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Relais pour servo-moteurs à fluide moteur, destinés au réglage de quantités variables telles que débits, températures, pressions ou autres.
Dans la plupart des opérations que nécessite une fabrication industrielle, les facteurs qui détermi- nent cette opération (température, pression, intensité, degré hygrométrique, tension électrique, temps, etc...), doivent soit être constants, soit fonction les uns des autres pour que l'évolution de l'opération soit satis- faisante. C'est ainsi, par exemple, que la température d'une étuve pour la vulcanisation du caoutchouc doit varier au cours de l'opération, c'est-à-dire avec le temps ; et que la pression de distribution de gaz d'é- clairage doit croître avec le débit, de façon qu'un usa- ger Lointain dispose toujours d'une pression suffisante;
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'..c.
J: (,' ¯..¯ ¯ ou bien encore si on veut dé'surcha.uffer de la vapeur et si l'on désire obtenir de la vapeur saturée sèche sous divers @@ - régimes de pression, la pression et la température sont liées par une fonction, en sorte que le réglage de la pres- sion et de la température est déterminé par cette même fonction.
Régler une quantité, c'est agir par un moyen quelconque sur un ou plusieurs de ses facteurs générateurs déterminants (résistance électrique, section de passage d'un robinet, etc...) pour modérer l'écart entre la valeur réelle,. à un instant donné, de la quantité considérée, et la valeur théorique qu'elle devrait avoir à cet instant.
Lorsqu'un de ces facteurs déterminants est sous la dépen- dance d'un appareil régulateur automatique, l'écart entre la valeur à laquelle ce facteur doit être réglé et celle qu'il possède à un instant donné, détermine une impulsion qui agit sur le régulateur, lequel doit provoquer une va- riation du déterminant.
L'impulsion est caractérisée principalement par: a) La valeur de la quantité à partir de laquelle elle se produit ; b) L'amplitude de l'écart ; c) Le sens de l'écart ; d)- La rapidité de variation de l'écart ; e) La durée de l'impulsion, etc...
La variation corrélative du déterminant a pour caractéristiques principales : a) La valeur initiale du déterminant ; b) Le sens et l'amplitude de la variation ; c) La rapidité de variation ; d) Le retard de la variation, c'est-à-dire le temps qui s'est écoulé entre l'origine de l'impulsion et le com- mencement de l'action du déterminant, etc...
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Dans le cas le plus 'général, chacune des caracté- ristiques du déterminant'devrait être fonction de toutes les autres et des caractéristiques de l'impulsion pour'que l'on obtienne l'évolution optimum de l'opération à contrô- ler., Or., les régulateurs, automatiques existants ne rendent possibles que par hasard quelques unes des réactions éven- tuelles d'une -caractéristique quelconque sur chacune des ' autres.
Les dispositifs qui ,font l'objet de la présente invention ont pour but de permettre des liaisons nouvelles entre les caractéristiques de l'impulsion et les caracté- ristiques des déterminants, entre les caractéristiques des déterminants eux-mêmes et plus généralement entre toutes les .caractéristiques des quantités qui définissent un phé- nomène' et les caractéristiques de leurs déterminants res- pectifs.
Ces dispositions sont en particulier applicables aux régulateurs connus qui utilisent un fluide comme agent moteur auxiliaire. En d'autres termes, l'invention consis- te en des moyens. permettant de modifier suivant une loi dé- terminée le-mode d'action des servo-moteurs à fluide moteur destinés à régler une quantité variable telle qu'un débit, une température, une pression etc... La loi de variation pourra comporter un nombre de facteurs eux-mêmes variables en nature et en grandeur suivant les applications envisa- gées.
Conformément à l'invention, ces facteurs variables sont introduits,dans le circuit du relais, et cela sous la forme d'une action exercée par un mécanisme auxiliàire sur l'organe normalement sensible aux variations de la quantité à régler. Pratiquement, l'action sur le mécanisme auxiliai- re dérivera d'.une action exercée par le fluide, en mouve- ment dans le circuit,et cela par l'intermédiaire de valves
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ou d'autres organes d'étranglement ou d'obturation dispo- sésén divers points dudit circuit.
