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"PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS POUR DEBITER DES QUANTITES
MESUREES DE LIQUIDE.
L'invention est relative à des perfectionnements apportés aux appareils destinés à débiter des quantités mesurées de'li- quide, du type dans lequel une paire de récipients ou de réser- voirs sont alternativement remplis de liquide à l'aide d'un mécanisme de renversement, comme par exemple une valve ou un robinet à quatre voies, l'air évacué du récipient en cours de remplissage étant amené, par un dispositif tel un organe en forme de pont reliant les extrémités supérieures des récipients, au récipient en cours de vidange, en accélérant de ce fait l'é- vacuation du liquide de ce récipient.
Dans les apparsills de ce type, si on laisse l'air s'échap- per, celui des récipients qui est en cours de remplissage peut se remplir complètement avant que le récipient en cours de vi-
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dange ne soit complètement vide. En pareil cas, si le mécanisme de renversement est actionné avant que le dit récipient ne s'est complètement vidé, une quantité ou'une mesure de trop faible valeur est débitée par l'appareil.
Dans des dispositions antérieures,.l'échange de l'air dé- placé a généralement été contrôlé par des valves ou soupapes, logées à la partie supérieure du sommet de chaque récipient, et un clapet, commandé par un flotteur, était disposé dans un con- duit de trop plein, afin de permettre à l'excès ou trop plein de liquide de faire retour au réservoir souterrain usuel.
Dans beaucoup de cas toutefois, semblables valves ou sou- papes ne peuvent parfaitement convenir,' pour la raison que, notamment, si le liquide est trop rapidement amené au récipient, elles ont tendance à se refermer prématurément, et, dans certaine cas, comme lorsque l'alimentation et la vidange en liquida des récipients sont contrôlés par une valve ou un robinet à quatre voies, automatiquement renversé par un accroissement de la pres- sion liquide, alors que la pompe d'alimentation continue d'être actionnée après que le récipient est rempli, le renversement de la valve ou robinet à quatre voies peut se produire de façon prématurée.
En outre, on constate qu'il est difficile d'empêcher l'é- chappement de l'air et, lorsque des moyens, tels ceux décrits dans le brevet belge N 352.135, ont été prévus pour fournir au système de l'air additionnel sous pression, la difficulté s'ac- croit.
Le principal objet de l'invention est de prévoir un appa- reil du type en question,'comprenant des moyens prévenant effec- tivement tout échappement d'air pendant qu'un récipient est en cours de vidange.
Conformément à là présente invention, un appareil, condition né pour débiter des quantités mesurées de liquide, comprend, en combinaison,-une chambre, en communication avec les extrémités supérieures des récipients et propre à en recevoir toute quanti- té de liquide en trop plein, et un siphon, pénétrant dans cette chambre et propre à, périodiquement, en évacuer ce trop plein
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de liquide et le ramener au réservoir, du c8té de l'aspiration d'une pompe, ou leurs analogues.
Dans semblable agencement, la pression dans le système "air" baisse momentanément et périodiquement lorsque le siphon se désamorce, le système "air""se refermant" à nouveau lorsqu' une nouvelle quantité de liquide pénètre dans la chambre.
Afin d'éviter cet abaissement momentané et périodique de la pression d'air, résultant du désamorçage du siphon, on prévoit de préférence, dans la chambre, un flotteur à extrémité ouverte, propre à recevoir le liquide et arrêter l'action du siphon avant siphonage complet, le flotteur constituant en réalité la chambre dont le liquide estvsoutiré par le siphon.
Dans ce cas, le siphon ne peut fonctionner qu'aussi long.
' temps que le liquide occupant le flotteur peut en vaincre la flottabilité et en déterminer l'immersion. Lorsque le siphon a épuisé une certaine quantité du liquide occupant le flotteur, ce dernier se soulève et rend.le siphon inopérant avant que la totalité du liquide n'ai été évacuée du flotteur, le liquide restant formant un joint liquide.
Dans la forme constructive préférée, le flotteur est consti- tué d'un auget annulaire formé d'un tube interne et d'un tube externe réunis à leurs extrémités inférieures, et ouverts au sommet.
