<Desc/Clms Page number 1>
Procédé3 et dispositifs pour la transformation des courants électriques, particulièrement des courants vibrés ou modulés en vue notamment de leur amplification, leur synthèse et leur analyse.
L'enregistrement des sons par microphone et amplificateur sur un seul disque exige que ce disque de laboratoire progresse à la vitesse linéaire à laquelle seront utilisés les disques du commerce qui seront la re- production de la surface mère. Cette vitesse est quel- quefois trop forte pour que le style graveur puisse repro- duire toutes les finesses des sons à enregistrer.
De plus, lorsque le disque unique impressionné au laboratoire sera utilisé pour impressionner à son tour d'autres disques, ou lorsque ce disque unique actionnera le lecteur électrique d'un haut parleur, les bruits d'ai- guille et de surface, amplifiés comme les sons, seront re- produits par le style graveur ou émis par le haut parleur.
<Desc/Clms Page number 2>
Le brevet français n 647.549 déposé le 7 jan- vier 1928 au nom de M. DIEUX pour : "Procédés et dispo- sitifs pour la transformation des courants électriques, particulièrement des courants vibrés ou modulés en vue notamment de leur amplification, leur synthèse et leur analyse", a déjà pour but d'éviter les inconvénients pré- cédents à l'aide des procédés et dispositifs pour la transformation des courants électriques, particulièrement des courants vibrés ou modulés, en vue notamment de leur amplification, de leur synthèse et de leur analyse.
Dans une transmission de courant vibré modulé, l'analyse de ce courant vibré en deux ou plusieurs autres de fréquences différentes, audibles ou non, et leur syn- thèse, après transmission directe ou indirecte au moyen de lampes polygrilles ou polyplaques, sont utilisées con- 'fermement au brevet français précité dans le but d'élimi- ner les parasites.
Le brevet français précité comporte notamment trois applications de ces dispositifs et l'une d'elles reproduite schématiquement sur la fig. 1 du dessin ci- joint est relative à la reproduction phonographique. Elle se compose essentiellement d'un moteur M entraînant deux plateaux pl p2 à des vitesses V' et V" différentes et telles que leur rapport reste constant. Chaque compo- sition musicale est enregistrée à l'aide de deux styles S1 et S2 sur deux surfaces D1 D2 posées sur les pla- teaux et tournant aux vitesses V' et V". Des appareils d'enregistrement ordinaires sont prévus pour animer les deux styles.
Pour la reproduction, le dispositif caractéris- tique du brevet français précité est le suivant : les deux surfaces D1 et D2 sont placées sur les plateaux et le moteur M les entraîne aux vitesses V' et V" ; des lecteurs électriques de disques L1 et L2 placés sur ces surfaces créent des courants électriques modulés qui. vont
<Desc/Clms Page number 3>
agir tous deux sur les circuits de grille d'un amplifi- cateur AR, cet amplificateur reproduisant ainsi par synthèse, dans un haut-parleur, les sons modulés qui ont été enregistrés sur les disques ou analogues.
L'avanta- ge du procédé est que ni les bruits de surface, ni les bruits d'aiguille ne sont reproduits par ce que la pério- de de ces bruits est fifférente suivant les vitesses V' et V" On pourrait d'ailleurs employer plus de deux sur- faces et une lampe à plusieurs grilles en premier étage de l'amplificateur.
La présente invention est relative à des modi- fications intéressantes apportées à ce procédé, en vue de le rendre plus pratique, et de faciliter ainsi l'éten- due de son utilisation commerciale. Elle concerne notam- ment ur procédé d'enregistrement et de reproduction des sons, conforme au brevet français précité, et caractérisé par ce que l'on utilise plusieurs surfaces animées de vi- tesses différentes, mais restant dans un rapport constant.
Sur le dessin ci-joint :
Les fig. 2 et 3 représentent des enregistrements multiples employant un ou plusieurs microphones #.
La fig. 4 est un schéma d'une reproduction sono- re synthétique conforme à l'invention ,
La fig. 5 est un schéma du stade intermédiaire. de fabrication de la surface définitive destinée à la re- production des sons.
L'installation de la fig. 2 comporte un micro- phone # et deux circuits amplificateurs d'enregistrement AE1 et AE2, deux styles graveurs S1 S2 et deux sur- faces D1 D2, destinées à l'enregistrement des sons.
