Procédé et appareil pour la carbonisation à basse température du charbon et d'autres combustibles. La présente invention comprend un pro cédé pour la carbonisation à basse tempéra ture du charbon et d'autres combustibles (tels que par exetnpl.e les lignites) et un appareil tour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le procédé selon l'invention est caracté risé en ce que l'on interpose entre le combus tible à carboniser et au moins une surface avec laquelle le combustible viendrait sans cela normalement en contact pendant le trai tement thermique, une substance qui se dé compose pendant ce traitement thermique pour produire,du carbone sec à la surface en question, sans passer par un état plastique ou liquide intermédiaire pendant sa décompo sition, en vue d'empêcher le combustible d'ad hérer aux surfaces qui le portent ou le con tiennent pendant le traitement thermique.
L'appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé est caractérisé en ce qu'il comporte une cornue horizontale comprenant une zone (le carbonisation, centrale, chauffée, et une zone de chauffage préalable à chaque extré mité de la zone de carbonisation, des moyen pour chauffer cette zone centrale, un trans porteur continu disposé à. l'intérieur de la cornue et destiné à transporter le combus tible à traiter à chacun de ses brins. et des moyens à une extrémité de chaque brin pour la fourniture du combustible à traiter, et des moyens à l'autre extrémité de chaque brin pour retirer la. matière traitée.
Le dessin annexé représente. à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil servant à la mise en rouvre du procédé.
La fig. 1 est une élévation latérale longi tudinale -de la cornue, représentée en trois parties, pour la clarté du dessin: La fig. 2 est un plan vu par dessus dc, la cornue; La fig. 3 est une coupe transversale ver ticale à travers la zone de chauffage de la cornue; La fig. 4 est une vue semblable à travers l'une ou l'autre .des parties extrêmes de la cornue; La fig. 5 représente, à. plus grande échelle, et en élévation latérale, une partie d'un transporteur à. chaînes internes;
La fig. 6 est une coupe partielle, à grande échelle, montrant la manière dont les chaî nons de la chaîne interne sont supportés et la manière dont les tubes de carbonisation sont à leur tour supportés par leurs capu chons; par le transporteur à chaîne interne; Ira fig. 7 est une coupe verticale longitu dinale à travers les deux extrémités de la cornue, montrant le transporteur à chaîne in terne en place dans cette cornue et les moyens pour charger et décharger les tubes de car bonisation, disposés aux extrémités du trans porteur;
La fi-. 8 est une élévation latérale, à grande échelle, du mécanisme pour nettoyer. revêtir et charger les tubes de carbonisation et pour transporter les tubes chargés à l'en droit où ils sont automatiquement introduits dans la cornue; La fig. 9 est un plan vu par dessus d'un chariot allant et venant, portant l'appareil pour le déchargement des contenus carboni sés hors des tubes de carbonisation et pour le revêtement de ces derniers et leur remplis sage avec une nouvelle charge de combustible; La fig. <B>10</B> est une élévation latérale de ce chariot, le montrant fixé en place à une extrémité de la cornue;
La fi,-,. 11 est une coupe partielle, à plus grande échelle, du mécanisme pour enlever et remettre automatiquement le capuchon aux tubes de carbonisation; La fig. 12 est un plan partiel de ce mé canisme, montrant les moyens pour trans porter les -capuchons enlevés en position prêts à être replacés sur lesdits tubes; La fig. 13 est une vue en bout partielle du mécanisme représenté à la fig. 11;
La fig. 14 est une coupe longitudinale, à grande échelle, de l'un des tubes pour la car bonisation, montrant ce tube détaché et avec ses capuchons d'extrémité en place. L'appareil représenté au dessin est des tiné en premier lieu à. la carbonisation à basse température du charbon et d'autres combustibles appropriés.
Il est construit de façon à effectuer automatiquement toutes les opérations nécessaires à partir du revêtement des tubes de carbonisation avec de la pulpe de papier ou avec une autre matière appro priée à ce revêtement et le chargement de ces tubes revêtus intérieurement, avec le combustible à carboniser, jusqu'à la décharge des contenus carbonisés hors des tubes et la préparation de ces derniers pour la réception d'un nouveau revêtement de pâte de papier ou autre matière, de telle sorte que le fonc tionnement de l'appareil est continu.