Le tube interne est monté de façon à pouvoir glisser le long d'un conduit se prolongeant dans la chambre et formant l'une des branches d'un tube en U dont l'autre branche est constituée d'un espace annulaire entre la surface externe du tube interne et un tube intermédiaire, réunis au dit conduit et se prolon- geant vers le bas entre les tubes interne et externe.
L'extrémité supérieure du dit conduit est pourvue d'ouver- tures ou de lumières normalement fermées par le tube interne, mais découvertes par ce tube lorsque le liquide occupant le flot- teur vainc la flottabilité de ce dernier.
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Lorsque l'invention est appliquée à des appareils dans les- quels le mécanisme de valve de renversement est actionné auto= matiquement par un accroissement de la pression liquide, l'effet de réaction de la pression s'obtient de préférence grâce à un orifice étroit prévu dans l'extrémité supérieure des récipients et formant trop plein.
On remarque que dans les appareils du genre en question, à supposer qu'un quantité déterminée doive être débitée, le débit du dernier récipient, qui servira à parfaire la quantité totale de liquide débitée,est accéléré grâce à l'air déplacé par le liquide pénétrant dans l'autre récipient.
Cet arrangement présente comme avantage que l'évacuation du liquide, même du dernier récipient, est plus -rapide que lorsque l'évacuation s'obtient uniquement par gravité, mais l'inconvénient que, lorsque la quantité voulue de liquide a été débitée, une certaine quantité de liquide demeure dans l'un des récipients, et afin d'obvier à cet inconvénient, on prévoit de préférence une petite ouverture, ou by-pass, qui permet le drainage ou passage du liquide vers la chambre de siphonage et, de là, en retour vers le réservoir.
.Cette ouverture ou by-pass sert également à maintenir ou refermer un joint liquide dans la chambre de siphonage.
L'invention a été représentée, xxxxxxxx aux dessins anne- xés dans lesquels!
Pig 1 est une vue schématique, en coupe verticale, d'un appareil distributeur de liquide;
Fig 2 est une vue en élévation et coupe ) et
Fig 3 est une élévation en coupe du détail d'une variante.
En se référant en particulier à la fig. 1, 1 désigne une pompe qui soutire du liquide d'un réservoir (non représenté) par un conduit 2 et un système combiné de filtre et de clapet de retenue, 3.
La pompe peut être d'un modèle quelconque connu, mais est de préférence du genre dont il'est question dans ,le brevet belge N 352135 , et qui comprend une pompe combinée à liquide
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et à air, le liquide étant amené par le conduit 4 à un robinet à quatre voies 6, d'un type quelconque connu.
Le robinet 6 présente un passage d'entrée 6 qui, dans les positions extrêmes du robinet, est toujours en communication avec le conduit 4 et, d'autre part, alternativement avec les passages 7, 8, ainsi qu'un passage de sortie 9 qui, de façon analogue, est toujours en communication avec un conduit de sortie ou passage 10, en communication avec un conduit d'éva- cuation ou tuyau souple 10a et, alternativement, avec les pas= sages 7, 8.
Les passages 7, 8 sont, respectivement, en communication avec des récipients mesureurs 11, 12 possédant, à leurs extré- mités supérieures, des orifices étroits, 13, formant évents pour l'air ainsi que des ouvertures de trop-plein pour les ré- cipients, et sont raccordés à un organe en forme de pont, 14, reliant les deux récipients, et comportant une chicane 15 et un puisard 16 à son tour en communication, par l'intermédiaire d'un conduit 17, avec une chambre 18. L'air comprimé par la pompe 1 est amené, par un conduit 19, au centre du pont 14.
Dans la chambre 18 est agencé un siphon, dont une branche 'est constituée par un tube 20 traversant le fond de la chambre
18 et en communication avec, par exemple, le réservoir à liqui= de, et dont l'autre branche est constituée d'un espace annulaire ménagé entre le tube 20 et le tube concentrique, externe,21, dont l'extrémité supérieure est fermée et dont l'extrémité inférieure se prolonge jusqu'à faible distance du fond de la chambre 18.
22 désigne un conduit pénétrant dans la chambre 18, en communication avec le conduit 4 d'amenée de liquide.
23 désigne un mécanisme indicateur et enregistreur, ou enregistreur seulement, de tout genre connu, mais de préférence du genre décrit dans la demande de brevet en G Belgique
N 8429/28,(brevet n 349.184)
24 désigne des tubes perforés, logés dans les récipients 'Il et 12, et formant chicane.
