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" Moteur à explosions. "
Le brevet principal avait pour objet une construction sim- plifiée de moteur à explosions du type à auto-allumage, dans lequel les deux gaz, combustible et comburant, comprimés sépa - rément, étaient mis, à, fin de compression, en contact pour déterminer une auto-explosion., La caractéristique de ce moteur, au point de vue réalisation, résidait principalement dans la combinaison d'un piston formé de deux pistons creux concentri - ques avec un cylindre double correspondant, une soupape centra - le mettant automatiquement en communication, par des canaux, les deux fonds de cylindre dès que la compression était termi - née.
Pour l'hydrogène comme gaz combustible, la réalisation décrite au brevet principal était satisfaisante, mais dans le cas du méthane, par exemple, dont la force brisante est consi - dérable, cette réalisation ne convient pas. D'une manière géné -
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rale, en se reportant à la fig.l du brevet principal, la sou - pape 13 mettant en communication les deux chambres 2 et de compression, est soumise à un effort d'arrachement considéra - ble qui, pour le méthane en particulier, est inadmissible. De plus, le seul canal 26 de communication entre ces chambres 2 et 3 est inacceptable pour le méthane ; ce gaz, il faut absolument procéder par stratification, c'est-à-dire prévoir un nombre relativement important de canaux de communication entre les deux chambres.
Or, dans la réalisation décrite, ceci n'est pas possible, pour des raisons de résistance. Enfin, au point de vue construction et assemblage, la réalisation du brevet principal, bien qu'elle constituât un sérieux progrès sur les moteurs connus, rencontrait encore certaines difficul - tés, par exemple pour la formation des canaux 26 et du canal 14 surtout.
La présente invention a pour objet une réalisation simpli - fiée du moteur décrit au brevet principal, réalisation qui permette l'emploi du méthane comme combustible - tout aussi bien que de l'hydrogène ou d'autres gaz - et qui assure un fonctionnement silencieux à l'abri de tout danger de rupture de têtes de soupape. Toutes les parties du moteur ainsi perfec - tionné peuvent venir de coulée et être assemblées très simple - ment, aucun canal ou passage ne devant être formé ou réservé dans les fonds ou parois de cylindre ou de piston.
En ordre principal, l'invention se caractérise par ce que la partie annulaire centrale du cylindre moteur, au lieu d'être fixée au fond du cylindre, est constituée sous forme de manchon coulissant, le dit manchon ou fourreau, qui traverse la culasse du cylindre, servant à mettre directement en communication les chambres de compression du fond du cylindre. Ceci permet de loger la soupape d'admission de comburant et la soupape d'é - chappement directement dans la culasse, au fond des chambres de compression, et la soupape d'admission de combustible également
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dans la culasse, suivant l'axe du cylindre et directement dans la chambre de compression ; les diverses pièces du moteur peu - vent ainsi venir directement de coulées et ne subissent aucun déforcement.
Le moteur perfectionné est représenté au dessin annexé à titre d'exemple, dans lequel :
Fig.l est une coupe verticale suivant I-I de la fig.2
Fig.2 est une coupe horizontale suivant II-II de la fig.l, la fig.l donnant la position à fin de compression et la fig.2 pendant l'explosion.
Le bloc moteur comporte un cylindre 1 ouvert vers le bas et fermé supérieurement par la culasse 2 qui renferme les con - duits d'admission et d'échappement, ainsi que les soupapes cor- respondantes. Dans ce cylindre se déplace un piston 3 constitué, comme dans le brevet principal, d'une partie annulaire creuse 4 entourant une partie centrale également creuse 1. Dans le vide annulaire 6 compris entre les deux pistons 4 et 5 est logé un fourreau 7 pénétrant dans la culasse 2 , dans laquelle il se termine par deux ou plus de tiges guidées µ¯ faisant saillie en dehors de la culasse. Les deux pistons et le fourreau 7 sont évidemment munis de segments d'étanchéité 9.