La fig. 1 représente, en schéma d'ensemble, l'application de l'invention à un appareil de ce type en vue du réglage d'une pression de vapeur ou de gaz en agis- sant sur la position d'un robinet ou d'une vanne de déten- te. Dans cet appareil, la pression à régler agit sur une membrane m. Lorsque cette pression est normale, la pous- sée sur ladite membrane est équilibrée par un ressort r.
Quand la pression diminue, la poussée du ressort devient plus forte que celle de la pression ; il en résulte un ef- fort sur la tige verticale d'un levier L. Ce ,levier est articulé, en 0, sur une arête de couteau ; il porte, à son extrémité, un tampon T qui obture un ajutage A1. Le ressort R1 a pour effet d'appliquer le tampon sur l'aju- tage. Lorsque, sous l'effet d'une impulsion, le tampon se soulève, l'ajutage A1 est découvert.
D'autre part un pilote D est en équilibre sous les actions de la pression du fluide auxiliaire d'une cham- bre C, sur la membrane M, et de la poussée d'un ressort R3. Lorsque l'ajutage A1 est découvert, le fluide de la chambre C s'écoule par A1 ;,comme d'autre part ce fluide n'arrive dans la chambre C que par un orifice très étroit autour de l'aiguille e, il y a dépression dans la chambre C. Le pilote D, sous l'action du res- sort R3, se 'déplace vers la droite et met en communica- tion, par ses lumières, le cylindre du servo-moteur B avec l'échappement ou vidange. Le piston monte dans le cylindre B sous l'action d'un contrepoids Q et ouvre l'arrivée de vapeur ou de gaz dans la canalisation E.
Cette action.a pour effet d'augmenter la pression à l'aval du détendeur jusqu'au moment où elle est suffisante pour produire Inaction inverse de tous les appareils.
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L'invention consisté/en un.ou plusieurs organes, déformables ou déplaçables sous l'influence d'une pression, tels que pistons, soufflets, etc... agissant en un ou plu- sieurs pointsquelconques appropriés du levier L ou sur -tout organe liéaudit levier, tel qu'un prolongement éven- tuel L1 de celui-ci.'
La'déformation du soufflet S peut agir sur le levier : soit directement en poussée ou traction, soit par l'intermédiaire d'un ressort travaillant en traction ou en compression, soit encore par l'intermédiaire d'une came, soit enfin plus généralement par des intermédiaires mécani- @ ' ques quelconques.
La fig. 1 représente, à titre d'exemple, une des multiples formes de réalisation possibles.
Conformément a l'invention,' le soufflet S, par l'intermédiaire d'une tige d et d'un ressort d1, pousse .¯le levier L d'autant plus que ledit ressort est plus écra- sé.
Les dispositifs accessoires sont les suivants :
Un'écrou g se-vissant sur la tige d permet de régler la compression initiale du ressort dl.
Une vis de butée d2 permet d'accentuer brusque- ment l'effet, sur le levier L, de la pression agissant sous. le soufflet, à partir d'une certaine déformation de ce dernier. -
Un levier f, articulé en fl et lié à la tige d par l'articulation f2, peut buter sur des vis a et b, limitant ainsi la course du soufflet dans les deux sens.
Le mode d'action sur le soufflet S pourra va- rier .suivant les applications.
Dans les-régulateurs analogues à celui ci-dessus décrit, on peut 'considérer principalement quatre pressions
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du fluide moteur ;
1 - La pression pa du fluide à l'admission ;
2 - La pression PM du fluide dans la chambre de membrane C ;
3 - La pression du fluide Pc1 ou Pc2 dans le cylindre servo-moteur B ou dans la conduite qui l'ali- ment ;
4 - La pression PV du fluide à la vidange.