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En fonctionnement, lorsque la pompa 1 est actionnée, du liquide est refoulé par le conduit 4, le passage d'entrée 6 et le passage 7, au récipient 11. Lorsque le niveau du liquide dans ce récipient atteint l'orifice 13, la réaction hydrauli- que qui en résulte provoque le renversement du robinet 5, à la manière décrite dans la demande de brevet en Belgique
N 6431/29.(brevet n 349.186)
Le passage d'entrée 8 se trouve ainsi placé en communica- tion avec le récipient 12, et le passage de sortie est mis en communication avec le récipient 11.
Le fonotionnment subséquent de la pompe 1 amène le liquide dans le récipient 12, l'air évacué de ce récipient par.l'orifice 13, et l'air envoyé par la pompe 1 et l'intermédiaire du conduit 19 étant amené, en tra- versant le pont 14 et l'autre orifice 13, au récipient 11, en accélérant de ce fait l'évacuation du liquide de ce récipient.
Lorsque le récipient 12 est rempli, le robinet 5 est a nouveau renversé, et l'opération se répète jusqu'au moment ou la quan- tité voulue de liquide a été débitée.
Toute quantité de liquide qui s'écoule en trop plein par les orifices 13 est recueillie dans le puisard 16, et menée, par le conduit 17j à la chambre 18, le liquide de trop plein ne pouvant passer d'un récipient à l'autre en raison de la pré. sence de la chicane 15.
Lorsque le niveau du liquide dans la chambre 18 atteint celui du sommet du siphon, le siphonage commence et le liquide de la chambre 18 est ramené au niveau du fohd du tube 21..
On remarquera que sauf l'intervalle de temps durant lequel le siphon se désamorce, ce siphon assure la formation d'un joint empéchant le départ de l'air du système, le joint étant reformé après désamorçage,du siphon par une arrivée subséquente de liquide dans la chambre 18.
Il est également à remarquer qu'après que la quantité voue lue de liquide a été débitée, s'il reste encore une certaine quantité de liquide dans un des récipients, ce liquide est ra- mené à la chambre 18 par les passages 7 ou 8, le passage 6, le
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conduit 4 et le conduit 22, ce dernier conduit servant également à maintenir ou à reformer le joint liquide dans la dite chambre.
De préférence, afin d'éviter la chute momentanée de la pres- sion d'air, résultant du désamorçage du siphon, on fait appli- cation de la disposition que montre les figures 2 et 3.
Dans cette disposition, on a prévu,dans la chambre 18, un flotteur comprenant un auget annulaire, constitué par un tube interne 25 et d'un tube externe 26, réunis à leurs extrémités inférieures, et ouverts au sommet. Le tube interne 25 est monté à glissement sur le conduit 20 formant une branche du siphon dont l'autre branche est dans le présent cas constituée par un espace annulaire,29 compris entre le tube interne 26 et un tube intermédiaire 28, réuni, à son extrémité supérieure, au conduit
20 et se prolongeant, vers le bas, entre les tubes 25 et 26.
L'extrémité supérieure du conduit 20 est pourvue de lumié- res 29 normalement obturées par le tube 25.
L'extrémité supérieure du conduit 20 est fermée par un chapeau 30; Sur ce conduit 20 est fixé un organe de déflexion
31 qui empêchele liquide d'immerger prématurément le flotteur, et agit en même tempe comme butée pour ce dernier.
En fonctionnement, lorsque le liquide pénètre dans le flotteur, la flottabilité de ce dernier s'annule progressivement jusqu'au moment où il s'immerge d'une quantité telle que les lumières 29 se découvrent. Le siphonage commence alors et le liquide est évacué du flotteur jusqu'au moment ou sa flottabili- té croit dans,une mesure telle que les lumières 29 sont à nou- veau obturées, après quoi le siphonage cesse.
On remarquera que dans semblable agencement, le liquide n'est pas soutiré par siphonage plus bas que le niveau du bord inférieur du tube intermédiaire, 28, et, par suite, il subsis- tera toujours un joint liquide pour empêcher l'échappement d'air à travers le siphon.
On remarquera également qu'en fait le flotteur constitue la chambre dans laquelle le liquide est amené, la chambre 18 -formant dans le présent cas une chambre à flotteur.