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"Perfectionnements aux procèdes et appareils pour laminer du verre en feuilles ".
La présente invention se rapporte à un procédé et un 'appa- reil pour laminer du verre en feuilles, de manière intermitten- te, entre une paire de cylindres, tels que représentés et dé- crits dans le brevet français n 613.785 déposé au même nom le 19 mars 1926;
elle se rapporte plus particulièrement à un pro- cédé et un dispositif pour limiter les extrémités de la masse de verre en fusion, qui est déversée dans la poche entre les cylindres de laminage*Dans le fonctionnsment d'un appareil, tel que spécifié, le verre a tendance à s'écouler de façon quelque peu irrégulière à travers l'intervalle entre lescylin- dres, et les bomds formés, par suite de l'effet de refroidisse- ment du dispositif métallique triangulaire servant à limiter la masse de verre} aux extrémités de celle-ci, sont souvent très @
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grossiers. En outre, les parties de bordure refroidies de la feuille de verre, qui doivent être coupées, s'étendent souvent sur plusieurs centimètres vers l'intérieur, en impliquant ainsi une perte considérable dans la production.
La présente inven- tion a pour but d'obvier aux difficultés mentionnées ci-dessus et d'obtenir un dispositif pour retenir la masse de verre dans la poche entre les cylindres, de sorte qu'elle s'écoule vers le bas uniformément et régulièrement à travers l'intervalle en- tre les cylindres, et pour assurer à la feuille des bords qui sont moins grossiers que ceux obtenus jusqu'ici, et dans la- quelle les parties refroidiesqui doivent être coupéess'éten- dent en arrière à une distance moindre dans la feuille.
Un au- tre résultat obtenu par la présente invention consiste dans l'acélération de l'opération, par suite de l'emploi de plaques amovibles, qui sont disposées en avant des pièces de retenue aux extrémités de la poche contenant la masse de verre en fusion, ce moyen permettant aux opérations de coulage de se suivre l'une l'autre en une succession rapide.
Certaines formes de réalisa- tion de l'invention sont représentées sur les dassins ci-joints, dans lesquels:
La fig. 1 est une vue partielle en coupe verticale à tra- versl'appare il ;
La fig. 2 en est une vue partielle en plan;
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fige 1;
La fig. 4 est une autre coupe suivant la ligne III-III de la fige l, mais à échelle agrandie; et les figs. 5 et 6 sont des détails montrant une construc- tion modifiée.
En référence aux dessins, 1 désigne un cylindre annulaire de coulage ou de laminage de verre en feuilles, qui est supporté Sur une paire de rouleaux commandés 2, 2; 3 désigne un cylindre calibreur, qui est de préférence à refroidissement par de l'eau
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et qui est supporta dans un bâti approprié 4. Ce bâti est de position réglable au moyen de vis articulées 5, permettant de faire pivoter les consoles 6 vers le haut et vers le bas et de régler ainsi la distance entre le cylindre calibreur 3 et le cylindre de coulage 1.
L'appareil tel que décrit jusqu'ici est représenté seulement de manière schématique, mais n'exige pas d'explications plus détaillées, étant donné qu'il est dé.-. crit et représenté de façon complète dans le brevet français rappelé ci-dessus; il est bien entendu que les rouleaux: 2, 2 sont entraînés et entraînent le cylindre de coulage 1 et que le cylindre calibreur 3 est entraîné de toute manière appro- priée*
La poche ou évidement entre les cylindres est destinée recevoir un pot de verre; cette poche eat formée à ses ex- trémités par des pièces de retenue en acier coulé 7,7, re- liées entre elles à leur extrémité arrière par une entre toise transversale 8a, qui présente la forme d'un fer cornière du commerce et qui repose sur la surface du cylindre 1.