I - Conformément à l'invention, une action est produite sur un ou plusieurs organes pouvant se déformer ou se dé- placer par l'influence de l'une quelconque de ces pres- sions, ou par une résultante des effets de plusieurs d'en- tre elles. Dans le cas particulier de la fig. 1, la pres- sion PM de la chambre de membrane agit sur le soufflet S. L'ajutage est en A1.
Le jeu de valves d'étrangement m, n et q , disposées aux points voulus et manoeuvrables à la main ou automatiquement, permet d'obtenir les modalités d'ac- tion suivantes .
1 -La valvé' q ,fermée, les valves m et n ou- vertes, la valve m pouvant légèrement étrangler la section de passage du fluide :
Lorsque l'ajutage A1 est obturé par la palet- te T, le soufflet, sous l'influence de la pression P, qui est alors maximum, a une action fortement antagoniste à celle du ressort R1; l'action du soufflet est réglable par les vis de butées a et- d2 et par la compression du ressort dl, cette compression étant modifiée à volon- té par l'écrou de réglage g.
Si l'on considère une im- pulsion graduellement croissante qui soulève la palette T, la pression diminue sous le soufflet S, puis dans la chambre de membrane (]!écart de temps entre ces deux va- riations est réglable par l'étranglement du.passage de
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fluide sous la valve m); enrin la pression au riurde se stabilise à une valeur qui détermine un déplacement corré- latif du distributeur D. Dans le cas particulier de la figure, pour une impulsion graduellement croissante : a/ la diminution de pression est insuffisante pour libérer le levier f de la butée a. Le réglage, dans ce cas, n'est pas modifié ; b) la diminution de pression libère le levier f de la butée a, .mais non de la butée d2.
La diminution de pression, sous le levier, tend à agir en sens inverse' de'l'impulsion, c'est-à-dire à ramener le tampon T sur la tuyère A1. Un équilibre s'établit, le déplacement du piston dans le servomoteur devient très lent ; ,c/ la diminution de pression libère la tige d de la butée d2, la tige f étant entre les butées a et b.
Dès que l'impulsion est suffisante pour libérer la tige d de la butée d2, le mouvement du piston devient brus- quement plus rapide et d'autant plus que la pression est plus forte ; d/ la diminution de pression amène la tige f à buter en b. A partir de cet instant, la vitesse du pis- ton devient constante et la plus rapide pos'sible, cette rapidité maximum étant limitée par la fermeture plus ou moins complète de la valve - s.
Le, réglage -des organes a, b, d2, g permet de varier ou de supprimer chacune des allures du piston ci- dessus décrites..
Ces dispositions trouvent leurs applications dans les réglages où les canalisations présentent un fai- ble volume, insuffisant pour amortir les variations de pression. Pour que le résultat soit correct, le mouvement du servo-moteur doit. suivre immédiatement et exactement les , variations de débit, sinon la pression s'élève au-delà de ce
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qui est nécessaire et s'écarte sensiblement de la valeur fixée.
Mais, suivant les particularités de la consomma, tion, on peut avoir intérêt à agir assez rapidement pour une très faible variation ; car une très faible variation , se propage assez lentement dans les conduites de prise d'impulsions et l'on peut avoir un léger retard à compen- ser par une action un peu plus rapide ; mais pour de très faibles impulsions seulement. Le mouvement.rapide initial sera réglé par la butée a. Si, à partir d'un certain .écart on doit produire un mouvement rapide, on règle la butée b qui a pour'effet de limiter la zone de compen- sation.
2 - Valve m fermée, valves n et q ouver- tes, valve n légèrement étranglée
Dès qu'une impulsion se produit, le tampon T se soulève, la dépression se propage d'abord dans la cham- bre de membrane C, puis sous le soufflet, d'autant plus lentement que la valve n étrangle,davantage la section de passage du fluide. Le système de compensation entre en action comme il à été dit plus haut;, mais avec un cer- tain retard, lequel est réglable par la valve n..
