<Desc/Clms Page number 1>
"PROCEDE D'ENREGISTREMENT ET DE REPRODUCTION DE SONS
ET FILM CINEMATOGRAPHIQUE SONORE EN RESULTANT".
La présente invention concerne les films cinémate- graphiques du type portant une inseription de sons concomi- tante avec la scène représentée et:) plus particulièrement;un film sonore pour la projection de vues animées en couleurs.
L'inscription sonore peut être de 1 un ou l'autre des types bien connus dont l'un est caractérisé par une bande ou raie de largeur constante et de densité variable et l'autre, par une bande de largeur variable et de densité constante .Jus- qu'à présent on a produit cette bande:, ou raie, par le pro- cédé photographique ordinaire impliquant de l'argent déve- loppé et cela n'a pas donné satisfaction en ce sens que les
<Desc/Clms Page number 2>
ondes sonores ne sont pas exactement enregistrées ou ins- criteour cette raison, croit la demanderesse, que la ca- ractéristique photographique d'une émulsion d'argent n'est pas une ligne droite;
et, dans le cas d'une inscription de largeur variable et de densité constante, la présence d'un voile adjacent à la raie de largeur variable rend dif- ficile d'obtenir un degré satisfaisant de contraste entre la raie ou bande et les surfaces adjacentes du film*
La présente invention a pour objet d'offrir un film qui enregistre ou inscrive fidèlement le son pour une reproduction exacte, qui soit moins coûteux à produire et qui simplifie grandement la production de vues animées so- nores en couleurs naturelles.
Suivant l'invention ,l'inscription sonore est effectuée non pas par le procédé photographique usuel im- pliquant de l'argent développé, mais en formant la bande ou raie, qu'elle soit de densité variable ou de largeur varia- ble, avec une matière colorante qui, dans le cas d'images colorées, peut être la même que l'une des matières coloran-. tes dont il est fait usage pour les images en couleurs.
On peut former la bande où raie avec une matière colorante en formant d'abord la bande sous la forme d'un relief puis en teignant le relief, ou en imprimant la bande ou raie dans une couche sensible à la lumière, en rendant la couche différentiellement absorbante dans les portions à images et non à images, respectivement, puis en teignant la por- tion absorbante, ou par imbibition d'après une matrice teinte sur une couche de gélatine ou son équivalent, ou par toute autre méthode convenable de formation d'une image en matiè- re colorante ayant une caractéristique sensiblement en li- gne droite, au moins dans les régions de densités relative-* ment faibles.
Bien que l'usage de matières colorantes pour la production d'inscriptions sonores ait eu jusque présent pour résultat une mauvaise délimitation, la demanderesse a
<Desc/Clms Page number 3>
EMI3.1
découvert que la classe 11@\.t 'mhtières colorantes dont il sera question ci-après ne présente pas cet inconvénient.
Bien que les images puissent être imprimées photo- graphiquement par un procédé en couleurs quelconque,elles sont également imprimées, de préférence, en même temps que
EMI3.2
l'inaoription sonore, par Wbibltlon par exemple, ce qui forme ainsi simultanément 1 insaription des images et des sons dans la même série d'opérationgo
Appliquée dans le procédé à largeur variable, cette méthode donnera une bande ou raie ayant une très forte den- sité et, par conséquente un contraste suffisant avec les régions adjacentes, du films et lorsque la bande ou raie
EMI3.3
est sous la forme d'un relief, le (Hntra!ltJ3jPeuttre rendus très marqué en enlevant par dissolution toute la gélati....
