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On sait qu'on réalise les joints de tuyaux, en général, en pourvoyant les extrémités des tuyaux à relier de brides qu'on serre l'une sur l'autre au moyen de vis et en utilisant une garniture d'étanchéité. Quant aux brides, on les fixe sur les tuyaux au moyen de filetages, par frettage, par soudure ou par laminage. Un inconvénient de ces joints de tuyaux réside dans le fait que, abstraction faite des frais élevés, ils ont un encombrement relativement grand et, d'autre part, il faut , pour assurer l'étanchéité réciproque, une matière de garniture qui, en particulier dans le cas de grandes sollici - tations et de hautes pressions, doit être remplacée avec une fréquence relativement grande, ce qui occasionne des perturba - tions dans le service, lesquelles, à leur tour, entraînent des frais non négligeables.
La présente invention a pour objet un nouveau joint de Joint de tuyaux étanche aux gaz et aux liquides pour canalisa - tions, constructions tubulaires,etc.
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tuyaux résistant même aux plus grands efforts et restant étan - che aux gaz et aux liquides jusqu'aux plus hautes pressions, sans nécessiter l'emploi de matière de garniture et sans vis, ainsi que sans soudure autogène ou avec apport de métal, tan - dis qu'elle supporte, sous tous les rapports, les efforts de pression et de traction statiques de constructions tubulaires.
Un exemple de réalisation du nouveau joint de tuyaux consiste en un corps de jonction en forme de manchon qui pos - sède des fentes annulaires latérales dans lesquelles on intro - duit les extrémités des tuyaux à relier. La fixité en même temps que l'étanchéité s'obtiennent alors par laminage au moyen d'un dispositif de laminage à chaïnes ou autre analogue.
Dans le cas de canalisations exposées à des pressions tout particulièrement élevées, les extrémités des tuyaux qui se joignent peuvent être un peu épaissies par refoulement avant leur introduction dans le manchon de jonction, ensuite de quoi lajonction des tuyaux s'effectue de la même manière que pour des tuyaux normaux. Comme le joint de tuyaux ou le corps de jonction en forme de manchon, dans les fentes annu - laires latérales duquel on introduit les extrémités des tuyaux, embrasse celles-ci intérieurement et extérieurement, il se forme, à l'intérieur du tuyau, un léger étranglement. Bien que cet étranglement ne soit pas fort important par rapport à la section de passage du tuyau, il pourrait cependant en ré- sulter des inconvénients dans le service.
Dans ce cas, les diamètres des extrémités des tuyaux à joindre peuvent être augmentés en les évasant d'une quantité correspondant à l'é - paisseur de paroi intérieure du manchon de jonction, de sorte qu'on obtient ainsi une conduite ayant une section intérieure restant partout la même. Pour augmenter la solidité du joint, on peut aussi poser des frettes sur le dit joint ; on peut également prévoir une sûreté par cheville ou rivet, laquelle empêche, particulièrement en cas de hautes pressions, que les
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extrémités des tuyaux soient arrachées hors du joint. On réa- lise alors cette sûreté de telle façon que les chevilles ne traversent pas la partieintérieure du joint, maisseulement le tuyau lui-même et la, partie extérieure du manchon de jjonc - tion.
Si l'on place des tiges ou des oeillets sur le Manchon dejonction, la canalisation peut êtresuspendue par ce man - d'une manière très simple, de sorte que le placement des colliers habituels devient superflu.
Le nouveau joint de tuyaux peut aussi être employé avec les raccords les plus divers, par exemple en forme de T, etc. afin de permettre des branchements; de même, les robinets - vannes, à soupapes de raccordement et autres garnitures à monter dans la canalisation peuvent, pour autant qu'ils soient faits en acier coulé laminable ou d'autres métaux appropriés, être équipés, au lieu des brides habituelles, du nouveau joint de tuyaux, lequel peut être placé partout où des brides ont été employées jusqu'ici.
Dans un autre exemple de réalisation de l'objet de l'in - vention, le corps de jonction ne possède plus de fentes annu - laires latérales et peut éventuellement aussi être entièrement supprimé. On emboîte simplement les extrémités des tuyaux l'une dans l'autre en évasant coniquement l'une d'elles et on les relie invariablement entre clles par des cannelures fraisées ou laminées.
