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Dispositif de réchauffage électrique pour l'eau de refroidisse - ment de moteurs à explosion, en cas de basses températures.
L'invention a trait à un dispositif de réchauffage pour l'eau de refroidissement de moteurs à explosion, et ce princi - palement pour les moteurs d'automobiles et d'aéroplanes.
On sait que les cylindres, les conduites et la pompe et, en particulier, le radiateur sont, l'hiver, exposés à éclater sous l'action du froid.
Abstraction faite du danger de rupture sous l'action du froid, on a réchauffé l'eau de refroidissement des moteurs à explosion au moyen de dispositifs appropriés pour faciliter le démarrage du moteur.
Ces dispositifs étaient le plus souvent constitués par un élément chauffant électrique ou par plusieurs de ces éléments placés devant le radiateur.
On a trouvé que le placement de tels éléments chauffants devant le radiateur présentait des inconvénients, principalement parce que la chaleur qui est fournie en quantité relativement
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grande par l'élément chauffant est évacuée tout aussi rapidement par la partie du radiateur qui se trouve tout près de l'élément chauffant, étant donné que cette partie du radiateur devient fort chaude et que, comme on sait, le rayonnement de chaleur augmente proportionnellement au carré de la température.
De ce fait, la partie restante du radiateur, la conduite, la pompe et les cylindres ne sont pas moins menacés de rupture sous l'action du froid, tandis que le démarrage n'est pas faci - lité, puisque l'eau se refroidit trop rapidement.
On connaît aussi le procédé consistant à monter dans la conduite pour l'eau de refroidissement, une tubulure de liaison en métal et à la fixer par des anneaux en caoutchouc au radia - teur et à. la conduite.
Pour ne pas empêcher la circulation par thermosiphon, on plaçait l'élément chauffant perpendiculairement à cette tubulu - re. Cette construction était plus satisfaisante, mais présentait de nouveau cet inconvénient que la chaleur qui est amenée comme énergie électrique n'est pas pleinement utilisée.
Un grand inconvénient qui peut se présenter avec cette construction connue est qu'il peut se produire un état sphéroi' - dal auprès des éléments chauffants, du fait que l'espace qui reste pour l'eau réchauffée à proximité des éléments chauffants et, par suite, la quantité d'eau sont très minimes parce que les éléments chauffants occupent une grande partie de l'espace de réchauff age.
D'après une caractéristique de l'invention, on agrandit l'espace tubulaire dans lequel se trouvent les éléments chauf - fants en donnant un plus grand diamètre à la tubulure de liaison, Mais pour permettre d'utiliser la tubulure de liaison pour tou - tes les mesures de la conduite à laquelle elle doit être reliée, on place sur la tubulure, par exemple, des manchons de réduction en métal et ces manchons de réduction sont reliés d'une manière étanche par des colliers, d'une part, à la tubulure de liaison
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et, d'autre part, à la conduite (pompe ou radiateur).
Les manchons de réduction peuvent être pourvus d'un organe d'obturation, par exemple sous la forme d'un registre ou un diaphragme iris afin de ne pas devoir laisser s'écouler l'eau lorsqu'on place ou enlève la tubulure de liaison dans la condui- te d'eau de refroidissement.
Dans le nouveau dispositif d'après la présente invention, les éléments chauffants électriques sont établis de telle façon qu'ils puissent être placés sans inconvénient dans toute oana - lisation et n'opposent aucun obstacle à l'écoulement de l'eau de refroidissement, lequel courant a lieu, en cas d'arrêt de la pompe, par thermosiphon, tandis que la production de l'état sphéroidal est rendu impossible.
Les nouveaux éléments chauffants sont faits, soit très plats, donc avec une faible hauteur, ou bien sous une forme tubulaire. La circulation par thermosiphon de l'eau de refroi - discernent n'est donc pas influencée défavorablement par cette nouvelle construction ; on a constaté, au contraire, qu'une circulation intense a lieu.
Il a également été constaté que les canalisations d'amenée de courant électrique aux éléments chauffants, du fait qu'ils doivent évidemment se trouver à. proximité de l'eau de refroi - dissement, ainsi que l'enveloppe métallique pour ]en éléments chauffants, donnaient souvent lieu à des courts-circuits ce qui représentait un grand danger, puisqu'un tel court-circuit de courants ayant une tension de réseau (110 -220 volts) peut occasionner la formation d'étincelles et qu'il en résulte un danger d'incendie.
D'après une autre caractéristique de l'invention, ce dan - ger est aussi évité en confectionnant la tubulure entière en une matière élastique, se laissant mouler ou couler et isolant contre la chaleur et l'électricité, par exemple en caoutchouc, ou bien en métal enveloppé de cette matière. Dans cette nouvelle
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construction, il ne peut plus être question de court-circuit, de conduction de surface ni de la formation d'étincelles.
D'après une autre caractéristique de l'invention, les élé - ments chauffants sont mis en communication électrique avec un dispositif thermostatique de telle façon que, lorsque les élé - ments chauffants sont mis en circuit, la température de l'eau de refroidissement peut, indépendamment de la température am - biante, être portée ou maintenue constamment à une valeur dé - terminée, et des connections pour les éléments chauffants sont placées dans une boîte qui est reliée rigidement à la tubulure de liaison et qui faitcorps avec la tubulure et peut être cou - lée ou moulée d'une seule pièce avec ladite tubulure, cette boite pouvant être remplie d'une matière plastique et isolante (genre chatterton) ;
il est prévu plusieurs éléments thermosta - tiques dont chacun commande, à une température donnée, un dis - positif de commutation, et dont chacun fonctionne seulement entre des limites de température déterminées, tandis que, dans le but de maintenir constante la température de l'eau de re - froidissement, le dispositif de commutation opère un couplage en série ou en parallèle des éléments chauffants ou met en action un dispositif d'avertissement.