EMI3.4
ne dans les régions adj aesntes de manière à laisser à na le celluloïd qui,
naturellementne sera pas imbibé par la matière colorante. Tant dans le procédé à largeur variable
EMI3.5
que dans celui à densité variable!> on peut augmenter le re- lief en faisant usage d'une matière colorante qui est forte- ment absorbée par les rayons auxquels le "pick-up" ou dis- positif reproducteur de sons est sensibleo
Une façon de procéder quil est préférable d'a- dopter consiste à former les négatifs sonore et à images sur le même film ou sur des films différents, respective- ment imprimer une ou plusieurs matrices diaprés ces né-
EMI3.6
gat1ts,
lIIIen faisant usage d'mne matrice distincte pour cha que aspect de couleur enregistrés dans le cas de vues en couleurs - de préférence avec 10inscription ou 1?enreôistre- ment sonore reproduit sur une ou plusieurs des matricesà convertir tant les images de vues que les images sonores en reliefs de gélatine (par exemple en exposant à travers le support en celluleïd et en dissolvant la gélatine non expo- sée, comme cela est décrit dans le brevet français N
EMI3.7
557750, en date du 24 Octobre 1932s)puis en teignant les
<Desc/Clms Page number 4>
images des matrices et en les imprimant par imbibition sur un film Vierge, comme cela est décrit, par exemple dans le brevet belge ? 361.065 ,en date du 30 Mai 1929 ,l'ins- cription sonore étant de préférence imprimée simultanément avec les images.
Le procédé de la présente invention comprend la préparation préliminaire d'un film photographique que l'on peut exposer et développer à ltégard de l'un ou plusieurs aspects colorés, donnés, de la scène à représenter et expo- ser simultanément dans une autre de ses partie* - ou un film différent = (de préférence à travers le support trans- parent) pour correspondre aux vibrations des ondes sonores.
La couche ou enduit du film, ou tout au moins de la portion à inscription sonore de cette couche peut être teinte (avant exposition) pour absorber fortement une ou plusieurs cou- :surs existant dans la lumière variable ( d'autres couleurs étant moins absorbées), comme cela est plus complètement décrit dans le brevet belge ? 36I.063 en date du 30 Mai 1929 pour accentuer par cela même les profondeurs re- latives de pénétration de la lumière et exagérer les con- tours relatifs de l'inscription sonore qui est ainsi produi- te dans la gélatine après développement et l'enlèvement (par dissolution dans l'eau chaude par exemple) de la gélatine non développée.
Bien que les images puissent être formées par tout procédé photographique convenable, il est préféra- ble de les former de la même manière par un procédé de dis- solution, ou le procédé similaire impliquant le durcissement différentiel, sans enlèvement par dissolution. On peut former ce film en inversant le négatif ou en imprimant une matri- ce d'après le négatif.
Sur le dessin et-joint, qui représente le genre des réalisations typiques de l'invention :
Fig.1 est une vue de face d'un film du type à densité variable;
<Desc/Clms Page number 5>
Fig.2 est une coupe suivant 2-2 fig.1;
Fig.3 est une vue similaire à fig.1, représentant une inscription sonore du type à largeur variable Fig.4 est une coupe suivant 4-4 fig.3 et
Fig.5 est une coupe similaire d'un film absorbant de matière colorante imprimé par imbition.
La réalisation particulière de l'invention repré. sentie à la fig.1 comprend un film 111 ayant les rangées usuel- les de troue d'entraînement 2, des images 3 entre ces rangées de trous et une inscription sonore 4 sur la marge latérale du film. Suivant la façon de procéder préférée, indiquée ci dessus, si le film est le négatif il est enduit donne émulsion ordinaire à l'argent, de préférence traitée comme cela a été décrit dans le brevet belge ? 361.063 précitée et on développe en noir et blanc tant les images de vues que l'Inscription sonore,
la densité de cette der- nière variant dans le sens de la longueur du film selon le son variable indiqué par les parties ombrées variables* La couche de gélatine (spécialement celle de la partie corres- pondant à l'inscription sonore) est de préférence sensibili- sée par rapport à la portion plus actinique de la lumière d'exposition, ce qui peut se faire, par exemple ,en ajou- tant à l'émulsion de gélatine, une petite quantité de bichromate de sodium ou un colorant jaune tel que le jaune de naphtol ou le jaune de quinoline, ou un mélange des deux.
