Installation de télévision électrique. La présente invention concerne les in s- tallations de télévision électrique, dans les quelles les éléments de l'image à transmettre sont analysés successivement dans le temps.
Les installations connues de ce genre sont toutes basées sur un procédé consistant à im pressionner l'émetteur successivement et d'une manière continue avec les différents points de l'objet, dont l'image doit être transmise, à l'aide d'une opération de ba layage consistant à parcourir l'objet d'un point au point voisin sur la même ligne d'ex ploration d'une façon continue et graduelle. On n'émet donc pas, à proprement parler, un signal pour chaque point, mais un signal pour chaque ligne d'exploration, -ce signal étant soumis à des variations continues dans le temps, traduisant les variations d'éclaire ment le long de la ligne d'exploration.
Cette modulation continue d'un signal correspondant à chaque ligne d'exploration présente un très grave inconvénient qui est le suivant: On sait qu'une onde de fréquence F, mo dulée à la fréquence f, donne des oscillations de fréquence F i- f et F - f; si la fréquence <I>f</I> varie de 0<I>à<B>f</B>,</I> la modulation donnera nais sance à deux bandes de fréquences symétri ques par rapport à F s'étendant de F à F -f- yf' et de F -à F -<B>f</B>.
En télévision, la lar geur de -ces bandes de fréquence est très grande, surtout lorsque l'on veut avoir une très grande vitesse -d'exploration, ce qui est en particulier nécessaire pour transmettre -des images se succédant rapidement, celles d'un film cinématographique par exemple.
En ef fet, l'intensité d'éclairement de la cellule et par suite .celle du courant modulant l'onde porteuse, varie :d'une façon non périodique, parfois relativement lente, si l'exploration parcourt sur l'image une grande plage d'é clairement uniforme, et parfois très brusque, si deux éléments consécutifs de l'image sont, l'un très sombre, l'autre très clair; la loi de variation du courant sera alors très compli quée et, ,si l'on veut exprimer cette loi par des fonctions sinusoïdales simples au moyen de la série de Fourier, les harmoniques élevés comme les harmoniques bas joueront un rôle important.
Alors qu'en radiotéléphonie (les fré- quenees émises d'ordre acoustique ne -dé passant guère 5000 cycles), l'étendue If--f' à F -j- <B><I>f</I></B> est suffisamment faible pour que l'an puisse recevoir ces deux bandes<B>fit</B> fré quences tout en ayant une bonne résonance, en télévision au contraire, par suite des rai sons exposées ci-dessus, on voit que, d'une part, le poste émetteur émettra des ondes dont la fréquence variera dans de très larges li mites et pourra troubler les communications de postes voisins, d'autre part,
on devra avoir des postes récepteurs accordés pour recevoir des ondes dont la fréquence est comprise dans ces limites très étendues et qui verront leur réception troublée par les ondes émises par d'autres postes.
L'installation, faisant l'objet -de la pré sente invention, a pour but -de supprimer l'in convénient exposé ci-dessus. Elle est caracté risée par le fait que l'émetteur comporte -des moyens par lesquels l'onde émise a sa modu lation périodiquement et brusquement modi fiée pendant une partie -de la durée correspon- dant à. la transmission de chaque élément, l'émetteur et le récepteur étant, en outre, rendus à la fois suffisamment résonants et suffisamment amortis au moyen d'organes appropriés.
L'émission se trouve ainsi scandée à une fréquence bien définie qui déterminera le nombre -d'éléments distincts que l'on trans mettra par seconde. Ce scandage peut se faire, soit sur le circuit lumineux, soit sur le circuit électrique de l'émetteur, par exemple, par des moyens qui seront détaillés au cours de la description et les avantages de ce mode d'é mission peuvent être expliqués de la manière suivante:
si la courbe de la fig. 1 représente, par exemple, les variations en fonetion du temps <I>t</I> de l'intensité<I>I</I> -du courant de la cel lule photoélectrique et si les longueurs 0A1, <I>Al A=,</I> etc., représentent le temps -d'explora tion d'un élément, dans le cas du scandage point par point, ce courant n'agira que pen dant des temps <I>OB,</I> A,B1, etc.
