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Perfectionnements aux macnines pour l'essai de métaux au choc.
La manière dont se comportent les métaux quand ils sont soumis aux efforts de choc est une question d'une impor- tance capitale.
Il existe divers manuels donnant, pour les efforts statiques, des chiffres de résistance et des coefficients de travail permettant à l'ingénieur constructeur de résoudre tous les problèmes qui se présentent relativement à ces efforts mais il n'en est pas ainsi pour les efforts dynamiques et sur- tout pour les efforts de choc; l'incertitude est grande devant ce genre de travaux et s'accroit brusquement s'il faut consi- dérer la résistance des matériaux à la fatiguer comme il ar- rive presque toujours qu'apparaissent des efforts de choc.
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Cet état de choses est dû à ce qu'il n'existe pas ac- tuellement d'éléments convenables pour les essais de ce genre, car les machines utilisées pour ceux-ci donnent seulement des chiffres isolés et sans liaison entre eux, de sorte qu'ils servent seulement à aonner une faible indication.
Jusqu'à présent, les essais au choc, dans toutes les macriines utilisées dans ce but, se recuisent à obtenir le tra- vail nécessaire à la rupture, qui n'est qu'une donnée compara- tive, permettant seulement de juger d'un métal par rapport à d'autres.
Cela ne permet pas de déterminer d'avance quels tra- vaux pourront ëtre effectués avec une matière donnce sans dé- passer les limites de sécurité admissibles.
Il est nécessaire de pouvoir déterminer la limite dy namique d'élasticité, qui sera une base ferme pour fixer les coefficients de travail.
Comme résultat d'études sur ce point, l'inventeur a trouvé la façon pratique d'obtenir la limite dynamique d'élas- ticité et la limite de fatigue au choc, de sorte qu'il soit facile de mettre en rapport les deux chiffres.
Parmi les machines destinées à des essais de choc il n'y en a aucune qui permette d'effectuer les épreuves de la façon qu'on vient de mentionner. Toutes donnent, chacune dans son but, des chiffres de grand intérêt et de précision, mais l'on sait qu'il'est pratiquement impossible de mettre en rap- port les résultats obtenus d'une machine avec ceuxobtc-nus d'une autre.
Toutes ces considérations ont amené l'inventeur à construire une nouvelle machine qui mène à ces fins, et c'est elle qui fait l'objet de la présente demande de brevet.
Cette machine permet de trouver les chiffres suivants:
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Travail de rupture,
Limite dynamique d'élasticité, et
Limite de fatigue.
On comprendra que ces trois chiffres étant obtenus sur la même machine ils'auront entre eux un rapport qu'il sera relativement facile de connaître
Le type aaopté pour la. machine est celui d'un pendule, avec les accessoires ou mécanismes nécessaires pour pouvoir étaolir les rapport,,, cherchés entre les résultats isolés, ob- tenus dans chaque épreuve.
Le travail de rupture est obtenu en faisant travailler le penaule d'une façon analogue à celle des pendules connus, dans les limites données par sa puissance maximum de travail.
Afin de déterminer la limite dynamique d'élasticité, on dispose le pendule de façon que, quel que soit l'angle de départ auquel on opère, on connaisse la puissance vive de la masse quana elle heurte l'éprouvette, et de cette façon on pourra régler le degré de force au coup, jusqu'à ce que l'é- prouvette accuse le commencement des déformations permanentes ; on comprendra qu'on pourra:ainsi obtenir une limite pratique d'élasticité qui sera d'autant plus précise que le chiffre que donne le mécanisme de mesurage des déformations de l'é- prouvette est exact.
Finalement, afin de pouvoir chercher le rapport exis- tant entre la limite ce fatigue, à l'épuisement d'une matière par des chocs répétés, et la limite dynamique d'élasticité; chiffre que son travail ne pourrait atteindre sans perdre tou- te sécurité, il faudra munir la machine d'un dispositif qui permette de travailler par des chocs répétés à tous les degrés 1 de force qu'adment le pendule.
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La macnine est représentée dans son emsemeble sur les figures 1 et 2; les autres figures représentent des détails des différents,mécanismes nécessaires pour les diverses opé- rations qui peuvent être faites avec'la machine.
