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"Citerne roulante"
L'invention se rapporte aux camions-citernes destinés au transport de liquides, par exemple de liqui- des volatils tels que l'essence, le benzol et autres carburants ou analogues, et elle concerne en particulier la disposition et l'agencement des réservoirs utilisés sur les camions-citernes de ce genre La présente in- vention constitue un développement et un perfectionne- ment du dispositif qui a fait l'objet du brevet belge
N 347.871 du 9 Janvier 1928.
Suivant l'invention, il est prévu un disposi- tif de trop-plein permettant le remplissage des réservoirs des camions-citernes ou de leurs compartiments jusqu'à un certain repère, si bien que les réservoirs ou les compar-
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timents peuvent être remplis d'une quantité de liquide qu' on peut très exactement déterminer, tout excès de liquide s'écoulant dans un ou plusieurs réservoirs auxiliaires.
Suivant l'invention, le dispositif de trop-plein est relié au dispositif de vidange situé à la partie in- férieure du réservoir principal de telle sorte qu'on puis- se ouvrir et fermer aussi bien le dispositif de vidange que le dispositif de trop-plein, celui-ci s'ouvrant avant celui-là lors de la manoeuvre de l'organe de fermeture commun.
L'invention permet aussi de parfaire le plein du réservoir ou des compartiments à partir des réservoirs d'approvisionnement jusqu'au niveau du repère lorsque, par suite des secousses subies en cours de route et de dé- fauts éventuels dans l'étanchéité de la soupape de trop- plein, une certaine quantité de liquide est passée des ré- servoirs principaux dans les réservoirs auxiliaires, ou lorsque, par suite d'un abaissement de température, le li- quide s'est contracté au point que le volume de liquide primitivement réglé dans le réservoir ou dans les comparti- ments a diminué.
Suivant l'invention, il est possible aussi d'in- troduire facilement et en toute sécurité dans les réser- voirs des camions-citernes une quantité de liquide exacte- ment mesurée et de rétablir en tout temps dans le réservoir principal ou dans les compartiments cette quantité de li- quide indépendamment des pertes qui se sont produites par suite de variations de température ou pour d'autres cau- ses.
Il s'ensuit que la quantité disponible pour la
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distribution existant dans le réservoir ou dans les com- partiments est toujours la quantité exactement mesurée correspondant au repère.
D'autres avantages de l'invention seront mis en évidence-par la description suivante considérée dans ses rapports avec les dessins ci-joints ou divers exemples d'exécution de l'invention sont représentés.
La Fig. 1 représente en coupe verticale un com- partiment d'un réservoir de camion-citerne.
Les Figs. 2, 3 et 4 représentent une autre forme d'exécution du dispositif de trop-plein, en coupe verti- cale à la fig. 2; en élévation latérale à la Fig. 3 et en plan à la Fig. 4.
La Fig. 5 représente en élévation latérale un cam:on-citerne dans lequel le réservoir auxiliaire est disposé au-dessous du réservoir principal.
La Fig. 6 représente un réservoir auxiliaire aménagé en trois compartiments et muni de ses conduites de raccordement tel, par exemple, que la Fig. 5 le repré- sente relié aux compartiments du réservoir d'un camion- citerne.
Suivant la fig. 1, la chambre K du réservoir principal d'un camion-citerne est munie d'un dôme H pré- sentant une fenêtre vitrée 11 marquée d'un repère U. Le tuyau de trop-plein Ue sert à évacuer le liquide en excès du dôme H dans le réservoir auxiliaire R. La vidange de la chambre K s'effectue au moyen d'une conduite de vidan- ge A munie d'une vanne à sa jonction avec le fond du ré- servoir, vanne qui est reliée à une tige de manoeuvre 12 qui traverse le dôme H et sur l'extrémité extérieure de laquelle est calé un volant V2x.
