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Ruban à pointes ou à racloirs pour le travail de matières'fi- breuses dans les machines textiles, les machines à étaler le tabac,etc.
On connaît le mode d'établissement de cylindres garnis de pointes ou de racloirs pour les machines textiles, les ma- chines à étaler le tabac etc. consistant à garnir un cylindre métallique, sur tout son pourtour, de pointes ou de racloirs.
De telles formes d'exécution présentent cet inconvénient qu' elles sont d'une confection coûteuse et que l'échange des poin- tes ou racloirs en cas de rupture etc, est difficile. D'autre part, on connaît 'le procédé consistant à monter sur un noyau de cylindre métallique un ruban garni de pointes ou de racloirs.
Dans ce cas, le ruban est généralement en cuir, plus rarement en un tissu tissé ou à mailles. Mais ce procédé présente cet inconvénient que le ruban est, par suite de l'humidité, soumis
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à des modifications qui agissent d'une manière défavorable sur le travail de la matière fibreuse, abstraction faite de ce que de telles modifications nuisent à la bonne position du ruban sur le noyau du cylindre. Il est alors souvent impossible de former sur le cylindre une couche uniforme des matières fibreu- ses, par exemple du tabac; or, cette couche uniforme est sou- vent déterminante pour le traitement ultérieur de la matière fibreuse.
Le nouveau ruban à pointes ou à racloirs d'après l'inven- tion consiste en un ruban métallique flexible (par exemple un ruban d'acier) auquel les pointes ou racloirs sont fixés par vissage, par soudure avec ou sans apport de métal etc. Un tel ruban n'est soumis à aucune modification par suite de l'huraidi- té ou pour une autre cause analogue. Il peut être tendu sur le noyau du cylindre de manière à rester bien en place, et son échange est facile à effectuer. On peut aussi, sur ce ruban, échanger aisément les diverses pointes . Il est particulière- ment avantageux de faire le ruban, avec les pointes, en un métal inoxydable, en particulier en acier inoxydable.
Dans ce cas, on n'augmente pas seulement la longévité du ruban,mais on évite, avant toutes choses, un endommagement de la matière fibreu- se par suite de la formation de rouille.
On établit avantageusement les pointes ou racloirs de ma- nière que les pointes soient formées deux à deux par les extré- mités des branches d'un porte-pointes en forme d'U, dont les branches pointues sont passées à travers des trous convenables du ruban métallique et dont les traverses sont fixées au dos du ruban par soudure ou d'une manière analogue.
Les traverses sont en forme de V afin de fournir une plus grande surface d'appui. On monte une ou plusieurs bandes les unes à côté des autres sur le noyau du cylindre en reliant une extrémité de la bande au cylindre par des chevilles et l'autre
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extrémité par des vis de serrage. Les joints des diverses bandes sont utilement décalés entre eux.
L'invention est illustrée par les figures du dessin ci- joint, qui se rapportent à deux formes d'exécution d'un cylin dre à pointes pour les machines à étaler le tabac.
Les figs.1-3 se rapportent à l'une des formes d'exécution:'
Les figs.4-7 se rapportent à l'autre forme d'exécution.
Au sujet de la réalisation d'après les figs.1-3, il y a lieu de dire ce qui suit :
Le ruban a est fait en acier flexible. Les pointes b sont enfoncées dans des trous ± du ruban et reliées solidement au ruban d'acier par des points de soudure.
La fig.l est une vue de dessus.
La fig.2 est une vue de côté.
La fig.3 est une vue de dessous.
En ce qui concerne la forme d'exécution d'après les figs.
4-7, il y a lieu de dire ce qui suit :
Le ruban de revêtement a est un ruban mince et flexible en acier inoxydable. Dans ce ruban sont prévus, à des inter- valles convenables, des trous ± disposés en rangées convenables.
Ces trous sont traversés par les pointes b de corps à pointes en forme d'U. Ces corps à pointes sont également faits en acier inoxydable. Les traverses d de ces corps à pointes en forme d'U s'appliquent, en cela, contre la face inférieure du ruban, et elles sont ici reliées au ruban par soudure.
Pour augmenter la surface d'appui, on donne aux traverses des corps à pointes en forme d'U la forme d'un V.
On monte le ruban muni des pointes sur le corps de cylindrée e, et on juxtapose naturellement un nombre de rubans correspon- dant à la largeur du cylindre.
On traite la surface supérieure a' de ces rubans a par une machine à jet de sable ou d'une manière analogue, afin que les
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particules de tabac ne puissent pas glisser sur la surface lisse en elle-même du ruban.
Ainsi qu'on le voit sur la fig.7, l'une des extrémités du ruban est fixée sur le corps de cylindre e par une cheville f.
L'autre extrémité du ruban est pourvue de trous qu'on fait traverser par des vis h à tête conique. Il faut veiller, en cela, à ce que les trous prévus dans le ruban a soient dispo- sés de manière que, lors de l'introduction des vis h, les ex- trémités du ruban soient attirées l'une contre l'autre, à 1' endroit de jonction, par la tête conique de ces vis.
Il est encore à remarquer que les trous taraudés pour les vis h sont répartis sur la périphérie du corps de cylindre e de manière que lesjoints des rubans de revêtement soient déca- lés entre eux.
Le nouveau revêtement ne subit aucune modification sous l'influence de l' humidité et il n'y a pas non plus de formation nuisible de rouille. Il permet d'échanger directement les corps à pointes en forme d'U devenus défectueux.
R E V E N D i C A T I 0 N S .
1. Ruban à pointes ou racloirs pour le travail de matières fibreuses dans les machines textiles, les machines à étaler le tabac etc., caractérisé, en ce que le ruban est une bande de métal continue et flexible, sur laquelle les pointes ou les ra- cloirs sont fixés par soudure avec ou sans apport de métal, par vissage etc.