Le pendule proprement dit est formé par une armature 1 et la lentille ou masse 2 (figs. 1 et 2); et il est fixé so- lidement à l'arbre 3 monté sur le support de l'appareil avec ses paliers à billes, boites à graisse, écrous de fixation,etc.
Le support du pendule est constitué par une base 5 et deux flasques 6, qui portent les paliers de l'arbre tournant.
Les flasques 6 portent les logements 7 pour les supports des éprouvettes à essayer; ces supports seront décrits à part. Se- lon cette disposition, quand on laisse tomber le penaule d'un angle de chute déterminé, il arrivera dans son mouvement à frapper contre l'éprouvette placée sur les supports 7 et, s'il en produit la rupture, il continuera sa marcne entre les sup- ports en montant jusqu'à un angle qui dépendra de la résistan- ce qu'il aura trouvée sur son chemin.
Ces deux angles d'élévation et de chute, il faut les connaître avec toute précision; à cet effet est adjoint à l'un des flasques 6 un disque en laiton 8, fig.2, aivisé en degrés et dont la graduation est double et va en croissant vers le haut, à partir du 0 qui 'se trouve au point le plus bas, à l'ex- trémité. du diamètre vertical.
Les angles d'élévation sont marqués de façon très sim- ple; on laisse tomber le pendule jusqu'à ce qu'il prenne la position verticale, et on déplace à la main l'aiguille 9, qui tourne à frottement doux autour du disque 8, jusqu'à ce qu'el- le marque 0 Alors on tourne, à la main aussi, l'aiguille cour- be 10, montée sur l'arbre du pendule, jusqu'à ce qu'elle s'ap- puie sur l'aiguille 9 par son côté gauche;
après cela on serre
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la vis de réglage 11 (fig.l),en reliant ainsi l'aiguille 10 fermement à l'arbre 3 et par conséquent au penaule, qu'elle accompagne dans son mouvement. évidemment, si le penaule est placé à une inclinaison quelconque et si l'aiguille 9 est amenee à la main à coïncider avec l'aiguille déjà fixée 10, cette dernière entraînera. l'aiguille 9 dans le mouvement de chute du pendule et la laissera fixée sur le degré à la droite du disque qui correspond à 1'angle d'élevation atteint.
Pour fixer les angles de cnute, on uispose la macnine de la façon suivante: sur l'arbre tournant 3 du penaule (fig.2) sont montées deux roues dentées 12 qui suivent ses mouvements; deux cliquets 13 fig.1 qui tournent autour de 14, engrènent dans les dents de ces roues et les bloquent dans la position désirée. Si l'on fait tourner la masse du pendule à la main vers la gauche jusqu'à ce qu'elle atteigne la hauteur à laquel- le on désire opérer, les cliquets la maintiendront dans cette position.
Si, quand la masse était verticale, on a amené l'ai- guille 9 sur 0 et si, quand elle était dans cette position, on a fait coïncider avec elle la courte aiguille 10, il est évident que lorsqu'on soulève le pendule., l'aiguille 10 déjà fixée au pendule, L'accompagnera dans son mouvement en entraî- nant l'aiguille 9,qui indiquera par conséquent l'angle de chu- te sur la graauation de la moitié gaucne du disque
Comme il peut être nécessaire, dans les opérations qui devront se faire avec ce pendule, de donner soit une seule chute, soit des chutes répétées du pendule depuis cnacune des différentes positions qu'il peut occuper, on a besoin de deux
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mécanismes de ciécienciiement.
Pour proauire une chute isolée, on provoque le déclen- chement à la main au moyen du mécanisme suivant (fig.l): on agit à la main sur le levier 15 pivotant sur l'axe 16, ce qui
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met en mouvement le double jeu de tiges articulées 17, dont l'extrémité porte le véritable déclencheur 18 et dont 1'axe de pivotement est situé en 19 ; suite de ce pivotement le talon du déclencheur appuie sur le bout des leviers 20 et.les fait tourner autour de leur axe 14, déclenchant par conséquent les cliquets 13 qui forment l'autre extrémité de ces leviers
20 et libérant le pendule,qui se met en mouvement.
