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" Perfectionnements à la carbonisation à basse température du charbon, de la houille schisteuse et autres combustibles et au traitement par la chaleur des minéraux et autres matières ap- propriées "
L'invention se réfère au traitement par la chaleur des minéraux et autres manières appropriées et spécialement à la carbonisation à basse température du charbon, de la houille schisteuse et autres combustibles.
L'in des objectifs de l'invention est d'empêcher que le pendant combustible n'adhère aux surfaces de contact qu'on le soumet à l'action de la chaleur dans les processus traitement à basse température; ceci porte remède à l'un des inconvénients les
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plus importants que l'on rencontre dans les processus de l'es- pèce à basse température et permet de traiter tous les combus- tibles, notamment le charbon qui gonfle et celui qui ne gonfle pas.
Un autre objectif de l'invention est de réaliser simulta- nément la carbonisation et la consolidation du combustible, de façon à éviter le briquetage subséquent et l'emploi d'un liant.
Un autre objectif de l'invention est de réaliser un appa- reil de type nouveau et perfectionné pouvant convenir pour la carbonisation du combustible à basse température en particulier et pour le.traitement par la chaleur des minéraux, d'une façon générale.
L'invention, quand elle est appliquée à la carbonisation du charbon à basse température et à celle d'autres combustibles ,consiste/ dans ses grandes lignes a interposer entre le combus- tible à carboniser et le transporteur, la grille ou autre sur- face ou surfaces entrant normalement en contact avec le combus- tible pendant que se fait le traitement par la chaleur, un mi- lieu qui se décompose pendant que se fait le lit traitement par la chaleur, pour donner naissance à un carbone sec qui se dépo- se sur la surface ou les surfaces de contact sans passer par une phase plastique ou liquide intermédiaire lors de cette dé- composition.
Le milieu mentionné ci-dessus, peut être à base de cellu- lose ou de matières organiques, tel e par exemple, papier, pâte de papier. papier réduit en pate, carton ou scire de bois.
Conformément à l'une des modalités de réalisation de l'in- vention, le charbon au autre combustible est chargé dans des réservoirs tubulaires préalablement garnis de cellulose ou au- tre matière, de préférence de pâte de papier ou de papier ré- duit à l'état de pâte, par une opération d'arrosage; ces réser -voirs tubulaires sont transportés à travers la cornue à car-
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boniser par des chaînes sans fin ou autre dispositif de trans- porteur sans fin.
On préfère, dans la pratique,faire passer simultanément à travers la cornue plus d'une rangée de réser- voirs tubulaires: à cet effet, chaque rangée se trouve à une certaine distance au-dessus de la rangée inférieure et chemine en sens opposé, de sorte que les réservoirs tubulaires conte- nant la combustible à carboniser sont réchauffés par la chaleur dégagée par radiation de la rangée voisine de réservoirs conte- nant le combustible carbonisé.
Dans la modalité de réalisation de l'invention adoptée de préférence, la vidange des réservoirs, leur nettoyage, leur re- vêtement, et leur alimentation en combustible frais ainsi que leur réintroduction dans la cornue à carboniser se font automa- tiquement et en cycle continu.
L'appareil conforme à la présente invention, comporte,dans ses grandes lignes, une cornue horizontale ; la dite cornue com- porte une zone de carbonisation chauffée au centre, une zone de réchauffage à chaque extrémité de la dite zone de carbonisation, des organes pour chauffer intérieurement la dite zone centrale, une chaîne continue ou autre organe de transport disposé dans la cornue et pouvant transporter la matière à traiter sur cha- cun de ses brins et des organes à l'une des extrémités de cha- que brin pour introduire la matière à traiter, ainsi que des organes à l'autre extrémité de chaque brin pour éliminer la matière traitée.