.Si ce courant sert à moduler une onde porteuse, on voit sur la fig. 2 comment va riera l'amplitude -de cette onde; on voit que, de 0 en B, l'amplitude de l'onde porteuse aura une grande valeur, proportionnelle à celle .du courant modulant, ensuite, -cette amplitude tombera rapidement tendant vers un état sta tionnaire, caractérisé par la valeur constante OC (qui pourrait être nulle), jusqu'au temps 0-111, où l'amplitude augmentera de nouveau pour retomber ensuite à la valeur OC, à peu près au temps 0B1 et ainsi de suite.
Il y a lieu de remarquer qu'il est nécessaire, pour que ces brusques augmentations et diminu tions de l'amplitude de l'oscillation émise puissent avoir lieu, que les circuits oscillants de l'émetteur reviennent très rapidement au repos lorsqu'on interrompra le courant qui les excite, c'est-à-dire que ces circuits soient très amortis, ce qui veut dire qu'ils aient une faible constante de temps; au poste récepteur, ces signaux agiront sur les circuits oscillants à, la façon d'une sorte de percussion, analogue à celle que produit l'arrivée d'un parasite at mosphérique;
le poste récepteur pourra: être réglé sur la fréquence de l'onde porteuse et avec une grande sélectivité.
Le scaudage étant obtenu dans un étage quelconque -de l'émetteur, on veillera, comme il a été dit plus haut, à ce que tous les cir cuits qui suivent .cet étage, jusqu'au dernier qui est l'aérien (ou le dispositif de couplage à une ligne s'il s'agit de transmission par cou rant porteur) soient suffisamment amortis pour bien suivre les variations du courant à la fréquence de seandage. Si cette condition est remplie, on peut, sans aucun inconvénient pour la qualité de l'image à la réception, fil trer avec des circuits résonants et amorti. dont le détail sera donné plus loin à propos des récepteurs,
de façon à réduire à un ni- veau, non pas tout à. fait nul, mais négligea ble, l'énergie émise sur les fréquences autres que celles de la bande de fréquence allouée pour la transmission. Dans ces conditions, la modulation réellement émise ne sera pas ri- boureusement semblable à la modulation fournie par la cellule et scandée ensuite, mais, grâce à l'amortissement des circuits, elle cn aura, conservé ies deux proprietés essen tielles, savoir:
le caractère scandé, avec -an aeciderit brusque à chaque point, et -,.me aiii- plituck moyenne entre chaque accident brus que proportionnelle à l'éclairenieili; du point à transmettre.
Ceci est évidemment nécessaire et suffisant à une bonne transmission de télé- vision et l'on est bien parvenu ainsi à: éviter de brouiller les émission:; voisines en encom- brant une bande de fréquence exab,'#rée. Des essais étendus faits sur un pote éïnettcur de ?0 htv. ont du reste montré l',exa@etitude de ces vues.
Le poste récepteur fonctionnera parfaite ment sous les conditions ci-après: pour (lue les courants résultant des signaux successifs émis pendant les temps<B>OR,</B> A,B,, A@B,, <I>etc.,</I> soient parfaitement indépendants, il ost né cessaire que ce récepteur puisse reprendre sen- iblenient son régime de repos, entre deux si gnaux successifs. Pour cela, il faut que l'a mortissement soit très grand ou, autrement dit, que sa constante de temps soit très petite.
On sait, en effet, que l'amplitude d'une as- cillation amortie dans un circuit oscillant sim ple, ou circuit-bouchon, est .de la forme:
EMI0003.0038
f<B>(1)</B> étant une fonction périodique et e la base (les logarithmes Népériens; T est ce qu'on appelle la constante de temps, c'est le temps au bout duquel l'amplitude initiale sera réduite à
EMI0003.0041
D'autre part, avec un ciicuit simple ou circuit bouchon, l'amplitude des oscillations forcées provoquées par une émission de fré quence f varie avec cette fréquence et peut être représentée, en fonction de ladite fré quence, par la courbe connue de résonance:
comme on le sait, cette courbe est en forme de cloche (fig. 3) présentant un maximum lorsque la fréquence de l'oscillation reçue est égale à la fréquence propre fo du circuit.
