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"PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A PAPIER DU TYPE FOURDRINIER"
Cette invention a trait aux machines à papier du type Fourdrinier du genre dans lequel le cylindre (avec ou sans le rouleau de guidage) et la toile métalli- que reçoivent un mouvement de vibration indépendamment des rouleaux tubulaires et des bâtis qui les supportent, et le but de cette invention est de permettre audit cylin- dre et à la toile métallique de recevoir un mouvement de vi- bration plus rapide sans produire de trépidations ou se- cousses.
Dans les machines de ce genre, on a proposé de supporter le cylindre dans des paliers portés par des res- sorts à lames disposés verticalement. Dans certains cas,
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ces ressorts travaillaient à la traction et dans d'autres cas à la compression ; dans tous les cas, les ressorts appliqués jusqu'à ce jour étaient tels que leur fréquence de vibration naturelle était beaucoup plus faible que le maximum de fréquence du mouvement de vibration auquel le cylindre et la toile métallique doivent être soumis.
En d'autres termes, si 200 vibrations par minute étaient nécessaires pour la toile métallique, les ressorts appli- qués jusqu'à ce jour avaient une fréquence de vibration naturelle beaucoup plus faible, par exemple de 100 vibra- tions par minute. Ceci a toujours rendu nécessaire l'appli- cation d'une force motrice considérable pour actionner le cylindre en raison de la grande masse et de l'inertie des pièces animées d'un mouvement vibratoire.
Suivant l'invention, les ressorts, qu'ils tra- vaillent à la traction ou à la compression, reçoivent une résistance mécanique ou une raideur telles que leur période de vibration naturelle est égale ou supérieure à la pé- riode de vibration maximum requise du cylindre et de la toile métallique.
Suivant une autrecaractéristique de l'invention, on prévoit sur un ou chacun des tourillons du cylindre un dispositif propre à supporter efficacement les efforts ré- sultant du changement de marche du cylindre animé d'un mouvement de vibration rapide, comme il sera expliqué plus loin.
Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait de fixer la bielle usuelle du mécanisme de va- et-vient directement au palier du tourillon du cylindre.
L'invention sera décrite ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels t
Figure 1 est uneoupe transversale représentant les bâtis supportant le cylindre de poitrinière et le bâti à toile métallique, les ressorts travaillant à la compression.
Dans cette figure, on n'a représenté que la partie du
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cylindre et des bâtis qui est nécessaire pour faire com- prendre l'application de l'invention.
Figure 2 est une coupe transversale d'un bâti de support du genre dans lequel les ressorts travaillent à la traction.
Figure 3 est une coupe longitudinale d'une partie d'un cylindre et représente le dispositif d'absorption des chocs.
Comme représenté, le cylindre a est monté dans des paliers supportés par des bâtis b,b fixés l'un à l'autre par une traverse c, ces bâtis étant supportés par des ressorts à lames d. Les ressorts d sont proportionnés à la vitesse maximum requise et au poids à déplacer, mais, dans tous les cas, ilssont tels que la période de leur vibration naturelle est égale ou supérieure à celle de la -vibration maximum requise.
En raidissant ainsi les ressorts, on peut obtenir des vibrations très rapides sans augmenter pratiquement la force motrice requise pour faire vibrer le cylindre de zéro à l'amplitude maximum. Ceci s'explique par le fait que la première partie - la plus grande - du mouvement vibratoire est obtenue par l'action de pendule des ressorts et élé- ments vibrants et qu'on n'a besoin de force motrice que pour faire parcourir à ces organes la partie finale la plus petite -- de leur course, tandis que, dans les appa- reils existants, la force motrice est nécessaire, non seu- lement pour accélérer, mais aussi pour ralentir le mouve- ment des pièces vibrantes sur toute l'étendue de la majeure partie de chaque course.
Dans l'appareil suivant l'inven. tion, la puissance n'est appliquée qu'au moment où les pièces se meuvent à leur vitesse la plus faible, l'effet étant analogue à l'action d'un volant au passage d'un point mort.
Les bâtis b supportant les cylindres et 'les res-
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sorts d sont usuellement identiques à l'avant et à l'arriè- re de la machine, mais les bâtis situés à l'avant peuvent être fixes et la traverse peut être supprimée, les ressorts n'étant appliqués qu'à l'arrière de la machine. Le palier du cylindre arrière peut être fixé rigidement à la console ar- rière.
Le changement de marche rapide du cylindre donne naissance à des efforts élevés et, pour supporter ces efforts, on monte un grand plateau e à l'extrémité de l'arbre b1 du cylindre, comme représenté dans la figure 3, et l'on enveloppe ce plateau par un boîtier fixe! dans lequel il s'ajuste exactement, ce bottier recevant de l'huile des- tinée à remplir l'interstice pelliculaire qui le sépare du plateau. Avec un plateau de grandes dimensions, la pres- sion maximum qui règne au moment du changement de marche du cylindre est inférieure à celle nécessaire pour expulser l'huile de son logement, de sorte que cette huile absorbe le choc résultant du changement de marche.
Le plateau e peut être disposé à l'arrière de la machine, c'est-à-dire à l'extrémité du cylindre voisine du mécanisme secoueur. L'huile a non seulement pour effet d'absorber les chocs mais aussi de lubrifier le plateau.
Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que la bielle disposée entre le mécanisme se- coueur (non représenté) et les pièces animées d'un mouvement vibratoire, peut être reliée au bâti b, comme représenté sur la figure 1, mais l'est de préférence, directement en alignement et co-axialement avec le cylindre. Comme repré- senté sur la figure 3, ceci peut s'effectuer en reliant la bielle au chapeau f1 du boîtier f, ce chapeau étant pourvu en f2 d'une bride pour recevoir la bielle.
On peut munir cet- te bielle ± d'un joint à rotule, ou analogue, de façon à éviter, en cas d'alignement défectueux, que des efforts par- viennent au palier du cylindre. @
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On peut utiliser, comme variante du grand plateau et du bottier, des paliers à billes ou à rouleaux pour sup- porter le poids du cylindre et reprendre la poussée en bout.