Frein électromagnétique Le présent brevet a pour objet un frein électro magnétique comprenant une source électrique, un électro-aimant fixe magnétique pour véhicule auto mobile, dont le circuit magnétique présente un entre- fer circulaire, hermétiquement clos, rempli d'une poudre de métal magnétique, au moins un disque en métal magnétique solidaire de l'organe rotatif à frei ner et disposé concentriquement à l'électro-aimant de manière à tourner au moins en partie dans ledit entrefer, et des moyens pour régler le courant tra versant la bobine de l'électro-aimant.
Ce frein est caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de commande constitué par une pédale et par un mécanisme reliant ladite pédale, d'une part, auxdits moyens de réglage et, d'autre part, à l'accé lérateur du véhicule, ledit mécanisme étant agencé de manière à permettre .au conducteur d'agir au moyen de ladite pédale à volonté, soit sur lesdits moyens de réglage du courant de freinage, soit sur l'accélérateur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont deux vues schématiques en élévation de la première forme d'exécution dans deux états différents ; la fig. 3 est une vue, également schématique, mais en plan, de la deuxième forme d'exécution.
Dans les trois figures, il n'a été représenté de la partie active du frein électromagnétique que la bobine 20 de son électro-aimant. Cette bobine est connectée, d'une part, à la masse du véhicule, et, d'autre part, à un rhéostat 31 relié lui-même à la borne positive de la batterie. Le curseur 50 de ce rhéostat est solidaire d'une tige 51 susceptible de coulisser axialement avec une tringle 52 à laquelle elle est soudée. Une des extré mités de cette tringle 52 est articulée à une pédale 53 soumise à l'action d'un ressort 54 qui la rappelle, lorsqu'elle n'est soumise à aucune sollicitation, dans la position désignée par I à la fig. 2 du dessin.
La course de cette pédale se divise en deux par ties: une première partie allant de la position I déjà mentionnée jusqu'à une position médiane II d'ans laquelle elle est représentée à la fig. 1, et une seconde partie allant de cette dernière position à une position III indiquée en trait interrompu dans cette même figure.
Dans la première partie de sa course, la pédale 53 commande le courant de freinage, dans la se conde partie de sa course, elle agit sur l'accélérateur.
Pendant la course de freinage, le curseur 50 se déplace d'une position pour laquelle le courant tra versant la bobine 20 est maximum jusque dans une position pour laquelle ce courant s'annule. Au cours de la seconde partie de la course de la pédale 53, l'extrémité antérieure de la tringle 52 agit sur un élément pivotant 55 relié à l'organe mobile de l'accé lérateur. En résumé, le pivotement de la pédale 53 de sa position I à sa position III a pour conséquence d'abord de desserrer progressivement le frein électro magnétique, puis d'accélérer ensuite progressivement la vitesse du moteur.
Le mécanisme formé par les divers organes men tionnés jusqu'ici est doté d'un dispositif de sécurité comprenant deux verrous électromagnétiques formés chacun d'un noyau plongeur 56 (respectivement 57), d'une bobine 58 (59) dans laquelle se déplace ce noyau, d'un redan 60 (61) destiné à coopérer avec une tête 62 (63) du noyau plongeur et d'un ressort 64 (65). Les ressorts 64 et 65 sollicitent les noyaux 56 et 57 des verrous en sens inverses, respective ment vers le bas et vers le haut.
Les bobines 58 et 59 des deux verrous sont montées en parallèle. Une de leurs extrémités est connectée à la masse du véhicule, tandis que leur autre extrémité est reliée à une des bornes d'un in terrupteur 66 destiné à être fermé par la clé de con tact du véhicule ; l'autre borne de cet interrupteur 66 est reliée à la borne positive de la batterie. Dans la branche de circuit comprenant la bobine 58 est inséré un second interrupteur 67 dont l'organe mobile est constitué par un bouton poussoir 68 destiné à être actionné par le pied gauche du conducteur.
Le noyau 57 présente, en outre, à son extrémité inférieure, un prolongement 69 fixé à la lame mobile d'un troisième interrupteur 70 disposés en série avec la bobine d'allumage 71 entre la masse et la borne positive de la batterie.
En position d'arrêt du véhicule, le dispositif de sécurité est dans l'état représenté à la fig. 1. La tête 63 du noyau 57, sollicitée uniquement par le ressort 65, est en prise avec le talon du redan 61. Elle maintient, à l'encontre de l'action du ressort 54, la pédale 53 dans sa position médiane. L'interrupteur 70 est ouvert, empêchant la mise sous tension de la bobine d'allumage 71.
Pour mettre son moteur en marche, le conduc teur ferme l'interrupteur 66 au moyen de la clé de contact, puis il appuie légèrement sur la pédale 53, de manière que la tête 63 du noyau 57 échappe au talon du redan 61 en permettant au noyau 57 de tomber dans sa position inférieure, ce qui provoque la fermeture de l'interrupteur 70. Le conducteur peut alors faire démarrer son moteur et déplacer comme il le désire la pédale 53 entre ses deux positions ex trêmes pour freiner ou pour accélérer.