Cette disposition retardée trouve.son applica- tion principale dans tous les réglages où par suite des nécessités de montage, l'impulsion ne peut se transmettre au régulateur qu'après un certain retard. Dès que l'impul- sion atteint le relais D, le servo-moteur entre en action rapide, puis, après un certain temps, le système compen sateur intervient et ralentit l'action du servo-moteur, le mouvement ne se continuant avec rapidité que si l'im- pulsion s'exagère. On a donc, après chaque impulsion, un mouvement initial d'autant plus rapide et d'autant plus ample que l'impulsion initiale était plus forte. L'impul- sion est considérée comme l'origine d'un écart probable
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plus important; c'est l'écart probable que l'on compense directement.
3 -Valve n fermée, valves m et q ouver- tes ; m légèrement étranglée. Le fonctionnement est iden tique au précédent.
4 - Valves m et n fermées, le soufflet est isolé, son action compensatrice est nulle.
@@ 5 - Etranglement variable de chacune des valves m, n et Les retards à la compensation sont variables suivant les réglages.
Dans le cas où l'ajutage A2,indiqué en traits mixtes, est substitué à l'ajutage Al, lorsqu'une impul- sion produit un déplacement du tampon T, le mouvement corrélatif du-soufflet a pour effet d'accroître le dépla- cement initial du tampon. Le mouvement inverse ne se pro- 'duit:que lorsque la quantité à régler est repassée au-delà de la valeur qui avait déterminé le mouvement direct.
On pourra employer cette disposition pour le ré- glage d'une pression dans un haut fourneau; le gueulard ne doit s'ouvrir que lorsque la pression intérieure at- teint 30 g./cm2, mais il ne doit se fermer que si la pres- sion descend à 25 g./cm2.
Le mode d'action du soufflet est le suivant: le tampon T s'approche de l'ajutage A2, la pression PM croît et comprime le soufflet. La tige f est libérée , de la butée b, puis le ressort d1 se comprime, la tige d atteint ensuite la-butée d2, enfin la tige f bute .en a.,
Ces réactions de la pression PM sur le mouve ment du levier ou son,équilibrage dynamique, peuvent avoir
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lieu - avant,. <?1épla:c.ement du distributeur D, ci est-8.-dipe avan.t l" actj;0'; du 'sv.ô"'motur, ou au contraire après, suivant qué variàtio-ns-,de pression de fluide se 1".".z:> < .:.., !. ' -.-
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transmettent au soufflet S ét à la chambre de membrane C à travers les valves m .et n ou à travers la valve q.
II - Dans ce qui précède, l'on a considéré les réactions sur le réglage, des variations de la pression PM du fluide auxiliaire dans la chambre de membrane C.
On peut faire agir la pression Pa d'admission du fluide moteur, en utilisant par exemple le montage schématisé sur la fig. 2.
Le fluide d'admission' peut passer soit par les valves m et n, soit par la valve q, l'une des valves m ou n étant fermée, l'autre étranglant plus ou moins le passage du fluide, soit à la fois par les deux voies en parallèle, chaque valve étant réglée de façon à réduire plus ou moins la section de passage du fluide.
La manoeuvre de la valve w permet de créer une dépression variable avec la vitesse de passage du fluide pendant l'admission.
1 - Si l'on se sert de l'ajutage A1, pendant la période d'admission, la pression baisse sous le soùf- flet S et agit en sens inverse de l'impulsion. La vites- se du piston dans le servo-moteur B varie donc avec l'am- plitude de l'impulsion. La vitesse du piston à la vidange n'est pas modifiée.