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La conduite de trop-plein Ue débouche de bas en haut dans le dôme H; son orifice se trouve au niveau du repère. Cet orifice est commandé par une soupape de trop-plein 16 chargée par un ressort et logée dans une chapelle 17. La chapelle 17 de la soupape est reliée par un bras 18 à la tige de manoeuvre 12b avec une partie fi- letée 19 de laquelle il coopère par une partie taraudée dont il est lui-même muni. Lorsqu'on fait tourner la tige de manoeuvre le bras 18 se soulève solidairement avec la chapelle de soupape 17 et la soupape de trop-plein 16, de sorte que la soupape est soulevée de son siège. Le liquide en excès peut désormais s'écouler par la conduite de trop-plein coudée Ue dans le réservoir auxiliaire R jusqu'à ce que le niveau s'établisse au repère U.
Afin d'empêcher le bras 18 et la soupape de participer à la ro- tation de la tige 12b, la soupape 16 est munie d'un guide 20 coulissant dans une glissière ménagée à cet effet dans la conduite de trop-plein Ue.
La tige de manoeuvre 12b présente à sa partie inférieure 12d un pas de vis 12c qui traverse un étrier de guidage 21 taraudé de façon correspondante. L'étrier de guidage 21 est fixé sur des supports 22 fixés eux- mêmes à des brides 23 du tuyau de vidange A. La partie inférieure 12d de la tige de manoeuvre est montée en vue de tourner dans une soupape formant support- Cette soupa- pe 24/26 formant support embrasse la seconde soupape de fond V2. Cette soupape V2 est munie d'une saillie ou bride 25 qui se loge derrière une saillie ou bride 26 de la soupape 24 formant support. Un ressort 27 compris en-
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tre la seconde soupape de fond V2 et la soupape ou le support 24/26 presse la soupape de fond V2 de haut en bas contre son siège avant que la soupape 24/26 porte elle- même sur son siège.
Si l'on règle la tige de manoeuvre 12b de telle sorte que la soupape de trop-plein 16 porte sur l'orifice de trop-plein du tuyau Ue, pendant que les deux soupapes inférieures sont bloquées, il s'ensuit que la bride 26 n'est pas en contact avec la bride 25 et qu'un certain jeu subsiste au contraire entre l'une et l'autre. Si 1' on fait maintenant tourner la tige de manoeuvre 12B en vue de l'ouverture de la soupape de fond V2, c'est d' abord la soupape de'trop-plein 16 qui va s'ouvrir, auquel cas l'excès de liquide existant dans le dôme au-dessus du repère U s'écoule par le tuyau de trop-plein Ue dans la chambre auxiliaire R.
Ce n'est que plus tard., alors que le plan du liquide s'est abaissé au niveau du repère
U que la soupape 24/26 va s'ouvrir; à mesure que se con- tinue la rotation de la tige de manoeuvre., la bride 26 vient porter derrière la bride 25 et soulève alors la sou- pape de fond V2 elle-même par laquelle le liquide s'écou- le à travers la conduite de vidange A et peut être livré au consommateur. La partie filetée supérieure 19, est, de préférence, à pas plus rapide que la partie filetée inférieure 12c de façon que, dans le cas d'une ouverture rapide, la soupape de trop-plein permette d'abord à la totalité de l'excès de liquide de s'écouler dans la chambre auxiliaire avant que les soupapes de fond 24/26 et V2 laissent passer celui qui est destiné au client.
La double fermeture inférieure que constitue l'ensemble de
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la soupape 24/26 formant support et la soupape V2 pré- sente une très grande importance dans le cas de liquides volatils tels que l'essence, le benzol, l'alcool, etc...
Suivant le mode d'exécution représenté aux Figs.
2, 3 et 4, on obtient une ouverture rapide de la sou- pape de trop-plein même pour une rotation très faible de la tige de manoeuvre 12b. Le pas de vis utilisé dans le cas du premier mode d'exécution est remplacé ici par une came cylindrique 19a qui actionne un levier 18.90.: Le le- vier oscille autour d'un axe fixé au bras 30 du tuyau de trop-plein Ue. Le grand bras 31 du levier 18a porte la soupape de trop-plein 16 et se termine par une rotule fendue dans laquelle se loge un prolongement 32 de la sou- pape de trop-plein. Un ressort 33 tend à abaisser le bras 31;sur la soupape de trop-plein 16, ce qui a pour effet d'appliquer celle-ci contre l'ouverture du tuyau de trop- plein Ue, laquelle est construite en forme de siège de soupape. Le bras court 34 du levier porte un téton 35 a qui s'appuie sur la tranche de la came cylindrique 19 .
