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''Perfectionnements aux procédés dtétirage du verre en feuilles et dispositifs permettant de les réaliser".
La présente invention supplique aux procédés d'étirage du verre en feuilles dans lesquels celui 1 est étiré de bas en haut; en particulier donc aux dispositifs et fours d'étirage des procédés Fouroault et similaires utilisant donc une débiteuse pour maintenir sensiblement constante la largeur de la feuille.
Elle a pour but d'améliorer dans de fortes proportions la qualité des produits obtenus., le rendement des machines-étireu- ses, par la suppression radicale des défauts observés dans les dispositifs utilisés jusqu'ici.
On sait, en effet, que dans les procédés mentionnés ci des-
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Buse l'étirage de la feuille de ve rrs se fait au moyen d'une pièce réfractaire appelée débiteuse, dans un compartiment isolé des "champeaux", de chauffage, voisins par deux épaisses cloisons en réfractaire appelées "ponts" et qui plongent dans le bain de verre d'une dizaine de centimètres
Ce compartiment dit "puits d'étirage" peut être lui-même réchauffé à certaine moments au moyen de deux brûleurs¯, lorsque la machine-étireuse ne fonctionne pas, ce réchauffage n'étant pas possible lorsqu'elle fonctionne..
A ce moment, la débiteuse, dont la fente longitudinale amorce la feuille de verre, est entourée de toutes parts par le bain de verre compris entre les pourtours respeotifs de la débiteuse et du puits d'étirage, donc par une bande de verre de + 10 centimètres qui rayonne sa chaleur dans le puits et le caisson de la machine en se refroidissant à tel point qu'il forme une croûte solide plus ou moins épaisse que l'on doit refondre à chaque arrêt de la machine étireuse, cette refonte intermittente exigeant de quatre à. cinq heures de chauf- fage intensif.
Ces intervalles entre le pourtour de la débiteuse et les parois du puits, sont néanmoins indispensables pour pouvoir ma- noeuvrer la débiteuse lorsqu'il devient nécessaire de pourvoir à son remplacement,,
La présence de cette croûte de verre tout autour de la débi- teuse - croûte solidifie complètement à la surface et dont la vis- cosité dans les parties voisines du dessous de la débiteuse dif- fère sensiblement de celle du verre plus chaud entraîné par le courant vers la fente de celle-ci,est une source de graves en- nuis, se traduisant par la présence de petits "cailloux" ou grains de verre dévitrifié dans les feuilles, par la présence de "stries" plus ou moins prononcées selon la différence de viscosité des verres à températures différentes se trouvant en présence
En plus,
les cloisoas pu "ponts" transversaux plongeant oon-
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tinuellement dans le verre sont attaqués à la longue par celui-ci; de tout petits grains ou corpuscules réfractaires s'en détachent, sui- vent le courant et,arrivant forcément dans la zone plus froide compri' se entre la débiteuse et les ponts, donnent naissance par un phénamè- ne analogue à la catalysera, des germes cristallins de verre dêvitri- fié.Ces germes cristallins peuvent se développer,attendu que les con- ditions thermiques dans cette zone sont éminemment favorables à leur déve lopp ement.
D'autre part, la présence de cette croûte de verre solidifié qu'il faut nécessairement refondre avant ohaque trempe,nécessite un chauffage très intensif et onéreux de plusieurs heures,,Ce chauffage très brusqué altère les qualités primordiales de la débiteuse,modifie sa forme extérieure (bombage, "retapage", àtc.), les dimensions ini- tiales de la fente et le poli intérieur de celle-ci (fissures,craque- lures, rugosités, etc...).
Il en résulte donc encore des défauts très visibles,se remar- quant dans les feuilles étirées, amoindrissant considérablement la qualité,ainsi quune consommation notable de débiteuses, pièces coû- teuses et délicates à manipuler.