Pour faire comprendre clairement et réaliser l'invention, on va décrire une réalisation de celle-ci consistant en un ap- pareil de carbonisation à basse température de combustibles, avec le secours des dessins ci-joints, dont
La figure 1 est une vue en élévation latérale et longitu- dinale de la cornue, qui pour raison de commodité, a été re- présentée en trois sections;
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La figure 2 est une vue/en plan de dessus de la même; la figure 3 est une coupe verticale et transversale pra- tiquée à travers la zone de chauffage de la cornue; la figure 4 est une vue analogue pratiquée à travers l'une ou l'autre section terminale:de la cornue; la figure 5 montre à échelle plus grande et en élévation de côté, une partie du transporteur à chaîne intérieur;
la figure 6 est une croupe partielle, à échelle plus grande, la montrant la manière dont les maillons de chaîne intérieure sont soutenus et la facon dont les tubes de carboniation sont, à leur tour/portés par le transporteur chaîne intérieur, par l'intermédiaire de leurs couvercles ou capuchons; la figure 7 est une coupe en long, verticale, pratiquée par les deux extrémiés de la cornue et montrant la position dans celle-ci du transporteur à ohane intérieur et à ses extré -mités les organes d'alimentation et d'évacuation des tubes de carbonisation;
la figure 8 est une vue en élévation à échelle plus grande du mécanisme de nettoyage, revêtement et remplissage des tubes de carbonisation et de transport des tubes chargés dans une position dans laquelle ils sont introduits automatiquement dans la cornue; la figure 9 est une vue en plan de dessus du dispositif de transport va-et-vient portant l'appareil pour opé- rer le déchargement du contenu carbonisé des tubes de carboni- sation, pour garnir ceux-ciet les remplir à nouveau de matié- re à carboniser; la figure 10 est une vue en élévation de côté de cet or- gane de transport, montrant celui-ci fixé en position au côté de la cornue et à l'extrémité de cella-ci;
la figure 11 est une coupe partielle à échelle plus gran- de du mécanisme servant à ouvrir.et à refermer automatiquement les tubes de carbonisation; la figure 12 est une vue en plan incomplète du même, mon-
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trant les organes qui servent a transporter les couvercles ou chapeaux qui ont été enlevés, pour les amener dans des positions qui permettent leur replacement; la figure 13 est une vue partielle sur bout du mécanisme représenté par la figure 11; la figure 14 est une coupe longitudinale à échelle plus grandes de l'un des tubes de carbonisation montrant celui-ci, l'état séparé et avec son capuchon ou couvercle en position.
L'appareil représenté par les dessins est destiné à servir avant tout à la carbonisation à basse température du charbon et d'autres combustibles appropriés et à effectuer automatique- ment l'ensemble des opérations nécessaires, depuis le garnissa- ge des tubes de carbonisation avec de la pâte de papier ou au- tre matière de revêtement appropriée et l'alimentation en com- bustibles des tubes ainsi garnis, jusqu'à la vidange du contenu carbonisé, des tubes et la préparation qui y fait suite, pour l'opération suivante de garnissage des tubes de pâte de papier ou autre matière, ces opérations étant ainsi continues.
A cet effet, l'appareil représenté se compose d'une cornue pouvant être chauffée intérieurement par la combustion de gaz ou d'hui- le dans des tubes traversant la zone de chauffage de la cornue de distance en distance et de préférence, alternativement de chaque côté de celle-ci, un transporteur continu à chaîne pour transporter les tubes chargés en sens opposés et dans des plans horizontaux différents sur toute la longueur de la cornue, des organes aux deux extrémités de la cornue pour introduire les tubes chargés et pour décharger les tubes contenant le combus- tible carbonisé;
et des organes affectant la forme d'un trans- porteur à chaîne continua à l'extérieur de la cornue, pour transporter les tubes chauds qui viennent d'être déchargés d'u- ne extrémité de la cornue à l'extrémité opposée de celle-ci en vue de la refroidir et des organes, également aux deux extré- mités de la cornue,pour recevoir les tubes refroidis, décharger
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leur contenu carbonisé, en nettoyer l'intérieur, les garnir de pâteà papier ou autre matière, lesremplir à nouveau de com- bustible à carboniser et introduire les tubes en question dans la cornue pour assurer la continuation des opérations.