La matrice en relief imprimée diaprés le négatif présentera un aspect similaire (autant que cela peut être représenté dans un dessin comme celui de fig.1);mais tant les images de vues que l'inscription. sonore seront alors en relief comme cela est représenté aux figs.2 et 4, toutes les autres portions du film comprenant du celluloïd nu, comme cela est représenté à la fig.4, Le film impressionnée au moyen ,, de cette matriee, par imbibition présentera également un as- pect similaire, sauf que les images et l'inscription sonore
<Desc/Clms Page number 6>
ne seront pas en relief mais comprendront de la matière colo- rante imbibée dans la couche de gélatine d'épaisseur unifor- me, comme c'est représenté en 3" et 4",respectivement à la fig.5.
Pour produire un film en couleurs naturelles par un procédé par imbibition de ce genre,il va sans dire qu'on imprimera d'abord le film vierge avec une matrice représen- tant un des aspects colorés du sujet, par exemple ltaspect rouge orangé, et qu'on l'imprimera subséquemment avec une autre matrice représentant un autre aspect coloré du sujet comme, par exemple, l'aspect vert-bleu. Dans un tel procédé en couleurs, l'inscription sonore peut être sur l'une seu- lement des matrices ou sur les deux, n'étant impressionnée qu'en une seule couleur lorsqu'elle n'est que sur l'une des matrices et étant impressionnée en deux couleurs superposées lorsqutelle est sur les deux matrices.
On peut, de même, faire usage du procédé pour impressionner un film cinémato- graphique en trois ou quatre couleurs.
Le film représenté à la fig.3 est similaire à celui représenté à la fig.l sauf que l'inscription sonore est du type à largeur variable et à densité constante . Comme la fig.l, la fig.3 sert à représenter un quelconque des trois films dont il a été question oi-dessus, à savoir : le négatif, la matrice ou l'épreuve par imbibition. Dans le cas du négatif ,les images des vues et des sons peuvent comprendre de l'argent développé; dans le cas de la matrice, elles peuvent être sous la forme de reliefs teints et, dans le cas des films impressionnés, elles peuvent être sous la forme d'impressions teintes.
On voit, d'après ce qui précède, que pour la projection de vues en noir et blanc, le film en relief teint qui constitue l'intermédiaire des trois films sus-décrits. peut être utilisé comme film de projection au lieu de transférer la matière oolorante y contenue à un film vierge absorbant de matière colorante.
<Desc/Clms Page number 7>
Suivant l'invnention, la présence d'une petite quantité de voile (comme celui qui existe ordinairement dans les procédés industriels de photographie en noir et blane) dans les régions adjacentes il une inscription sonore àlargeur variable, telle que celle représentée à la fig.3 n'affectera pas le produit finisqu'il s'agisse d'un relief, comme à la fig.4, ou diurne épreuve obtenue par imbibition, comme à la fige 5, pour cette raison que toute la gélatine est enlev é e par dissolution dans ces régions en laissant à nu le celluloïd qui ne s'imbibe pas de matière colorante.
L'un des aspects de l'invention consiste en cette découverte qu'on peut obtenir une délimitation, bien meilleu- re avec une petite classe de matières colorantes caractéri- sées par une diffusion lente et peu profonde dans de la gélatine mouillée. Bien que l'on ne voit pas très claire- ment pourquoi les quelques colorants de cette classe offrent cette amélioration marquée dans la délimitation Bette:) la demanderesse croit quelle est due au fait que la pénétra- tion de ces matières colorantes est retardée à un degré si marqué (en raison d'une viscosité et (ou) d'une affinité ohimique pour la gélatine) que cela confine le colorant sensi- blement à la surface de la gélatine et empêche par cela même une diffusion latérale.
Des exemples typiques de ces matiè- res colorantes comprennent le rouge solide A extra (indice de couleur 176 ), le vert acide solide B (indice de couleur 667), le bleu solide B pour laine (indice de couleur 209) et le jaune d'Anthracène G R pur(similaire à l'indice de couleur 195 et au 177 Shultz)o Des matières colorantes de cette classe sont particulièrement applicables à la produc- tion d'inscriptions sonores du type à densité constante et à largeur variable .