Dans ce but, l'appareil représenté comporte une cor nue destinée â- être chauffée intérieurement par la combustion d'huile ou de gaz à Pinté- rieur de tubes passant à intervalles à travers l'intérieur de la zone de chauffage de la cor nue et de préférence alternativement à partir de chaque côté de cette dernière, un trans porteur à chaîne continu pour transporter les tubes chargés en directions opposées et dans des plans horizontaux différents sur toute la longueur de la cornue,
des moyens aux deux extrémités de la cornue pour charger les tubes et pour décharger les tubes contenant le combustible traité et des moyens sous forme d'un transporteur à chaîne continu, disposé extérieurement à la cornue, pour transporter les tubes chauds déchargés de l'une des extrémités de la cornue à l'extrémité opposée de celle-ci, en vue de les refroidir et des moyens également .disposés aux deux ex trémités :
de la, cornue pour recevoir les tubes refroidis, en décharger leur contenu carbonisé, en nettoyer l'intérieur, les revêtir intérieure ment avec la pâte de papier ou une autre matière, les charger avec du combustible frai à carboniser et introduire ces tubes chargé de nouveau clans la cornue pour la suite des opérations.
Les pièces de la cornue énumérées ci- dessus vont être décrites maintenant dans l'ordre indiqué et en se référant au dessin annexé. <I>Cornue.</I> La cornue qui est représentée aux fig. 1, 2, 3 et 4 est de longueur suffisante pour effectuer la carbonisation ainsi que pour ef fectuer le chauffage préalable des tubes char avant leur entrée dans l'une des extrémi- V#s de la zone de chauffage ou de carbonisa- tion. Dans ce but, la cornue comporte une zone centrale A (voir les fi-.
1 et 2) et deux zones B extrêmes, la zone centrale A consti tuant la zone de chauffage proprement dit et les deux zones extrêmes B les zones de chauf fage préalable. Ces dernières zones permet tent également, comme on le verra ci-après, un échange de chaleur entre les tubes qui quittent la. zone de chauffage, les contenus de ces tubes ayant été carbonisés, et les tubes contenant le combustible à carboniser pendant le parcours des tubes vers la zone de chauf fage.
La cornue est supportée comme un tout sur toute sa longueur par des rails 1, qui constituent pratiquement toute la base néces saire- à. l'installation et qui. permettent à la dilatation longitudinale de la cornue de s'ef fectuer librement, et qui peuvent être sup portés à leur tour de toute manière appro priée pour ne pas gêner le transporteur ex terne dont il sera question plus loin. Les pa rois de la. cornue sont construites en plusieurs pièces 2 en fonte de fer, creuses.
Les bords de ces pièces sont constitués de façon à for mer des joints de butée disposés en .diagonale, les surfaces de butée étant concaves, comme représenté à la fig. 3, pour recevoir une ma tière 3 de garniture ou de remplissage; molle; lorsque les pièces sont assemblées. Cette cons truction offre un joint étanche au gaz et per met en même temps que des mouvements rela tifs se produisent entre les côtés, pour com penser la dilatation.
Grâce à cette construction particulière, le montage de la cornue est facilité; l'inspection de l'intérieur de la cornue peut également être effectué en enlevant une ou plusieurs desdites pièces 2.
La zone centrale A est chauffée par des moyens comprenant plusieurs tubes 4 dis- posés en quatre couches les unes au-dessus des autres, s'étendant chacune transversale ment à travers la cornue. La disposition de ces tubes de chauffage est le mieux représen tée à la fig. 3 de laquelle on peut voir que ces tubes se trouvent au-dessus et au-dessous de chacune des deux séries de tubes de ca.r- boiiisation, lesquels sont indiqués en 5, et ser vent au chauffage par rayonnement. Les tubes de chauffage sont chauffés à une extré mité par des brûleurs 6 à gaz ou, si on 1 e désire, par des brûleurs à huile appropriés.