On va maintenant décrire les parties de l'appareil ci- dessus énumérées, dans l'ordre mentionné et avec la référence des dessins annexés.
CORNUE.- La cornue qui est représentée par les figures 1, 2,3 et 4 a une longueur suffisante pour réaliser l'opération de carbonisation requise et aussi pour effectuer le réchauf- fage des tubes changés avant que ceux-ci ne pénètrent par l'un ou l'autre bout dans la zone de chauffage ou de carbonisation.
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A cet effet, la cornue comprend une zone centrale A , voir figures 1 et 2, et deux zones terminales KWXKX1 a zone centrale xl%$5X15 chauffage propre dite et les deux zones terminales B con- stituent les zones de réchauffage.
Ces dernières zones permet- mettent également, ainsi qu'on le constatera ci-après, un échan -ge thermique entre les tubes quittant la zone de chauffage et dont le contenu a été carbonisé, d'une part, et les tubes con- tenant le combustible à carboniser lors de leur déplacement à travers la zone de chauffage,d'autre part.
La cornue, toute entière, est supportée sur toute sa lon- gueur sur des traverses 1 qui constituent en fait la seule fon- dation requise pour l'installation et qui permettant à la cor- nue de se dilater librement en longueur. Les parois de la cor- nue sont formées par une série de sections creuses en fonte 2 dont les arêtes sont formées pour constituer des joints abou- tissants disposés en diagonale et dont les surfaces aboutis- santes sont concaves ainsi que le montre la figure 3 en vue de recevoir, quand l'assemblage est fait, un bourrage mou ou gar-
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niture 3. Cette construction Dorme joint étanche au gaz et per- met en même temps que les côtés se déplacent las uns par rapport aux autres pour compenser la dilatation.
Cette construction spéciale facilite le montage ainsi que l'inspection de l'intérieur de la cornue à laquelle on peut procéder après avoir enlevé une ou plusieurs des sections dont question.
La zone centrale A est chauffée par des organes comprenant une série de tubes 4 disposés en quatre rangées, les unes au- dessus des autres et chacune traversant la cornue. La disposi- tion de ces tubes de chauffage est excellemment représentée par la figure 3 qui montre que ces tubes se trouvent au-dessus et en dessous de chacune des deux séries de tubes de carbonisation qui sont désignés par la référence 5 et qu'ils chauffent par radiation. Ces tubes de chauffage sont chauffés à une extrémité par des brûleurs à gaz 6 ou encore.si on le désire par des brû- leurs à huile.
Les extrémités opposées des tubes de chauffage sont ouvertes en 7 vers l'intérieur de chacune des sections creuses 2, de chaque côté de la cornue; les produits chauds de la combustion sont déchargés dans les parois creuses de la cor- nue et par l'intermédiaire d'ouvertures de communication 8, ces gaz chauds sont forcés de circuler dans les creux intérieurs des quatre parois de la cornue de bout en bout, ce qui forme une couverture de gaz chauds qui sert à empêcher les pertes de chaleur de l'intérieur de la cornue, vers l'extérieur, par ra- diation. Il en résulte qu'il y a une distribution uniforme de ces gaz chauds, et, pour assurer un chauffage uniforme des tu- bes de carbonisation, les brûleurs 6 sont disposés alternative- ment des deux côtés de la cornue sur toute l'étendue de la zone de chauffage centrale A.
A l'aide de ces moyens, les gaz chauds venant d'une série verticale de tubes de chauffage 4 sont éva- cués dans l'intérieur creux prévu dans une paroi verti- cale de la cornue, tandis que le gaz chaud de la série vertica-
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le suivante de tubes de chauffage est envoyé dans le creux de la paroi opposée de la cornue.
