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Dispositif et procédé pour l'alimentation des moteurs électriques de fileuses et de retordeuses élec- triques avec commande individuelle des ailettes..
@ Les fileuses et les rotéridéuses électriques sont des machines de filage à commande individuelle électrique des ailettes, qui sont équipées avantageusement, de même que le mécanisme étireur, de moteurs à courant triphasé avec rotor à cage d'écureuil. Pour l'alimentation, on a employé jusqu'ici des transformateurs de période qui se composent d'un moteur à bagues collectrices (machine à ba-., gues collectrices) et d'un moteur de commande. Comme mo- teur de commande, on se sert de préférence d'un moteur à p8les réversibles. Le moteur à bagues collectrices est connecté par son stator au réseau, et de l'énergie élec- trique est conduite des bagues collectrices du rotor aux moteurs des ailettes et au mécanisme étireur.
Si le rotor tourne alors dans le sens du champ tournant du stator, le courant débité comporte un nombre de périodes plus petit
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que celui du réseau. De ce fait de l'énergie électrique est renvoyée dans le réseau en passant par le moteur de commande. Le nombre de périodes diminue avec l'augmen- tation du nombre de tours, Avec un faible nombre de tours, il est presque égal au nombre de périodes du ré- seau et avec un nombre de tours synchrone du moteur il est égal à zéro. Lorsque le rotor tourne en sens oppo- sé au sens dû-champ tournant du stator, le courant débi- té possède un nombre de périodes qui est plus grand que le nombre de périodes du réseau, Dans ce cas le moteur de commande tire de l'énergie électrique du réseau.
Le nombre de périodes augmente avec le nombre de tours.
L'invention consiste tout d'abord en ce qu'un moteur à bagues collectrices, employé comme transforma- teur de périodes, est pourvu de moyens particuliers,qui sont appropriés pour tirer de l'énergie du rotor à bagues collectrices. Des moyens appropriés à cet effet sont des freins mécaniques, des freins électro-magnétiques (freins à courants parasites), des génératrices asynchro- nes à nombre de pôles approprié, des enroulements auxi- liaires dans le rotor ou le stator du moteur à bagues collectrices, etc...
Un moteur à bagues collectrices équipé de cette manière peut être employé sans moteur de commande, si, d'après la présente invention, on se sert pour l'alimen- tation d'un réseau à nombre de périodes qui avec des mo- teurs avec rotor à cage d'écureuil donne directement le nombre de tours de filage.
Dans le filage de jute il est -nécessaire de prévoir par exemple environ 4100 tours pour les ailettes, ce qui correspondrait à un nombre de pério- des de 74. En conséquence il faut accoupler à la turbine à vapeur, à la turbine hydraulique ou autre machine mo- trice de l'installation, une génératrice de courant qui débite du courant de 74 périodes, ou il faut monter un transformateur correspondant, afin d'alimenter le réseau
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de connexion des fileuses et des retordeuses...-'''
Or, à première vue il semble suffisant, stil existe un réseau possédant ce nombre de périodes, d'in- tercal.er entre le réseau et les moteurs d'un côté de filage, un transformateur stationnaire, car, eu égard à une distribution économique de l'énergie,
le réseau doit en règle générale travailler avec une tension plus élevée que celle des moteurs.
Mais on a trouvé que lors de la mise en marche du transformateur, il se produit des ruptures de fils en nombre relativement élevé, ruptures dont le nombre ne peut pas être diminue dans une mesure notable, même en se servant de dispositifs démarreurs, Or, des essaus poussés ont démontré qu'à la déconnexion du transforma- teur, les moteurs des ailettes effectuent encore un grand nombre de tours par suite du moment d'inertie exis- tant. Pour éviter une sur-torsion des fils; on n'a arrê- té le mécanisme débiteur, par disjonction de son moteur de commande, que quelque temps après disjonction des mo- teurs des ailettes.
Néanmoins à la remise en marche le nombre de ruptures de fils est relativement encore élevé, De plus, suivant leurs frottements de paliers et de por- tées, les moteurs des ailettes possèdent un nombre de tours de fin de course différent, et l'arrêt du mécanis- me étireur ne peut être adapté qu'au nombre de tours mo- yen. En conséquence lors de la rotation de fin de cour- se, certains moteurs donneront à leurs fils un tors in- suffisant et d'autres moteurs un tors trop fort, ce, mal- gré l'arrêt simultané.