La fig. 3 correspond à une variante de la fig. 1 dans laquelle on a remplacé le microphone unique par plusieurs microphones #1 #2
La fig. 4 représente une installation dans la- QUELLE deux surfaces D1 D2 destinées à la reproduction
<Desc/Clms Page number 4>
des sons sont animées de mouvements synchrones, mais dif- férents et actionnent deux lecteurs électriques L1 L2, et deux amplificateurs de reproduction AR1 AR2, les- quels aboutissent à un haut-parleur HP.
La fig. 5 correspond à une variante de la fig.
4 dans laquelle le haut-parleur HP a été remplacé par un style enregistreur Se servant à la gravure de la surface G définitive.
Il est certain que les procédés initiaux du brevet français prédité comportant un synchronisme exact, ces procédés exigent non seulement des appareils plus coûteux que ceux actuellement en usage, mais de plus une certaine habileté d'exécution, ce qui pourrait les faire écarter de l'usage commercial courant.
La présente invention est caractérisée par le fait que le haut-parleur de la fig. 4 est remplacé par un appareil électrique d'enregistrement Se analogue aux appareils. S1 et S2, cet appareil gravant la composition musicale après sa synthèse dans l'amplificateur AR1 AR2 sur une surface G définitive et mère de celles qui se- ront vendues au commerce.
L'invention est caractérisée de plus par ce que ce nouvel enregistrement peut être fait à une vitesse ré- duite, ce qui évite les vibrations parasites sur les sur- faces définitives.
Les principaux avantages de ce procédé perfec- tionné sont les suivants : a) les surfaces d'enregistrement D1 et D2 du la- boratoire n'ont pas besoin, de progresser à la vitesse li- néaire habituelle, d'on la possibilité d'enregistrer avec des inégalités superficielles moins rapprochées et des gravures plus détaillées. b) les surfaces D1 et D2 étant animées de vîtes-! ses différentes, mais qui restent dans un rapport constant et qui ont chacune leur qualité 'et leur influence sur les
<Desc/Clms Page number 5>
fréquences sonores, il est facile d'opérer des correc- tions, redressements, phénomènes d'échos artificiels et toutes modifications des sons considérés, en agissant sur les circuits amplificateurs électriques intermédiai- res, à l'enregistrement soit primaire, soit secondaire.
L'emploi de vitesses synchrones et semblables entraînerait de moins bons résultats. c) les surfaces multiples d'enregistrement primai- re permettent une fabrication plus coûteuse certes, mais infiniment meilleure de la surface définitive destinée à la reproduction commerciale des sons ; il n'est pas be soin, en effet, pour l'enregistrement définitif, de faire circuler les surfaces D1et D2 aux vitesses V' et V" telles que si un haut-parleur HP (fig. 4) était connec- té à la place de l'appareil enregistreur Se (fig. 5) on obtiendrait la reproduction exacte des sons dans ce haut- parleur ; on peut au contraire diminuer la vitesse d'en- traînement, le rapport des vitesses V' et V" restant cons- tant, suivant le montage à engrenages du brevet français précité ou tout autre dispositif atteignant le même but;
il en résulte alors que le travail de gravure, physique, chimique ou lumineux, sur la surface G est beaucoup plus délicat et plus nuancé que celui obtenu à la vitesse habituelle de translation.
D'autre part, ce travail se faisant à des fré- quences pratiquement inaudibles, la fréquence propre de l'outil graveur est sans influence sur le résultat sonore définitif. D'autre part on sait que les bruits parasites d'enregistrement constituent dans le bruit actuel dit "de surface" une fraction beaucoup plus importante que le frottement de l'appareil reproducteur sur la surface géné- ratrice de sons, frottement dont la période de vibration peut être rejetée hors de l'échelle audible grâce à un choix convenable de la matière servant de support à l'en- registrement ; les surfaces définitives ainsi obtenues sont
<Desc/Clms Page number 6>
sans bruit de surface congénital et le bon résultat ne dé- pend plus que de l'appareil reproducteur.
L'invention s'étend aussi à titre de produits nouveaux, aux surfaces soit multiples, soit unique, desti- nées à l'enregistrement et à la reproduction des sons, obtenues par les procédés ci-dessus.
REVENDICATIONS:-
1 Procédé d'enregistrement et de reproduction des sons conforme au brevet français n 647.349 et caracté- risé par ce que l'on utilise plusieurs surfaces animées de vitesses différentes, mais restant dans un rapport constant.