Des, joints étanches au gaz sont formés entre les extrémi- tés opposées de chacun des tubes de chauffage et les sections de parois respectives 2 à l'aide de bourrages mous ou autres 9 coté et 10; les bourrages 9 se trouvent aux extrémités brûleur des tubes 4 et sont établis de manière à permettre libre dilata- tion de ces tubes dans le sens de la longueur.
Les vapeurs produites pendant la carbonisation s'échappent par une ouverture 11 prévue dans la paroi supérieure de la cor- nue et un tuyau 12 les envoie dans une canalisation d'eau 13 de type connu. Cette conduite d'eau, s'étend, ainsi que le montre la figure 1, sur toute la longueur de la cornue et est alimen- tée de distance en distance par une série des tubes précités 12. Les vapeurs sont ainsi évacuées sur toute la longueur de la cornue en un certain nombre de points requis.
Les mouvements de la cornue par rapport à la conduite d'eau 13 ou vice versa qui résultent de la dilatation de la cornue sont rendus possibles en munissant la conduite d'eau de distance en distance de saillants 14, qui reposent librement sur des chaises de forme appropriée 15, formés dans la partie supérieu- re des sections de parois voisines 2.
En faisant les sections de parois 2 sur un patron sembla- ble, on forme des ouvertures 16 équivalentes aux ouvertures 11, et à l'endroit, où comme dans la fig. 3, les vapeurs sont évacuées du sommet de la cornue, de distance en distance, dans la base de la cornue tures inférieures 16 sont fermées par des plaques couvercles amovibles 16a. Grâce à cette construction toutefois, il est possible, en obturant de façon analogue les ouvertures aupérieu -res 11 d'évacuer les vapeurs de la face inférieure de la cor- nue et cette modification peut être apportée même quand l'in- stallation est déjà montée.
Le mode de construction de la cornue, par sections, outre qu'il facilite le transport de l'atelier de construction au
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lieu du montage, permet également de rendre la cornue toute en- tière, ou seulement une partie de celle-ci, plus ou moins lon- gue.
TRANSPORTEUR INTERIEUR A CHAINE.,- Le transporteur intérieur a chaîne qui sert à faire circuler les tubes de carbonisation à l'intérieur de la cornue se compose de plusieurs éléments ou maillons 17, voir figures 5 et 6, réunis à articulation de dis- tance en distance sur toute la longueur de la chaîne par des chevilles 18; la partie circulaire de chacune de ces chevilles porte des galets 19 qui roulent sur un chemin de roulement con- tinu 20 porté de distance en distance par des braquets 21 à l'intérieur de la cornue. La totalité du poids du brin de cha- que chaîne, dont il en existe deux, une de chaque côté, est por- tée par des chemins de roulement, continue 20 ce qui soulage la chaîne de tous les efforts provoqués par son poids.
Une roue dentée 18a fait partie intégrante de chacune, dès dhevilles 18 ce du côté intérieur de celle-ci ; cette roue est destinée à un usage qui sera exposé ci-après; un braquet en forme d'U, 22 forme le prolongement latéral de cette roue dentée; les braquets de l'espèce sont destinés à porter des chevilles 23 faisant partie intégrante des couvercles ou capu- chons terminaux 24 des tubes de carbonisation et s'étendant la- téralement à partir de ces capuchons. Les poids de tubes de car- bonisation est supporté par des galets 25 portés par chacun des braquets en forme d'U 22 ; ces galets sont à leur tour portés par des chemins de roulement continus 26 portés de façon analo- gue à celle dont sont portés les chemins 20 par les braquets 21 précités.
On se rend compte de ce que les quatre brins des chaînes continues, de part et d'autre de la cornue, servent à faire cheminer entre eux et dans des sens opposés, à travers la cor- nue des rangées, supérieure et inférieure, des tubes de carboni- sation. Il en résulte qu'à chaque extrémité de la cornue, des
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tubes y pénètrent et en sortent et pendant leur passage à tra- vers les sections terminales B, le réchauffage des tubes conte- nant le combustible à carboniser est assuré par échange thermi- que de la manière qui a été précédemment exposée.