Ces inconvénients sent supprimés par le moteur à bagues collectrices, équipé d'un frein mécanique ou d'un dispositif équivalent, qui peut fonctionner sur le réseau indiqué, sans moteur de commande.
Pendant le filage, le rotor du moteur à bagues collectrices est retenu par le frein, de sorte qu'il agit
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exactement comme un transformateur stationnaire. Lorsqu'il faut arrêter la fileuse, le frein est. dégagé, le rotor tourne et conformément au nombre de tours croissante les moteurs des ailettes et le moteur du mécanisme étireur sont alimentés avec un nombre de périodes diminué. De cette manière il est possible de laisser baisser progres- sivement presque à zéro le nombre de périodes de comman- de et d'obtenir en même temps un arrêt simultané de tou- tes les ailettes et du mécanisme étireur.
Inversement, le mise en marche des moteurs des ailettes et du moteur du mécanisme étireur peut se faire du fait que le moteur à bagues collectrices est d'abord porté au nombre de tours complet; il se produit ensuite la fermeture des interrupteurs menant des bagues collec- trices aux moteurs des ailettes et au moteur du mécanis- me étireur, et le frein d'induit est lentement appliqué, Le nombre de périodes du courant conduit aux moteurs des ailettes et au moteur du mécanisme étireur croit confor- mément à la réduction du nombre de tours de l'induite jusqu'à ce que finalement, lorsque l'induit est complète- ment freiné, ces moteurs soient alimentés de courant pos- sèdant le nombre de périodes du réseau.
Lorsqu'on procède au démarrage des moteurs des ailettes avec du courant partant d'un nombre de périodes zéro, il peut arriver que le démarrage, inégal en raison des conditions de frottement différ entes, des moteurs d'ailettes d'une part et du moteur du mécanisme étireur d'autre part, suscite des difficultés. En pareil cas il est avantageux de débuter non pas avec des périodes zéro, mais immédiatement avec un nombre de périodes plus élevé, et même dans certaines conditions, avec le nombre de pé- riodes complet.
Ce résultat peut's'obtenir sans difficul- tés du fait que le moteur est d'abord freiné à un nombre de tours réduit, ou éventuellement complètement freiné, et que ce n'est qu'ensuite que les conducteurs menant aux
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moteurs des ailettes et au moteur du mécanisme étireur-' sont connectés aux bagues collectrices par un interrup- teur.
La fig. 1 des dessins ci-joints représente sché- matiquement la disposition.
1 désigne le réseau auquel sont connectés par l'interrupteur 2 les enroulements de stator 3 du mo- teur à bagues collectrices, L'induit 4 de ce moteur porte un enroulement dont trois points sont connectés aux bagues collectrices 5. De ces bagues des conducteurs mènent par l'interrupteur 6 aux barres de distribution
7 d'un côté de filage, auquel sont raccordés les moteurs d'ailettes 8 et le moteur 9 du mécanisme étireur.
Four le freinage de l'induit on peut employer, ainsi que déjà mentionné, des freins mécaniques, dont la pression d'application est éventuellement règlable au mo- yen d'aimants de traction. Une disposition de ce genre est indiquée schématiquement dans l'exemple d'exécution.
L'emploi du moteur à bagues collectrices au lieu du transformateur permet en outre d'alimenter les moteurs des ailettes et le moteur du mécanisme étireur avec un nombre de périodes réduit. Il suffit de freiner l'induit à bagues collectrices au nombre de tours correspondant et il faut avoir soin dans ce cas que l'énergie libérée soit évacuée. Dans ce but on peut se servir, entre autres dispositifs, d'un frein à courants parasites à refroidis- sement d'air. Mais on peut aussi monter sur l'arbre du moteur. à bagues collectrices une génératrice asynchrone à nombre de côles correspondant, de sorte que l'énergie libérée dans l'induit soit, pendant le fonctionnement per- manent ramenée dans le réseau sous forme d'énergie élec- trique.
