<Desc/Clms Page number 1>
Isolateur à suspension avec chapeau et tige à capsule.
La présente invention a pour objet un isolateur à suspen - sion avec ohapeau et tige pourvue de capsule.
Dans sa réalisation qu'il a lieu de préférer, le nouvel isolateur se distingue par la forme sphéroïdale de son cha - peau, par la tête de sa cloche et par la tête de sa tige, le tout étudié en vue d'obtenir une efficacité maxima, spéciale - ment en ce qui concerne la perforation, en réalisant une grande et uniforme répartition du champ électrique entre la tige métallique centrale et le chapeau extérieur qui la coiffe, espaoe occupé par la tête de la cloche qui constitue le dié - leotrique.
Cette forme de réalisation est idéale et impossible à obtenir exactement en pratique pour des raisons évidentes ; cependant un bon isolateur de ce type doit autant que possible
<Desc/Clms Page number 2>
se rapprocher de cette forme idéale indiquée plus haut, ce qui évite en même temps tous les inconvénients qu'on rencontre dans la jonction des trois parties fondamentales précitées.
Ceci posé, la suite de la description va porter sur un isola - teur à chapeau et à tige selon la présente invention, isola - teur qui se rapproche le plus possible de la forme idéale rap - pelée plus haut. Il se distingue essentiellement par le fait que dans la cavité de la cloche prévue pour retenir la tige, on dispose tout d'abord une capsule élastique et plastique en matière réfractaire qui épouse la forme de cette cavité, et qu'ensuite on y fixe l'extrémité conique de la tige par cou - lage de métal K ou tout alliage métallique approprié.
Le rôle de cette capsule est principalement :
1 De permettre les dilatations thermiques de la tige.
2 De fonctionner comme cohibant réfractaire afin que l'alliage métallique servant à fixer la tige n'assujetisse pas pendant le coulage la porcelaine à une trop forte diffé - rence de température.
3 D'empêcher que les vibrations élastiques, se produi sant sur la tige puissent se répercuter jusqu'à la cloche i solante.
Les raisons qui justifient ces deux premières fonctions sont claires ; quant à la troisième fonction, il y a lieu de tenir compte que pour conserver inaltérée la forme des objets de porcelaine en tous genres, il faut que la cuisson se fas - se à une température bien inférieure à la température de fu - sion des matériaux dont cette porcelaine se compose. En effet, la porcelaine n'est pas formée d'une substance homogène mais bien d'une agglomération de composée minéraux amorphes et cristallins dispersés dans une pâte du même genre que celle du verre qui est le produit de la fusion du feldspath qui en fait partie.
On sait qu'à la température ordinaire (selon
<Desc/Clms Page number 3>
La Chatelier, " La silice et les silicates il, Paris, 1914, pages 240-241) tous les verres, sans aucuns exception, ont une tendance à prendre la forme cristalline parce qu'ils ne sont pas dans leur équilibre parfait à l'état amorphe ; en tenant compte que là où cette transformation a lieu se ren - dent inévitables des petites fêlures qui favorisent le vieil - lissement des isolateurs en poroelaine, il est évident que pour en assurer la durée il oonvient d'éviter que les isola - teurs aient à subir des vibrations après qu'ils ont été posés, puisque ces vibrations en accélèrent la cristallisation.
Il est absolument nécessaire par conséquent que pendant l'usage les isolateurs restent le plus possible immobiles afin qu' aux tensions intérieures dues aux différences de température n'ait pas à s'ajouter encore une autre cause de fêlures non moins à oraindre et de la perte conséquente du pouvoir dié - lectrique.
Voici donc briévement démontrée l'importance de l'appli - oation de la capsule susindiquée qui empêche totalement les vibrations au travers de la tige provoquées par le conduc - tour de la ligne.
L'originalité fondamentale de l'isolateur conforme àl' invention et d'autres originalités encore ressortiront avec plus d'évidence de la description qui va suivre faite en re - gard du dessin annexé qui représente l'invention simplement à titre d'exemple et dans une de ses formes de réalisation.