La sélectivité d'un tel circuit dépend de l'é cartement plus ou moins grand :des branches 1VIP et ITIP' de la courbe; on peut, par exem ple, la. mesurer par la différence entre les fré quences f" et f<B>\</B> pour lesquelles l'amplitude est égale à la moitié de l'amplitude maxima; cette différence est parfois appelée "largeur de la bande passante" et l'on sait que cette largeur varie en raison inverse -de la cons tante de temps du circuit bouchon. .
Si donc on veut avoir un poste très sélec tif, cette bande devra être très étroite, c'est- à-dire que la constante :de temps devra être très brande: or, on vient de voir plus haut qu'il est nécessaire de la diminuer; il y a là deux conditions en apparence contradictoires qui nécessitent l'emploi -de circuits spéciaux, qui seront -décrits ultérieurement.
Divers moyens peuvent être employés pour produire la. brusque modification de la modulation pendant les temps BAi, B,A.,, etc. D'une façon générale, si l'on considère la chaîne des opérations qui donnent lieu à l'é mission d'un signal, soit l'analyse lumineuse d'un objet, la transformation du signal lumi neux en courant électrique, l'amplification de ce courant, son application à un dispositif des tiné à moduler l'onde porteuse, la production de la porteuse elle-même par un dispositif oscillateur et amplificateur,
il est facile de comprendre que la brusque modification de la modulation peut s'appliquer à l'une quel conque des opérations de cette cha"ine.
A titre d'exemples, on a décrit ci-dessous et rPpré,#enté au dessin annexé quelques for mes d'exécution -de l'invention.
Les fib. 1, 2 et 3 sont, comme dit plus haut, des figures purement théoriques expli quant le principe de l'installation; , La fib. 4 représente schématiquement un dispositif mécanique permettant de faire le scandage sur le faisceau lumineux; La fig. â en est -un détail à plus brande échelle; La fi-.
G est un schéma -d'un poste émet teur, .dans lequel le scandage est fait électri quement; La fi-. 7 est le schéma d'ensemble d'une installation comprenant un poste émetteur, quelque peu différent de celui -de la fig. 6, le scandage se faisant à un autre point du cir cuit électrique, et d'un poste récepteur; La fig. 8 représente un .dispositif permet tant d'assurer le synchronisme entre les deux postes; La fi-. 9 est un schéma des dispositifs de couplage;
Les fig. 10 et<B>Il</B> concernent l'adaptation d'un récepteur de télévision suivant l'inven tion à l'écoute radio-téléphonique ou télégra phique.
Dans le dispositif -de la fig. 4, l'image 1 est éclairée par un faisceau -de lumière paral lèle provenant d'une source lumineuse 2, ayant traversé les lentilles 3 et 3', ce faisceau rencontre entre 3 et 3' deux .disques parallèles 4 et 5, tournant autour d'axes décalés 6 et 7 à -des vitesses différentes. Ces disques sont percés chacun de fentes circulaires distinctes décalées les unes par rapport aux autres, de façon à former une sorte :de spirale.
Les lentes du disque 5 se succèdent l'une à l'autre sans interruption, c'est-à-dire qu'elles ne présentent l'une par rapport à l'au tre qu'un décalage radial, le rayon de l'arc de cercle limitant une fente -du côté du centre étant égal à celui de l'arc de .cercle limitant la fente suivante du côté -de la périphérie du disque. Les fentes :du disque 4 sont, en outre, disposées -de telle sorte que le rayon limitant une dé ces fentes fasse un certain angle avec le rayon limitant la fente suivante, de sorte qu'il reste sur le disque 4 des secteurs<B>Il</B> com plètement opaques séparant les diverses fentes 9, 10....
Le disque 4 fait un tour entier pendant que le -disque 5 avance -de l'angle sous-tendu par une de ses fentes, les spirales des deux disques étant tracées de manière à se couper orthogonalement pendant la rotation -des dis ques. Le fonctionnement du dispositif est le suivant: tous les rayons lumineux sont arrê tés par les deux disques, sauf l'étroit faisceau de rayons qui passe par les deux fentes 8 et 9 qui se trouvent, à l'instant considéré, en regard l'une de l'autre.