Pour produire des coups répétés, on n'empioie plus le mécanisme que l'on vient de décrire. Ces coups répétés sont produits de la façon suivante: au moyen du moteur électrique
21 (fig.2), placé sous le banc de la machine de la courroie
22 et de la poulie 23 on met en mouvement l'arbre 24 (figs.l et 2), dont l'autre bout 25 (fig.l) constitue une vis sans fin qui fait tourner la roue 26 et avec elle les aisques 27 montés . sur le même arbre.
Quand ces disques 27 tournent, les bielles
28, dont l'axe excentrique 29 est monté sur cet arbre (figs.l et 2),,reçoivent un mouvement de va-et-vient; ce mouvement est transmis par les pièces 20' (figs.l et 3 articulées en 14, aux leviers 20 qui, quand ils heurtent dans leur mouvement de descente les têtes des vis 30 vissées dans les pièces 31 tournent et déclenchent ainsi les cliquets 13 en libérant le pendule.
La stabilité de l'ensemble des bielles 28 et des le- viers 20 est maintenue par les deux pièces 20?,montées sur un collier fou sur l'arbre 3 et qui supportent l'axe 14 des cliquets (figs: 1,2 et 3
Mais., comme les disques continuent à tourner, il est évident qu'il arrivera un moment où le mouvement ues bielles
28 sera inversé; ces bielles commencent alors à monter et en montant elles entraînent les leviers 20 et 20 ; lescliquets glissent alors sur les dents de leurs roues 12 et continuent ainsi jusqu'à ce que le mouvement de montée des bielles cesse ;
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quand ce mouvement sera de nouveau renversé, les leviers 20 descendront, les dents des cliquets 13 engrèneront dans les roues 12 et celles-ci entraîneront avec elles le pendule, le faisant monter jusqu'à un certain angle. Il est évident que, quand durant cette descente des bielles 28, les leviers 20 ren- contrent les vis 30 ils pivotent et libèrent de nouveau le pendule.
Donc si une éprouvette a été placée dans le support 7 (fig.l), la masse du pendule la neurtera une fois à chaque tour des disques 27 c'est-à-dire que 1-' on aura produit les chocs répétés qui causeront la fatigue de la matière de l'é- prouvette.
On comprend facilement qu'en réglant l'excentricité de l'axe 29 ainsi que la position de 1'axe 14', ajustable sui- vant la longueur du cadre 32, on modifiera l'amplitude du pen- dule, et il suffira de varier la longueur libre des têtes des vis 30 en les vissant plus ou moins dans leur écrou-support 31, pour produire ainsi la chute de la tête ou masse du pendu- le au moment voulu.
L'excentricité des axes 29 peut être variée en dépla- cant les glissières 33 (fig.l) le long de leurs boites-guides sur les disques 27 pour cela il suffit de tourner les vis, qui sont adjointes à ces disques et dont l'écrou tracile dans la glissière. Des divisions par m/m sur les bords des boites- guides et des index sur les glissières permettent de rendre é- gales les deux glissières. La position des axes 14' peut être modifiée d'une façon analogue en tournant les vis fixes 35 et les écrous adjoints aux axes 14 des graduations aux bords des cadres 32 et des index sur les pièces 14 permettent d'a
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juster les pièces de la même façon des deux côtés.
Si pour chaque pendule on a dressé une table dans la- quelle se trouvent, exprimés en fonction de chaque valeur de l'angle de chute de la masse, les degrés ou marques qui corres- pondent aux glissières 33 et 14' et aux longueurs de saillie des vis 30, il sera très simple de disposer la machine pour ses,travaux à n'importe quel angle de chute ou, ce qui revient au même, à n'importe quelle valeur de puissance vive du choc de la masse contre l'éprouvette.
Les éprouvettes sont placées dans des dispositifs dif- férents selon les divers travaux à effectuer, et on décrira ci- après ces dispositifs dans les différents cas.
Travaux de flexion au choc.
--------------------------- RUPTURE (fig.4). L'éprouvette 1 à rompre est placée dans les supports 2 qui sont mis dans les logements 7 fig.1 disposes dans ce but sur les deux flasques 6 du support du pendule.
L'éprouvette est centrée dans ses supports au moyen d'un gaba- rit convenable, de façon que son entaille se trouve exactement dans la direction du tranchant du couteau, comme on le voit sur la fig. 4. Quand l'éprouvette s'est rompue, les supports per- mettent la sortie des deux morceaux en lesquels elle a été di visée. Pour la mise en place des supports 2 on n'a qu'à intro- duire les boulons 3 et à les fixer par les écrous 4.