Le deuxième verrou électromagnétique a pour but de permettre au conducteur de reposer son pied droit, pendant la marche de son véhicule, en le reti rant de la pédale 53, sans que cette dernière revienne en arrière de sa position II, retour qui aurait pour conséquence de produire un freinage brusque et dan gereux parce qu'involontaire du véhicule.
Le conducteur manoeuvre le second verrou en agissant sur le poussoir 68 qui ferme l'interrupteur 67, le circuit de la bobine 58 et fait monter le noyau 56 dans sa position supérieure. Lorsque ce noyau 56 est dans cette position, le conducteur peut relâcher la pédale 53 sans danger car le redan 60 vient buter contre le noyau 56 en immobilisant la pédale 53 dans sa position médiane pour laquelle aucun frei nage n'a lieu. La pression exercée sur le poussoir 68 peut être de courte durée puisque à l'instant où le talon du redan 60 se place au-dessous de la tête 62, le noyau 56 est retenu dans sa position supérieure par ce talon.
Pour libérer le noyau 56 et lui permettre de reprendre, sous l'action du ressort 64, sa position inférieure, le conducteur n'a qu'à appuyer légèrement sur la pédale 53 de manière que sa tête 62 échappe au talon du redan 60.
Lorsque le conducteur arrête son véhicule par freinage, en relâchant la pédale 53 en arrière de sa position médiane et veut abandonner son véhicule en laissant le dispositif de sécurité dans l'état repré senté à la fig. 1, il lui suffit de couper le contact et d'appuyer sur la pédale 53 jusqu'à ce que le noyau 57 puisse occuper, sous l'action du ressort 65, sa position supérieure ; à ce moment le moteur s'arrête, après quoi il relâche la pédale qui s'immobilise dans sa position médiane au moment où le redan 61 vient buter et s'arrêter contre le noyau 57.
La deuxième forme d'exécution diffère princi palement de la première par le fait que la course de la pédale 53 ne se divise pas en deux parties corres pondant l'une au freinage et l'autre à l'accélération, mais agit entre ses deux positions extrêmes, soit sur le courant de freinage, soit sur l'accélérateur, selon la volonté du conducteur.
Dans cette forme d'exécution; la pédale 53 est reliée au curseur du rhéostat du frein et à l'accélé rateur par l'intermédiaire d'un palonnier 72 arti culé en son milieu à la pédale 53 et dont les deux extrémités sont reliées à deux tringles 73 et 74 gui dées longitudinalement. La tringle 73 porte le cur seur 50 du rhéostat 31, alors que la tringle 74 est destinée à agir sur un élément pivotant 55 relié à l'organe mobile de l'accélérateur.
Le conducteur choisit l'organe sur lequel il veut agir avec la pédale 53 en bloquant l'une ou l'autre de ces tringles. Ce blocage est commandé par un bouton poussoir 75 constituant la pièce mobile d'un inter rupteur 82 que le conducteur actionne avec son pied gauche et s'opère par l'intermédiaire d'un dispositif constitué par un verrou électromagnétique, formé d'une bobine 76 et d'un noyau plongeur 77 suscep tible de se déplacer axialement dans cette bobine, par deux butées. 78 et 79 solidaires respectivement des tringles 73 et 74 et par un ressort 81 sollicitant le noyau 77 vers sa position représentée en trait mixte à la fig. 3.
La butée 78 est constituée par un simple plot dont les faces antérieures et postérieures sont planes tandis que la butée 79 est formée par un taquet muni d'une saillie longitudinale 80. L'interrupteur 82 est intercalé entre la borne positive de la batterie et une extrémité de la bobine 76 dont l'autre extrémité est reliée à la masse.
Lorsque aucun courant ne circule dans la bobine 76, le noyau 77 tend à prendre, sous l'action du ressort 81, la position représentée en trait mixte à la fig. 3, alors qu'au contraire lorsque le circuit de cette bobine est fermé par le poussoir 75, ce noyau tend à se placer dans la position dans laquelle il est dessiné dans cette figure.
Le fonctionnement de cette forme d'exécution est particulièrement simple: lorsque le conducteur veut accélérer, il lui suffit de presser avec son pied gauche sur le bouton 75 en même temps qu'il appuie avec son pied droit sur la pédale 53 ; ceci a pour conséquence de déplacer vers le bas de la fig. 3 le noyau 77 qui libère la tringle 74 et bloque la tringle 73. Dès que la pédale a quitté sa position de repos, le conducteur peut relâcher la pression qu'il exerce sur le bouton 75, sans que le noyau 77, qui prend alors appui sur la face interne de la butée 78, ne puisse reprendre sa position initiale.
Lorsque le conducteur veut freiner, il relâche la pédale 53 ce qui permet au noyau 77 de reprendre, sous l'action du ressort 81, la position indiquée en trait mixte, en bloquant la tringle 74 et en libérant la tringle 73, puis il rappuie sur la pédale 53 qui en traîne alors la tringle 73 axialement.