La rainure de levée 36 est façonnée de telle sorte qu'el- le joue le rôle de plateau d'excentrique, déplaçant le téton 35 dans la direction du tuyau de trop-plein au cours de la rotation de la tige de manoeuvre 12b et soulevant la soupape 16 comme il est indiqué à la Fig. 3, de sorte que la quantité de liquide qui se trouve au-dessus du repère peut s'écouler dans la chambre auxiliaire R par 1' orifice du tuyau de trop-plein et la conduite de trop- plein.
On se rend compte d'après le dessin qu'il suffit d'une rotation de 90 pour amener, le téton 35 sur la face
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extérieure de la came cylindrique. Tandis que se pour- suit la rotation de la tige de manoeuvre 12b, le téton
35 conserve la même position ainsi,par suite, que la soupape de trop-plein. Si l'on continue à faire tourner la tige de manoeuvre jusqu'aux environs de 360 , les sou- papes de fond 24/26 et V2 commencent d'abord, à partir de cet instant, à s'ouvrir progressivement et successivement.
Ce n'est qu'à partir du moment où les deux cônes de soupape inférieurs ont cessé de porter que le liquide peut s'é- couler par le tuyau de vidange A.
Dans le cas de la forme d'exécution représentée aux Figs. 5 et 6 on a utilisé les dispositifs de trop-plein représentés aux Figs. 2, 3 et 4. Le réservoir auxiliaire est disposé sur le châssis au-dessous du réservoir principal.
Cette disposition permet une simplification du sys- tème de conduites, car les conduites peuvent être dis- posées au-dessous du réservoiro Comme le montre la Fig. 6, le réservoir auxiliaire est subdivisé eh trois comparti- ments R1, R R3 correspondant aux compartiments Ki,K2, K3 du réservoir principal. Les conduites de trop-plein ue1, Uz2,Ue3 traversent ici les compartiments correspon- dants du réservoir en direction sensiblement verticale et peuvent servir en outre pour ramener le liquide des com- partiments du réservoir auxiliaire dans les compartiments
1, 2 3 K1,K2,K du réservoir principal en vue de parfaire le plein.
Les compartiments du réservoir auxiliaire sont a b c relies par des conduites 8 , 8b, 8 avec le robinet a plusieurs voies 15a duquel part un tuyau 7 . Ce tuyau 7 peut être mis en communication avec l'une',quelconque
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des trois conduites 8a,8b, 8c au moyen du robinet à plu- sieurs voies.
De la conduite 7b dérivent des tuyaux 7c et 7d.
Le tuyau 7c aboutit à une pompe P munie de préférence d' un compteur. L'autre embranchement 7d est muni d'un ro- binet d'arrêt 40. La conduite de refoulement 10 de la pompe et le tuyau 7d se réunissent en un tuyau unique 41 qui présente des conduites de dérivation 42, 43 et 44 aboutissant aux tuyaux de trop-plein Uel,Ue2, Ue3 logés dans les divers compartiments du réservoir principal.
Lorsqu'il s'agit de refouler du liquide, d'un compartiment du réservoir auxiliaire, par exemple du com- partiment R1, dans le compartiment A1 du réservoir prin- cipal, on dispose le robinet à plusieurs voies 15 de telle sorte que le tuyau Sa et le tuyau 7b soient reliés.
On ouvre la soupape de trop-plein 16 du compartiment K1 par une légère rotation de la tige de manoeuvre 12b, par exemple de 90 . De ca fait, la soupape de fond V2 n'est encore pas actionnée. En mettant alors en action la pompe
P, le robinet 40 étant fermé, le liquide se trouve refoulé du compartiment R1 du réservoir auxiliaire dans le compar- timent Kl du réservoir principal. Bien entendu, il faut que les ressorts 33 des soupapes soient suffisamment puis- sants pour que les soupapes de trop-plein 16 des autres compartiments du réservoir principal demeurent fermées contrairement à l'action de refoulement de la pompe.
Le dispositif permet aussi de refouler dans les divers compartiments des liquides de natures différentes et les mêmes liquides peuvent, si besoin est,,'être ramenés à travers les compartiments du réservoir auxiliaire dans les compartiments du réservoir principal.