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Procédé et moyens destinés à la transmission des signes optiques et images ainsi qu'à la télévision
La présente invention concerne la conversion des fluctuations qui surviennent dans l'intensité lumineuse,en impulsions de courant de différentes durées, et bien que n'é- tant pas nécessairement limitée à cette application,elle est d'un appoint particulièrement précieux pour la trans- mission à grande distance,des images en demi-ton,afin d'en obtenir directement au côté de la réception par réunion avec une cellule à la lumière électrique et même par des méthodes simples,par exemple,celles électro-chimiques pour la transposition des reproductions rendant tout à fait fidèlement,les nuances et des reproductions d'images en y
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maintenant la gradation correcte.
pour
Jusqu'à présent, l'on sait que,/tous les systèmes transmetteurs d'images, où il est fait application, au cô- té de la réception, d'une méthode d'inscription qui ne réa- git pas sous la modulation d'intensité, a'est- à-dire qui n'est capable de reproduire que du noir sur blanc, la trans- mission d'images en demi-tons n'est possible que par voie détournée, en recourant à une décomposition avec intervention d'un réseau. Les réactions électro- chimiques connues qui viennent en application dans la télégraphie des images n'ont pas la propriété de réagir dans la mesure correcte par les fluctuations de courant, parce que l'intensité de leur coloration ne suit pas un cours proportionné l'in- tensité des impulsions de courant reçues.
Il n'y a que les différents modes de réception avec transcription photogra- phique qui réagissent à ces fluctuations de l'intensité.
Quand il y a une décomposition par réseau comme c'est le cas par exemple, pour une image en demi-ton décomposée en impulsions de noir sur blanc, et prise sott mécaniquement selon la méthode télé-autographique, soit par l'action d'une cellule de lumière électrique, il se produit des impulsions @ dorées' @ de courant qui ont la même intensité, mais des/différentes, suivant la clarté de l'endroit de l'image en cause.
On aonnait également une disposition au moyen &e laquelle les courants variables doivent être transformés en impulsions de courant secondaires ayant absolument ou ap- proximativement la même intensité les unes que les autres, mais de caractère variable quant à la durée, et cela, de façon à ce que ce caractère de durée constitue une mesure pour apprécier l'intensité de ces courante variables. A cette fin l'on recourt, d'après la présente disposition, à l'emploi de rayons lumineux contrôlés en combinaison avec des organes intermédiaires mécaniques et optiques tels qus
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des disques-écrans au des cylindres, et des miroirs action- nés par des galvanomètres à cordes, et ainsi de suite.
Partant de cette considération qu'une capacité se- rait, à intervalles de temps constants, chargée à une certai- ne tension par un dispositif approprié et que la décharge se- rait soumise au contrôle, par exemple, d'une résistance in- fluencée par les points clairs de l'image, la conversion en à-coups de courant de durées différentes,des fluctuations de résistance ou d'intensité de courant produites en corres- pondance avec les valeurs de clarté des éléments d'image tou- chés se réalise, suivant l'invention par le fait de mettre une source de tension d'action périodique en liaison avec des moyens électriques de nature telle qu'ils permettent de retarder l'amplification et la chute du coàrs des courants, tels que des.capacités,des résistances,
des dispositifs dont la caractéristique de tension de courant n'est pas linéaire, et ainsi de suite.
Les avantages de l'invention comparativement au pro- cédé connu réalisant une transformation des courants varia- bles en impulsions de courant de différentes durées par l'ef- fet de rayons lumineux sous contrôle, résident avant tout dans le fait que, selon l'invention, l'on évite d'avoir recours à des organes intermédiaires coûteux de nature op- tique et mécanique,et,par le fait même, on s'assure en première ligne une absolue sûreté de fonctionnement.
C'est ainsi, par exemple, qu'une cellule à lumière électrique garantira un cours des opérations déterminée de façon bien nette par les composantes employées, et ne dépendant pas des influences extérieures, cours d'opérations qui garantira une absolue sûreté de fonctionnement. outre cela,il n'est plus nécessaire, grâce à la disposition conforme à cette inven- 'ion et avec les courants obtenus par la touche, d'avoir encore à contrôler un relais pour la lumière, puis de faire
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agir de nouveau ces rayons lumineux, déjà sous contrôle se- oondaire, sur un organe impressionnaple par la lumière,pour obtenir l'effet désiré.
Il s'ensuit que la disposition con- forme à l'invention est, aussi bien sous le rapport de la technique du couplage qu'au point de vue des moyens employas, tout-à-fait différente des dispositifs connus, et que,du fait d'être essentiellement plus simple elle.est aussi d'un fonctionnement plus sur. En travaillant selon, le prooédé de l'invention, il ne tient qu'à l'opérateur de faire varier à son gré, par un choix convenable,.des dispositifs éleatri- quesatsai bien la durée absolue des impulsions considérées individuellement que la longueur relative de ces impulsions l'une par rapport à l'autre.
Exposons, à titre d'exemple, le schéma d'une forme d'exécution quant à son mode de fonctionnement. Etant donnée une cellule à lumière électrique Z, oelle-oi est, de la fa- çon indiquée, mise en liaison avec la grille G d'un tube amplificateur V. Il est encore prévu, en outre, le balai B adjoint à la grille du tube et exerçant son frottement sur un disque de contact K. Quand ce dernier tourne, la grille G et le revêtement de la cellule à lumière électrique Z reçoi- vent une charge négative venant de la batterie B1: ce qui se répète toujours quand un contact du dusque K passe en frot- tant sur le balai B. Si la cellale à lumière électrique Z @ n'est pas éclairée,il ne passera aucun courant dans le circuit anodique du tube amplificateur V, en raison de la tension négative de la grille.
