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" Retordage de fils artificiels." Priorité des demandes de bre- vets déposées en Allemagne le 28 mars 1929 et 22 avril 1929.
Dans la plupart des systèmes de retordage (ou moulinage) utilisés jusqu'à présent, en particulier dans le cas où on opère avec des libres de soie artificielle, le retordage est commen- eé avec un fil déjà renvidé sur un dispositif propre, la broche câbleuse sur laquelle ce dernier est monté se trouvant dans sa position d'arrêt. Ainsi par exemple, le bout du fil ou faisceau de fils est rattaché à la bobine d'enroulement en le passant plusieurs fois autour de la bobine ; onfait ensuite parcourir le fil à travers le râtelier ( cylindres d'étirage, guide-fils, oeillets, curseurs, etc.); puis la broche câbleuse et peu de temps après le dispositif d'enroulement sont mis en action.
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Cependant dans le cas ou le procédé de filage et de retor- dage de fils artificiels sont effectués en même temps, il est .. impossible d'opérer diaprés la méthode ci-dessus indiquée par suite du fait que le filage ne permet aucune inconstance ni interruption. Mais, comme les organes de renvidage de tous dis- positifs connus ne peuvent recevoir qu'une longueur déterminée de fil, il est nécessaire d'échanger les dits dispositifs, de fil au transposer le dispositif nouveau (bobine, etc.) et de reaommen- cer le retordage sans difficulté et interruption du procédé.
Cela peut se faire de manière connue aux vitesses réduites (40 à 60 mètres par minute) dans le-procédé à filer au mouillé dans le pot de filage en rinçant le bout; du fil au moyen de liquide à travers un entonnoir dans le pot de filage. Dans le procédé à filer à l'état sec, cependant, par suite des grandes vitesses d'étirage (150 à 250 mètres par minute) et du poids insigni- fiant d'un fil filé à sec calculé peur l'unité de longueur, le commencement de retordage exige dans la plupart, des cas des dispositifs très compliqués par exemple dans le procédé à filer ' en pot Inapplication d'un courant d'air comprimé.
L'objet de la présente invention est un procédé qui per- met un commencement simple du retordage de fils filés à haute vitesse et la transposition sans déchet du fil de la bobine pleine à un organe récepteur vide. Ce procédé peut être appli- qué à tous les systèmes usuels de retordage. On se sert pour ce but d'un fil auxiliaire à résistance et longueur suffisantes, muni d'une finesse correspondant en chaque cas au titre du fil filé, fil auxiliaire dont (plié en doux) les deux bouts sont introduits dans le dispositif à retordre, tandis que l'on re- tient par les doigts d'une main la boucle du fil au bout supé- rieur.. Le métier à retordre (la retordeuse, le retordoir) est mis en,marche et le fil double est retordu aussitôt..
Pendant @ ce temps, on étire du fil artificiel émanant du dispositif de filage et s'amassant sur un cylindre ou un autre mécanisme
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d'enroulement, un lacet (coque ou. vrille) que l'on passa à tra- vers la boucle du fil auxiliaire. On libère la boucle qui lie le fil principal et qui est tout de suite entraînée, dans le dis- positif de renvidage. En même temps on rompt le bout du lacet du fil principal menant à la bobine d'enroulement, tandis que le fil principal lui-même fixé par la boucle fermée du fil auxi- liaire est finalement guidé au mécanisme de renvidage.
Comme on voit, cette méthode permet de commencer facilement le retordage du fil tiré de la filière ou de transporter le fil d'une bobine chargée à un organe récepteur vide sans aucune interruption du procédé de filage .
Dans les dessins annexés on a illustré,à titre d'exemple, quelques modes d'exécution de la présente invention d'après de différents systèmes de retordage.