Cette disposition trouve son application dans le réglage d'un détendeur dé vapeur dans une canalisation à pression constante qui alimente des turbines. La mise en marche est très lente et par conséquent ne tend.à produire qu'une assez lente diminution de pression. L'action du piston suit exactement les variations de pression. Au contraire, pour arrêter la turbine, on coupe brusquement l'arrivée de.vapeur, et le servo-moteur doit produire très rapidement la fermeture pour éviter une élévation dangereu- se de la pression.
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Plus généralement, cette disposition est applica ble à tous les réglages on il y a dissymétrie entre les vitesses de variation de la quantité à régler suivant le sens de variation, le's variations compensées par la vidan- ge du cylindre étant les plus rapides.
On peut utiliser ce dispositif si le fluide mô- teur est soumis à des variations de pression qu'on désire éliminer pour obtenir un réglage très précis. L'effet du soufflet S agit comme compensateur du faible déréglage qui provient des variations de pression du fluide moteur. si.l'on veut créer un retard à l'action, on ouvre la valve q, on étrangle la section de passage du fluide aux valves m et n.
2 - Si 1''ajutage est en A2, on obtient, après .déplacement du cylindre du servo-moteur, une réaction du soufflet qui exagère l'effet de l'impulsion; on obtient une action presque identique à celle décrite pour l'action de la pression PM sur'l'ajutage. A2, mais beaucoup plus fine- ment réglable, car les diminutions de pression à l'admissim peuvent être très'variables et très faibles suivant le de- gré de fermeture de la valve w.
On peut, de même que précédemment, produire des retards à la réaction du fluide moteur par le jeu des val- ves m, n et q.
III -On peut faire agir sous le- soufflet la pression PV de la conduite d'échappement du fluide moteur.
Cette pression varie,'de la pression atmosphéri- que (quand le servo-moteur est à l'admission ou à l'arrêt) à une pression maximum qui dépend de l'étranglement du pas- sage du -fluide à travers la valve v.
1 - Si l'on se sert de l'ajutage A2, au moment de l'échappement, pour le mouvement de montée du piston,' la pression augmente sous le soufflet et la réaction du
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soufflet est en sens inverse de l'action qui a produit l'ouverture de l'ajutage A2. La vitesse de descente du piston dans le cylindre'du servo-moteur n'est pas modi- fiée; on obtient une vitesse de vidange qui est d'autant plus grande que l'impulsion est plus forte. Les butées a, b, d2 et le réglage du ressort par l'écrou g permet- tent de modifier la vitesse de descente en fonction de l'impulsion.
Ces dispositions trouvent une application dans tous les réglages pour lesquels il y a dissymétrie entre les vitesses de variation de la quantité à régler suivant le sens de variation de cette quantité, les variations compensées par l'admission de fluide dans le cylindre servo-moteur étant les plus rapides.
On a cité l'exemple de variations de pression dans un collecteur alimentant des turbines à vapeur, dans le cas où la pression Pa, d'admission de fluide, agissait sur le soufflet, le mouvement de fermeture d'arrivée de vapeur étant provoqué par la vidange du cylindre servo- moteur. Le même réglage peut être effectué dans des con- ditionssensiblement,identiques si la fermeture d'arrivée de vapeur est provoquée par une admission de fluide moteur au cylindre B, en faisant agir sous le soufflet la pres- sion de vidange PV.
Un autre exemple d'application est la conduite d'une réaction chimique légèrement exothermique, par ac- tion sur la température des réactifs. On doit chauffer lentement, mais on doit, au contraire, fermer énergique- ment; et même au-delà de ce qui est nécessaire, pour évi- ter l'amorçage d'une réaction fortement exothermique qui rendrait impossible tout réglage. On ramène ensuite lente- ment la température à sa valeur normale. Pour'cette appli- cation, le-mouvement de fermeture résulte de l'admission
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de fluide moteur au cylindre B.
2 - l'ajutage 'est disposé en A1; dans ce cas, le mouvement de fermeture produit par le servo-moteur s'exagère dès qu'il est amorcé et il est nécessaire que la valeur de la quantité à régler repasse au-delà de la valeur qui a. déterminé la vidange du cylindre B pour obtenir le mouvement inverse.