On supposera, pour fixer les idées, qu'au point de croisement des fentes, la fente 8 du disque 5 est sensiblement verticale, et que la fente 9 du disque 4 est sensiblement horizon tale.
Si le disque 4 était enlevé, les rayons lu mineux passant par la fente 8, éclaireraient une bande 8' -de l'image; lorsque. le disque 4 est en place, seule une petite région 9' de la bande 8' sera éclairée à travers la fente 9, et cette région 9' constituera un élément -de dé composition de l'image. On voit que, lorsque les disques tournent avec les vitesses de rota tion indiquées, pendant un tour du disque 4, ce sera toujours la même fente du disque 5 qui permettra le passage de la lumière, et "celle- ci éclairera successivement les -divers élé ments de la bande 8', au fur et à mesure que les fentes .du disque 4 croiseront la fente 8.
On voit également que, les fentes étant orthogonales, tant que la lumière passera par les deux mêmes fentes 8 et 9, ce sera le même élément 9' qui sera éclairé, et, d'autre part, qu'entre l'éclairement -de deux éléments successifs 9' et 10', il y aura un intervalle d'obscurité dû au passage du secteur opaque devant la fente 8.
Les éléments transmis seront donc des points voisins les uns des autres sur l'image 1 et leur transmission sera décalée dans le temps.
D'autres procédés pourront être employés pour produire l'exploration lumineuse inter- mittente -de l'image, on pourra, par exemple, utiliser un .dispositif connu quelconque d'ana lyse continue et prendre une source de lu mière intermittente, par exemple une 'Lampe à gaz luminescente alimentée en courant al ternatif, à 1a fréquence qui correspond au nombre d'éléments à transmettre par seconde.
On pourra également, avec le même dispositif d'analyse continu, placer sur le trajet des rayons lumineux, avant ou après l'image, un disque percé de fentes et tournant à une vi tesse convenable pour produire, à la fréquence voulue, les interruptions de lumière.
Toutefois, la réalisation des dispositifs mécaniques présente de sérieuses difficultés ,gin raison -des grandes vitesses de rotation à -atteindre et à maintenir constantes pour les disques;
il est préférable d'avoir recours à des dispositifs purement électriques, soit un dispositif dans lequeï l'éclairage et l'explora tion de l'image seraient faits par -des disposi tifs connus tels que la roue :de Nipkow ou celle de Weiller, les interruptions portant sur le courant de la cellule photoélectrique ou au besoin sur celui de l'onde porteuse.
La fig. 6 schématique montre un disposi tif .de -ce genre.
Le poste émetteur représenté sur cette fig. 6 comprend plusieurs lampes à trois élec trodes dont, pour plus -de simplicité, on n'a pas représenté les circuits -de chauffage, d'a limentation, et certains circuits de filtrage sur les fils d'alimentation.
La source lumineuse 12 fournit un fais ceau dont une partie passe à travers le trou d'un disque de Nipkow 13, l'image de ce trou se formant à, l'aide d'un système optique 14 sur l'objet 15, dont on veut transmettre l'image. La lumière diffusée par 15 agit sur la cellule photoélectrique 16, qui, à son tour, agit sur un groupe d'amplificatrices basse fréquence 17, dont la dernière module, par contrôle d'anode, la lampe 18 excitée directe ment par l'onde porteuse fournie par l'oscilla teur 19. On envoie donc sur la grille de la lampe 20 un signal modulé tout,à fait comme dans une émission de télévision classique.
Mais la brille -de la lampe 20, fortement pola risé e, de manière qu'aucun courant -de plaque ne passe au repos, subit en outre les impul sions produites par une hétérodyne 21., dont la fréquence est égale au nombre d'éléments à transmettre par seconde; le courant de la lampe 20, qui aura lieu pendant une partie seulement de la période de l'hétérodyne 21, sera donc scandé de cette manière et le -cou- rani envoyé à l'antenne 22 sera doue un cou rant modulé scandé.