Les extrémités opposées des tubes de chauf fage sont ouvertes en 7 à l'intérieur de cha cune des pièces 2 creuses sur chaque côté de la cornue, les produits de combustion chauds étant ainsi refoulés dans les parois creuses de la cornue et grâce aux ouvertures 8 de communication, ces gaz chauds sont obligés de circuler à travers les intérieurs creux des quatre parois de la cornue, d'une extrémité :i, l'autre de cette dernière, en constituant ainsi une couche de gaz chauds qui sert à empê cher les pertes de chaleur par radiation de l'intérieur de la cornue à l'extérieur.
Pour obtenir une distribution uniforme de ces gaz chauds ainsi que pour obtenir un chauffage uniforme des tubes de carbonisation, les brîi- leurs 6 sont disposés alternativement de deux côtés de la cornue sur toute la longueur de la zone A de chauffage centrale.
De cette manière, les gaz chauds venant d'une série verticale de tubes 4 de chauffage, seront re foulés dans l'intérieur creux de l'un des côtés verticaux de la cornue, tandis que le gaz chaud, venant de la série verticale suivante de tubes de chauffage, sera refoulé dans l'in térieur creux du côté opposé de la cornue.
Des joints étanches aux gaz sont prévus entre les extrémités opposées de chacun des tubes de chauffage et les parties 2 respec tives de la paroi, ces joints étant constitués par des garnitures 9 et 10 molles ou autres appropriées. Les garnitures 9 sont placées aux extrémités des brûleurs des tubes 4 et sont construites de façon à permettre la dila tation longitudinale libre de ces tubes.
Les vapeurs produites pendant la carboni sation, s'échappent à travers une ouverture 11 ménagée dans la paroi supérieure de la cornue et elles sont transportées au moyen d'nne conduite 12 à une conduite principale 18. de type connu.
Cette conduite principale, comme représenté à la fig. 1, s'étend sur toute la longueur de 1a cornue et est alimen- 1:ée à intervalles par plusieurs des tubes 12 ci-dessus mentionnés. Les vapeurs sont ainsi emmenées sur toute la longueur de la cornue en plusieurs points requis.
Le mouvement relatif entre la cornue et la conduite 13, produit par la dilatation de la cornue, peut avoir lieu en prévoyant sur cette conduite, à intervalles, des saillies 1 4 qui reposent librement sur des sièges 15 con venablement formés, prévus au côté supérieur (les sections 2 -de paroi, ardjacentes.
Lorsque les sections 2 sont de même mo dèle, des ouvertures 16 équivalentes aux ou vertures 11 sont formées à intervalles dans la base de la cornue et, comme représenté à la fig. 3, lorsque les vapeurs sont emmenées du haut de la cornue, ces ouvertures 16 in térieures seront fermées par :des plaques 16a de couverture amovibles.
Cependant, grâce à cette construction, on peut, en fermant sem- blablement les ouvertures 11 supérieures, em mener les vapeurs du côté inférieur de la cornue et cette modification de la construc tion peut être effectuée même après que l'ins tallation a été construite.
La construction de la cornue en plusieurs pièces séparées, tout en facilitant le trans port de la place de construction à la place d'installation, permet également de construire la cornue plus ou moins longue, comme un tout ou comme une partie -de celle-ci.
<I>Transporteur à chaîne interne.</I>
Le transporteur à chaîne interne pour le transport des tubes de carbonisation à travers l'intérieur de la cornue est composé de chaî nons 17 (voir les fig. 5 et 6) articulés entre eux, à intervalles, sur toute la longueur de la chaîne, par des goupilles 18. La partie circulaire de chacune de ces goupilles, porte un rouleau 19 qui roule sur un rail 20 con tinu supporté à intervalles par des consoles 21 se trouvant à l'intérieur -de la cornue.
Tout le poids des brins de chaque chaîne (deux chaînes étant prévues, une de chaque côté de la cornue) est supporté par les rails 20 continus, de telle sorte que la chaîne est libérée -de tous les efforts matériels occasion nés par son poids.