Le réglage d'une réaction exothermique indiqué comme pouvant être réalisé en utilisant l'ajutage A2, peut aussi s'effectuer facilement avec l'ajutage Al.,dans des conditions un peu différentes. Suivant les cas par- ticuliers, on aura recours à l'un ou à l'autre des régla- ges.
Si l'ajutage utilisé est disposé en A1, on effectuera l'arrêt du chauffage des réactifs par la vi- dange'du servomoteur B. Dès que la température s'élève- ra, le cylindre se vidangera complètement sauf s'il se produit une forte baisse de température pendant la course de vidange. Le réglage redeviendra normal dès que la course sera terminée.
On peut, de même que dans tous les réglages précédents, produire un retard à la réaction du fluide moteur, en variant les sections de passage de ce fluide à l'aide des valves m,n,q.
IV - On peut faire agir sous le soufflet la pression Pc2 de la conduite du fluide moteur au servo- moteur.
Cette pression varie de la pression d'admission à la pression atmosphérique. Si les valves v et w sont largement ouvertes et si la valve s réduit sensiblement la vitesse du fluide, les variations de pression sont fortes, et l'on"obtient une forte compensation en utili- sant l'ajutage A1.
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Ce montage.peut être utilisa par exemple pour le réglage d'une pression dans une conduite à l'aide d'un détendeur commandé par le servo-moteur. Dans ce cas, la pression Pc2 et la vitesse du piston sont très exactement liées.
Le montage permet d'obtenir une vitesse d'action sensiblement proportionnelle à l'impulsion, la compensa- tion pouvant cesser ou devenir impérative pour une certai- ne impulsion, suivant le jeu. des butées a, b, d2,
On obtient, avec ce montage, un réglage très sa- tisfaisant de la pression à l'aval d'un détendeur, à la condition que l'impulsion se transmette immédiatement ; la sorte, le piston suit, sans retard, les variations de débit. Si les conditions de montage ne permettaient pas' aux variations de pression de se transmettre immédiate- ment au régulateur, il y aurait lieu de prévoir un cer- tain temps de course rapide avant de faire. agir la compen- sation.
On obtient très facilement un retard à la com- pensation en agissant, comme pour lea réglages antérieu- rement décrits, sur les sections de -passage du fluide mo- teur aux valves m, n, q.
Ce réglage diffère de celui qu'on obtiendrait en faisant agir la pression PM de la chambre de membrane C, sous le soufflet S, en ce qu'il y a une brusque diminution de la pression lorsque le cylindre est colplè- tement vidangé. Il faut donc une impulsion de mise en route supéneure à celle qui est nécessaire pour la mar- che normale.
En réglant les butées 9 et b, on peut ne faire agir que cette variation de pression. Cette dispo- sition est applicable au réglage suivant :
Un détendeur d'appoint doit maintenir constante une pression de 5 kg par exemple, lorsqu'il est ouvert ;
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mais il ne doit entrer. en fonctionnement que si la pres- sion s'abaisse à 4 kg par exemple.
Lorsqu'on utilise l'ajutage A2, la réaction du fluide moteur exagère l'effet de l'impulsion. Cette dis- ;position peut s'appliquer au réglage d'une pression dans un haut-fourneau par, ouverture du gueulard.
$1' l'orne veut;-utiliser que la brusque varia*.
. tien en fin de vidange c'est-à-dire lorsque le clapet du gueulard'ferme complètement le haut-fourneau, on ré- glera les butées a et b pour obtenir en marche la bu- tée de ! sur a et pour obtenir en fin de vidange la butée de f sur b.
