dispositif interrupteur soit continu, il peut également être alternatif, ce qui élargit considérablement le champ d'application de l'inven - tion.
Et, ou bien on se contente de s'y prendre ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ou bien, et mieux, dans le cas où le circuit comporte-- ainsi que cela se présente générale- ment -- un interrupteur actionné à la main, on a recours à une disposition supplémentaire telle que la suivante, consistant à combiner, avec cet interrupteur, un dispositif analogue à celui décrit ci-dessus, de façon que cet inter- rupteur fonctionne automatiquement, après un temps détermi- né,, si on a oublié de le manoeuvrer, la disposition étant en outre telle qu'elle n'empêche aucunement le fonctionnement de la commande ordinaire de l'interrupteur pour l'ouverture et la fermeture du circuit.
L'interrupteur à est constitué par exemple par deux paillettes d1 montées respectivement sur deux lames élastiques intercalées dans le circuit et tendant à s'écar- ter l'une de l'autre, ces lames étant maintenues en contact par l'intermédiaire d'une pièce o, en forme de came, montée sur un axe susceptible d'être déplacé angulairement comme indiqué plus loin.
La pièce o est sollicitée constamment vees la pos tion pour laquelle les deux paillettes sont écartées l'une de l'autre par un ressort q et elle est,maintenue dans: sa position active par un levier ou verrou mi articulé en n, dorit l'extrémité libre est engagée dans une encoche ména- gée dans ladite pièce o.
Le noyau g, dont question ci-dessus, est établi à une certaine distance en dessous du levier m, de façon à ve- nir en contact, lors de sa montée, avec un doigt m1 porté
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par ledit levier et produire ainsi le soulèvement de ce der- nier jusqu% ce qu'il soit écarté de la pièce o, ce qui per- met le basculement de celle-ci, sous l'effet de la traction du ressort q et, par suite,' l'écartement des paillettes d1 de l'interrupteur. Le courant étant ainsi automatiquement interrompu, le noyau revient à sa position inactive et le -. levier vient reposer librement sur le bord de la pièce o.
Pour que la pièce o puisse être déplacée à la main, non seulement dans le sens correspondant à la ferme- ture de l'interrupteur d, mais également dans celui corres- pondant à l'ouverture de ce dernier, on monte, par exemple, sur l'axe p de la pièce o une came r rendue solidaire de ladite pièce par l'intermédiaire d'un ressort --, et qui, l'interrupteur étant supposé fermé, s'applique pa.r une ram- pe r1 contre une partie m2, de même forme, que comprend l'ex- trémité libre du levier m.
La pièce r est telle qu'on puisse y accéder avec une clé à travers une ouverture o ménagée dans la pièce o, de manière à faire tourner ladite pièce r dans l'un ou l'au- tre sens autour de l'axe ± commun. Il en résulte que, lors- qu'on déplace la pièce r dans le sens correspondant à la fermeture' de l'interrupteur, celle-ci entraîne la pièce o jusqu'à ce'que les paillettes dl soient en contact, que l'ex- trémité du levier s'engage dans l'encoche o1 et que la rampe r1 se tràuve à proximité de la rampe m2.
Lorsqu'on déplace la pièce r en sens inverse, la rampe r1 glisse le long de la rampe m2, ce qui produit le soulèvement du levier m, son dégagement de l'encoche ol et le basculement de la pièce o sous l'action du ressort g, d'où. résulte l'interruption du courant.
La disposition telle que décrite n'est, évidem- ment, donnée qu'à titre d'exemple, et bien des dispositions pourraient être imaginées pour produire le soulèvement du levier m au moment où l'on veut interrompre le courant en
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agissant sur l'interrupteur la main. Ainsi on pourrait supprimer le pièce.!:. et agencer de manière telle le levier m qu'il porte, du côté de son extrémité libre, un prolonge- ment susceptible d'être soulevé directement par la clé, lors du mouvement en arrière de celle-ci, la clé agissant, dans ce cas, directement sur la pièce o, notamment sur le bord o2 de l'ouverture o , pour obtenir la fermeture du circuit.
Comraeil va de soi, et comme il ressort d'ail- 'leurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite au- cunement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses;parties, ayant plus spécialement été indiqués ; en embrasse,, au cantrai- re, toutes les variantes, notamment: celle où l'organe mobile du relais magnétique ne serait pas lié d'une façon rigide au dispositif de freinage mais y serait relié par l'intermédiaire d'un ressort; et celle où l'organe mobile du relais magnétique ne serait freiné que pendant une partie de sa course active et serait libre d'exercer, pendant l'autre partie, toute au- tre action extérieure utile.