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"Machine à décortiquer les plantes textiles." Priorité de la demande de brevet déposée en France le 23 mai 1928 n 256.640.
Dans les machines à déoortiquer les plantes textiles à mouvement direct ou à mouvement de retour il a été constaté que le travail de décorticage était essentiellement variable suivant la constitution des plantes traitées et qu'il était nécessaire de pouvoir faire varier l'action des divers organes pour l'approprier le miex au cas envisagé.
La machine, objet de l'invention/est caractérisée par la possibilité de variation de la vitesse de passage des tiges ou.feuilles par rapport à la vitesse du batteur, et parla pos- sibilité de régler l'écartement de ce batteur par rapport aux organes ,d'entrée et de travail de la matière; elle comporte en
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outre divers perfectionnements qui seront décrits ci-après.
La figure 1 est une coupe transversale de la machine; la figure 2 est une .vue''-: partielle de la machine mon- trant une des solutions possibles/pour obtenir la commande variable des cylindres d'entrée par rapport aux batteurs; la figure 3 est une vue de face des masses frappantes (battes) ; la figure 4 représente en/coupe A.A diverses sections de ces masses ou battes. la figure 5 est une coupe partielle du batteur montrant le montage des tiges supportant les battes. ;
La machine se compose, figure 1, de deux cylindres alimen- taires 1 et 2, le cylindre supérieur pouvant être lisse ou cannelé, il est de plus d'un diamètre plus grand que le cylin- dre inférieur, pour permettre l'effeuillage des tiges.
Ce cy- lindre 2 reçoit la pression nécessaire à l'écrasement des tiges ou feuilles, cette pression étant réglable par la vis 3 agis- sant par l'intermédiaire d'un ressort amortisseur 4 de façon à permettre le passage de tiges ou feuilles d'épaisseurs dif- férentes ou irrégulières.
Un batteur est disposé pour travailler la matière amenée par les cylindres 1 et 2. Il se compose d'un arbre 5 sur lequel sont montés deux plateaux 6, entre lesquels sont disposées un nombre quelconque de tiges entretoises:' 7. Ces tiges sont fixées sur les plateaux au moyen du dispositif représenté figure 5. , Une vis à pointeau 8 logée dans une fraisure 9 du plateau 6 rend possible l'enlèvement des entretoises 7 sans démontage du batteur. Sur ces tiges 7, sont montées folles des masses frap pantes 10, constituées par exemple, en forme d'étrier comme il est représenté figure 3.
La partie travaillante de cet étrier peut avoir différentes formes et principalement celles repré- sentées par la figure 4 soit une arête anguleuse 11, ayant le '
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sommet de 11 angle 0( dirigé vers l'extérieur, soit une arête à deux angles droits 12' soit une arête avec un angle de faible ouverture @. Ces étriers libres sur les tiges 7 se redres- sent au moment de la rotation du batteur sous l'action de la force centrifuge et présentent leur face de travail à la péri- phérie du batteur constituant en quelque sorte une série de palettes ou marteaux élastiques qui viennent frapper sur la matière.
En 14 se trouve disposé un contre-batteur de la forme in- diquée figure 1, et destiné à soutenir la matière en travail, l'arête 15 pouvant être, soit arrondie, soit en forme d'équerre, soit anguleuse, suivant les matières à traiter.
L'arbre 5 du batteur est monté dans deux paliers 16 à coussinets lisses ou à roulements à billes. Ces deux paliers sont déplaçables sur des plans inclinés 17 ménagés dans les bâtis de la machine. Leur réglage et par suite la position du batteur par rapport à 1, 2 et 14 est obtenu au moyen de la vis 18 pénétrant dans le dit palier et prenant point d'appui sur le bâti de la machine. Après réglage le palier est immobilisé par le boulon 19 et la vis bloquée au moyen du contre-écrou 20.
A titre d'exemple, on a représenté à la figure 2, un dis- positif de commande à vitesse variable des cylindres alimen- @ taires depuis l'arbre 5 du batteur. Sur cet axe 5 est monté une vis sans fin 21 qui engrène avec une roue 22 calée sur un axe 23. Cet axe porte à son autre extrémité un engrenage coni- que 24 qui est en prise avec un autre engrenage conique 25 de plus grand diamètre fixé sur l'axe du cylindre 10 L'axe 23 est supporté par une tête de cheval 26 dont le centre d'articula- tion coïncide avec celui du cylindre 1.
Four varier la vitesse des cylindres alimentaires, on change la roue 21 pour une autre d'un nombre de dents supérieur ou inférieur suivant le cas, et âpres avoir ramené la tête de cheval 26 dans une position convenable pour assurer l'engrène-
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ment de la roue et de la viré, on 1'immobilisa au moyen du bou. lon 27 fixé au bâti. Une. coulisse 28 de la.tété de cheval 26 permet de la fixer dans toutes les positions convenables. ,
Il est bien évident que cette commande à vitesse variable pourrait être obtenue par d'autres combinaisons d'engrenages ou moyens mécaniques divers et que tout autre mode de réalisa- tion tombe dans le domaine de l'invention.
Pour la sortie des matières décortiquées, il est prévu un tablier sans fin incliné 29,(figure 1) commandé à faible vitesse et marchant dans le sens de la flèche F. Ce tablier peut être plein ou à claire-voie. A la partie inférieure et pour évacuer les déchets, on a disposé un autre tablier hori- zontal 30 cheminant dans le sens de la flèche F1.