Il est possible, comme pour tous les réglages précédents, de produire un retard à la réaction du fluide moteur. Les valves s et.!. permettent de modifier les variations de la pression Pc2 en fonction de la vi- tesse du piston du servo-moteur,pendant la'période d'admis- sion. Les valves s et v permettent de modifier les variations de-la pression Pc2 pendant la période d'échap- pement.-
En dehors.de toute compensation, la valve w permet de modifier la vitesse d'admission; la valve v permet de modifier la vidange d'échappement; la valve s permet de modifier la vitesse du piston à la fois à l'ad- mission et à l'échappement.
Conformément à l'invention, on peut en outre prévoir une valve n permettant de mettre le cylindre S à l'admission indépendamment du relais et du distribu- teur, une valve t permettant de mettre le cylindre tou. jours à la vidange, indépendamment du relais et du dis- tributeur.
Ces communications by-pass du cylindre servo- moteur avec l'admission ou la vidange seront utilisés pour le réglage très précis d'une opération qui, norma-
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lement nécessite la montée ou la descente du piston dans le cylindre à une faible vitesse constante.
Ce mouvement est obtenu par l'admission ou l'échappement du fluide,en u ou t, le relais n'inter- vient que pour corriger faiblement le mouvement du piston.
La théorie montre et l'expérience prouve qu'il est beaucoup plus facile de réaliser l'immobilité du pis- ton dans le cylindre en créant un faible passage de flui- de moteur soit à l'admission, soit à la vidange ; le re- lais, et par suite, le distributeur agissant en sens in- verse jusqu'à ce qu'il y ait équilibre entre l'admission et la vidange.
Un tel dispositif convient au réglage d'une quantité dont les variations sont très lentes, comme par exemple les débits de vapeur, d'eau ou d'électricité ali- mentant des machines à marche continue comme les machines à papier.
Le soufflet S et toute la liaison entre le soufflet et le levier L peuvent être remplacés par un système quelconque transmettant au levier une force sous l'influence d'une pression de fluide-moteur auxiliaire.
Les valves d'étranglement m, n, q,s, t, u. v, w - - - peuvent être remplacées en totalité ou en partie par des passages de section fixe, ou rendus variables, à volonté ou automatiquement, par un dispositif quelconque tel qu'une soupape à bille, un clapet, etc...
Les actions qui viennent d'être indiquées comme résultantes de chaque'réglée examiné ont été Obtenues en supposant que le distributeur D,conformément à la fi- gure,'provoquait l'admission de @@ au serv@@ moteur pour une augmentation de la pression PM dans la chambre .
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de membrane d,,,et la vidange du servo.moteUJt, une " ., '*' :!'i(J'f dépression dans ladite chambre de membrane. Il est évi- dent que, si le distributeur D a ses lumières disposées
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de manière que les actions de la pression PM spient in- verses de celles obtenues avec le distributeur considéré, les effets-produits sont différents de ceux indiqués plus haut.
. Enfin, pour un réglage déterminé, on peut sup- primer les'dispositifs qui ne seraient pas utilisés.
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V , tou:EQ,rm6mezit à l'invention, on peut également as -.. azurer 1!3.norl'laisa. entre le réglage d'une quantité, les caractéristiques dtune ou de plusieurs autres et les carac" té!1-stiques" de.s .déterminants de toutes ces quantités. Les dispositifs qui permettent la réalisation de ces réglages 'sont conformes à ceux précédemment décrits : a/ une pression ou une force liée à la quantité qui doit réagir sur la quantité placée sous la dépendance du relais considéré.'
Cette pression ou force réagit sur le levier L par un intermédiaire quelconque, en particulier le souf- flet S, la tige de le levier f, le ressort dl, les butées a, b,d2. b/ une pression ou une force peut actionner une ou plusieurs des valves ou dispositifs de variation de
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section de passage tels que Ill, 12, , 9, t, u, V, W.
Parmi les .diverses applications possibles, on peut cier le réglage variable d'un saturateur de vapeur ;
La température et la pression d'une vapeur sa- turée sèche sont, en effet, liées par une relation f(p,t)=o.
