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" Perfectionnements apportes aux appareils dans lesquels on soumet des matières à l'action du froid ".
L'invention est relative aux appareils dans les- quels on soumet des matières à l'action du froid; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement parmi ces appareils, ceux dans les- quels les matières à traiter doivent être portées à des tem- pératures d'environ 16 à 22 C. au-dessous de zéro.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces appareils tels, qu'ils soient plus efficaces que jusqu'ici et, en gé- nérale répondent mieux aux divers desiderata de la pratique.
Elle consiste, principalement,à constituer les appareils du genre en question de façon que puissent être transmises 2 la matière à traiter, à travers un liquide contenu dans un récipient, les frigories fournies par un gaz (par exemple l'acide carbonique) comprimé et. suscepti-
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ble, étant ainsi comprimé, de se solidifier (par exemple à l'état de glace), produisant alors du froid, le tout de ma- nière telle que ledit liquide (par exemple un mélange ap- proprié d'eau et de glycérine), par l'intermédiaire duquel sont transmises les frigories du gaz solidifié à la matière à traiter, forme accumulateur de froid, à une température inférieure à celle dudit gaz solidifié.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'utili- sent de préférence en même temps et dont il sera plus ex- plicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui où on l'applique aux appareils pour refroidir des matières devant être portées à des tempéra- tures d'environ-16 à -22 C. ), ainsi que certains modes de réalisation, desd'ites dispositions; et elle vise plus par- ticulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les appareils du enre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les élé- ments et outils spéciaux propres à leur établissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien com- prise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2 que comprend ce dessin montrent, toutes deux en coupe verticale, un appareil propre à permet- tre d'y faire glacer des produits divers et établi conformé- ment à l'invention, l'appareil étant supposé appliqué, sur la fig. l, pour une bombe glacée et, sur la fig. 2, pour des "tranches napolitaines".
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant .
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d'établir un appareil propre à permettre d'y alacer des pro- duits divers,par exemple des produits alimentaires,on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On a recours à des moyens tels que les friperies élises par un gaz (par exemple l'acide carbonique)-- lui- même tel que, comprimé, il puisse se prendre en niasse (par exemple se solidifier), produisant alors du froid -- en passant à travers un liquide (par exemple un mélange d'eau et de glycérine) contenu dans un récipient, se transmettent au produit à traiter, le tout de manière que ledit liquide forme accumulateur de froid, à une température inférieure à celle du gaz solidifié.
A cet effet, on a recours à un appareil qui peut être constitué de façons différentes, par exemple de manière telle qu'il comprenne: un récipient a affectant la forme d'une sorte de cuvette, de section droite uniformepropre à contenir le ou les produits qu'on se propose de traiter, lequel réci- pient est à double paroi, tant latéralement que vers son fond a1, et, dans la partie externe a2 de la double paroi correspondant audit fond est ménagée une ouverture a20;
une chambre b telle quy puisse être suspendu le récipient a, ayant de préférence, pour éviter le plus pos- sible la déperdition des frigories qui passeront, comme on le verra dans ce qui suit, de ladite chambre à ce récipient, une paroi commune, celle latérale externe a3 de la double paroi dudit récipient, laquelle chambre b est fermée à son extrémité correspondant au bord de l'ouverture du récipient et ouverte à son autre extrémité un fond amovible c propre à fermer ladite chambre du côté du fond de la double parole tout en laissant, en- tre lui et ce dernier fond, un intervalle approprié; un couvercle amovible d propre à permettre de fer- mer le récipient a;
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et une sorte de boite e, de forme et dimensions telles qu'on puisse introduire, le fond a2 de la double pa- roi se trouvant en avant, l'ensemble ci-dessus établi, la- quelle boite, ainsi qu'un couvercle e1 dont on la munit, comprend des parois le moins possible conductrices à la chaleur, par exemple faites en bois, creuses et emplies, dans leurs intervalles d'une matière 1 isolante à la cha- leur, par exemple des fragments de liège, de la fibre de bois, du feutre, etc., tandis que les autres parties de l'appareil, en particulier la double paroi du récipient a., sont faites en un métal permettant, à travers elles, un ra- pide échange de température, ladite boite e pouvant être, pour en faciliter le transport,
munie soit de deux poignées, soit, comme représenté seulement à la fig. 1, d'une sorte d'arcade 4 venant s'articuler, par ses extrémités, respec- tivernent à deux axes opposés portés par deux faces elles- mêmes opposées de ladite boite.
On a donné, comme exemple sur la fig. l, celui d'une bombe glacée h, auquel cas le récipient a est de préférence cylindrique, ainsi que la chambre b, et ladite bombe est par exemple, supportée, dans ledit récipient, par une sorte de plateau i venant reposer, lorsque l'appareil sera en état d'utilisation comme il va être expliqué, sur le fond al dudit récipient et muni de deux pattes diamétra- les il,avec poignées correspondantes pour faciliter son introduction dans le récipient, et sa sortie.