L'extré-ité detuyau intérieur? du joint est, en cela, pourvue de cannelure:: foréesou frausécsavantt d'entre introduite dans l'extré-ité de tuyau extérieure, de sorte que la matière refoulée par le laminage dd tuyau extérieur peut pénétrer dans ces cannelures et qu'on réalise ainsi un joint solide, invariable et étanche aux gaz et aux liquides.
Comme il produit ainsi, laminage, non étirage, mais un se produit ainsi, au laminage non un e tirage, mai sur, e- crasement de la matière des tuyaux, le tuyau extérieur se presse solidement sur le tuyau intérieur. L'estré@ité du tuyau inté - rieur, laquelle émerge librement dans la mesure où elle n'est
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pas saisie par le travail de laminage, est ainsi forcée de se presser aussi solidement contre la paroi de tuyau extérieure, de sorte qu'on évite des fentes et intervalles par lesquels le contenu du tuyau pourrait arriver dans le joint.
Connue, dans cejoint, l'une des extrémités est en principe évasée de la quantité nécessaire pour que l'extrémité correspondante
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de l'autre .tu3rJ,u puisse être introduite dans l' évasement, on obtient une canalisation ayant partout la même section inté - rieure, sans étranglements et sans les résistances qui en résultent.
Lais il est encore possible d'évaser les deux ex - trérnités de tuyaux à joindre et d'employer de courtes pièces de j jonction dans lesquelles sont forées ou fraisées les cannelures, de sorte que, lorsqu'on engage sur ces pièces les deux extrémités élargies des tuyaux à joindre, on obtient de nouveau un joint de tuyau ne produisant aucun étranglement
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dans 1?. Ca:a9.11Sc.17.C:.. Mais la jonction peut aussi 0-l'0 réali - gée par '''emploi d'un -snchcn q,;.' 0;: engage sur les cxtrémitép évasées ou non et pourvues des cannelures des tuyaux à relier et qu'on lamine dans le sens de l'invention.
Dans les canali - sations dans lesquelles il ne peut pas se produire de pertes de pression, on peut aussi employer, pour relier les extrémi - tés des tuyaux, des pièces de jonction qui relient lentement par un évasement conique les sections différentes des extrémi - tés des tuyaux. La perte de pression provenant du rétrécisse - ment du tuyau est , en cela, compensée directement dans la pièce de jonction elle-même par un ralentissement progressif de la vitesse, de sorte qu'on évite aussi les pertes de près - sion se produisant ainsi.
Il est encore possible d'introduire, dans le tuyau lui-même ou dans la pièce de jonction, une possibilité de compensation pour l'extension des tuyaux au moyen d'une ondulation de la pièce dejonction. Cette cndula- tion présente encore l'avantage de permettre de raidir la
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C?rIlC,,liSc:GiCï. finie en resserrant les ondulations pe-r laminage
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dans cette canalisation. L'ondulation de compensation ne doit pas nécessairement être prévue dans la pièce de jonction, mais elle peut l'être aussi dans le tuyau lui-même.
On obtient ainsi cet avantage que, en particulier en cas d'établissement de longues canalisations, les allongements ou raccourcissements provoqués par la chaleur et le froid se compensent sans danger pour les joints des tuyaux.
Il est également possible de prévoir le nouveau joint d.e tuyaux pour le placement de brides, etc. aux extrémités des tuyaux dans le but de les relier à des garnitures, ou encore de les relier entre eux. L'extrémité du tuyau elle- même est, en cela, utilement rétrécie par laminage sur le collier de la bride et, d'après l'invention, on établit la bride proprement dite, dans sa partie inférieure, en forme de fente d'une manière caractéristique, de sorte que, pour la réalisation définitive du joint après le larninage des cannelu - res, il suffit de laminer la partie correspondante de la bride sur le tuyau. Au lieu de produire un rétrécissement des extré - mités des tuyaux par laminage sur le collier de la bride, l'extrémité du tuyau peut aussi Être un peu élargie et être engagée sur la bride dejonction.
Ici aussi, une partie cor - respondante de la bride est pressée sur la surface du tuyau, de manière à fournir une sécurité considérable. Par le matage de la partie correspondante, on réalise. une étanchéité absolue supplémentaire. Pour supprimer l'étranglement du tuyau résul - tant de l'introduction du collier de la bride dans ce tuyau, les extrémités des tuyaux peuvent ici aussi être élargies. La liaison des brides elles-mêmes peut avoir lieu de diverses manières, mais on serre toujours, en cela, une pièce de liai - son et d'étanchéité ayant la forme d'une bague de fil de cuivre ou de tôle de cuivre, etc. , qui peut aussi tre remplacée par une autre matière appropriée, par laminage au moyen d'une par - tie de recouvrement de la bride.