La fig. 7 représente schématiquement une installation complète comportant, en haut, un poste.d'émisaion, quelque peu .différent :du précédent en ce sens que le scanda.ge est pro duit, comme on le verra, à un autre point de la chaîne .des organes, et en bas le poste ré cepteur.
Au poste d'émission se trouve er_core une cellule photoélectrique 23, qui est excitée par la lumière diffusée par l'objet .dont on transmet l'image. Cette cellule 23 agit sur l'amplificateur basse fréquence 24. La lampe 26 est une hétérodyne qui fournit la fré quence de scandage, par exemple 100.000 cy cles, qui est modulée par contrôle d'anode par la. lampe 25; la fréquence 100.000 modulée est amplifiée par la lampe 27.
La lampe 28, dont la grille -est fortement polarisée, ne donne un courant plaque que lorsque les al ternances fournies par 27 sont positives; la lampe 28 fournit .donc, par ce moyen, un -cou rant de plaque scandé, lequel, par contrôle d'anode, module l'émetteur supposé schéma tiquement réduit à une seule lampe 29.
Le poste récepteur comprend une an tenne 30, une lampe bigrille 31, changeuse de fréquence, -dont une grille est excitée par l'antenne 30, tandis que l'autre grille est couplée -à l'anode, de manière à engrendrer une oscillation hétérodyne, un amplificateur 32 de la fréquence secondaire créée par 31, une détectrice 33 et un amplificateur basse fréquence 34.
Les courants sortant de cet amplificateur actionnent une lampe luminescente à gaz 35 qui produit ainsi un éclairement qui, à cha que instant, est proportionnel à l'éclairement du point eorrespondant -de l'objet sur lequel se forme l'image -d'un trou de la roue ,de Nipkow du poste d'émission.
Il suffit, pour voir l'image de l'objet, que l'observateur 36 regarde cette lampe 35, à travers une roue de Nipkow 37., identique à celle du poste transmetteur et tournant syn chroniquement avec @eelle-ci. Le maintien -du synchronisme entre le poste transmetteur et le poste récepteur est un problème très important; la fi-. 8 montre un dispositif destiné à le résoudre.
A chaque tour .de la roue du poste émet teur, un .courant beaucoup plus intense que celui servant à la transmission -de l'image est créé au poste émetteur; cela est facile à réa liser, par exemple en prévoyant sur la roue de Nipkow des trous supplémentaires plus grands que ceux :destinés à l'exploration de l'image, les rayons lumineux passant par ces trous étant envoyés :directement sur la cel lule 23.
Au poste récepteur, le moteur 38 entraî nant la roue 37 (fig. 7 et 8) fait tourner à la même vitesse que celle-ci un aimant 39 (fi-. 8) en fer à cheval, dont les pôles passent devant ceux d'un -électro-aimant 40 monté en série dans le circuit .de la lampe luminescente 35. Ces organes sont disposés de telle sorte que, lorsque le synchronisme existe, les pôles de l'aimant 39 soient juste en face des pôles de noms contraires de l'électro-aimant 40 au moment où -le courant renforcé est envoyé.
On voit que, si le moteur 38 prend une légère avance ou un léger retard, l'attraction produite par l'électro-aimant -sur l'aimant per manent tendra à ramener ce dernier en avant ou en arrière; il y aura. ainsi une correction à chaque tour de la roue et le synchronisme sera parfaitement maintenu.
Sur les ;schémas b et 7, on a représenté des couplages quelconques entre les lampes, cela dans le but de simplifier les explications et de faire comprendre clairement le fonction nement; toutefois, comme il a été dit plus haut, il est nécessaire, tout en maintenant à l'ins;
talla.tion une sélectivité suffisante, de ré duire la .constante @de temps, afin que l'am plitude des signaux puisse atteindre sa. va leur maxima et,décroître jusqu'à une valeur sensiblement inférieure en un temps court, par rapport au temps alloué à transmission d'un élément, le nombre d'éléments à. trans mettre par seconde étant de l'ordre de 40.000.