Ces piè- ces de retenue 7,7 reposent également sur la surface du cylin-' dre 1 et viennent en engagement avec la périphérie du cylindre calibreur 3 à leur extrémété avant. Les pièces de retenue 7,7 portent de manière amovible une paire de plaques en acier 8,8 comportant chacune une paire de consoles 9,9, dont chacune s'é- tend au-délè du bord supérieur des pièces de retenue 7,7, et s'engage de façon amovible dans un évidement vertical 9a ména- @ gé dans les pièces de retenue 7, comme indiqué sur la fig. 3.
Ces consoles 9,9 sont recourbées, de façon à former des oeils sur leurs bords supérieurs, de sorte qu'elles peuvent être ac- crochées à un crochet pour mettre les plaques en place et pour les enlever. Comme représenté, les plaques sont munies de poin- tes 11, faisant saillie vers l'intérieur. Si ces plaques sont constituées par des pièces de fonderie, ces pointes sont d'une seule pièce aveclesplaques, maissi lesplaques sont formées
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par laminage, les pointes sont faites séparément et enfoncées à travers des perforations ménagées dans les plaques.
Les plaques sont proportionnées de telle manière que lorsqu'elles sont suspendues en position, comme représenté sur la fig. 1, les bords inférieurs courbes 1 des plaques sont si- tués à une faible distance de la périphérie du cylindre 1.
Cette distance est maximum en 13 (fig* 1) et diminue graduelle- ment jusque vers les extrémités arrière des plaques, point au- quel les plaques touchent la périphérie du cylindre.
En service, on chauffe au préalable les plaques 8,8 jusqu' au rouge dans un four distinct et on les met en place, comme re- présenté sur les figs. 1 et 2, au moyen de dispositifs transpor- teurs appropriés, qui sont engagés dans les crochets 10,10. Aus- sitôt que ces plaques sont mises en place, on coule un pot de verre dans la poche entre les cylindres 1 et S, qui sont entraî- nés à ce moment dans le sens indiqué par les flèches. La masse de verre A, contenue dans la poche, adhère immédiatement aux surfaces intérieures garnies de pointes des plaques chaudes 8,
8, l'emploi des plaques à l'état chaud facilitant l'adhérence du verre aux plaques.
Cependant, rnême si les plaques n'étaient pas chauffées au préalable, le verre adhérerait encore aux pla- ques, car la chaleur de la masse de verre en fusion est suffi- sante pour amener les plaques jusqu'au rouge, de sorte que le verre se souderait ou adhérerait à celles-ci, Cette action de soudage ou d'adhérence ne se produit cependant pas si rapide- ment si les plaques ne sont pas chauffées au préalable, et pour cette raison, il est préférable de chauffer d'avance les pla- ques. L'adhérence du verre aux plaques 8,8 sert à retenir la masse de verre sur ses bords latéraux, et l'expérience a montré que dans de telles conditions, l'alimentation de verre entre les cylindres est beaucoup plus uniforme et constante que stil n'y avait pas adhérence du verre aux pièces métalliques de rete- nue aux extrémités de la poche.
On continue l'opération de lami- , nage de la masse de verre jusque ce que la provision de verre
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soit complètement épuisée. .Pour préparer les cylindres pour une nouvelle opération de coulage, on enlève les plaques 8,8 et on amène du four une nouvelle paire de plaquespréalablement chauf- fées et on les met en place sur les pièces de retenue 7,7, com- me décrit précédemment, de sorte qu'on peut couler immédiatement un nouveau pot de verre. On peut laisser refroidir les plaques
8,8, après leur enlèvement das pièces de retenue 7,'?, après quoi on peut en détacher facilement le verre froid, ou bien on peut plonger les plaques dans un bain d'eau et les refroidir rapide- ment pour obliger le verre à s'en détacher.