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Tous ces joints à brides sont permanents. S'il est néces- saire que certains trouvons d'une, longue canalisation soient interchangeables, la. liaison des brides peut être réalisée, par exemple, en laminant extérieurement un anneau sur les deux brides. Les extrémités de l'anneau de liaison sont alors rabattues, de sorte que les brides sont ainsi pressées l'une contre l'autre de manière à assurer l'étanchéité du joint.
Pour défaire cette liaison des brides, il suffit de trancher l'anneau laminé sur les brides, après quoi il peut être enlevé facilement.
Le dessin ci-joint représente quelques exemples d'exécu - tion de l'objetde l'invention.
La fig.l montre un exemple de réalisation du nouveau joint dE; tuyaux avant le laminage sur les extrémités des tuyaux, éventuellement avec emploi d'une sûreté à cheville ou à rivet, en exécution normale.
La fig.2 montre le même joint de tuyaux que celui de la fig.l, mais employé sur des canalisations dans lesquelles les extrémités des tuyaux sont refoulées, pour le cas de hautes pressions.
La fig. 3 montre le même joint de tuyaux que celui de la fig.l, avec oeillet de suspension, et avec emploi de frettes après le laminage sur des tuyaux aux extrémités évasées.
La fig.4 est une vue de dessus schématique d'un joint de tuyaux d'après la fig.l, en forme de T.
La fig.5 montre un autre exemple de réalisation du nou - veau joint de tuyaux avec emploi de deux extrémités de tuyaux emboîtées l'une dans l'autre, dont l'une est élargie.
La fig.6 montre le joint de tuyaux d'après la fig.5 avec emploi d'une pièce de jonction intérieure avec des tuyaux dont les extrémités sont évasées.
La fig.7 montre l'emploi d'une pièce de jonction extéri - eure avec des extrémités de tuyaux normales.
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La fig.8 illustre l'emploi d'une pièce de jonction exté - rieure avec rabattement de sûreté sur des tuyaux dont les extrémités sont évasées.
La fig.9 montre l'emploi d'une pièce de raccordement pour la compensation de pertes par rétrécissement des tuyaux.'
La fig.10 montre 1'emploi d'une pièce de jonction pourvue d'ondulations-de compensation.
La fig.11 montre un joint de tuyaux d'âpres la fig.5, dans lequel les cnduylations de compensation sont prévues dans le tuyau lui-même.
Les figs.12, 13 et 14 montrent un jcint à brides avec divers modes de liaison des brides par laminage.
La fig.15 montre unjcint à brides comme celui des figs.12-14, maisavec une liaison non permanente des brides.
La fig.16 montre un joint à brides correspondant à celui de la fig.15, mais dans lequel les extrémités des tuyaux sont élargies en dehors.
Comme on le voit sur les figs.1-4, a et a' désignent les extrémités de tuyaux qui se rencontrent. Par b est dési - gnée la pièce de jonction qui a la forme d'un manchon et est pourvue latéralement de fentes annulaires pour l'introduction des extrémités des tuyaux. Après l'introduction des extrémités des tuyaux dans ces fentes annulaires, on assujettit la pièce de jonction par laminage dans la direction des flèches c au moyen d'un dispositif de laminage à chaînes, les cylindres employés pouvant être établis de telle manière que les tranches latérales à mater d soient saisies en même temps par les cylin - dres et pressées sur la surface des tuyaux a et a'.
Les fentes d'insertion pour les extrémités des tuyaux sont pourvues de cannelures, afin de rendre possible une meilleure application et un laminage plus étanche de la pièce de jcnction. Dans le cas de joints étanches aux gaz, ces cannelures agissent en même temps '91 la manière des joints à labyrinthe, de sorte que,
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si un défaut d'étanchéité vient à se produire dans un joint de tuyaux, il ne peut sortir que de faibles quantités du contenu du tuyau, même en cas d.e hautes pressions. Dans ce cas, le laminage correcteur peut facilement être effectué pendant le service.