Le surplus d'énergie peut aussi être enlevé ou détruit d'une autre manière désirée quelconque, par exem- ple on peut disposer dans le rotor du moteur d'induction
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un deuxième enroulement, qui est fermé par des résistan- ces. Il peut aussi exister sur le stator un enroulement auxiliaire, dont le nombre de pôles diffère de celui de l'enroulement principal. En fin de compte il peut exis- ter en plus de cet enroulement auxiliaire sur le stator, un enroulement auxiliaire dans le rotor, enroulement dont le nombre de pôles diffère de celui de l'enroulement prin- cipal et est égal au nombre de pôles de l'autre enroule- ment auxiliaire ou diffère de ce nombre.
Il est évident qu'il n'est pas absolument néces- saire que le moteur à bagues collectrices comporte un rap- port de transmission différant d'un. On s'assure égale- ment les avantages indiqués lorsque la tension tirée des bagues collectrices est égale à la tension conduite au stator.
L'enroulement auxiliaire peut aussi être rempla- cé par des parties ou par la totalité de l'enroulement principal du stator ou du rotor, qui dans ce but sont pourvus de connexions particulières.
Dans les cas où la fréquence du réseau n'est pas assez élevée pour le nombre de tours maximum désiré das moteurs des ailettes, on a employé pour l'alimentation de la fileuse une machine à bagues collectrices, dont le rotor est accouplé avec un moteur de commande réglable.Le moteur de commande est pourvu par exemple dlun règlage par résistance ou d'un enroulement à ples permutables, de sorte qu'il peut fonctionner avec des nombres dep31es différents, Par échange de deux phases on peut en outre changer la direction de rotation du rotor, dans le but de diminuer ou d'augmenter le nombre de périodes du ré- seau.
En conséquence on dispose pour la commande de la machine de nombres de périodes qui sont, aussi bien ré- duits qu'augmentés par rapport au nombre de périodes du réseau,
D'après l'invention, pour.engendrer le nombre de
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périodes d'alimentation intermédiaire, c'est-à-dire le nombre de périodes d'alimentation concordant avec le nom- bre de périodes du réseau, on se sert du rotor pourvu d'un frein d'arrêt, tout en déconnectant le moteur de com- mande. Il est évident qu'en pareil cas une disjonction électrique du moteur de commande est suffisante.
Jusqu'ici on n'a pas pu tirer d'un transforma- teur de fréquence, avec règlage du moteur de commande, un nombre de périodes d'alimentation égal au nombre de pério- des du réseau, et lorsqu'on se sert de résistances pour règler le moteur de commande il faut que ces résistances soient si grandes que le moment de rotation du moteur de commande équilibre juste celui du rotor de la machine à bagues collectrices. En conséquence, lorsqu'on a pu jus- qu'ici tirer une fréquence d'alimentation égale à la fré- quence du réseau, on n'a obtenu ce résultat qu'en raison des pertes dans les résistances, et avec un très mauvais rendement, tandis que le rendement de la machine à bagues collectrices pour la transformation des périodes est juste- ment le plus avantageux dans le rapport 1 : 1 (arrêt du rotor).
La commande de ces transformateurs de périodes se fait en règle générale à l'aide d'un cylindre de commande, par lequel, en cas d'emploi d'un moteur de commande à per- mutation polaire? de l'énergie est conduite aux dériva- tions chaque fois nécessaires de son enroulement de stator.
On met d'abord en circuit le nombre de p8les le plus bas et une direction de rotation telle que le rotor de la ma- chine à bagues collectrices tourne dans la direction du champ tournant engendré par son stator. Dans les posi- tions suivantes du cylindre de commande, le moteur de com- mande fonctionne avec des nombres de p8les toujours plus grands, dans le but de réduire son nombre de tours, de sorte que la.différence des nombres de tours du champ du rotor et du champ du stator de la machine à bagues
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collectrices diminue lui aussi et que le nombre de pério- des du courant tiré du rotor augmente.
Pour engendrer un nombre de périodes d'alimen- tation égal au nombre de périodes du réseau, on freine et arrête, après disjonction du moteur de commande, le rotor de la machine à bagues collectrices, de préférence en se servant d'un frein à commande électrique, dont le courant de commande passe par le cylindre de commande.
Pour les nombres de périodes d'alimentation qui sont supérieurs au nombre de périodes du réseau, on décon- necte le courant du frein et on intercale le nombre de pô- les maximum en échangeant deux phases des connexions du stator du moteur de commande. Le rotor de la machine à bagues collectrices tourne alors contre la direction de son champ tournant et débite le nombre de périodes plus élevé suivant, qui est désiré. Par commutation du moteur de commande sur un nombre de pôles plus petit on peut alors augmenter le nombre de tours du rotor et augmenter de nouveau de manière correspondante le nombre de pério- des d'alimentation.