Ces arrêts forcés de plusieurs heures (4 ou 5) sont nécess@tés - en dehors des "chutes" accidentelles =' par le refroidissement par trop accusé des couches de verre entourant la débiteuse, lorsque la quali- té des feuilles de verre obtenues n'est plus du tout intéressante,Il s'ensuit donc une marphe assez souvent intermittente de la machine étireuse, ce qui diminue son temps d'utilisation productive, c.à.d. son rendement industriel.
Les différents dispositifs faisant l'objet de la présente inven- tion ont été conçus tous, dans l'esprit de s'opposer le plus possible à ce rayonnement intense, à ce refroidissement considérable du verre tout autour de la débiteuse, et même au refroidissement de la débi- 'teuse elle-même; ensuite, dans le but de diminuer les chances de dé- vitrification du verre dans le puits diétirage, tout cela en permet- tant, néanmoins, son réchauffage à des intervalles beaucoup plus
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éloignés, et le remplacement commode d'une débiteuse avariée, le cas échéant.
Dans le dessin ci-annexé:
La fig* 1 est une coupe longitudinale médiane du puits d'étira- ge, la moitié de gauche représentant le puits connu, et celle de droite, une partie du puits perfectionné selon l'invention; la fige 2 représente une vue en plan du puits d'étirage indi- quant également par moitié les deux dispositions; la fig. 3 représente une coupe transversale par l'axe du bassin d'étirage perfectionné en position de marche de la machine étireuse, les écrans mobiles abaissés; la fig. 4 représente une vue en élévation du puits d'étirage avec les écrans mobiles relevés, c.à.d. après l'arrêt de la machine- étireuse, lors du réchauffage du puits.
Le mécanisme du dispositif permettant la manoeuvre aisée des écrans mobiles n'est donné qu'à titre d'exemple non-limitatif.
L'invention consiste en substance, en deux écrans réfractaires, très solides, de forte épaisseur, mobiles et suffisamment lestés, constitués au moyen dtune armature de façon spéciale, et qui viennent ae placer sur les deux corniches de la débiteuse en maintenant celle- ci à la profondeur désirée lors du fonotionnement de la machine éti- reuse, tandis que les "ponts" transversaux ne plongent plus dans le verre cette fois, mais surplombent le bain de quelques centimètres.
Ces écrans, maintenus au moyen de chaînes spéciales éprouvées, peuvent donc ainsi coulisser contre la paroi des ponts et viennent isoler le puits d'étirage des champeaux de chauffage voisins.
Lors du réchauffage intermittent du puits, ses écrans viennent au préalable se placer l'un contre l'autre et sont ainsi relevés sous le caisson de la machine, au-dessus des plateaux de couverture, donc à l'abri des flammes des brûleurs, grâce au mécanisme spécial cité plus haut.
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De cette maniera le puits est complète Haut dégagé et le remplacement d'une débiteuse avariée est possible.
L'on voit de suite que cette disposition accélère très considérablement le réchauffage habituel du puits d'étirage, - attendu que celui-ci n'est plus complètement isolé "en ce mo- ment" des champeaux - du verre chaud et fluide passant libre- ment sous les ponts.
En période de fonctionnement de la machine surtout, la dé- biteuse n'est plus entourée d'une croûte de verre refroidi com- me auparavant, mais bien par du verre chaud et fluide arrivant directement *-* (sans devoir rencontrer des "ponts" réfractaires comme autrefois) - des ohampeaux voisinso
Ce verre reste chaud, du fait d'abordde la communication directe avec les ohampeaux de chauffage;
ensuite, il ne peut plus maintenant rayonner toute sa chaleur sensible dans le puits et le caisson de la machine, grâceà la présence des écrans réfractaires mobiles formant obstacle au-dessus de lui,
Cette quantité de chaleur rayonnée peut même être réglée à volonté de façon à obtenir dans le puits d'étirage la tempéra- tare optima - au moyen du mouvement de translation des écrans permettant de les écarter quelque peu - des ponts formant cloi- son, mouvement réglable aisément par le mécanisme extérieur.