Une roue dentée 18a est venue de fabri cation avec chacune des goupilles 18 du côté interne ,de ces goupilles. Cette roue, dont le but sera décrit ci-après, présente une saillie latérale en forme de<B>U.</B> Ces saillies sont des tinées à recevoir des goupilles 23 s'étendant latéralement des capuchons 24 d'extrémité des tubes de carbonisation et venues de fabrica tion avec ces capuchons.
Le poids des tubes de carbonisation est supporté par :des rou leaux 25 portés par chacune des consoles 22 en forme de<B>U,</B> et ces rouleaux sont suppor tés à leur tour par des rails 26 continus, les quels sont également supportés, comme '.es rails 20, par les consoles 21 indiquées ci- dessus.
On verra, par conséquent, que les quatre brins -des deux chaînes continues sur les cô tés opposés de la cornue, servent à transpor ter les séries supérieures et inférieures des tubes de carbonisation, à travers la cornue, en directions opposées. Ainsi, à chaque extr(-- mité de la cornue, -des tubes entrent et sor tent à la fois de cette dernière et pendant leur parcours à travers les extrémités 13 de la cornue, ils chauffent préalablement les tubes contenant le combustible à carboniser, par un échange de température,, de la manière décrite précédemment.
Les moyens pour amener et pour retirer les tubes -de carbonisation dans et hors de la cornue, sont représentés plus clairement à la fig. 7 et comprennent des pièces d'extrémité en fonte 27 et 28 qui sont boulonnées à cha que extrémité de la cornue. Deux paires de récipients semi-circulaires sont portés par chacune de ces pièces de fonte 27 et 28. Le récipient externe de chaque paire est indiqué en 29 et le récipient interne de chaque paire en 30.
Ces récipients sont destinés à être mis en rotation par intermittence et partiellement depuis l'extérieur -de la cornue et à l'intérieur (le pièces de fonte 31 au moyen d'un méca nisme de type connu et non représenté, à par tir de l'arbre principal 39. Ces pièces de \fonte 31 sont formées de façon à constituer entre elles des joints étanches aux gaz, et les récipients sont :d'un diamètre tel qu'ils peu vent recevoir et contenir à leur tour chacun (les tubes de carbonisation.
La paire supérieure des récipients, se trouvant dans la pièce de fonte 27, sert à l'introduction des tubes qui viennent d'être chargés, tandis que la paire inférieure sert à la décharge des tubes contenant le combus tible carbonisé. La paire supérieure de réci pients, à l'autre extrémité de la cornue, sert à la :décharge des tubes, tandis que la paire inférieure sert à l'introduction de ces tubes.
Les roues à chaîne dentées 32 sont por tées par les pièces de fonte 27 et 28. Ces roues servent à entraîner les transporteurs à chaîne internes indiqués ci-dessus. Une cré inaillère 33 semi-circulaire est disposée con- rentriquement à chacune de ces roues à chaîne, avec laquelle les roues :dentées 18a >ont destinées à venir en prise pendant le mouvement des chaînes autour de leurs roues.
La disposition et le pas -des dents de ces cré- niaillères sont tels que les consoles 22 en forme de<B>U,</B> portant les goupilles 23 des. ca puchons des tubes de carbonisation, sont tournées dans les positions où, dans un cas, elles sont libres de recevoir des tubes nouvel lement introduits et dans l'autre cas, d'obli- r;er ces tubes à tomber par leur propre poids hors (le ces consoles en forme de fJ, dans les supports 30 internes de chaque paire de sup ports de .décharge.
Les mouvements de rota tion de ces supports sont tels qu'ils permet- tE#nt que le côté ouvert de chaque support interne soit en place pour .décharger ou pour recevoir un tube mis en place.
La rotation des tubes de support 29 et 30 est également telle que lorsque les tubes de :apport internes reçoivent ou déchargent un tube de carbonisation, les tubes de support externes déchargent ou reçoivent respective ment d'autres tubes et vice-versa.