Théoriquement, pour que le récepteur puisse reproduire très exactement l'image, il faudrait que sa constante de temps soit très inférieure à la durée de transmission d'un point. .Supposons, par exemple, que la cons tante -de temps soit moitié moindre que cette durée; après la transmission d'un point, le courant fourni par ce point au récepteur re tomberait alors à la fraction 1/J = 117,s = 0,13 environ de sa valeur pendant la transmission du point suivant; cette condi tion est tout à fait acceptable. Il vaudrait mieux, naturellement, pour la qualité, que la constante de temps soit encore plus faible.
Ce pendant, il faut faire observer que l'oeil, quand il examine une reproduction (tableau, photographie) dans des conditions -d'éclai rage très éloignées de la méalité, ne demande nullement que la reproduction lui restitue la vraie valeur des contrastes. Pour les objets en premier plan, il s'arrange en particulier de contrastes sensiblement plus faibles sur la reproduction.
Dans l'installation de télévi sion de l'invention, cette circonstance a. l'ef fet très favorable .de rendre tolérable une constante -de temps notablement plus grande que celle correspondant à la qualité parfaite, et la pratique montre qu'une constante de temps de l'ordre de grandeur de la: .durée de transmission. d'un point est tout à fait adap tée -à la qualité moyenne requise.
On a rappelé plus haut que, pour un cir cuit accordé simple, la constante de temps est inversement proportionnelle à la, largeur de la bande passante que l'on a également défi nie plus haut. Il est, d'autre part, connu que, quand un récepteur est constitué par plusieurs circuits sélectifs couplés pa.r des lampes-relais, la constante -de temps globale du récepteur est sensiblement égale à la somme des constantes de temps des divers circuits.
Ceci n'est pas gênant pour la ré ception radiotéléphonique, -car celle-ci ne met guère en jeu des fréquences acoustiques au delà -de 9.000 périodes et l'on peut conci lier une bonne qualité de réception (c'est-à- dire une - réception convenable de toutes les fréquences de la bande passante) avec une grande constante de temps (,c'est-à-dire avec une courbe de résonance aiguë). C'est ainsi que, pour avoir un affaiblisse ment de 1/´, c'est-à-dire 1;
\3 environ, aux li mites des deux bandes passantes symétriques de 5.000 périodes, on peut admettre -en ra diotéléphonie les valeurs suivantes de la constante de temps T: Tl =- 50 microsecondes avec un seul cir cuit; T@ = 32 X 2 avec deux .circuits de 32 microsecondes chacun accordés l'un sur l'autre; T@ - 25 X 3 microsecondes avec trois circuits accordés @de 25 microsecondes chacun.
Toutefois, ces chiffres ne sont en pra- lique que des limites inférieures, car on est enclin en radiotéléphonie ou télégraphie à augmenter encore la constante de temps .des récepteurs, afin d'augmenter le plus possible l'amplification, en diminuant l'amortissement des circuits et en sacrifiant ainsi la qualité de la réception.
Tout compte fait, on ne connaît pas de récepteur de radiotéléphonie ou télégraphie doués d'une sélection raisonnable, dont la constante de temps soit inférieure à 80 micro- seconde@ environ, quand le réglage est fait en vile du maximum de sélectivité.
Si on constituait un récepteur de télévi sion au moyen d'un ensemble amplificateur haute fréquence, détecteur et basse fréquence, semblable chacun aux éléments correspon dants .des appareils de radiotéléphonie ou té légraphie usuels ayant une constante de temps de l'ordre de 80 microsecondes, on n'aurait la. possibilité de recevoir au maxi- mum que
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éléments par seconde, ce qui est très peu.
On donne ci-dessous, à titre d'exemple, les moyens d'augmenter beaucoup ce nombre d'éléments, tout en conservant la sélectivité des appareils de radiodiffusion qui sont de même classe quant au nombre des circuits et des éléments tels que selfs, capacités, ete.
Ce résultat peut être obtenu par l'emploi -de circuits complexes, c'est-à-dire d'ensembles de circuits accordés simples formés chacun par une self e@ une capacité et couplés -direc tement entre -eux sans relais.
