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"PROCEDE POUR LE DEMARRAGE DE MOTEURS A BAGUES"
Le nouveau procédé pour le démarrage se rapporte surtout à des moteurs asynchrones a courants alternatifs, polyphasés ou monophasés à bagues; qui doivent marcher avec une autre machine raccordée à leurs bagues, par exemple une excitatrice , soit poly- phasée, soit à courant continu pour des moteurs synchronisés en marche. Dans tous ces cas, il est avantageux d'exécuter le rotor du moteur de façon que le courant aux bagues devienne aussi petit que possible, c'est-à-dire de le bobiner avec Un grand nombre de spires. Pour un moteur qui doit démarrer dans des conditions normales, on est toutefois limite, par la tension aux bagues au mo- ment du démarrage, tension qui résulte de ce grand nombre de spires et qui ne doit pas dépasser une certaine limite admissible .
Jusqu'à présent, on emploi deux différents procédés pour pouvoir diminuer davantage le courant aux bagues. Selon l'un, les
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phases du rotor sont raccordées en série quand le moteur est en vitesse, donc en étoile pour un rotor triphasé, et, au dé- marrage, les dites phases sont d'abord raccordées en triangle.
Ceci permet, pour une limite donnée, pour la tension au démar- rage, de diminuer le courant aux bagues à 0,58, quand le moteur -,est en vitesse .
Selon l'autre procédé, dont on se sert parfois dans les cas qui sont les plus fréquents pour ce genre de moteurs, où le couple de démarrage nécessaire n'est qu'une faible fraction du couple normal, on emploie un petit moteur de démarrage accouplé en bout de l'arbre, et on ne raccorde le moteur principal au ré- seau que lorsque ce moteur est arrivé ainsi à sa vitesse normale.
Dans ce secpnd cas, on peut réduire le courant aux bagues dans toutes les limites désirables, mais il y a la complication du second moteur spécial pour le démarrage .
Le nouveau procédé selon la présente invention, réalise pratiquement le but du second procédé mentionné ci-dessus, mais par des moyens beaucoup plus simples. Il est basé sur les effets simultanés d'une augmentation de la résistance du circuit se- condaire du moteur et d'une diminution de la. tension amenée au primaire de ce moteur pendant le démarrage .
A simple titre d'exemple, deux modes d'exécution du nouveau procédé se trouvent schématisés en Fig.l et 2 du dessin annexé .
Dans la Fig.l,M désigne le moteur à bagues ; une exci- tatrice triphasée et A un inverseur qui, en marche, raccorde cette excitatrice aux bagues du moteur. Dans la position de l'inverseur A vers la gauche, la résistanxe de démarrage R2 sert à augmen- ter la résistance du circuit secondaire du moteur. En même temps,.la tension amenée au primaire se trouve diminuée par
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la résistance R1 et l'interrupteur B sert à court-circuiter cette dernière en marche normale du moteur .
Dans la Fig. 2, la résistance R1 se trouve au point neu- tre du moteur. En outre, cette résistance R servant au démarrage peut être variable, ou l'une ou l'autre, ou bien les deux résistan- ces R1 R2 peuvent être variables, pour produire un démarrage pro- gressif .
En supposant, par exemple, que la résistance R2 soit choisie de telle façon que si le stator était raccordé directement au réseau donc sans la résistance R1' le couple deviendrait le double du couple normal. En diminuant, par la résistance R1 la tension
El par phase au stabr , le couple devient plus petit en rapport à E12.
Par exemple, pour E1 égal à 1/2, le couple devient 2.(1/2); = 0,5 ou bien pour El égal à 1/3, le couple devient 2.(1/3) =0,22 etc.'
Un couple de démarrage de 22% du couple normal en marche est plus que suffisant dans la plupart des cas envisagés, , et comme la tension aux bagues, au démarrage, devient plus petite et dans le même rapport que celle du stator, donc par exemple également à 1/3 de celle qui existerait si le stator était raccordé directe- ment au réseau sans la résistance R1, le rotor peut être bobiné de telle façon que, pour le démarrage normal, sans résistance R1 au primaire, la tension aux bagues deviendrait 3 fois celle de la limite admise. Ceci permet, en comparaison à un moteur démarrant normalement, pour une tension donnée, de réduire le courant -aux bagues en marche à 0,33 .
Si on voulait employer ce procédé conjointement avec celui du changement de couplage triangle-étoile au rotor, selon le premier procédé mentionné au début, on obtiendrait , pour le même exemple, avec un couple de démarrage de 22 %, une diminution
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encore plus grande du courant aux bagues, en marche, soit : 0,58 x 0,33 = 0,20.
Le nouveau procédé est basé sur l'exécution de deux manoeu- vres et la production de deux effets : une diminution de la ten- sion amenée au primaire du moteur, produisant une diminution du ¯ champ magnétique et de la tension aux bagues au moment du démar- rage, et une augmentation de la résistance du secondaire à une valeur permettant d'obtenir, dans ces conditions un couple de démarrage suffisant .
Pour éviter que la tension aux bagues ne dépasse, au démarrage, la limite admise, tout en réalisant le couple de dé- marrage envisagé, il faut, par exemple, dans la fig.2, que d'abord la résistance R2 ait une certaine valeur, et que la, résistance
R1 ait une certaine autre valeur. Il faut donc empêcher par exemple que le moteur ne soit raccordé au réseau, sans que ces conditions soient remplies .
On peut se servir, dans ce but, d'un dispositif automati- que, par exemple d'un relais E, avec dispositif de verrouillage
G, Figure 2, qui produit unverrouillage du contacteur du moteur au réseau , ce relais étant actionné par un mécanisme C, en dépen- dance de la valeur des deux résistances précitées .
En outre, après le démarrage, quand la vitesse du moteur est d'abord encore petite (glissement élevé), il faut éviter que, par une diminution trop rapide de la résistance R1, le champ magnétique ne soit trop rapidement augmenté et que, de ce fait, la tension aux bagues ne puisse dépasser la limite admise .
On peut se servir, dans ce but également, d'un dispositif automatique,, par-exemple d'un relais D, figure 2, raccordé aux bagues du moteur et actionnant un frein F, empêchant de diminuer davantage-la-résistance aussi longtemps que la vitesse du moteur
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n'a pas encore suffisamment augmenté, pour que la tension aux bagues tombe de nouveau en-dessous de la limite admise .
Pour effectuer la réduction de la tension au stator, au démarrage, on peut, au lieu de la résistance R1, également se servir d'autres moyens comme par exemple d'un transformateur.
Pour augmenter la résistance du circuit secondaire du mo- teur, on peut aussi, au lieu d'introduire une résistance exté- rieure dans ce circuit, munir le rotor de deux circuits à résis- tances différentes, dont celui de la résistance plus élevée sert au démarrage tandis que l'autre, à résistance plus faible est raccordé aux bagues .
REVENDICATIONS -------------------------
1) Procédé pour le démarrage de moteurs à bagues, carac- térisé par la combinaison d'une augmentation de la résistance du circuit secondaire avec une diminution de la tension au circuit primaire .