L'air, l'oxygène ou autre gaz comburant est amené par le conduit 10 à une soupape 11 s'ouvrant dans le fond de la cham - bre annulaire 12 de compression comprise entre la tête du pis- ton extérieur 4 et la culasse 2., tandis que le gaz oombustible : hydrogène, méthane ou autre est amené par 13 dans le conduit 14 terminé par une soupape 15 qui s'ouvre directement dans la cham- bre de compression 16 limitée par le piston intérieur 5, le fourreau 7 et la culasse 2. La soupape 18 d'échappement des gaz explosés s'ouvre directement dans la chambre de compression 12 et commande le conduit d'échappement 17.
Toutes les soupapes sont à un seul sens d'ouverture ( soupapes coniques) et sont portées par des tiges guidées traversant la eulasse 2 et comman-
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dées extérieurement à celles-ci par des cames non figurées de l'arbre 19. Les tiges 8¯du fourreau 7 sont également comman - dées par des cames de l'arbre 19, toutes les tiges 8 et les tiges de soupapes étant placées sous l'action de ressorts de rappel 20.
Le fourreau.1 est pourvu, à une hauteur déterminée, d'une couronne de passages 21 (fig.2 ) qui traversent complètement sa paroi, et dont le rôle sera expo sé plus loin.
Le piston 4, 5 est réuni de la manière habituelle à 1' arbre moteur 22, lequel, par intermédiaires non représentés, commande l'arbre 19 de la distribution.
Il n'a été décrit dans ce qui précède, qu'un seul cylin - dre, étant entendu que plusieurs cylindres peuvent être reliés à l'arbre 22, en décalage voulu.
Tout comme le moteur du brevet principal, celui de l'in - vention est à quatre temps. La position de la fig.l correspond à la fin du deuxième temps, c'est-à-dire compression séparée des deux gaz, dans leur chambre 12 et 16 respectives. A la fin de ce mouvement de compression, le fourreau 7, dont les lumières 21 sont dans la position supérieure, est abaissé, de façon à ce que les lumières 21 viennent affleurer à peu près au bord supérieur de la tête de piston, toutes les soupapes é - tant formées. Ces lumières établissent ainsi une communication entre les chambres 12 et 16 . d'où résulte l'explosion (auto - explosion si la compression est suffisante, ou par allumage au moyen de bougies 23 (fig.2 ) logées dans la chambre 12 ).
Le piston double descend (course motrice - 3e temps) puis remonte (4e temps). Pendant ce quatrième temps, le fourreau 7 reste fixe, tandis que la soupape 18, ouverte à la fin de la course motrice, laisse échapper les gaz de l'explosion, grâce à la communication maintenue entre les chambres 12 et 16 par le fourreau 7. A fin d'échappement, le fourreau 7 reprend sa position de la fig.l (séparation des chambres 12 et 16 ). la
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soupape 18 se ferme et les soupapes d'admission 11 et 15 s'ou - vrent ; le piston redescend et l'admission se produit ( le temps) soit par aspiration, soit grâce à la compression préalable des gaz.
A fin de course d'admission, toutes les soupapes sont fermées, le fourreau 7 reste dans la position de la fig.l, et le piston, en remontant, comprime séparément les deux gaz dans les chambres respectives 12 et 16.
Si le gaz combustible seul est préalablement comprimé,on peut évidemment donner à la soupape correspondante 15 d'admis sion un certain retard d'ouverture.
REVENDICATIONS.
1. Moteur à explosions suivant brevet principal, carac - térisé en ce que la partie annulaire intérieure du cylindre est en forme de fourreau déplaçable longitudinalement entre les deux parties concentriques du piston double, ce fourreau étant pourvu d'une couronne de lumières qui, dans la position voulue du fourreau (à fin de compression et pendant l'échappement) viennent affleurer la surface supérieure de la tête de piston, pour faire communiquer entre elles les deux chambres de com - pression des gaz, le dit fourreau étant commandé par l'arbre de distribution.
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