Mais le moteur à bagues collectrices avec frein comporte d'autres avantages encore.
Pendant les arrêts de service (changement des bobines), l'induit du transformateur de fréquence tourne environ au nombre de tours synchrone, c'est-à-dire que la tension aux bagues collectrices est faible et qu'il en est de même du nombre de changements. En conséquence les mo- teurs des ailettes ne tournent pas.
Après le changement des bobines, il faut, pour l'enroulement de nouage sur les bobines vides, que les moteurs des ailettes effectuent quelques tours. En cas de transformateurs de fréquence avec moteurs de commande on peut obtenir ce résultat du fait que l'on intercale le moteur de commande pendant un temps court et qu'on réduit ainsi le nombre de tours de l'induit du transformateur.
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La fréquence et la tension croissent alors aux baguea, collectrices. La force vive de l'induit du transforma- teur et du moteur de commande est alors transformée en énergie électrique et est ramenée dans le réseau. En conséquence il passe par les contacts de conjonction du moteur de commande tout d'abord un très fort courant, qui s'amortit au bout d'un certain temps. Mais pendant l'en-' roulement de nouage avec quelques spires, le courant n'est pas encore éteint, de sorte qu'à la terminaison de l'en- roulement de nouage, il faut interrompre un courant très fort.
De plus à ce courant se superpose un autre cou- rant, car une partie notable de l'énergie débitée par voie de transformation dans l'induit du transformateur, est ra- menée par le moteur de commande dans le réseau. En consé- quence il faut prévoir des moyens particuliers, car un in- terrupteur rapide ordinaire subit', par l'action de l'arc lumineux de disjonction, une très forte usure à ses con- tacts.
D'après la présente invention on obtient un fonctionnement notablement plus avantageux du fait que la réduction du nombre de tours des induits s'obtient par freinage mécanique de l'induit du transformateur. L'in- terrupteur rapide du moteur de commande n'est pas appelé à coopérer et n'est en conséquence pas sollicité.
Le freinage mécanique peut se faire au moyen de dispositions quelconques, par exemple par des freins à main, des freins de friction à commande magnétique, etc..
Si on se sert d'un frein appliqué par force de ressort ou charge de poids, frein qui peut être dégagé au moyen d'un aimant de traction, il suffit d'alimenter cet aimant pendant une seconde environ. Cette alimentation peut se faire à l'aide du cylindre de connexion, employé en règle générale pour la commande du transformateur, ou de manière
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pression particulier.
Dans ce cas, il est avantageux que la consom- mation de courant de l'aimant de dégagement de frein soit inférieure à celle du moteur de commande, même avec les plus petits transformateurs, et que ce courant soit sup- primé même pendant le.temps de l'enroulement de nouage, ce qui réduit en conséquence le maximum du courant d'accé- lération.
De même que les nombres de périodes nécessaires pour l'enroulement de nouage les nombres de périodes né- cessaires pour l'accélération des moteurs d'ailettes, si- tués au-dessous de la fréquence du réseau, peuvent être obtenus avec le frein au lieu de l'être avec le moteur de commande, ce qui petmet d'éviter que ce moteur'soit d'a- bord connecté négativement, c'est-à-dire pour le même sens de rotation que la génératrice, et soit ensuite permuté quant à ses pôles. Le cylindre de commande peut alors être plus petit et est en conséquence moins coûteux. D'au- tre part on évite ainsi la tension de rotor multiple se produisant lors de la permutation.des pôles et les suites de cette tension (forte combustion des contacts, etc..).
Dans l'emploi d'un transformateur de périodes de ce genre, composé d'un moteur à bagues collectrices avec frein et d'un moteur de commande, pour alimenter une fileu- se, il est nécessaire que l'ouvrière puisse, à tout ins- tant, arrêter la fileuse. Ainsi que déjà décrit explicite- ment, cet arrêt ne peut pas s'obtenir par une simple inter- ruption de courant, car le courant alternatif conduit aux moteurs des ailettes et au moteur du mécanisme étireur doit être constamment diminué jusqu'à environ zéro période, afin d'éviter des ruptures de fils lors de la remise en marche de la fileuse.