Si l'on place le régulateur du.désurchauffeur sous l'in- fluence de la température,, le réglage du thermo-relais doit être modifié¯par les variations de pression, suivant 'la relation f (p, t) = o. Une réalisation possible con- stste à faire agir la pression sous le soufflet S en interposant entre le soufflet et le levier un système de cames ou de ressorts permettant de réaliser soit rigou- reusement, soit -approximativement la variation de réglage
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théorique.
Si le-régulateur est placé sous la dépendance de la pression, on pourra faire agir sous le soufflet S la tension de vapeur d'un liquide contenu dans un bulbe si- tué dans la vapeur après désurchauffe.
Un exemple d'interliaison entre deux pressions est le réglage d'un accumulateur de vapeur. Cet appareil doit, par exemple, condenser de la vapeur entre 4,5 et 6 kg quand la pression des chaudières est supérieure à 12 kg/cm2 et déverser de la vapeur quand la pression des chaudières est inférieure à 12 kg. Mais, si la pression de l'accumula* teur devient inférieure à 4,5 kg/cm2, l'accumulateur doit s'emplir, quelle que soit la pression aux chaudières.
Par contre, lorsque la pression de l'accumulateur devient supé" rieure à 6 kg, l'accumulateur ne peut-plus être chargé, quelle que soit la pression aux chaudières*
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- Si le oy1SuàJ <t' wWMtr ommime la coemni- cation entre l'acovnoLl4t*LÉ 0* 1 y0*miére** les àaàg. tions Ôi-dà#à<.El0*d0#"p6QVàÉ @Pe ' ' ' ' '¯ '/ 1S* h ±ppgFb#>iC i MpÀ µji# <% ò deux sou > à< 1. , 1 ik'l,' ' ' bzz levier L, l'autre mr .ua pc,ar. il d1 ooIni-d. ' La pression sous les souffler eei nain%enudô%0*peqÉi+p- ' ment par deux ajutages auxiliaires qui sont,.par exemple, tous deux ouverte pour une pression dacctzmals.tettr OMm" prise entre 4,5 et 6 kg/cm2.
L'un des..ajutages auxiliai- res se ferme à 4,5 kg ce qui a, par exemple, pour effet de fermer impérativement l'ajutage principal A1 et réa- lise la communication entre 1'accumulateur et la chaudière; l'autre ajutage auxiliaire se ferme à 6 kg/cm2, ce qui a pour effet d'ouvrir impérativement l'ajutage principal A1.
Bien entendu les variations de la pression de chaudière doivent être insuffisantes pour forcer l'action des souf- flets auxiliaires.
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8 "' Les robinets ou'les "soupapes u et t peu- vent être actionnes par-= relais auxiliaire qui, lorsque la pression,de vapeur dans l'accumulateur descend à 4 kg 5, ouvre la communication, u, de l'admission de fluide moteur avec le cylindre, ce qui a pour effet d'établir la commu- nication de la chaudière avec l'accumulateur de vapeur ; lorsque la pression de vapeur dans l'accumulateur s'élève à 6 kg/cm2, on ouvre la communication t du cylindre avec , la vidange, ce qui a pour effet d'isoler l'accumulateur de la chaudière.
Bien entendu, les vitesses d'admission et de vi- dange par les passages u et t doivent être supérieures à-celles obtenues. par le distributeur D, de façon à per- mettre la vidange du servo-moteur même si le distributeur est à l'admission, et inversement.
Une inter-liaison très Intéressante est celle qu'on peut réaliser avec un dispositif de sécurité. Dans le cas où un non fonctionnement du relais aurait des con- séquences graves, il est utile d'encadrer la zone où doit obligatoirement 'demeurer la quantité à régler, par un appareil de sécurité, à contacts électriques par exemple, et qui ouvre soit la soupape u, soit la soupape v, pour provoquer impérativement soit l'admission, soit la vidange.
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