Il va de soi que les éléments thermostatiques peuvent être plaoéo soit dans une boite étanche dans l'eau de refroidisse - ment, soit en contact conducteur de chaleur avec des parties dans lesquelles circule l'eau de refroidissement (radiateur).
On connaît le couplage d'éléments chauffants en série ou en parallèle ayant lieu en considération des diverses tensions des réseaux sur lesquels peut être placé le dispositif de ré - chauf f ag e.
D'après l'invention, toutefois, le couplage d'éléments en série ou en parallèle sert à maintenir constante ou porter à une valeur déterminée la température de l'eau de refroidissement par le nombre des éléments chauffants mis en circuit, et ce en rap -
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port avec la température de l'air ambiant.
Le dessin ci-joint représente un exemple d'exécution du dispositif de réchauffage d'après l'invention. Il est évident que l'invention n'est pas limitée à cette forme d'exécution.
La fig.l représente la tubulure de liaison en vue de dessus.
La fig. 2 est une vue de côté de cet élément.
La fig.3 indique comment la tubulure de liaison se place dans la conduite au moyen de manchons de réduction.
La fig. 4 est une coupe partielle de la tubulure de liai - son, avec une vue extérieure de la tubulure de liaison à la - quelle est fixée la boîte.
La fig.5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figo4.
Les figs.6 et 7 sont une vue de dessus et une vue de côté de l'étrier replié.
La tubulure de liaison, qui est utilement disposée entre le radiateur et la conduite de la pompe, est désignée par 1.
A cette tubulure est reliée rigidement une boîte 2. Cette boîte peut faire corps avec la tubulure, être coulée ou moulée d'une seule pièce avec elle, et se compose de deux parties 6 (fig.2), lesquelles peuvent être réunies au moyen d'un étrier 4, par exemple fait en acier, et la boîte peut être remplie d'une matière isolante et plastique, par exemple du chatterton, après connection des éléments chauffants aux fils électriques qui vont au contact à fiche ou à des thermostats ou à un dis - positif d' averti ssement.
On peut utiliser pour les connexions des fils, d'une manière connue, des plots de contact. qu'il soit mentionné, pour plus de clarté, que la boîte est fendue transversalement à peu près jusqu'au collet 3 à sec - tion rectangulaire. La fente est désignée par 7 sur la fig.2.
Cette construction facilite la connexion des fils électri - ques aux éléments chauffants 15, éventuellement avec emploi des plots de contact précités, qui sont désignés par 16 sur la fig.
5.
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Etant donné que l'e@pace dans lequel se trouvent les élé - ments chauffants 15 est agrandi, par exemple par l'agrandisse - ment du diamètre de la tubulure de liaison 1 , on place des man - chons de réduction 11 pour accoupler la tubulure de liaison à la conduite (fig.3). Un organe d'obturation 13 empêche que l'eau de refroidissement s'écoule lorsqu'on échange la tubulure de liai son.
Les éléments chauffants plats 15 (figs.14 et 15) sont, d'une manière appropriée, reliés au moyen des plots de contact 16 aux fils d'amenée de courant qui vont aux thermostats.
Les fils d'amenée de courant sont désignés par 18 sur la fige 1.
Un tube taraudé, dont le filet correspond au filet 17 de la botte (fig.4), protège les fils électriques contre les influences mécaniques.
Dans la plupart des constructions d'automobiles, le rac - cordement du tuyau de la pompe se trouve plus haut que celui du radiateur, et la tubulure de liaison occupera une position inclinée, de sorte que l'eau de refroidissement réchauffée réchauffe d'abord le bloc moteur, puis le radiateur, ce qui est très souhaitable pour le démarrage du moteur.
On comprend tout de suite clairement que, bien que l'inven- tion se rapporte à un dispositif de réchauffage pour l'eau de refroidissement des moteurs à explosion, en particulier des moteurs d'automobiles ou d'aéroplanes, des droits de propriété exclusifs soient également revendiqués pour la tubulure de liai- son en caoutchouc de la construction décrite ci-dessus et pour le fait de la faire consister en une partie cylindrique à la - quelle est reliée par coulée une boite rectangulaire 2, tandis qu'une partie rectangulaire en forme de collet relie la boîte et le tuyau et que la boîte se compose de deux parties qui sont serrées l'une contre l'autre par un étrier 4 dans lequel sont ménagés des trous 19 et par de petits boulons filetés 20,
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sorte que l'étrier comprime si fortement la partie en forme de collet qu'une traversée entièrement étanche est assurée pour le ou les éléments chauffants.
Comme des éléments chauffants métalliques pourraient être attaqués par l'eau de refroidissement toujours chaude, dans laquelle il peut évidemment se trouver des impuretés oxydantes, les éléments chauffants peuvent être faits en quartz.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif de réchauffage pour l'eau de refroidissement de moteurs à explosion, en particulier des moteurs d'automobi - les et d'aéronefs, caractérisé en ce qu'un ou plusieurs éléments chauffants sont placés dans la tubulure de liaison entre le radiateur et les cylindres (pompe), laquelle tubulure est faite en une matière isolante élastique et pouvant être moulée ou coulée, par exemple du caoutchouc, ou en métal enveloppé de ladite matière.