La fig.l montre l'application du nouveau joint à des tuyaux normaux sejoignant bout à bout, tandis que la fig.2 montre le même joint appliqué à des canalisations exposées à des pressions particulièrement élevées. Les extrémités a et a' des tuyaux sont ici un peu refoulées, de sorte que, si on lamine le joint b dans la direction des fléches c, cejoint ne peut être défait. On peut éventuellement, pour accroître la sûreté, employer des frettes e d'après la fig.3 ou une cheville de sûreté f d'après la fig.l. Dans ce dernier cas, les chevil - les f ne traversent que la partie extérieure du manchon de jonction et le tuyau lui-même. Pour former le pied de la cheville, il est prévu un renfoncement foré dans la partie intérieure du manchon de jonction.
Le joint de tuyaux d'après les figs.1 et 2 forme, dans le cas de tuyaux unis sur toute leur longueur, des étrangle - ments qui pourraient éventuellement donner lieu à des incon - vénients. Si de tels étranglements doivent absolument être évités, il suffit, d'après la fig.3, d'évaser les extrémités des tuyaux de la manière connue et d'une quantité correspondant à l'étranglement qui résulte du joint, de sorte qu'on obtient, dans ce cas, une canalisation ne présentant plus aucun étran - glement. L'évasement peut être réalisé de telle manière que la partie du joint se trouvant à l'intérieur du tuyau s'y adap - te exactement, ainsi que le montre la fig.3, afin d'éviter des angles morts. L'oeillet g, qui peut aussi avoir la forme d'une tige, remplace les colliers autrement employés pour suspendre la canalisation.
Ainsi que le montre la fig.4, la nouvelle pièce de jonc -
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tion de tuyaux peut aussi être réalisée pour des raccords des genres les plus divers, par exemple en forme de T, etc., afin de permettre de placer des branchements sur la canalisa - tion. Comme matériau, on emploiera utilement, dans ce cas, de la fonte laminable.
De même, au lieu des joints à brides employés jusqu'ici pour les garnitures de tuyaux, telles que des vannes d'arrêt, des soupapes de fermeture et autres analogues, on peut utiliser des fentes d'insertion d'après la présente invention, ainsi que, en général, dans tous les cas où,jusqu'ici, on a employé des joints à brides. Si , dans ces cas, le joint de tuyaux ne peut être établi qu'avec em - ploi de brides, il suffit de pourvoir de fentes d'insertion dans le sens de la présente invention la contre-bride à placer à l'extrémité du tuyau et de laminer celle-ci sur la canalisation.
Les figs.5-10 montrent un autre exemple d'exécution de l'objet de l'invention, dans lequel les extrémités des tuyaux ne sont plus introduites dans des fentes latérales d'une pièce de jonction, mais sont, soit laminées l'une sur l'autre, soit reliées sur une face à une pièce de jonction.
Comme le fait voir la fig.5, le joint de tuyaux consiste, dans ce cas, en ce qu'une extrémité de tuyau unie a', qui est pourvue de cannelures fraisées r, est introduite dans l'extré - mité Elle évasée du tuyau a, ensuite de quoi , aux endroits où se trouvent les cannelures r du tuyau intérieur, on lamine dans le tuyau extérieur a des contre-cannelures r' au moyen d'un dispositif de laminage a chaînes ou a,utre analogue. La matière du tuyau extérieur a, ainsi refoulée entre alors, de la manière visible, dans les cannelures r du tuyau intérieur a' et forme de la sorte un joint ne pouvant être défait. Par la oompres - sion de la matière du tuyau, celle-ci est écrasée, et le tuyau extérieur a se presse fortement sur le tuyau intérieur a'.
Il en résulte cet avantage que la tranche du tu3rau intérieur a',
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qui n'est pas attaquée par le laminage et conserve donc son diamètre primitif, se presse nettement sur la surface intéri - eure du tuyau a, de sorte que des fontes et intervalles, à travers lesquels le contenu du tuyau pourrait arriver dans le joint, sont rendus impossibles. La tranche à matera du tuyau extérieur peut de nouveau être pressée par laminage ou d'une manière analogue sur le tuyau intérieur a'.
La fig.6 montre le même joint de tuyaux que la fig.5mains s avec emploi d'une pièce de jonction intérieure- h pourvue de cannelures et les extrémités de tuyaux a et a' sont ici toutes deux évasées, de manière à. éviter un étranglement de la section du tuyau.
