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Dispositif universel pour la reproduction des films sonores.
On sait que deux causes font obstacle au dévelope- ment et à la généralisation du film sonore.
La première de ces causes résulte du fait qu'il existe beaucoup de systèmes différents qui prennent le diagramme ou photographie sonore sous différentes tortues, sous différentes dimensions, ainsi que sur des côtés différents du film. C'est ainsi qu' il existe une méthode dite "à intensité" et une méthode dite "transversale", ain- si que des films dans lesquels la photographie sonore est prise à droite ou à gauche, à l'intérieur ou à l'extérieur des perforations.
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Le second obstacle consiste dans le fait que la largeur de la photographie sonore est très différente suivant les cas. Pour l'audition on a besoin chaque fois dans chaque cas particulier d'une optique différente, c'est- à-dire d'un appareil de reproduction différent pour que les vibrations sonores photographiées agissent avec un effet lumineux aussi favorable que possible sur la couche sensible à la lumière, la cellule au sélénium ou analogue.
En ce qui concerne en particulier les difficultés d'amplification qui se sont produites justqu'ici par suite du fait qu'un dis- positif de renforcement extrêmement sensible se trouve au voisinage immédiat d'un dispositif à courant de haute inten- sité, les photographies sonores qui sont extment fines doivent être éclairées par transparence à travers une fente lumineuse de projection microscopique de manière à réaliser le maximum d'intensité et de netteté. Les dispositifs optiques très précis qui sont nécessaires pour obtenir ce résultat ne peuvent être disposée facilement pour les différents systèmes de films sonores dans les projecteurs cinématographiques qui ont déjà des dimensions passablement restreintes.
Les explications qui précèdent montrent clairement la difficulté que présente l'établissement d'un projecteur unique de films sonores. Les salles de cinémas ne sont pas en mesure, même si elles possèdent le capital nécessaire à cet effet, d'avoir un projecteur qui permettrait d'utiliser plusieurs systèmes.
Diautre part en l'état actuel de la question il n'est pas possible de décider quel est le système qui doit être finale- ment employé. Quiconque donc se procure un appareil d'un système déterminé s'expose au danger de ne pouvoir avoir qu'un programme insuffisant ou même pas de programme du tout.
Pour les petites salles de cinémas il existe encore un gros inconvénient supplémentaire, à savoir que lorsqu'on achète
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un projecteur de films sonores déterminé, le projecteur en service jusque là devient inutile.
Par suite, il est extrêmement utile de réaliser une installation de films sonores qui puisse être fixée comme accessoire sur tout projecteur cinématographique existant et qui, en même temps, puisse servir pour les films sonores de tout système.
La présente invention a pour objet un dispositif répondant à ces desiderata. Un mode d'exécution de l'objet de l'invention est représenté à titre d'exemple schématique- ment sur les dessins annexés.
Sur la fig. 1, A est un appareil de projection, C la fenêtre d'exposition, B 1 système d'avancement constitué par exemple par une croix de Malte, D l'objectif d'un appareil Cinématographique usual. A l'endroit où le film se déplace, non pas encore en arrière, mais encore d'une manière continue, par exemple avant le tambour d'alimentation F, est disposée une optique de projection de plus petite dimension, analogue aux projecteurs cinématographiques, constituée par la boite de projection G et l'objectif H, le tout pouvant basculer autour de l'axe X et étant disposé de manière à pouvoir être déplacé vers le haut, vers le bas ou latéralement. Cette optique est disposé de telle façon que la photographie sonore agrandie soit projetée sur la même toile que la scène.
Elle pour- rait d'ailleurs aussi être projetée latéralement et même dans une autre salle. La valeur de l'agrandissement de la photographie sonore ainsi projetée peut être modifiée au moyen d'un ensemble optique approprié. Sur le dessin schématique représenté, la projection agrandie de la photographie sonore est faite sur la toile de la scène et à travers la fente J.
Suivant la valeur de l'agrandissement cette fente est relative- ment grande et, comme on peut le voir en fig. 2, réglable et
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déplaçable en différents endroits de l'écran de projection.
Derrière la fente se trouve, par exemple dans une boite fermée étanche, une cellule photographique ou une autre cellule sensible à la lumière L, cette cellule pouvant éven- tuellement être d'une seule pièce avec l'amplificateur M et avec une lentille collectrice K. Grâce à cette disposi- tion, la cellule sensible et son premier amplificateur qui est très sensible également sont très éloignés des installa- tions de courants à haute intensité et l'on peut obtenir de /bien meilleures sans brouillage que dans les installations/ amplifications/habituelles.
Etant donné que sur l'écran de projection on ne manque pas de place, l'amplificateur primaire peut être facilement disposé de manière à faire corps avec la cellule sensible à la lumière, ce qui permet de réduire jusqu'à l'extrême limite la longueur des canalisations sus- ceptibles de recevoir des perturbations. Les courants photo- graphiques sont conduits de l'amplificateur primaire à l'am- plificateur N et de là à un ou plusieurs haut-parleurs O.
Pour cette disposition il est parfaitement indiffé- rent que la photographie sonore se trouve à droite ou à gauche, à l'intérieur ou à l'extérieur de la perforation, qu'elle soit large ou étroite. Il suffit d'un léger déplace- ment du projecteur G et d'un basculement correspondant de celuici autour de l'axe X, ainsi que d'un déplacement de l'installation sensible sur l'écran de projection, et du réglage,de la fente (fig. 2) par les éléments mobiles 1, 2, 3, 4, pour que'.tout film, qu'il soit du type à intensité ou du type transversal, puisse être projeté.
Etant donné le grand éloignement de l'installation sensible à la lumière les finesses d'éclairement n'ont plus la même importance que dans les dispositions où l'organe sensible à la lumière est disposé dans l'a pareil lui-même et où, pour obtenir des liaisons courtes, 'amplificateur @
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primaire se trouve directement au projecteur c'est-à-dire au voisinage de l'installation à haute intensité. De même, les différents déphasages entre l'image et le son sont sans influence dans une telle installation. On peut sans diffi- culté obtenir un déphasage de la grandeur voulue par un dis- positif intercalé entre les bobines ou par l'emploi de boucles plus ou moins grandes. De même encore il est sans import- ance que le projecteur employé comporte un compensateur op- tique ou travaille en marche arrière.
Dans le cas où le pro- /sur lequel le dispositif de films sonores est monté/ jeoteur cinématographique employé est constitué par une machine travaillant par marche arrière, le tambour d'alimen- tation F ou sa liaison avec le dispositif d'entrainement est échangé contre un tambour d'entrainement dont la liaison avec le mécanisme moteur assure une marche régulière.
Il est par- ticulièrement recommandé d'employer comme organe de liaison un accouplement tel que Q (fig. 2) actionné par un régulateur, par exemple à force centrifuge, relié à un volant R qui dépend du tambour d'entrainement soit directement, soit par l'intermédiaire d'une multiplication. Si l'on emploie un appareil de projection avec compensateur optique du déplace- ment de l'image et si l'on emploie des films avec inscriptions sonores et scéniques disposées côte à côte et en phase, la partie du faisceau lumineux qui traverse 1 'inscription sonore ne passe pas à travers les moyens optiques utilisés pour la compensation optique du déplacement de l'image.