Dans ce dessin
La figure 1 montre en coupe longitudinale l'isolateur à chapeau et à tige dans sa forme idéale dont s'inspire l'objet de la présente invention.
La figure 2 montre deux isolateurs conformes à, l'inven - tion, montés en chaîe et dont l'un est représenté en coupe longitudinale.
<Desc/Clms Page number 4>
L'isolateur à chapeau et à tige dans sa forme idéale re - présentée en fig.l comporte une cloche I pourvue d'une tête T de forme spiroïdale destinée à être retenue dans le chapeau C et à maintenir dans sa cavité intérieure la tige P ; cette dernière est enfilée par son autre extrémité dans l'attache de l'autre isolateur placé au-dessous.
Dans le dessin la conformation qui permet de réaliser la meilleure distribution du champ électrique a été montrée.
En examinant parallèlement l'isolateur de la fig. 2 et celui de la fig.l, on trouve que le premier réalise construe- tivement et avec la plus grande précision le second. La cloche 1 retient la tête 4 de l'isolateur par le moyen d'une couche de ciment 8. Dans la cavité de la tête est disposée la capsu- le 5 en matière plastique, réfractaire et cohibante et on 1' introduit par l'ouverture 10 de la cavité grâce à sa défor - mabilité où elle reprend ensuite sa forme pour y épouser celle de la cavité en question pourvue d'un étranglement 11.
Le noyau central 7 qui constitue la tige P est obtenu en partant d'une barre de fer ou d'acier doux usinée au tour.
Sa tête 12 est substantiellement de forme tronconique mais cette conicité est réalisée par des gradins de diamètre décroissant afin d'annuler les pressions obliques. Pour rete- nir la tige 7 dans la cavité de la tête 4, on recourt à la couche 6 de l'alliage métallique " K " qui est fondu et coulé.
Ainsi qu'il a été dit au début de la présente descrip - tion, la capsule 5 sert à protéger des températures excessi - ves la matière isolante au moment de la fusion de l'alliage métallique et sert, en outre, et grâce sa déformabilité élastique, à éteindre les vibrations provoquées dans la tige 7 par le conducteur de la ligne. Cette capsule est graphitée avant d'être montée, tandis qu'on élimine les saillies et les angles vifs pouvant faciliter la formation de l'arc de
<Desc/Clms Page number 5>
décharge.
Naturellement, dans la pratique, en considération du fait que les cavités internes des éléments isolants ne sont pas toujours d'une exécution parfaite, on pourra trouver uti- le de façonner la capsule à l'intérieur de la cavité préci - tée en appliquant directement sur les parois de cette cavité un revêtement fait avec la matière qui a été indiquée plus haut, pour la préparation de la capsule, cette application pouvant être faite à la manière d'un enduit ou de toute autre manière propre à aboutir au même résultat.
C'est pourquoi les détails de conformation, de construc- tion et d'exécution, ainsi que les matériaux employés, les dimensions respectives des organes constitutif s, etc., de 1' objet de la présente invention pourront varier de nombreuses façons, sans cependant qu'on s'écarte du domaine de l'inven- tion.
EMI5.1
R T1 Y E N .D I C ,A, T I 0 1 .
Isolateur à suspension à chapeau et à tige caractérisé par un ou plusieurs des points suivants :
1 Dans la cavité de la cliche, susceptible de retenir la tige, on dispose d'abord une capsule élastique plastique et réfractaire épousant la forme de ladite cavité et on y fixe ensuite la tige par coulage d'un alliage métallique.
2 La capsule est façonnée à l'intérieur de la cavité de l'élément par application sur les parois de cette cavité d'un revêtement de matière réfractaire et élastique, cette application pouvant se faire à la manière d'un enduit ou de toute autre manière convenable.
3 La tête de la tige est de forme tronconique.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.