Les chances de dévitrifioation sont donc de la sorte consi- dérablement diminuées, et la débiteuse peut fonctionner de fa- çon continue pendant des périodes beaucoup plus longues qu'aupa- ravant - attendu que du verre refroidi ne se fige plus mainte- nant tout autour.
La débiteuse elle-même est quelque peu modifiée de façon toujours, à supposer au refroidissement du verre: c'est ainsi qu'elle a été allongée afin de courir une plus grande surface; la hauteur des corniches a été augmentée et la face supérieure, soigneusement calorifugée (25) tout autour des lèvres assurant le débit.
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L'application de 1 invention est intéressante dans la pratique industrielle tant au point de vue de l'amélioration considérable de la qualité des feuilles de verre obtenues et du rendement de la machine-étireuse elle-même, quen ce qui concerne la réduction de la main d'oeuvre que nécessite les arrêts forces, les réchauffages de puits, les r4amorçages de machines, coûteux et fréquents jusqu'ici. s'ajoute
A cela 'économie thermique résultant du réchauffage beaucoup moins fréquent et surtout moins intensif, moins pro- longé des puits, et celle consécutive à la réduction de oonsom- mation de débiteuses -- dont les avaries ont été surtout provo- quêes par le réchauffage 'brusqué en question.
Cer écrans (fig.l) constitués chacun par une très somide et très rigide armature en fer soutenant des blocs ré tract ai- res placés côte à côte et se joignant parfaitement, reposent donc sur les corniches de la débiteuse (fig.3) qu'ils maintien- nent grâce à leurs poids très @onséquent à la profondeur dési- rée, réglable à volonté.
%'armature est constituée par un puis- sant fer U enserrant les blocs à la partie supérieure 1 (fig.3) tandis qu'elle comporte à la base un gros fer carré 3 (fig.3) servant d'appui aux blocs et disposé de telle manière qu'il soit protégé par une épaisseur de réfractaire et de calorifuge contre la température très vive des champeaux au niveau du bain de verre - l'autre face du fer carré 2 étant soumiseà une température beaucoup moindre.
Des montants-traverses 4 relient le fer U au fer carré donnant à ce cadre une rigidité très grande, de façon à réali- ser un écran solide, ne se déformant pas, ne se fissurant pas et d'un poids considérable.
Ces écrans mobiles sont suspendus au moyen de fortes chai- nes spéciales 5 (fig.1) fixées par tendeurs à écrou (6) à la jante des poulies à gorge en fonte 7 (fig.1), disposées sur un arbre (8) supporté, lui-même'par deux consoles 9 (fig.1) faisant
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corps avec le caisson de la machine-étireuse.
Ces consoles (9) existaient déjà auparavant et servaient d'appui au dispositif utilisé jusqu'ici pour maintenir et régler l'enfoncement des débiteuses, de chaque côté du puits d'étirage.
Ce dispositif 10 (figol) est modifié par le remplacement des leviers à fauche et colonnes de poussée (10 et 11) par deux poulies à. gorge (7) en fonte auxquelles sont donc atta- chées les chaînes supportant lesécrans (12).
Ces poulies, dont le moyen renforcé est soigneusement fileté intérieurement, peuvent être rendues salidaires ou non (fig.4) de l'arbre commun les supportant toutes deux. Cet ar- bre est lui-même fileté par moitié en sens contraire, dans la partie située entre les coussinets dappui 13; il est relié d'un côté à une roue à vis 14 (figo3) sur laquelle agit une vis d'Archimède robuste 15, actionnée par un volant à main 16 monté à 1*extrémité d'une tringle de commande 17.
Dans la position de la figure 3, les poulies à gorge @ sont rendues solidaires de 1?arbre fileté moteur 8 au moyen de broches en acier amovibles,, fixant les moyeux des poulies à gorge aux manchons 18 (fig.4) d'accouplement calés sur l'arbre aux extrémités près des coussinets 13.