En conséquence pour arrêter la machine on se sert d'après l'invention d'un interrupteur multiple. Une partie des interrupteurs coupe le courant alimentaire du moteur de
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commande et une autre partie des interrupteurs déconnecte le frein, et interrompt ou ferme le courant du frein sui-- vant que le freinage est effectué par établissement de courant ou par interruption d'un courant de repos.
L'interrupteur multiple peut être accouplé à la barre de commande de la machine. Mais on se servira de préférence d'un interrupteur rapide que l'on commande au moyen d'un bouton de pression et que l'on peut appeler in- terrupteur de fin de course par inertie. Il est bon de répartir plusieurs boutons de pression sur l'ensemble de la machine, pour que l'ouvrière puisse de chaque emplace- ment près de la machine arrêter, comme au moyen de la bar- re de commande, immédaitement la machine. De préférence cet interrupteur rapide retient dans la position d'attrac- tion son armature après l'excitation par l'un des boutons de pression. L'ouvrière n'a alors pas besoin de mainte- nir le bouton de pression jusqu'à arrêt de la machine.
Si on fait passer en outre ce courant de retenue par le cy- lindre de commande du transformateur, on peut en arriver sans autre mesure à ce que pour la remise en marche de la machine le cylindre de commande doive d'abord être ramené à la position zéro, car ce n'est que dans cette position que le courant de retenue de l'interrupteur de fin de cour- se est interrompu et que ses boutons de pression retournent à la position requise pour le service. La commande par boutons de pression permet en outre de prévoir de simples dispositifs de sécurité sur la machine ; peut par exem- ple disposer des boutons de pression sur les bancs de bo- bines, qui sont montés pour le passage tardif des bancs avec bobines vides vers l'arrière et pour le montage des bancs en filage sur ces bancs, ce qui permet d'arrêter la machine.
La fig. 3 des dessins ci-joints représente un exemple d'exécution de cette disposition, et montre la par- tie correspondante du schéma des connexions d'un transfor-
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mateur de périodes.
3 désigne le stator de la machine à bagues col- lectrices, qui est alimenté en passant par l'interrupteur 2, des phases a, b, c du réseau 1. 4 désigne le ro- tor correspondant avec baguescollectrices 5, auxquelles les moteurs des ailettes et le moteur du mécanisme étireur sont reliés au moyen de l'interrupteur 6. Sur l'arbre de la machine à bagues collectrices se trouve le rotor 11 du moteur de commande avec ses bagues collectrices 12 et un plateau de frein 13, 14 désigne le stator du moteur de commande. Au-dessus du plateau de frein 13 on a monté un levier de frein avec sabot 114, qui est soulevé par le ressort 15.
Sur le levier de frein se trouve en outre un noyau d'aimant 16, qu'une bobine d'aimant 17 attire à son intérieur et peut ainsi presser le sabot de frein 114 sur le plateau 13. 18 désigne l'interrup- teur rapide de fin de course avec bobine de commande 19.
Sur le noyau d'aimant 20 de cet interrupteur, les con- tacts auxiliaires 21 sont ouverts dans la position de re- pos et les contacts 22, 23, 24 sont fermés. On a monté en parallèle aux contacts auxiliaires 21 les interrup- teurs à bouton de pression 25 distribués le long de la fileuse.
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Pour commander le transformateur de périodes on se sert du cylindre de commande 26 pourvu d'une rangée de garnitures métalliques et de doigts de contact disposés en face de ces garnitures. Le cylindre comporte les posi- tions I à III pour les nombres de périodes qui sont infé- rieures à celle du réseau ; dans la position IV le trans- formateur de périodes débite un nombre de périodes égal à celui du réseau, tandis que dans les positions V, VI, VII, les nombres de périodes débités sont supérieurs à celui du réseau. Certains des doigts de contact frottant sur le cylindre de commande 26 sont connectés à cet effet aux phases a, b, c, du réseau. La bobine de commande 19 de
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l'interrupteur de fin de course 18 est alimentée en passant par le doigt 27 au moyen de la garniture 28.
Du doigt de contact 29 un conducteur mène par les con- tacts 22 de l'interrupteur de fin de course 18 à la bobine de frein 17, dont l'autre borne est reliée à la phase c du réseau. D'autres doigts de contact ser- vent à l'alimentation du stator 14 du moteur de com- mande ; deux phases passent par les contacts 23, 24 de l'interrupteur 18, En fin de compte une série dr doigts de contact sont connectés à des résistances et aux bagues collectrices du moteur de commande 12.
