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Perfectionneiaents à la fabrication d'appareils ou d'articles destinés à être employés dans les usines de produits chimiques ou autres installations analogues.
Cette invention se rapporte à la fabrication d'appareils ou d'objets destinés à être employés dans les usines de pro- duits chimiques et autres installations analogues.
Pour construire les appareils employés dans l'industrie chimique on utilise actuellement différents alliages d'acier au chrome-nickel, en raison de leur propriété de résister à l'attaque de divers acides. La construction des appareils ou installations nécessite dans beaucoup de cas des soudures
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ou d'autres opérations qui ont pour effet de soumettre certai- nes parties du métal à des températures pouvant varier par exemple de 500 C à 900 C, mais ne dépassant pas cette der- nière limite, et on constate que le chauffage à ces tempéra- tures diminue les qualités de résistance au métal et le laisse parfois dans un état capable de provoquer un affaiblissement mécanique, par suite probablement d'une attaque intercristal- line produite par certains agents corrosifs.
On obvie actuellement à ces effets latents par un chauf- fage final de l'appareil entier après sa fabrication, mais un tel remède est difficile à appliquer et est en fait impossible dans beaucoup de cas, lorsqu'il s'agit d'installations consi- dérables et complexes, étant donné que le chauffage aux tem- pératures nécessaires, c'est-à-dire de 1000 C à 1200 C, est coûteux et provoque fréquemment de sérieuses déformations*-
On évite ces inconvénients suivant la présente invention en construisant les appareils ou les objets au moyen d'un acier au chrome-nickel à faible pourcentage de carbone, con- tenant de 0,3 à 1,5% de tungstène,
qui rend l'acier capable de supporter les températures de soudage ou autres tempéra- tures semblables sans perdre son pouvoir de résistance à certains agents corrosifs, ni diminuer sa résistance mécanique, même lorsque la température à laquelle il est porté est com- prise entre 500 C et 900 C, sans cependant dépasser ces li- mites. Par conséquent, lorsque l'appareil ou l'installation est achevé il n'est pas nécessaire de le soumettre ultérieu- rement à un autre traitement thermique.
A titre d'exemple, on peut dire que si l'on soumet à la soudure un alliage d'acier contenant 18 de chrome et 8% de nickel, on atteint au voisinage de la soudure une température @
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qui rend l'acier en certains endroits de cette zône, sujet à une attaque intercristalline en présence de certaines solu- tions diluées d'acide nitrique aux hautes températures, tan- dis que si l'on ajoute 0,6% de tungstène à la composition de l'acier, il devient réfractaire à cette attaque.
Les proportions de chrome, de nickel et de carbone dans l'alliage peuvent varier entre certaines limites, mais on a trouvé qu'il peut être très avantageux d'ajouter du tungstène dans les proportions indiquées à des alliages de composition connue et contenant 10% à 20% de chrôme, 6% à'14fo de nickel jusqu'à 0,5% de manganèse et jusqu'à 0,25% de carbone. Comme composition type on peut citer 18% de chrome, 8% de nickel, 0,6% de tungstène et 0,12% de carbone.
On sait qu'il est avantageux d'ajouter du tungstène à différents aciers résistant aux hautes températures, c'est-à,- dira à des aciers qui présentent une grande résistance méca- nique et ne s'écaillent pas à température élevée, certains de ces aciers contenant du chrome et du nickel, mais l'addition de tungstène à un acier très ductile , résistant aux acides, dans des proportions aussi faibles que celles mentionnées dans le présent mémoire,, offre le grand avantage indiqué ci-dessus d'agir sur la constitution interne des aciers lorsqu'ils sont chauffés entre les limites de température mentionnées, de ma- nière à empêcher l'attaque intercristalline,
sans nuire à la nature malléable de l'alliage ni le rendre moins apte à être emplpyé dans la fabrication des appareils ou objets destinés aux installations chimiques et autres installations analogues.
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