Ces manchons et les moyeux des poulies sont perforas d'ouvertures sur un même rayon de façon quelles se correspondent; ensuite, le moyeu porte 12 trous, le manchon 11 trous, ces nombres étant premiers entre eux permettent le calage de la poulie à gorge dans un très grand nombre de positions, donc avec une très minime rota- tion angulaire de cette poulie
La manoeuvre préalable au réchauffage du puits d'étirage seffactue de la manière suivantes
Les poulies étant donc dans la position de la figure 3, les volants à. main 16 de commande sont actionnés simultanément dans le sens voulu, les écrans mobiles se relèveront lentement
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en libérant la débiteuse 19.
Plaçant ensile, après l'arrêt de ce mouvement, une barre d*acier amovible 20 maintenue sur les consoles d'appui 9 de façon à. empêcher la rotation des poulies à gorge 7, celles-ci, si l'on enlève au préalable les broches de fixation et que 1=on continue à actionner les volants de commande 16, celles-ci donc se rapprocheront petit à petit et simultanément, vers le centre du puits en glissait donc sur les barres en question, grâce aux deux forts pas de vis de sens contraire, et finiront par rencontrer la bague centrale de jonction 21.
De la sorte, les deux écrans se rapprocheront aussi en un mouvement lent et régulier de translation horizontal et se placeront doucement côte à côte.
Dans cette position, leur encombrement étant réduit au minimum, si l'on continue à actionner les volants de commande toujours dans le même sens, après avoir enlevé au préalable les barres d'acier 20, les deux écrans continueront à nouveau leur ascension et pourront ainsi franohir l'espace restreint existant entre les briques- dites "de cercueil" 22, lesquelles constituent en quelque sorte, dans la disposition généralement adoptée partout en verrerie mécanique du système Fourcault, les amorces de voûte des puits ddétirage.
Ayant donc franchi cet espace étroit, les écrans mobiles seront donc logés directement sous le caisson de la machine étireuse et, grâce aux plateaux réfractaires de couverture bien connus des praticiens 23 (fig.4), seront parfaitement à l'abri des flammes du brûleur de puits, pendant la durée du réchauffage de celui-ci.
La manoeuvre précédant le réamorçage de la machine (le "trompage") est tout aussi aisée:
Les plateaux de couverture 23 étant enlevés et .la débiteur se maintenue dans l'axe de la machine étireuse, il suffit de tourner les volants de commande 16 dans le sens opposé à ce lui
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de la montée, pour que les écrans descendent lentement dans le puita d'étirage.
On place ensuite les deux barres d'acier 20 comme indiqua ci-dessus, et continuant à tourner les volants de commande dans le sens de la descente, dès que le mouvement de rotation des poulies à gorge sera empêché par les barres., les deux écrans mobiles s'écarteront lentement l'un de l'autre jusque venir en contact avec les deux parois des points 34 surplombant le bain de verre.
A ce moment, 1?on place les broches de fixation réunissant les moyeux des poulies aux manchons d'accouplement 180
On retire ensuite les barres d'acier 20 empêchant la rota- tion des poulies à gorge, et de la sorte, on peut graduellement descendre les écrans,en tournant lentement les volants de commande 16, de façon à ce qu'ils viennent se poser doucement sur les corniches de la débiteuse en maintenant celle-ci à la profondeur désirée, exigée pour 1$obtention d'un bon débit ré- gulier,
La présente invention prévoit également le réglage indi- viduel d'un seul écran,donc à l'exclusion de 1? autre, d'une seule des quatre chaînes même.
Ce réglage peut se faire, d'abord grâce aux nombreuses ouvertures que portent les manchons d'accouplement 18 et le moyeu la poulie à gorgepermettant de fixer la broche de calage avec un déplacement angulaire insignifiant de la poulie à gorge 7, donc un déplacement très petit de 1?écran lui-même dans le sens verticale Ensuite, ce réglage peut se terminer plus exactement encore;, au moyen de l'éorou tendeur 6 amarrant l'extrémité de chaque chaîne à la jante de la poulie à gorge élèvatrice.