Si on fait tourner le cylindre de commande suc- cessivement aux positions I, II, III, le stator du moteur de commande reçoit du courant et l'enroulement de son ro- tor 11 est connecté en passant par les bagues collec- trices 12, au début par des résistances, et est finale- ment court-circuité. De ce fait la partie tournante du transformateur de périodes est portée graduellement des nombres de tours plus élevés, la rotation se faisant dans le sens du champ tournant de la partie fixe de la machine d'induction. Les bagues collectrices 5 débitent, de mê- me manière, des nombres de périodes graduellement crois- sants, à la fileuse.
Dans la position IV, le moteur de commande est déconnecté et le doigt de contact 29 glisse sur la gar- niture métallique 28. Un courant passe de la phase a par le doigt de contact 27, la garniture métallique 20, le doigt de contact 29, les contacts 22 de l'interrup- teur 18, par l'enroulement de frein 17 à la phase c, Le noyau d'aimant 16 est attiré contre l'effet du res- sort 15 et le sabot 114 est appliqué sur le plateau de frein 13. La partie tournante du transformateur de périodes s'arrête en conséquence et les bagues collectri- ces 5 débitent un courant alternatif, dont le nombre de périodes est égal à celui du réseau.
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Si on continue à faire tourner le cylindre de commande aux positions V, VI, VII, le doigt de contact
29 glisse de la garniture de cylindre 28 et la partie tournante du transformateur de périodes est de nouveau dégagée. De plus, deux conducteurs menant à l'enroule- ment de stator 14 du moteur de commande sont permutés quant à leur connexion aux phases d'alimentation, ainsi que le schéma des connexions pe rmet de se rendre compte, et les bagues collectrices du moteur de commande sont d'abord connectées en passant par des résistances et puis court-circuitées.
Dans ces positions du cylindre de com- mande, la partie tournante du transformateur de périodes est actionnée dans le sens du champ tournant de la partie fixe 3 de la machine d'induction et en conséquence les bagues collectrices 5 débitent graduellement du courant à nombre de période supérieur à celui du réseau.
Si pour une raison quelconque il faut arrêter brusquement la fileuse, il suffit que l'ouvrière abaisse d'abord le bouton 25 le plus rapproché d'elle. Un cou- rant passe alors par la voie . phase a, garniture de con- tact 28, doigt de contact 27, bobine de commande 19, bouton de contact 25, phase c. L'interrupteur rapide ou vanne 18 soulève son noyau d'aimant 20 et ouvre ainsi les contacts 22, 23, 24, Comme de ce fait l'aimant de frein 17 est déconnecté et que le stator 14 du moteur de commande est privé de courant par interruption de deux phases, la partie tournante du transformateur de périodes peut tourner librement et, sous l'action de la partie fixe 3 de la'machine d'induction, il peut s'accélérer environ au synchronisme.
Il en résulte que les bagues collectrices 5 débitent à la fileuse du courant dont le nombre de pé- riodes décroît constamment jusqu'à environ zéro, et que les moteurs des ailettes et le moteur du mécanisme étireur s'arrêtent en conséquence, cet arrêt s'effectuant indépen- damment du fait de l'emploi de service du moteur de
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commande ou du frein. ,
Afin qu'en lâchant le bouton de pression 25 on ne rétablisse pas de nouveau les circuits de travail interrompus, on a prévu les contacts auxiliaires 21, qui sont montés en parallèle aux boutons de pression 25.
En conséquence même lorsqu'on lâche le bouton qui a été abaissé, le courant passera par la bobine d'interrupteur
19 et retiendra le noyau d'aimant dans la position d'at- traction. Comme ce courant ne peut être interrompu que dans la position zéro, on s'assure ainsi en même temps que la remise en circuit de la machine commence avec la position zéro du cylindre de commande 26.
Dans cet exemple d'exécution le courant du frein et le courant conduit à la partie fixe du moteur de commande sont commandés directement par le cylindre. En cas de besoin, on peut, pour épargner le cylindre, employer le moyen connu qui consiste à déporter la fermeture du courant sur des interrupteurs particuliers commandés par le cylindre de commande.