Un dispositif tel qu'un dispositif à déclic approprié, non représenté, peut être employé pour arrêter automatiquement la machine en cas de défaut dans la décharge des tubes hors de la cornue.
Le transport des tubes de carbonisation depuis les tubes de support internes 30 jus qu'aux tubes de support externes 29, dans cha que paire, est effectué lorsque la rotation de ces tubes de support met leurs côtés ouvert. -en regard les uns des autres et par cela (,ii correspondance.
Les tubes 5 contenant la matière à car boniser tombent par gravité des tubes de sup port 30 d'entrée sur le transporteur à chaîne interne, dans la cornue et, -de la même façon, après carbonisation, tombent dans le tube de support de sortie, à l'extrémité opposée de la cornue, d'où ils sont transférés, grâce à la rotation du tube 30, dans le tube de support 29, lequel à son tour tourne et délivre les tubes de carbonisation 5 un à un au transpor teur continu externe qui va être décrit. Ceci a lieu à chaque extrémité de la cornue.
L'appareil qui est représenté à. la fig. e comprend un transporteur continu externe disposé à l'extérieur de la cornue et consis tant en deux chaînes sans fin 34, disposées sur les côtés opposés de la cornue, un brin de chaque chaîne passant au-dessus du soin- met de la cornue et le brin opposé de chaque chaîne passant au-dessous de la cornue de telle sorte que chaque chaîne 34 entoure com plètement la cornue.
Ces chaînes, qui consis tent en plusieurs chaînons, servent à porter des tubes 35 creux ouverts sur le côté (fi#,:. 11) qui s'étendent transversalement par rap port à la cornue à partir de la chaîne, su_ un côté, jusqu'à la chaîne sur le côté opposé. Ces tubes forment également les liaisons en tre les divers chaînons de chaque chaîne de sorte que l'ensemble des deux chaînes 34 et des tubes 35 forme une chaîne entourant la cornue.
Chacune de ces chaînes 34 est des- tinée à être entraînée continuellement et en synchronisme au moyen de roues 36 à chaîne, dentées, qui sont entraînées à leur tour par une chaîne ou par une autre liaison 37, à partir de l'arbre-moteur 38. Cette roue d'en traînement peut à son tour être mue par un arbre-moteur principal 39 s'étendant le long de la cornue et sur le côté externe de cette dernière. Les courbures à chaque extrémité des susdites chaînes 34, passent autour de roues 40. Les périphéries de ces roues pré sentent des enfoncements 41 semi-circulaires pour la réception ,des tubes 35.
Ces roues 40, dont deux se trouvent à chaque extrémité de la cornue et sur chaque côté -de celle-ci, sont destinées à être mises en rotation par inter mittence et pour compenser la différence en tre ce mouvement et le mouvement continu du brin principal des deux chaînes, un cer tain jeu est laissé dans les chaînes entre les roues 36 à chaîne dentées rotatives et les roues 40. Ce jeu se voit clairement à la fig. 8 et pendant le fonctionnement du mécanisme il est périodiquement supprimé et reformé à chaque mouvement intermittent des roues 40.
Bien que n'importe quel mécanisme ap proprié et connu puisse être employé pour donner ce mouvement intermittent aux roues 40, le dispositif représenté à la fig. 8, grâce à sa simplicité, est approprié à ce but. Ce dispositif comporte une roue 42 concentrique présentant des dents 43 de forme spéciale, autour de sa périphérie; ces dents sont des tinées à être saisies à leur tour par une dent unique 44 portée par une roue 45 tournant continuellement. De cette manière, un mou vement déterminé à l'avance est communiqué à la roue 42 et par cette roue à celle 40 qui lui est associée, chaque fois que la dent 40 de la roue 45 tournant continuellement, vient en prise avec les dents 43 de la roue 42.
En réglant convenablement la vitesse de rotation de la roue 45, un intervalle déter miné à l'avance est laissé entre chaque mou vement de la roue 40, cet intervalle étant suffisant pour permettre d'effectuer certai nes opérations décrites ci-après, pendant que la roue 40 et les tubes 35 .de support portés par cette roue restent immobiles. La vitesse de rotation des roues 36 à chaîne dentée, est réglée .de façon semblable pour donner le jeu requis aux courbures des chaînes 34 qui sont entraînées par les roues 40.