On a donné, comme autre exemple, sur la fig. 2, celui des produits devant avoir une forme plus ou moins pa- rallèlipipédique, par exemple des "tranches napolitaines" i, auquel cas celles-ci sont posées de champ convenablement séparées et contenues dans le récipient a, fait rectangulai- re ainsi que la chambre b, correspondante.
S'il s'agissait de glacer un liquide, par exemple de la crème, on le verserait dans un récipient (non repré-
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sente) affectant la forme d'une sorte de cuvette, de forme plus ou moins quelconque, par exemple cylindrique, ou rec- tangulaire comme à la fige 2, qui viendrait reposer par son fond sur le fond a1 du récipient a. pour mettre l'appareil en état d'utilisatin, on prend le tout constitué par le récipient a et la chambre b, on sépare le fond rapporté a2 et on établit ledit tout dans la. position pour laquelle:
on peut verser, dans la double paroi du récipient a,
20 par l'ouverture a y ménagée, une quantité telle du mélange d'eau et de glycérine, qu'il n'y ait pas à craindre, au cours du fonctionnement,de rupture de ladite paroi par sui- te des changements d'état de celle-ci et' dudit mélange, le- quel mélange est dans la proportion approximative de 15 à 25% de glycérine, ladite ouverture étant bouchée par une plaquette a4,par exemple fixée par soudure-, et on peut emplir la chambre b du gaz carbonique solidifié ci-dessus qu'on a réduit à l'état de glce for- mant un tube, qu'on a découpé en morceaux auxquels on a, de préférence, mélangé une matière pulvérulente le moins pos- sible conductrice à la chaleur, par exemple de la sciure de bois, cela pour empêcher,
surtout lors de l'introduc- tion de la glace carbonique, de s'évaporer trop rapidement, le remplissage de la tranche a pouvant être toutefois ef- fectué d'une façon autre, par exemple en remplissant de glace carbonique en deux fois ladite chambre, en séparant les deux masses de glace par une couche de ladite matière pulvérulente, le tout recouvert d'une semblable couche.
Après avoir effectué ces deux opérations, on ren- verse l'ensemble ainsi garni, on met en place le produit à glacer dans le récipient a et on introduit ledit ensemble dans la boite e qu'on ferme à son tour par son couvercle e1.
Si le tout est judicieusement établi, et si les masses respectives du mélange liquide et de la glace carbo-
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nique sont convenables, les frigories dégagées par ladite glace se transmettent audit mélange liquide et de là au produit à traiter, qui peut être porté aux environs de 16 à 22 C.
au-dessous de zéro., lequel mélange -- qui n'a pas besoin d'être renouvelé et peut pour ainsi dire servir in- définiment, tandis qu'il faut remplacer la glace carbonique dont l'évaporation se fait à travers les différents joints jamais complètement étanches -- se''prend en masse formant accumulateur de froid, en même temps qu'il empêche, comme une sorte d'aman, le froid trop vif de ladite glace carbo- nique de se porter sur le produit en traitement, l'accumu- lateur se déchargeant régulièrement et dans un laps de temps relativement long.
De tels appareils présentent, par rapport aux ap- pareils ordinaires au même objet, entre autres avantages, ceux que voici.
Conservation, pendant une durée d'environ 16 à 18 heures, de tous produits nécessitant une température compri- se entre-16 et-1-120 C.. au-dessous de zéro, par exemple des glaces., des crèmes, des "tranches napolitaine", des choco- lats glacés, etc., la glace carbonique devant être remplacée au bout du même laps de temps, dans le cas où le produit à traiter n'est pas entièrement écoulé.
Et, dans le cas de livraisons à effectuer, en de tels appareils, pour des produits tels que ceux qu'on vient d'énumérer, notamment: propreté de la livraison; aucun ris- que de saler le produit à livrer, comme cela a lieu fréquem- ment pour les appareils ordinaires utilisant la glace d'eau avec sel, pour le refroidissement, glace qu'on doit rempla- cer souvent et pilonner chaque fois, d'où perte de temps et travail salissant; grande économie dans le service de la livraison; et amortissement, dans des délais normaux, du matériel, et surtout des voitures de livraison qui ne sont pas détériorées, comme elles le sont le plus souvent par
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les liquides libres et salés qu'utilisent les appareils or- dinaires, les appareils, objet de l'invention, ne donnant lieu à aucune fuite du liquide.
Dans ce qui précède, on a supposé que l'appareil devait être transportable, mais il peut être établi à de- meure et avoir, dans ce cas, des dimensions relativement grandes, pouvant alors être établi par exemple sous la for- me d'une armoire.
Il est entendu que l'invention peut s'appliquer également au cas où on utilise une turbine contenant un li- quide à glacer, par exemple une crème, ladite turbine étant alors introduite dans un ensemble analogue à celui décrit ci-dessus, c'est-à-dire comprenant un récipient a contenant le mélange eau-glycérine et une chambre b contenant la glace carbonique.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.