Les figures 7 et 8 montrent le même joint de tuyau que celui de la fig.6, mais avec emploi d'une pièce de jonction extérieure h' ; d'après la fig.7, les extrémités a et a' des tuyaux ne sont pas évasées. D'après la, fig.8, les extrémités a et a' des tuyaux sont toutes deux évasées, afin de permettre d'introduire plus facilement des tuyaux en cas de plus grand diamètre. Les deux extrémités de la pièce de jonction dépas - sent, en cela, les coudes des extrémités a et a' des tuyaux et sont laminées sur les tuyaux de la manière visible pour la sûreté dujoint.
La fig. 9 montre une pièce de jonction à rétrécissement h" destinée à être employée avec des canalisations dans lesquel - les, le fluide s'écoulant dans le sens de la flécher, des pertes de pression provenant de l'étranglement produit par la pièce de jonction doivent être évitées. Ceci a lieu, d'après l'invention, par l'élargissement conique lent de la pièce de jonction h", l'égalisation de la pression étant déjà réalisée à l'intérieur de la pièce de jonction.
La fig.10 montre une pièce dejonction à ondulationsde compensation, lesquelles absorbent les allongements et rac - courcissements de la canalisation provoqués par la chaleur ou
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le froid et les rendent inoffensifs pour le joint de tuyaux.
D'après la fig.ll, ces ondulations de compensation peuvent aussi, de temps à autre, être prévues dans le tuyau lui-même à côté du joint. D'après l'invention, on peut encore utiliser préci - sément ces ondulations de compensation d'une façon particulière.
En resserrant par laminage les ondes se trouvant vers l'exté - rieur, on produit une tension longitudinale dans le tuyau et on étire ainsi le tuyau de manière à compenser de petites inexactitudes.
Les figs. 12-16 représentent des joints de tuyaux basés sur le même principe. Mais la. jonction des extrémités de tuyaux a lieu ici au moyen de brides. Les brides k et k' pos - sèdent des colliers m et m' pourvus de cannelures, colliers sur lesquels on engage et lamine dans le sens de l'invention les tuyaux a et a' évasés ou non. Pour donner ici au joint une solidité aussi grande que possible, le diamètre des col - liers m et m' diminue vers la bride, de sorte que les tuyaux engagés sur eux sont d'abord pressés par laminage sur la surface des colliers m et m'.
La production des cannelures de fixation r' a lieu pendant ce laminage. Finalement, des parties n et n' formées par un façonnage convenable dans les brides sont appliquées sur la surface des tuyaux et matées par pression dans la direction de la. flèche o, comme le mon - trent les moitiés de gauche des fins.12-15, de sorte qu'une sûreté plus grande est ainsi garantie. Le placement de la bride sur l'extrémité du tuyau est alors terminé. Au lieu de rétrécir les extrémités des tuyaux, on peut aussi les évaser un peu d'après la fig.16, après quoi a lieu l'application par pression des parties n et n' de la bride. Pour éviter une diminution de section, on peut élargir, dans le sens de la fig.6, tous les jointsà brides des fig.12-16.
Le placement de telles brides et de tels manchons peut avoir lieu pour l'établissement d'un joint comportant des
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garnitures, soupapes, etc., lorsque ces dernières sont pour - vues de brides de la manière connue.
Mais le joint de tuyaux à brides peut aussi, comme le font voir les figs.12-16, être employé à relier entre elles des parties de tuyaux. D'aprèsla fig.12 la bride k est pourvue d'un anneau saillant p, tandis que la bride k' possède un diamètre un peu plus petit, de sorte qu'elle peut être introduite dans l'espace annulaire formé par la partie sail - lante p. La bride k' possède, ici aussi, sur la surface coni - que, des cannelures r en nombre quelconque, dans lesquelles on pose un anneau d'étanchéité q utilement fait en cuivre et ayant une section appropriée quelconque, ensuite de quoi a lieu la fermeture étanche et la fixation par le laminage de la partie p sur la bride k'.
D'aprèsla fig.13, on emploie, au lieu de l'anneau de cuivre q, une bande de cuivrer, laquelle peut aussi, d'après la fig.14, être posée dans des fentes correspondantes des deux brides k et k'.
