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Procédé de soudure à l'arc.
L'invention concerne un procédé de soudure à l'arc dans lequel au lieu d'utiliser un fil de soudure nu ou une électrode enrobée, on fait jaillir un arc directement entre les pièces à souder, à l'aide d'un corps semi-conducteur suffisamment conducteur pour assurer l'amorçage de l'arc,qui établit un contact conducteur entre les pièces à souder maintenues écartées par ce corps. Dans ce procédé, l'arc n'est que de courte durée et il importe que l'une des pièces soit amenée sur l'autre au moment requis.
Suivant l'invention, après l'amorçage de l'arc, le moment auquel les pièces à souder se touchent est déterminé par le fait qu'un support isolant, appelé à former le laitier, se déforme rapidement après l'amorçage de l'arc.
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L'invention est particulièrement intéressante pour assembler une pièce, une tige par exemple, à une plus grande pièce, une tôle par exemple. A cet effet, conformément à l'invention, la tige est posée sur un corps semi-conducteur qui, tout comme l'entourage à porter à fusion de l'extrémité de la tige, s'introduit dans le creux ménagé dans un support isolant appelé à former le laitier et l'arc s'amorce.
Un bon assemblage par soudure s'obtient lorsque le corps semiconducteur et le support isolant appelé à former le laitier, sont tous deux en'une masse inorganique, dégazée préalablement par un chauffage à la température de frittage. En général, le corps semi-conducteur formera aussi plus ou moins du laitier.
Comme 1' illustre l'exemple d'exécution donné ci- dessous, l'amorçage à l'aide du corps semi-conducteur permet de faire jaillir l'arc précisémentà l'endroit requis, tandis qu'on utilise le support isolant appelé à former le laitier pour éviter une trop grande extinction de l'arc, qui entraverait une bonne soudure des pièces. En outre, l'invention permet de régler la très courte durée de l'arc - 0,5 à 2 sec. - par un choix judicieux des dimensions du corps isolant appelé à former le laitier, ce qui rend superflue l'utilisation d'un dispositif de réglage plus ou moins compliqué.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
Sur la Fig. 1, la tige 1 doit être soudée à la tôle 2. Une vis 4 fixe la tige dans la douille 3, en laiton par exemple. La douille 3 est soumise à l'effet d'un ressort qui agit dans le sens de la flèche. L'extrémité à souder de la tige 1 repose sur le corps semi-conducteur 5 qui est entouré d'un
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corps isolant 6 destiné à former le laitier ; la fusion du corps semi-conducteur 5, la douille 3 repose temporairement sur le corps isolant 6. Le corps semi-conducteur 5 peut avoir la composition en poids suivante: 54% de fer pulvérulent, 6% de ferro-manganèse (80% de Mn), de ferrosilicium (45% de Si) et de ferrotitane (25% de Ti), 13% de carbonate de calcium, 13% de fluorure de calcium et 14% de bentonite .
Le corps isolant 6 peut contenir en poids: 14% de ferro-manganèse (80% de Mn), de ferrosilicium (45% de Si) et de ferrotitane (25% de Ti), 31% de carbonate de calcium, 31% de fluorure de calcium et 24% de bentonite. Les corps 5 et 6 ont été dégazés préalablement par un chauffage à la température de frittage de 900 C, à l'abri de l'air. La tige 1 et la tôle 2 étant branchées sur l'enroulement secondaire d'un transformateur de soudure, l'arc s'amorce par l'intermédiaire du corps semi-conducteur 5 et jaillit rapidement entre les points de contact de la tige @ 1 et la tôle 2 d'une part et le corps 5 d'autre part.
Le corps 5 et partiellement le corps 6 entrent successivement en fusion et au moment où le corps 6 est suffisammentdéformé, c'est- à-dire après 1 sec. environ, le ressort pousse la tige 1 sur la tôle 2 et la courant d'arc devient un courant de court- circuit qui peut alors être coupé.
Il y a lieu de noter qu'en général, la forme d'exé- cution dans laquelle l'organe auxiliaire est constitué par une douille permettant la fixation de la tige, donne les meilleurs résultats. L'assemblage de la tige et du support mentionnés peut s'obtenir aussi en munissant la tige d'une partie en saillie, une surépaisseur par exemple, par laquelle elle appuie sur le support.
Il y a lieu de noter encore qu'en cas d'emploi d'un organe auxiliairepour maintenir.en place temporairement
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l'une des pièces à souder, il n'est pas toujours nécessaire de prévoir entre les pièces une masse inorganique en deux parties, bien que cette combinaison mérite la préférence.
C'est ainsi que sur la Fig. 2. on a prévu, entre la tige 7 et la tôle 8, un corps semi-conducteur, 9, appelé à former le laitier, dont la composition est la même que celle du corps 5 décrit ci-dessus. Sur la douille 10, munie d'une vis de serrage 11, agit un ressort. Cette douille repose sur, le corps 9 dont les dimensions déterminent le moment auquel, par suite de la fusion du corps 9, celui-ci ne supporte plus la douille 10 et la tige 7 et auquel cette tige est assemblée à la tôle 8.