Pendant chaque arrêt des roues 40, les opérations -de décharge des contenus carboni sés hors des tubes de carbonisation qui repo sent à l'intérieur des tubes 35 creux, de net toyage de l'intérieur des tubes de carbonisa tion, l'aspergeage de cet intérieur avec de la pâte de papier, le séchage et la recharge avec du combustible frais, sont effectués automa tiquement aux deux extrémités de la cornue. Le mécanisme destiné à ce but est représenté aux fig. 8, 9 et 10.
Il comprend un chariot -16 monté de façon à pouvoir se déplacer la téralement ou à travers la direction de mou vement des chaînes 3)4 sur des glissières 47 portées par un châssis 48 approprié. Ce cha riot 46 est destiné à recevoir un mouvement de va-et-vient par l'intermédiaire d'un -secteur denté 49 (fig. 10) dont les dents viennent.
en prise avec les dents 50 -d'une .crémaillère associée au chariot. Le secteur denté 49 os cille à son tour autour de son point 51 de pivotement, à l'aide d'une manivelle 52, par l'intermédiaire d'une tige 53 de connexion, cette manivelle 52 étant portée par l'arbre 39 principal, indiqué ci-dessus.
Des tiges sont montées sur le chariot 46 espacées les unes des autres, et parallèles en tre elles. La tige 54 porte à sa tête un élar gissement 55 destiné à faire sortir en pous sant les contenus carbonisés d'un tube de car bonisation en place, ainsi qu'un grattoir 56 pour enlever les particules carbonisées adhé rant à l'intérieur -de ce tube et une brosse 57 pour nettoyer le combustible.
Un organe tu bulaire 58 sert à transporter une solution de pâte de papier, sous pression, à un pulvéri sateur 59 à son extrémité externe. Un autre tube 60 à travers lequel passe du gaz chaud de carneau pour aller à une crépine 61 per forée est prévu pour le séchage du revête ment en pâte de papier introduit par le pul- vérisateur 59.
Finalement, une tige 62 pré- sentant une tête 63 à son extrémité, est des.. Ciné à introduire une nouvelle charge de com bustible dans un tube de carbonisation en place et revêtu de papier. Cette tige 62 est placée par rapport à la tige 54 et aux tubes 58 et 60, de façon que son mouvement soit terminé lorsque sa tête arrive en un point correspondant à celui où se trouve la tête de l'autre tige 54, et des tubes 58 et 60 lors que leur mouvement commence.
Ceci est ef fectué dans l'exemple représenté, en fixant l'extrémité interne de la tige 62 à une partie 64 formant la prolongation arrière du mon tage 65 principal qui porte l'autre tige 54 et les tubes 58 et 60 (fig. 9 et 10).
La tête 63 est destinée à se déplacer à travers le fond d'une cuve ou d'une cham bre 66 et à râcler ce fond. Cette cuve ou chambre 66 est périodiquement remplie avec la quantité requise de combustible, à partir d'une trémie 67, à l'aide d'un dispositif de mesure de la forme d'une roue 68 à palettes.
Cette roue 68 est tournée par intermittence d'un angle tel que chaque compartiment formé par ces palettes est amené successive- inent en premier lieu en correspondance avec le fond -de la trémie 67 et -en second lieu en correspondance avec l'extrémité supérieure auverte -de la. cuve ou de la chambre 66.
Chaque compartiment de la roue 68 à pa lettes est ainsi rempli avec une quantité dé terminée à l'avance de combustible et ce com bustible est à son tour déchargé dans l'inté rieur de la cuve on :de la. chambre 66 de la quelle il est poussé dans un tube de carboni sation en position, à l'aide de la tête 63 de la tige 62. Un dispositif d'enregistrement, non représenté, peut être associé au disposi- lif d- mesurage du combustible pour enre gistrer la quantité de combustible traité.