Tandis que les joints à brides d'après les figs.12-14 sont permanents, les figs.15 et 16 montrent un joint à brides identique, mais non permanent, dans lequel la face extérieure des brides k et k' est pourvue de cannelures sur lesquelles on lamine un anneau de liaison s de telle façon que les deux bords latéraux de celui-ci soient rabattus sur la bride par un laminage convenable. A l'endroit de pliage, l'anneau s peut en même temps être renforcé. Le laminage de fixation a lieu comme précédemment. Les parties de ce joint à brides peuvent facile - ment être séparées en tranchant l'anneau ± suivant la surface de jonction des deux brides, de manière à supprimer la liaison des tuyaux.
Les surfaces de tuyaux intérieures ou extérieures à lami - ner l'une sur l'autre, ou les parties correspondantes des pièces de jonction ou les brides des joints à brides doivent,
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avant l'établissement du joint, être traitées de manière qu'el- les possèdent leur éclat métallique et soient propres. Ceci a lieu utilement au moyen de machines limeuses spéciales, dans lesquelles de courtes pièces limeuses sont conduites circulai - rement autour de la surface extérieure ou intérieure du tuyau, etc. , jusqu'à ce que la surface à joindre soit métalliquement propre. Mais le guidage de limes peut aussi avoir lieu dans le sens de la longueur des extrémités de tuyaux.
En outre, le nettoyage de ces parties peut se faire au moyen de rouleaux fraiseurs qui peuvent être serrés convenablement et qu'on con - duit autour de la surface à nettoyer.
Le dispositif de laminage servant à. la production des cannelures de liaison comporte un nombre convenable de cylin - dres qui sont reliés entre eux à une distance voulue quelconque par des chaînes ou des articulations et peuvent être rapprochés suivant la progression du travail. La distance entre les cylin - dres doit être, en cela, choisie de telle manière que la matière ne puisse se soulever du support, mais soit forcée de s'écraser.
Plus la matière à laminer sera donc mince, plus la distance entre les cylindres devra être petite.
Tous ces dispositifs, tant le dispositif de nettoyage que le dispositif de laminage pour la production des cannelures de liaison, peuvent être mus à la main ou mécaniquement, et ce à la manière des appareils à chaîne connus pour le découpage ou le tronçonnage de tuyaux.
L'objet de l'invention n'est pas limité aux exemples d'e - xécution expliqués dans la description ci-dessus et représentés sur le dessin, mais il comprend aussi toutes les autres formes d'exécution et possibilités basées sur la même idée fondamentale de l'invention. En conséquence, le nouveau procédé peut aussi être appliqué de la manière la plus large dans les constructions tubulaires. Le nouveau joint peut remplacer ici les assemblages d'angle, etc. qu'on réalisait, jusqu'ici, par rivetage ou bou -
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lonnage.
Dans de tels joints, la solidité mécanique du joint importe naturellement plus que son étanchéité, Le joint peut être pla.cé sur des tuyaux en une matière quelconque, donc par exemple en fer, cuivre, aluminium, laiton, etc, La forme des cannelures n'a non plus aucune importance. Celles-ci peuvent être faites rondes, ovales, triangulaires, trapézoïdales ou sous toute autre forme quelconque, selon la destination du joint de tuyaux au point de vue de sa solidité ou de son étan- chéité. De plus, le nouveau procédé peut aussi être appliqué, d'après l'invention, pour relier des pièces non tubulaires, telles que des bouts d'arbres, etc. , ou encore à renforcer des extrémités d'arbres.
Les parties d'arbres ou de barres qui doi- vent être reliées entre elles reçoivent alors les cannelures, tandis que la douille de liaison est laminée sur l'endroit de jonction de la même manière que pour les tuyaux. En faisant intervenir des vis ou boulons, on peut, en cela, augmenter la résistance du joint aux efforts de torsion.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour la jonction solide, et étanche aux gaz et aux liquides, de tuyaux de canalisations, de constructions tubulaires, etc. , caractérisé en .ce'que les deux extrémités de tuyaux (a et a' ) sont reliées entre elles avec ou sans manchon de jonction, et sans soudure autogène ou avec apport de métal ni emploi de vis, simplement par l'emboîtement des parties à relier suivi du laminage de la partie supérieure sur la partie intérieure, pendant lequel il y a en même temps res - serrement de la matière de la partie extérieure, au moyen d'un dispositif de laminage, etc. , sans emploi de matière pour gar - niture d'étanchéité.