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Coutures pour les *bouts (les feutres de séchage employés dans la fabrication du papier
L'invention a pour objet une couture pour les feutres de séchage employés dans la fabrication du papier.
Les feutres de séchage sont de larges courroies ou 'ban- des, faites d'une matière textile appropriée, et ont ordinai- rement de 2 à 7 m. de largeur et une longueur pouvant attein- dre 90 mètres, même davantage, Leur but consiste à faire passer par les cylindres dessiccateurs de la machine à sécher une nappe de papier, humectée et préalablement confectionnée sur la machine à papier et ce pour la presser contre ces cy- lindres. pour la mise en place du feutre' de séchage, on fait pas- ser celui-ci autour et entre les cylindres de la machine à sécher.
Ensuite, los doux extrémités du feutre sont appliquées à recouvrement l'une sur l'autre et sont cousues ensemble, ce qui fait obtenir une bande sans fin, avec jointure par des bouts à recouvrement. Or, si ce mode de réunion des deux
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bouts est vraiment simple, il a l'inconvénient de former, à l'endroit de la couture, une face supérieure inégal? et à cause de laquelle le papier qui a été pressé contre les cylin- dres de séchage se trouve marqué. En outre, cette liaison est promptement détrtite par l'effet de la chaleur, d'où. il s'en- suit l'obligation de la renouveler fréquemment.
Quelques-uns des inconvénients inhérents aux coutures de ce genre sont évités par l'emploi de feutres sans fin, Mais ces derniers suscitent eux-mêmes des difficultés graves pour leur mise en place. En effet, ils ne peuvent être tirés dans la machine à sécher sans qu'on ait préalablement ôté quelques-uns des cylindres directeurs qui sont très pesants ; il en résulte une forte dépense de temps, ainsi qu'un arrêt dans la fabrication. Dans le cas de grandes machines, avec cylindres directeurs de poids très élevé, l'adaptation de feutres sans fin est méme pour ainsi dire impossible.
Tous ces inconvénients sont supprimés par la couture effectuée selon l'invention car elle permet de réunir les bouts du feutre de manière à constituer une surface opérante absolument plane et cela sans interruption, puis d'établir la liaison sur la machine, ce qui demande peu de temps et de travail.
Ce résultat est, conformément à l'invention., obtenu par le fait cias les deux bouts du feutre, amenés l'un contre l'autre, sont munis à leurs faces dorsales, de pièces de ratta- chement qui sont reliées par des moyens ne faisant pas saillie à la face supérieure du feutre.
Dans le dessin qui représente à titre d'exemple l'objet de cette invention:
La fig.l est une vue en plan d'une partie de feutre de séchage auquel est piatiquée la couture selon cette invention
La fig.2 est une vue de dessous suivant la figure 1 et montrent toat spécialementl'endroit de liaison.
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La fig.3 est une coupe longitudinale de la partie d'un feutre de séchage montrée en fig.l.
Le feutre de séchage 1 peut affecter n'importe quelle conformation ad hoc et il est constitué d'une matière appro- priée queloonque. Ses bouts 2 et 3 sont amende assez près l'un contre l'autre pour se toucher. AU dessin annexé, on a exagéré l'écartement entre ces bouts 2 et 3 afin de mieux représenter ].objet de cette invention. Comme on'peut le voir en fig.1 aucune partie de la liaison ne fait saillie sur la surface opérante du feutre, en sorte que rien ne peut endom- mager le pan de papier ou y' imprimer des marques lorsqu'il est prisée contre le cylindre de dessiccation.
Comme on peut surtout le constater par la fig.3,cha- cun des bouts de feutre de séchage est pourvu, à la face @ dorsale d'une pièce de rattachement qui a la forme (l'une bandelette en canevas ou :autre matière appropriée. Ces ban- delettes sont à double pliure, de façon à constituer des parties telles que 4 et 5, et ces pièces de rattachement sont fixées au feutre de séchage par couture, ainsi qu'on l'a re- présenté en lo,bien qu'on puisse employer également à cette fin d'autres agents fixateurs tels que des crampons, des rivets, etc...Les pièces de rattachement ne sont fixées sur la cou- ture que jusqu'à une ligne Il,en sorte que des parties de ces pièces restent libres de bouger.
Comme c'est également vi- sible à la fig.3 les 'bouts 6 et 7 des pièces de rattachement prennent fin un peu avant les champs des extrémités 2 at 3 du feutre de séchage .
Or, chacune des pièces de rattachement est munie d'une rangée de pattes d'articulation 8 qui prennent l'une dans l'autre quand les bouts du feutre de séchage sont réunis comme on peut le constater par la fig.2. Quand les pattes articulées 8 ont reçu cette position, on les fait-.traverser par un fil métallique 9, grâce auquel toutes des articula-
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%ions, et par conséquent les pièces de rattachement 4 et 5. sont reliées ensemble. Par le fait que les pièces de ratta- chement sont libres à partir de la ligne 11, l'adaptation des pattes .articulées 8 est essentiellement facilitée. De plus, grêceà cette disposition les pattes articulées sont aisément remplaçables en cas d'endommagement.
Ces pattes peuvent aussi être réunies aux pièces de rattachement 4 et 5 avant la fixation de ces dernières aux bouts du feutre.
Dans la liaison réalisée selon l'invention, il n'y a aucune partie des moyens de jonction qui dépasse de la surface opérante du feutre, laquelle Est unie , ce qui rend impossible toute atteinte du pan de papier qui est appliqué sur le feutre. La liaison est facile à effectuer, elle per- met de placer aisément le feutre sur la machine à sécher, et elle est extrêmement résistante, ce qui lui assure une longue durée de service.
Les moyens de liaison peuvent être directement adaptés au feutre par les fabricants, de sorte que l'@chateur le çoit le feutre tout prêt à l'adaptation sur la machine à papier et n'a plus à s'occuper du travail compliqué et coûteux né- cessité pour coudre les bouts du feutre ou bien pour d'autres opérations de ce genre.