La figure 7 montre} de façon très claire,les organes ser- vant à introduire les tubes de carbonisation dans la cornue et ceux qui servant à les faire sortir de celle-ci; ils se compo- sent de pièces terminales en fonte 27 et 28 fixées par des bou- lons à chaque extrémité de la cornue. Deux paires de réservoirs semi-circulaires sont portées par chacune de ces pièces 27 et 28 ; le réservoir extérieur de chaque paire est désigné par la référence 29 tandis que le réservoir intérieur de chaque paire est désigné par la référence 30.
On peut imprimer, par inter- mittences et de l'extérieur de la cornue, un mouvement de rota- tion à ces réservoirs; ces réservoirs tournent ainsi dans des supports 31 conformés pour constituer des joints étanches au gaz ; ces réservoirs ont les dimensions requises pour recevoir et renfermer successivement chacun des tubes de carbonisation.
La paire supérieure de réservoirs de la pièce 27 sert pour l'introduction des tubes fraîchement chargés tandis que la,pai- re inférieure est destinée à l'évacuation des tubes contenant le combustible carbonisé. A l'extrémité opposée de la cornue, la paire supérieure de réservoirs sert à l'évacuation et la paire inférieure à l'introduction des tubes ; cet arrangement renversé est nécessité par les angles particuliers des admis- sions et sorties respectifs dont ces réservoirs font partie.
Les roues à chaînes 32 sont portées par les pièces 27 et 28; elles servent à actionner les transporteurs inférieurs à chaîne précités; concentriquement à chacune de ces roues à chaî- ne est une crémaillère semi-circulaire 33 que les roues à chat- ne engagent pendant que les chaînes cheminent sur leurs roues.
La disposition et le pas des dents de ces crémaillères sont tels que l'on amène les braquets en U 22 portant les chevilles
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23 des capuchons des tubes d carbonisation dans des positions où, dans un cas, ils peuvent recevoir des tubes fraîchement in- troduits et, dans l'autre cas, où ces tubes peuvent sortir des braquets en forme d'U sous l'action de la pesanteur pour tomber dans des transporteurs intérieurs 30 de chaque paire de trans- porteurs d'évacuation; le mouvement de rotation de ces trans- porteurs est à cet effet, arrangé de manière que le côté ouvert de chaque transporteur intérieur puisse décharger ou recevoir un tube amené en position.
La rotation des tubes du transporteur est aussi telle que quand les tubes du transporteur interieur reçoivent ou déchar- gent un tube de carbonisation, les tubes du transporteur exté- rieur déchargent ou reçoivent respectivement d'autres tubes et vice versa.
Les organes tels qu'un mécanisme à engrenage non représen- té, peuvent être employés pour arrêter automatiquement l'appa- reil dans le cas où l'évacuation des tubes de la cornue ne se ferait pas.
Le passage des tubes de carbonisation, des tubes intérieurs vers les tubes extérieurs de chaque paire se fait quand le mou- vement de rotation des tubes transporteurs amène leurs côtés ouverts en regard et par conséquent en alignement.
L'appareil représenté par la figure 8 comporte un trans- porteur extérieur continu comprenant deux volées continues de chaîne 34 de part et d'autre de la cornue, dont l'une passe au- dessus de la partie supérieure de la cornue, à l'extérieur et l'autre, passe en dessous de la cornue. Ces chaînes formées par une série de maillons servent à transporter une série de tubes creux 35,ouverts sur le coté,qui se placent transversa- lement dans la cornue de la chaîne située de l'un des côtés à la chaîne se trouvant de l'autre côté; ces tubes forment éga- lement les connexions entre les divers maillons de chaque
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Chaîne.