La fitr. 9 montre un mode de couplage en tre la plaque p d'une lampe et la brille g -de la suivante qui donne ce résultat: un pre mier circuit oscillant L, C, amorti par une résistance R. -dans lequel débite la plaque p d'une lampe, présente une inductance mu tuelle 111 avec un autre circuit intermédiaire <I>(L', C',</I> R,'), lui-même couplé par-l'inductance mutuelle<I>dl'</I> avec le circuit<I>(L", C", R")</I> d'at taque de la. brille g -de la lampe suivante.
Si on donne aux constantes des circuits les va leurs suivantes: R. = R' = R" = 7.000 Ohms <I>L = L' = L"</I> = 0,06 Henrys C =<B>C</B> = C" = 0,14.10-' Microfarads JZ =- <B><I>31'</I></B> = M" = 0,0084 Henrys et si on suppose que les lampes ainsi. couplées sont -des lampes à résistance interne infi nie. l'ensemble jouit des propriétés suivantes: 10 L'extinction des courants s'y fait .sen siblement comme e-b0.ooo t., ce qui ,donne pour l'ensemble une constante -de temps de 16 microsecondes environ;
20 La courbe d'amplification .de l'étage comportant ce circuit comme couplage .d'une lampe à la. suivante présente une bande pas sante bien définie de - 10.000 cycles environ autour de la fréquence de 55.000 cycles en viron.
On voit qu'on peut utiliser un tel circuit comme moyen sélectif dans un amplificateur moyenne fréquence pour la télévision 'scan dée. On peut envisager, par exemple, un ré cepteur de télévision comportant une bigrille chanteuse de fréquence précédèe par un cadre très amorti de constante @ds temps, 10 micro secondes par exemple, suivi par un amplifi cateur moyenne fréquence comportant le cir cuit de la .fia,. 9;
l'ensemble aura une cons tante de temps de 10 + 1.-6 = 26 micro- secondes et permettra de recevoir:
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points par seconde, avec une netteté parfaite. En utilisant, au lieu de-lampes-écrans des lampes à faible résistance intérieure, par exemple 9.000 ohms, la -constante de temps tomberait à 2 microsecondes.
En employant, dans le récepteur, trois circuits conplexes convenables, on aurait une sélectivité très grande jointe à la constante de temps très faible 3 X 2 = 6 microse condes, permettant de recevoir jusqu'à:
EMI0008.0006
points par seconde environ.
Le poste récepteur ci-dessus décrit peut être aménagé de façon à ce qu'il puisse être également utilisé pour la réception radio- téléphonique ou télégraphique; en effet, les circuits de ce poste, tels que décrits ci -dessus, se trouvent amortis à un degré tout à fait inutile pour cet usage, car la sensibilité se trouve, dans le cas de l'écoute radiotélépho- nique, diminuée pour le signal et augmentée pour les parasites par cet amortissement excessif.
Dans ce but, on prévoit des moyens pour faire varier, de préférence par l'empioi -d'une manette ou .d'un bouton de commande uni que, l'amortissement -des circuits de haute fréquence -du poste. Ainsi, on pourra disposer, comme le montre la fig. 10, -en série dans les circuits accordés .du poste (accordés sur la haute fréquence et la moyenne fréquence) une résistance, relativement petite, qui sera court- circuitée pour l'écoute téléphonique et mise en circuit pour la télévision à l'aide des in terrupteurs 41 et 42 à commande unique.
On pourra -de même (fig. 11) .disposer en parallèle sur chacun desdits circuits une ré sistance relativement @éievée, qui sera laissée en circuit pour la télévision et déconnectée pour l'écoute téléphonique à l'aide d'inter rupteurs appropriés 44 -et 45. , Les interrupteurs. permettant de passer du régime très amorti au régime peu amorti pourront être commandés soit à la main, soit automatiquement par l'intermédiaire d'un relais 43 (fig. 10) actionné par un signal spé cial lancé par l'émetteur et mettant les ré- cepteurs .dans l'état voulu pour la réception de télévision.
Ce signal pourra, en outre, par l'intermédiaire d'un relais, commander la mise en marche -de tous les organes auxi liaires: moteurs, lampes au néon et autres, utilisés pour la télévision.