On verra ainsi que pendant chaque pé riode d'arrêt des roues 40, cinq opérations .sont effectuées simultanément sur un nom bre équivalent de tubes :de carbonisation se trouvant en place et à chaque mouvement de ces roues 40, ces tubes sont déplacés d'un pas en avant, de telle sorte que le tube, du quel la, charge carbonisée a été déchargée pendant l'opération précédente, est alors mis en face du pulvérisateur de pâte de papier, tandis que le tube qui a reçu une nouvelle charge de combustible, pendant la première opération,
est alors déplacé d'un pas en avant, au delà de l'appareil de chargement de combustible, dans une position où il reçoit un de ses capuchons d'extrémité.
Avant de placer chaque tube contenant du combustible carbonisé, en face de la tige 54 de déchargement, ces deux capuchons d'extrémité sont automatiquement enlevés, un de ces capuchons, notamment le capuchon externe étant replacé avant que le tube at teigne une position en face de la tige 62 (le chargement. Comme mentionné ci-dessus, le capuchon restant ou interne est mis en place après que le tube a. reçu sa. charge de com bustible frais. Le mécanisme destiné à effec tuer cette opération est représenté principale ment aux fig. 11, 12 et 13 et va être décrit maintenant.
Mécanisme d'enlèvement <I>et de</I> replacemen] <I>du capuchon.</I>
Dans l'appareil représenté, les deux capu chons d'extrémité de chaque tube de carboni sation (dont l'un est représenté en place dans l'un des tubes 35 de support faisans partie des chaînes transporteuses externes) sont enlevés par déplacement latéral, à l'aide des extrémités 69 fourchues des croisillon 70. Dans ce but, ces croisillons sont monté: de façon à pouvoir coulisser sur l'arbre 71, le mouvement requis étant communiqué à ces croisillons par des fourchettes 72 qui sont fixées à des tiges 73 à mouvement alternatif' de va-et-vient. Ces tiges sont fixées à leur tour par leurs extrémités internes à un levier 7 4 oscillant.
Le mouvement est transmis<B>il</B> ce levier à partir du chariot 46 par l'inter médiaire d'une tige 7,5 de connexion et d'une biellette 76. Les capuchons enlevés sont pous sés dans des supports 77 ouverts à leur extrémités, ces derniers sont. montés chacun sur un bras d'une paire de croisillons 78 #â trois bras. Simultanément à ce mouvement du croisillon 70. un mouvement semblable dans la même direction est communiqué de façon correspondante à d'autres croisillons 79 dont les bras portent des goupilles 80 dans un but décrit ci-après.
Les croisillons 78 sont goupillés ou fixés d'une autre manière à l'arbre 71. Cet arbre est à son tour mis en rotation intermittente au moyen -de roues 81 à chaîne, dentées, mon tées aux extrémités de cet arbre et des an neaux 82 circulaires de renforcement entou rent les extrémités des tubes de support entre les chaînons de la chaîne. De cette façon, à chaque mouvement des chaînes, une rotation partielle est communiquée à l'arbre 71.
Ce mouvement de rotation des croisillons 79 oblige les capuchons enlevés à être dépla cés en une position où les supports (dans les quels ils sont placés) viennent en face .d'une ouverture ménagée dans les extrémités supé rieures d'une paire de couloirs 83 et 84 in clinés, tandis qu'une autre paire de supports est mise en place dans le tube -de support suivant prêt à. recevoir une nouvelle paire -de capuchons.
Lors des mouvements de retour des croi sillons 70 et 7 9, les goupilles 80 portées par les croisillons 79, servent à éjecter les capu chons hors -des supports 77 et à pousser ces capuchons dans les couloirs 88 et 84 indi qués ci-dessus. Ces couloirs 83 et 84 servent à transporter les capuchons de la position dans laquelle le tube de carbonisation parti culier est ouvert aux positions où. un capu chon est posé en premier lieu puis l'autre ca puchon est ensuite posé.