Chacune de ces chaînes peut être actionnée en continu et en synchronisme par il'intermédiaire de roues à dents 36 qui, à leur tour, sont actionnées par une chatne ou autre connexion 37 commandée par une roue 38. La roue de commande, à son tour, peut être actionnée par un arbre de commande 39 disposé longi- tudinalement et à l'extérieur de la cornue.
Les brins de chaque extrémité des chaînes précitées 34 passent sur des roues 40 dont la périphérie forme des réduits circulaires 41 destinés à rece- trouve. voir les tubes 35, Ces roues 40 dont il s eux à chaque extré- e mité de la corn de chaque côté de ce -ci, peuvent avoir un mouvement de relation intermittente et our harmoniser la diffé- rence existant entre ce mouvement et le mouvement continu de la section principale des deux chaînes, on a prévu un certain bal- lant entre les roues à chaînes 36 et les dites roues 40. On voit clairement'ce ballant dans la figure 8 et pendant la marche du mécanisme ce ballant est périodiquement rattrapé puis reforme par chaque mouvement intermittent des roues 40.
Bien que l'on puisse se servir de tout mécanisme approprié et connu pour imprimer lé mouvement intermittent aux roues 40, le. dispositif, représenté par la figure 8 convient pour l'ob- jectif visé du fait de sa simplicité; ce dispositif se compose d'une roue concentrique 42 portant des dents de forme spéciale 43 sur sa périphérie, dents qui peuvent, à leur tour être enga- gées par une seule dent 44 portée pa r la roue 45 tournant au continu.
Grâce à ce dispositif, on imprime à la roue 42 un mou- vement calculé et par son intermédiaire à la roue associée 40 ; chaque engagement à temps se fait entre la dent 40 et la roue à rotation continue 45 et l'une des dents 43 de la roue 42. rotation de
En réglant convenablement la vitesse de/la roue 45, on mé- nage un intervalle suffisant, déterminé d'avance, entre chaque, mouvement de la roue 40 suffisant pour permettre l'accomplisse- ment de certaines opérations qui vont être exposées ci-après,
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tandis que la dite roue 40 et les tubes transporteurs 35,portés par celle-ci restant fixes. De même, on peut régler la vitesse de rotation des roues à chaînes 36 Pour assurer le ballant re- quis dans les brins de la chaîne 34 qui sont engagées par les roues 40.
Pendant chaque période de fixité des roues 40, les opéra- tions de déchargement des contenus carbonisés, des tubes de carbonisation, qui reposent dans les tubes creux 35, du nettoya -ge de l'intérieur, de l'arrosage de celui-ci avec de la pâte de papier, du séchage et du rechargement en combustible frais se font automatiquement aux deux extrémités de la cornue.Le mécanisme utilisé à cet effet est représenté par les figures 8,9 et 10 et se compose d'un chariot 46 monté pour se dépla- cer latéralement ou dans le sens ou suivant le mouvement des chaînes 34, sur des coulisseaux 47 portés par un cadre appro- prié 48.
Ce chariot 46 peut prendre un mouvement de va-et-vient par l'intervention d'une roue de crémaillère 49, voir figure 10, dont les dents engagent les dents de crémaillère 50 asso- ciées avec le chariot; la roue de crémaillère 49, à son tour, pivote sur son point de sustentation 51 par l'intervention d'u- ne manivelle 52, et d'une bielle 53, la dite manivelle 52 étant portée par l'arbre principal précité 39.