Les figures 1 et 2 montrent le commencement du retordage de fils artificiels diaprés le système à retordre dans le pot; figure 3 d'après le système de retordage à anneau; figure 4 diaprés le système de retordage à ailettes; figures 5 et 6 la transposition sans déchet du fil d'une bobine pleine à une bobine vide dans un mécanisme de retordage à anneau. L'opération exposée en dernier lieu peut aussi être appliquée de la même manière quand on retord d'après un autre système de retordage par exemple d'après le système de retor- dage dans le pot ou à ailettes.
Dans la figure 1, a désigne le fil émanant de la tuyère qui est d'abord entraîné par le rouleau c et ensuite enroulé sur le cylindre de renvidage b. Les deux bouts du fil auxiliai- re double d sont introduits à travers l'entonnoir h dans le pot de retordage g, ou.par suite du pouvoir cantrifugal, ils sont pressés contre la paroi du pot . Simultanément le fil double, dont la boucle! est retenue au bout supérieur par les doigts d'une main est retordu. Ensuite,on passe à travers cette boucle
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(fig.2) une vrille f. étirée soigneusement du fil principal et retenue d'abord aussi par un doigt. Puis on libère la boucle e et immédiatement après la vrille f; la boucle e lie le lacet du fil principal.
La dite boucle est détachée à la main du cy- lindre de renvidage et entraînée Sans le pot par le fil auxi- liaire, -par ce fait le recommencement de retordage est achevé.
Dans la figure 3 on a illustré le même procédé utilisé dans le retordage à anneau. Le fil supplémentaire est attaché à la bobine d'enroulement, tiré à travers le curseur m et le ' guide-fil n; la boucle e est retenue et la broche k est mise en marche, Le fil double se retord cependant que le fil prin- cipal est, aussi dans ce cas, tiré à travers la boucle du fil double sous forme dtun lacet ou pli. Les opérations ultérieures du procédé de retordage se font;comme il a été décrit ci-dessus pour le procédés de retordage dans le pot.
La figure 4 montre le même procédé employé dans le retor- dage à ailettes, -Aussi dans ce cas, le fil auxiliaire est d'a- bord fixé au rouleau d'enroulement, puis tiré à travers les oeillets de l'ailette et retenu par sa boucle e. ,Après que la broche à ailettes p a été mise en,marche et que le lacet f a été passé à travers la boucle e, le procédé est terminé com- me indiqué ci-dessus. i
Dans les figures 5 et 6. i1 désigne la bobine pleine et 1.2 la bobine vide sur laquelle le fil a émanant du dispositif de filage doit être transposé.
Le mécanisme de retordage à, an- neau, illustré par voie d'exemple,,possède une rangée ou série de plusieurs broches k l'une à coté de l'autre; le fil monte et descend le retordage de la manière connue par l'action de la plate-b ande s et est enroulé par le curseur m se mouvant dans l'anneau 1 . c est le rouleau entraîneur et n est le guide- fil autour duquel le balkn se forme pendant le retordage.
Quand la bobine il est ohargée, le fil double d est passé autour de la bobine vide voisine i2, amené ,à. travers le curseur
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m dans l'oeillet n, et la boucle du fil auxiliaire est prise entre deux doigts de la main droite; la broche est mise en mar- che ce par quoi le fil double est retordu. En même temps, on
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tire du fil .ncial a par 1."toiièe doigt de. la. main 41roi- on coupe le fil principal en lâchant simultanément la ain di u te la vrille v à travers la boucle u quise ferme aussitôt. Le bout libre du fil principal est immédiatement pris par le fil assistant et guidé à la bobine vide.
De cette manière la trans- position du fil de la bobine pleine sur la bobine vide se fait sans interruption du procédé de filage. Si, de la manière con- nue, on a pourvu une rangée de plusieurs places à filer l'une à côté de l'autre, à savoir une entre deux places à retordre, on peut continuer à transposer les fils de la même manière, soit de droite à gauche soit en sens inverse, pourvu que le nombre de places à retordre soit une fois plus grand que le nom- bre des places à filer correspondantes. La même considération est appliquée quand on opère dtaprès un autre système de retor- dage connu .