Pour que le remplacement des capuchons se produise successivement convenablement., le couloir 83 est plus court que le couloir 84, comme on le voit à la fig. 12, l'extrémité in férieure .du couloir 83 correspondant à la po- sition du tube de carbonisation, lorsque ce dernier est chargé avec du combustible frais, tandis que la longueur du couloir 84 corres pond à la position suivante -du tube chargé. à savoir celle dans laquelle il ne correspond pas avec la cuve ou la chambre 66.
Pour effectuer le replacement des capu chons, le mécanîsme qui vient d'être décrit au sujet,des opérations d'ouvertures des tube de carbonisation, est répété une seconde fois près de l'extrémité inférieure des couloirs 83 et 8-1. La seule différence entre ces deux mécanismes est.
que dans le mécanisme d'ou verture, un seul arbre 71 est prévu, sur le quel les croisillons sont alignés, tandis que clans le mécanisme de fermeture, deux arbre 71 sont prévus, l'un portant les croisillons pour effectuer le replacement du premier ca puchon et l'autre arbre pour replacer de fa çon semblable le second capuchon. Le mé canisme est semblable à tous les autres points clé vue et sa représentation au dessin ainsi que sa description sont inutiles.
Pour permettre l'échappement des va peurs de l'intérieur clés tubes de carbonisa tion, les intérieurs des capuchons d'extrémité présentent -des nervures 85 (fi-. 14) qui espacent les parois des capuchons des paroi des tubes.
Les tubes 35 sont supportés à leurs extré mités de manière à pouvoir tourner, ainsi qu'on le voit sur la fig. 11. Cette liberté de mouvement est utilisée au moyen d'un mé canisme non représenté, lorsque chaque tube 35 passe la position où les deux capuchons d'extrémité sont replacés, il est tourné de 180 de manière que son côté ouvert soit amené en regard du support externe 29 et que le tube de carbonisation 5, qui est rem pli, puisse tomber à. l'intérieur de 29 (fig. 7) et soit envoyé à l'intérieur de la cornue.
Les tubes 35, après qu'ils ont été tournés, s'ap- pi ochent des organes 29 -de sortie ou de dé charge, avec leur côté ouvert en regard de ces organes, de façon que chaque tube de ecrbonisation 5, lorsqu'il sort de la cornue, soit déposé dans le tube 35 en position de réception.
L'appareil décrit permet la production de combustible carbonisé à l'état aggloméré, en évitant l'emploi. d'une machine à briqueter supplémentaire. Le fonctionnement de cet appareil est à la fois continu et automatique. En employant un revêtement en papier ou en une autre matière cellulosique, pour les tubes -de carbonisation, on peut utiliser à la fois des combustibles tendres et d'autres com bustibles. En mélangeant convenablement un combustible tendre tel que du charbon avec un combustible dur tel que & l'anthracite ou un combustible peu bitumineux, on pro duit une liaison des particules sans employer un liant additionnel tel que du brai.
Le caractère essentiel du procédé que l'appareil décrit sert à mettre en oeuvre est que l'on interpose entre le combustible à car boniser et la surface avec laquelle le combus tible viendrait normalement en contact pen dant le traitement thermique, une substance qui se décompose pendant ce traitement ther mique pour produire du carbone sec à la sur face en contact, sans passer par une phase intermédiaire plastique ou liquide, pendant la. décomposition.
Cette substance peut être, par exemple, du papier formant une couche, de la pâte de papier, du papier en bouillie, du carton, de la sciure, ou une autre matière cellulosique ou organique.
La surface en question avec laquelle le combustible viendrait normalement en con tact pendant le traitement thermique si l'on n'interposait pas la .substance susdite, pour rait être autre que la paroi interne d'un tube de carbonisation; elle pourrait être formée par exemple par la surface d'un récipient autre que celui décrit, celle d'un transpor teur, d'une grille. Cette substance peut être appliquée sur la surface en question à l'état liquide ou semi-liquide, en la pulvérisant.
Le revêtement ainsi appliqué peut être séché avant l'introduction du combustible à traiter.
Le combustible que l'on carbonise pour rait, par exemple, être formé au moins par tiellement,de charbon gonflant ou -de charbon bitumineux.