Sur le chariot 46 sont montés à une certaine distance les uns des autres et parallèlement, un mouton 54 portant sur sa tête une partie plus large 55 destinée à expalser le contenu carbonisé d'un tube de carbonisation mis en position, un racloir 56 servant à évacuer les particules carbonisées adhérentes de l'intérieur du tube, une brosse 57 qui sert au nettoyage, un élément 58 qui sert à amener une solution de pâte de papier sous pression vers un bec d'arrosage 59 se trouvant à son extré- mité extérieure, un autre tube, 60,
qui amène du gaz de combus- tion chaud vers une pomme percée de trous 61 en vue de sécher le revêtement de pâte de papier introduit par le bec 59 et
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enfin un piston 62 pourvu d'un/plateau 63 à son extrémité des- tiné à pousser une nouvelle charge de combustible dans un tube de carbonisation mis en position et revêtu de papier, Ce mouton 62 est dans une position telle, par rapport au mouton extérieur et aux tubes, qu'il achève son mouvement en un point où le mou- vement de l'autre mouton et des tubes commence. Ceci est réali- sé dans l'exemple représenté, en fixant son extrémité intérieu- re à une partie 64 formant la prolongement arrière de la char- pente principale 65 portant l'autre mouton et les tubes.
Le plataau 63 peut se mouvoir dans une auge ou chambre 66 et en racler le fond, chambre que l'on remplit périodiquement de la quantité requise de combustibles par une trémie 67 et l'intermédiaire d'un dispositif mesureur affectant la forme d'une roue à pales 68. Cette roue tourne par intermittence, d'un certain angle de manière que chacun des compartiments délimi- tée par les pales soit amené tout d'abord en communication avec le fond de la trémie 67 et ensuite en communication avec l'ex- trémité supérieure, ouverte, de l'auge ou chambre 66.
Chaque compartiment de la roue à pales 68 est ainsi rem- pli d'une quantité, déterminé d'avance, de combustible et ce combustible est à son tour déchargé à l'intérieur de l'auge ou chambre précitée d'où il est évacué dans un tube de carboni- sation mis en position, par le plataau 63 du mouton ou pous- soir 62. Un dispositif enregistreur, non représenté, peut col- laborer avoc le dispositif mesureur de combustible pour enre- gistrer la quantité de combustible qui passe.
On voit donc que pendant chaque période fixe des roues 40, il se produit cinq opérations successives pour un nombre égal de tubes de carbonisation amenés en position et qu'à chaque mouvement de ces roues 40, ces tubes avancent d'un seul cran en avant de sorte que le tube d'où., au cours de l'opération précédente,la charge carbonisée a été déchargée est maintenant amené en face de la tuyère à pâte de papier, tandis que le tu-
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be qui au cours de la première operation a reçu une nouvelle charge de combustible a progressé d'un cran au deld de l'appa- reil d'alimentation de combustible pour arriver dans la posi- tion requise pour être coiffé d'un capuchon.
Avant la mise en position de chaque tube contenant une ma- tière carbonisée, en regard du mouton de chargement, ces deux capuchons terminaux sont enlevés automatiquement; l'un de ces capuchons, notamment le capuchon extérieur, est replacé avant qu'il atteigne la position opposée au mouton de chargement 62.
Ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus, le capuchon restant au capu- chon intérieur est ramené en position après que le tube a reçu ' sa charge de combustible frais. Le mécanisme employé à cet ef- fet est représenté principalement par les figures 11, 12 et 13 et va être décrit.
MECANISME D'ENLEVEMENT-ET DE MISE EN PLACE DES CAPUCHONS.-
Dans l'appareil représenté, les deux capuchons terminaux de chaque tube de carbonisation, dont l'un est représenté en po- sition dans l'un des tubes porteurs 35 faisant partie du trans- porteur extérieur à chaîne, sont enlevés par déplacement laté- cet effet, ces étoiles sont montées à coulissement ur l'arbre 71; ral par les extrémités fourchues 69 des étoiles 70 e mouve- ' ment requis est imprimé aux étoiles par des foure es 72 fixées sur les bielles 73 animées d'un mouvement de va-et-vient. Ces bielles sont, à leur tour, assemblées par leurs extrémités in- térieures à un levier oscillant 74.
Le mouvement est transmis à ce levier par le chariot 46, par l'intermédiaire d'une bielle 75 et d'une articulation 76. Les capuchons qui ont été enlevés, sont poussés dans des transporteurs 77 à extrémités libres mon- tés à 'raison d'un sur chaque bras de deux étoiles à trois bras 78. En même temps que se produit ce mouvement de l'étoile 70, il se produit un mouvement identique dans le même sens de la part d'autres étoiles, 79, dont les bras portent des goupilles 80 en vue d'un objectif qui sera exposé ci-après.
