<Desc/Clms Page number 1>
Enseigne composée de signes détachésen forme de petitsblocs.
L'invention se rapporte à une enseigne composée de signes détachés en forme de petits blocs, lesquels blocs sont pourvus d'une partie ouverte, représentant une lettre de l'alphabet ou un chiffre ou autre signe, cette partie ouverte étant remplie d'une matière durcissante et transparente, tandis que l'ensei- gne peut être pourvue d'un cadre à rainures latérales, dans lesquelles est insérée une certaine combinaison de tels petits blocs, représentant les signes sus-mentionnés. Ces blocs à parties ouvertes peuvent être manufacturés de la manière con - nue, soit par fusion ou pression ou par fusion et pression ou par estampage.
Une telle construction de blocs a l'inconvénient que la matière transparente, qui remplit les parties ouvertes, n'a pas le même coefficient de dilatation que la matière du bloc même. D'autre part, quand la source de lumière émet non seule- ment des rayons lumineux, mais aussi des rayons calorifiques
<Desc/Clms Page number 2>
par exemple dans le cas où la source lumineuse est une lampe électrique, à gaz ou à huile, la masse transparente se détache au bout de peu de temps de la partie opaque et tombe en dehors des blocs ;
l'aspect extérieur de l'enseigne, qui doit servir plusieurs fois à des buts de réclame, devient moins bon, et l'inconvénient augmente quand, entre la masse transparente remplissant insuffisamment les parties ouvertes, et la partie restante du bloc opaque, des fentes se produisent, qui lais - sent librement passage aux rayons lumineux, ce qui donne à l' enseigne un aspect hideux.
Selon l'invention, ces inconvénients sont supprimés en substituant à la matière transparente, qui remplit les parties ouvertes dans chacun de ces blocs séparément, une plaque transparente qui couvre les ouvertures des petits blocs, du côté opposé à la lumière, traversant les ouvertures. Cette plaque peut être commune, soit à quelques-uns des petits blocs, soit à l'ensemble des blocs.
Selon une caractéristique de l'invention, cette plaque transparente est constituée d'une matière pseudo-opaque (par exemple verre opaque coloré) en couleurs complémentaires des petits blocs, par exemple en couleur bleue, ou en une autre couleur attractive ; cette plaque réflète la lumière directe tombant sur sa face extérieure (lumière épilucide) par exem - ple la lumière du jour, mais laisse passer les rayons lumineux d'une source de lumière se trouvant derrière la plaque. Sui - vant une autre caractéristique de l'invention, cette plaque est constituée en verre argenté transparent, lequel verre est bien connu sous le nom de miroir magique ; ce miroir reflète comme un miroir ordinaire les rayons de lumière tombant sur sa surface, tandis qu'elle est translucide pour les rayons lumineux d'une source placée derrière la plaque.
L'avantage de l'emploi d'une plaque en verre argenté transparent, lequel verre doit avoir une épaisseur considérable
<Desc/Clms Page number 3>
est que la plaque est, non seulement translucide pour les rayons d'une source placée derrière la plaque, mais aussi pour les rayons qui frappent la plaque latéralement. La plaque de - vient alors luminescente par la conductibilité lumineuse.
Une lampe électrique, placée au bord de la plaque rendra ainsi le verre entier lumineux par conduction. Cet effet aug- mente en employant du verre fluorescent.
Ainsi derrière la partie ouverte de l'enseigne se trouve une plaque qui reflète la lumière épilucide, tandis que cette partie est translucide le soir pour les rayons d'une lampe ou source lumineuse, placée derrière les petits blocs.
L'enseigne est par conséquent aussi bien applicable comme enseigne de jour que comme enseigne de nuit.
Selon une autre caractéristique de l'invention, les pe - tits blocs à parties ouvertes sont fabriqués en galalith ou autre matière similaire, qui se prête à l'adaptation des cou - leurs attractives ; dans ce but, on peut aussi employer des blocs en fibre de papier imbibés de résine synthétique (per - tinax ).
Au cas où la source de lumière est placée directement derrière la plaque, et où il est désirable d'obtenir une cons- truction étanche de la boîte qui enferme la source lumineuse, la plaque complète la fermeture étanche, et les petits blocs sont attachés d'une manière quelconque à la plaque par exemple au moyen d'une colle appropriée (solution de caoutchouc dans le naphte), ou sont, à la manière connue, insérés dans des rainures.
Comme source de lumière, on utilise avantageusement la lampe à néon, ou lampe à autre gaz rare. Par la couleur de la lumière, provenant de cette source lumineuse, on obtient faci- lement un contraste suffisant avec la couleur des blocs.
L'emploi de lampes à luminescence cathodique est très in - diqué, dont la consommation extrêmement petite pourrait être
<Desc/Clms Page number 4>
un avantage important ; avec ces lampes, on peut faire';usage des appareils à lumière intermittente tels que décrits dans la demande de brevet N .287.913 du 25 novembre 1929. Selon cette demande de brevet, une lumière intermittente est obtenue par les charges et les déoharges dans une lampe à gaz rare de condensateurs, se chargeant et se déchargeant à travers des résistances et dont le courant de charge, au cas où le réseau fournit un courant alternatif, est redressé à l'intérieur de la botte formant l'enseigne.
REVENDICATIONS.
1. Enseigne en matière pseudo-opaque, composée de blocs détachés pourvus d'une partie ouverte qui représente une let - tre de l'alphabet ou chiffre ou autre signe, caractérisée en ce que ces blocs sont placés devant une plaque en matière pseudo-opaque, laquelle plaque est aussi bien réfléchissante que transparente (translucide) pour les rayons lumineux et dont la couleur est en opposition aveo celle des blocs.