Mais cet état de choses change immé- diatement lorsque la cellule Z s'illumine, et il peut se pré- senter alors différents cas: Si l'on a judicieusement choisi la batterie B1 et la capacité commune de la grille G et de la cellule à lumière électrique Z il est possible d'obtenir une mise au point telle que,à l'état de repos, et la cellule étant obscure,la tension de grille ne descendra jamais à tel
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point que,dans l'espace de temps compris entre deux arrivées en contact,on courant puisse passer dans le circuit anodique du tube amplificateur V par le balai et le contact.
Mais si la cellule S'illumine, Sa résistance baissera en proportion de l'éolairement. et la décharge du groupe de grille s'effectuera en an laps de temps plus court que celui déterminé entre deux mises en charge par la vitesse du disque de contact k.
Ainsi donc,la tension de la grille et dès lors, le courant passant dans le circuit anodique du tube amplificateur ?,varieront en correspondance avec l'éclairement de la cellule Z et cela.de façon telle qu'exposée en fig.3. Sur l'axe des abcisses, on a porte les temps;les ordonnées représentent les tensions telles qu'elles se produisent sur la.grille; + désigne les intervalles de temps,toujours les mêmes existant entre les mises en charge; pour plus de simplicité,on a supposé que ces dernières sont effectuées instantanément.immédiatement après .une mise en charge,latension B1 sera atteinte et &lors, commencera la décharge,laquelle suivra son cours d'après la fonction exponentielle généralement connue,et représentée par la courbe ici tracée.
Au bout du laps de temps T, la mise en suivante ' chargea se fera puis le même jeu se répétera etc. La forme de la courbe ne dépend,si par ailleurs les constantes restent les marnes que de la clarté, c'est-à-dire de la résistance de la cellule à la lumière électrique,et c'est par cela que le degré d'accroissement de la tension est fixé. Dans la fig.3, l'on a tracé plusieurs courbes en corrélation avec différen- tes résistances de décharge,c'est à-dire pour différents éclairements de la cellule Z.
La ligne allant de B1 à P1 correspond à un éclairement intense; la ligne allant de B1 à P2 correspond à un faible éclairement tandis que,quand la cellule est obscure,la tension,généralement parlant, ne monte pays jusqu'à un degré auquel il pourrait passer du courant dans le circuit anodique. En supposant que,pour une tension de
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grille o,un doarant anodique se mette à passer,il se produira des impulsions correspondant à la forme représentée par les parties hachurées de la surface. Ainsi donc,abstraction faite du trajet circulaire qui est d'ailleurs celui exclusive- ment recherché,l'on obtient des signes de différentes durées conformes à la clarté de l'endroit de l'image qui est touché et se répétant toujours l'un après l'autre,à des intervalles de temps égaux.
La fig.2 fait voir en une forme d'exécution pratique,les couplages additionnels qui sont nécessaires pour réaliser les conditions de travail correctes: le condensateur C pour faire varier la capacité à charger; en outre,la batterie B2 qui ,à proprement parler ne sert qu'à augmenter la sensibilité de la cellule à lumière électrique,c'est-à-dire à permettre le passage à une zone de travail plus favorable ainsi que la résistance R de grandeur appropriée ,par l'action de laquelle la mise en charge se fait non pas instantanément,mais à peu près de la façon indiquée par la ligne à traits interrompus L dans la fig.3. En recourait à cette mesure,on obtient des images d'un aspect bien plus uni et plas engageant,
La mise en charge qui se pépète par intervalles de tempe constants peut être réalisée comme indiquée, au moyen d'un dispositif à rotation à raison du nombre de tours et du nombre de segments de contact appropriés oa bien par exemple, par le concours d'un dispositif oscillatoire approprié qai serait à auto-excitation.
Le temps T compris entre les mises en charge sera,avec avantage,choisi de façon à ce que,par rapport à la vitesse périphérique du cylindre de l'émission ou de celui de la réception,on arrive dans les grandeurs de l'ordre des écartements entre les lignes du réseau,comme cela se pratique, normalement, dans la technique de l'impression.
par la fréquence de ces mises en charge et le choix'ainsi impliqué,de la capacité,de la tension,etc.,l'on peut arriver
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à n'importe quel degré voulu de finesse,et en outre,on peut influer aussi sur la gradation des images par une mise au point appropriée c'est-à-dire que,au gré de l'opérateur,les images peuvent être rendues plus douces ou plus dures,chose désirable pour permettre également l'emploi de postes émetteurs ne répondant pas bien aux circonstances.
Il est clair que les dispositifs employés jusqu'à présent ne peuvent,étant donné leur montage tel qu'opéré jus- qu'ici, venir en cause pour une mise en exécution du procédé décrit plus haut,mais aussi que n'importe quel dispositif syntonisé pour l'accomplissement du dit procédé doit (non pas au point de vue de ses éléments déjà connus individuellement mais de par sa disposition d'ensemble) tomber dans le domaine de la présente invention.