On peut alors ré- chauffer lesplaques dans le four, avant de les employer à nou- veau. L'utilisation de plaques amovibles 8,8 sert non seulement à améliorer l'opération de laminage pour la raison mentionnée plus haut, mais augmente également la facilité et la vitesse de fonctionnement de l'appareil, car il y a une très faible perte de temps entre des opérations de coulage, ce qui ne serait pas le cas si le verre venait directement en contact avec les pièces de retenue 7,7et y adhérait, en exigeant ainsi la dépense d'un temps considérable après chaque opération pour nettoyer ces pièces.
Il a été constaté qu'en ménageant un intervalle entre les bords inférieurs 12 des plaques 8,8 et la périphérie du cylin- dre 1, en améliore les bords formés sur la feuille de verre; les bords refroidie sont plus lisses et il faut couper des par- ties de largeur moindre que lorsqu'on ne ménage pas d'interval- le en-dessous des bords 12 des plaques 8,8. Ceci est apparam- ment du au fait que le verre, qui forme les bords de la feuil- le, s'écoule dans les intervalles en-dessous des bords 12 (fig.
4) et est refroidi par contact direct avec les pièces de rote- nue 7,7, de sorte que ces bords n'adhèrent ni aux pièces 7,7, ni aux plaques 8,8 et sont par conséquent plus lisses et mieux formés que s'ils avaient adhéré à une masse métallique et avaient été détachés de celle-ci*
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Les fige. 5 et 6 représentent une variante, dans laquelle des plaques amovibles 14, remplacent les plaques 8 de la con- struction suivant la fig. 1.
Ces plaques sont supportées par des consoles 15 correspondant aux consoles 9; la construction est semblable, aux autres points de vue, à celle de la fig. 1. Les plaques 14 diffèrent des plaques 8 en ce que les pointes 11 de la première forme de réalisation sont supprimées et en ce que, en leur lieu et place, les plaques comportent des perforations 16. Cesperforations ont de préférence une forme allant en s'é- vasant vers l'intérieur, comme représenté sur la fig. 6 ; lors- que l'on coule la masse de verre dans la poche, le verre s'éeou- le dans oes évidements 16, comme représenté sur la fig. 6, de sorte que les évidements exercent sur le verre une action de re- tenue pratiquement semblable à celle despointes 11.
La construc- tion des fige. 5 et 6 présente, par rapport à celle de la fig.l, l'avantage que les plaques peuvent être utilisées indéfiniment sans remplacement ni réparations, ce qui n'est pas le cas avec les plaques de la construction suivant la fig. 1, dans laquelle les pointes s'oxydent et se brisent et se détachent plus ou moins au cours du temps. Ce bris des pointes présente en outxe l'inconvénient que des particules de fer restent dans le verre froid, dont les débris sont incorporés dans le nouveau verre lorsqu'il est fondu à nouveau et tend h le colorer quelque peu.
Cet inconvénient ne se produit pas dans le cas de la construc- tion des figs. 5 et 6 dans laquelle il n'y a pas de parties en saillie pouvant se briser et se détacher. Dans les deux formes de réalisation, le vieux verre est facilement détaché des plaques lorsqu'elles sont refroidies.
Bien que le procédé suivant l'invention soit de préférence réalisé par l'emploi des plaques amovibles montées sur les piè- ces de retenue 7,7, il est parfaitement possible de supprimer ces plaques et de permettre au verre de venir directement en con- tact avec les pièces de retenue 7,7, qui exerceraient alors sur
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la masse de verre en fusion la même action de retenue, si elles étaient préalablement chauffées et garnies de pointes ou d'évi- dements, de sorte que dans son aspect le plus étendu, le prooé- dé n'est pas limité à l'emploi de plaques de revêtement amovi- bles 8,8. Cependant, l'emploi de piècesde retenue 7,7 préala- blement chauffées est moins avantageux,
à cause de la diffieul- té plus grande de leur enlèvement ou de leur réchauffage, ce qui ralentirait le fonctionnement, et à cause de la diffipulté plus grande de leur nettoyage par enlèvement du verre y adhérant REVENDICATIONS.