Les étoiles 78 sont calées par des goupilles sur l'arbre
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71 ou sont fixées sur celui-ci d'autre manière et cet arbre, à son tour, tourne par intermittences sous l'action d'organes comprenant des roues à chaînes 81 montées sur les extrémités de l'arbre et de bagues de renforcement circulaires 82 encer- clant les bouts des tubes porteurs entre les maillons des chaî- nes. Il en résulte qu'à chaque mouvement des chaînes, un mou- vement de rotation partielle est imprimé à l'arbre 71.
Ce mouvement de rotation des étoiles 79 déplace les capu- chons qui ont été enlevés dans une position dans laquelle les transporteurs -dans lesquels ils se trouvent- se trouvent en regard d'une ouverture prévue dans les extrémités supérieuras de deux chutes obliques 83 et 84 tandis qu'une autre paire de transporteurs est amenée en position dans le tube transporteur suivant pour recevoir une, nouvelle paire de capuchons.
Lors des mouvements de retour des étoiles 70 et 79, les goupilles 80 portées par les étoiles 79 servent à éjecter les capuchons hors des transporteurs 77 et à les introduire dans les chutes précitées 83 et 84. Ces chutes 83 et 84 servent à faire passer les capuchons, de la position dans laquelle le tu- be de carbonisation est décapuchonné dans celles où! tout d'a- bord, un capuchon est mis en place et ensuite le suivant.
Afin que le replacement des capuchons puisse se faire dans l'ordre requis, la chute 83 est moins longue que la chute 84 ainsi que le montre la figure 12; l'extrémité inférieure de la chute 83 correspond à la position dans laquelle se trouve le tube de caroonisation quand on remplit celui-ci de combus- tible frais tandis que la chute 84 a la longueur voulue pour correspondre à la position suivante du tube chargé, à savoir celle dans laquelle celui-ci ne se trouve plus dans l'aligne- ment de l'auge ou chambre 66.
Pour effectuer le'replacement des capuchons, le mécanis- me ci-dessus décrit à propos des opérations de décapuchonnage se trouve reproduit près de l'extrémité inférieure des chutes
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83 et 84; la seule différence avec le précédent est que dans le mécanisme de décapuchonnage, on n'a prévu qu'un seul arbre 71.tétant donné que chaque étoile doit se trouver dans l'aligne- ment; dans l'autre mécanisme ou mécanisme de recapuchonnage, on a prévu deux arbres 71 de l'espèce; un arbre porte les étoiles destinées au replacement du premier capuchon et l'autre arbre assure le replacement du second. A tous autres pointa de vue le mécanisme est identique au précédent et sa représentation ainsi que sa.description sont superflues.
Pour permettre aux vapeurs de s'échapper de l'intérieur des tubes de carbonisation, les parties intérieures des capu- chons terminaux présentent des nervures 85, voir figure 14, ce qui met les parois des capuchons à une certaine distance des parois des tubes.
On voit par la description qui précède que l'inventeur a réalisé un appareil à l'aide duquel on prépare du combustible carbonisé à l'état aggloméré, ce qui évite la nécessité de l'em -ploi d'un appareillage de briquettage supplémentaire et qui est à la fois continu et automatique. En se servant d'un revê- tement de papier ou autre matière cellulosique pour les tubes de carbonisation, on peut utiliser à la fois des combustibles tendres et des combustibles/durs en mélangeant à cet effèt un combustible tendre tel que la houille à un combustible plus dur tel que l'anthracite,ou à un combustible faiblement bitu- mineux, on agglomère les particules, sans nécessité d'emploi d'un liant tel que la poix.
L'invention est applicable également à la distillation du bois pour la préparation de l'acétone.