Dans cet essai on opère en partant d'un angle determi né de chute et en faisant le declenchement à la. main et, quand l'éprouvette s'est rompue, on lit l'angle que l'aiguille en- traînée a atteint sur la moitié droite du disque. En fonction de l'angle de départ et de l'angle lu en dernier lieu et à l'aide des tables respectives, on trouvera le travail absorbé
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dans la rupture.
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Ll:rl'l' 'LL!'l'l.t1"L (figs 1 et 5). Pour cette déter- mination, on place l'éprouvette sur les supports tubulaires 2 fixes au support du pendule au moyen des pièces 3 qui sont assujetties par leurs tiges 4 et par les écrous 5, comme dans le cas precéaent.
Après son centrage, on immobilise l'éprouvette dans sa position en vissant dans leurs logements les tiges 6, ma- noeuvrées par leurs têtes moletées 7, jusqu'à ce que les tiges viennent en contact avec l'éprouvette, évitant ainsi tout dé- placement latéral de celle-ci. Afin d'éviter. que, quand l'é- prouvette reçoit le choc qui doit la déformer, les supports ne le supportent en même temps, déjouant l'effet qu'il s'agit de produire, ces supports 2 peuvent pivoter autour des axes 8, de sorte qu'il est évident que la déformation peut se produi- re en toute liberté.
Les déformations qui se produisent doivent être mesu- rées pour qu'on puisse les mettre en rapport avec la puissance vive qui les a produites. Dans ce but, l'eprouvette porte un miroir en acier inoxydable 9 fixé à un cadre 10 qui embrasse l'éprouvette et dont la fixation est telle qu'on puisse don- ner au miroir les inclinaisons appropriées. Par le télescope 36 fig.1 situé au bout du banc, on vise le miroir et, si on a donné à celui-ci l'inclinaison convenable, on y verra reflétée une division de l'échelle 37 qui, pour en faciliter la. lecture, est éclairée par la lampe 38. Les vis 39 et 40 permettent les mouvements vertical et horizontal du télesco- pe et la vis 41 en permet la mise au point. L'échelle 37 est circulaire.
Les déviations lues dans le miroir permettent de déterminer les'déformations moyennant un calcul spécial ou à
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l'aide de tables calculées d'avance.
Pour opérer, on augmente progressivement l'angle de chute, en lisant par le télescope les divisions coincidantes avec le miroir, avant et après chaque coup, et en faisant le déclenchement de chaque coup à la main, jusqu'à ce qu'on arri- ve à obtenir la déformation permanente qui peut être jugée comme suffisante pour considérer la puissance vive du pendule par laquelle elle a été produite, comme limite pratique d'é- lasticité.
Il est évident qu'en opérant ainsi.on pourra tracer des courbes mettant en rapport les puissances vives employées avec les déformations produites dans les éprouvettes; ces cour- bes seront les courbes classiques de déformations-charges et pareilles à celles qu'on obtient aux essais mécaniques stati- ques.
Fatigue à la flexion¯par choc.
On emploie le même support d'éprouvette qu'à la figu- re 5 et le mécanisme de déclenchement automatique de coups répétés déjà décrit.
A l'aide des tables déjà mentionnées et au moyen des glissières 14' et 33 (fig.l), on règle la puissance vive à laquelle on désire que le pendule heurte l'éprouvette,puis on met en marche le moteur pour produire les coups.
Pour corriger les irrégularités qui, en raison des différentes élasticités des matériaux essayés, pourraient se présenter, causées par les petites différences de temps néces- saires pour que le pendule retourne à la perpendiculaire après son rebond sur l'éprouvette, on se sert d'une petite résistan- ce intercalée dans le circuit du moteur; ses variations se traduisent par une petite variation dans la vitesse des mou-
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vements des cliquets 13 qui tarderont plus ou moins de temps à engrener leurs roues dentées 12 suivant la nature de la ma- tière à l'étude.
Pour de grands angles,on atteint le même but au moyen de secteurs en tôle adossés aux dents des roues 12 et qui peu- vent être déplacés et fixés sur elles à volonté; on obtient ainsi que les cliquets glissent sur ces secteurs sans pouvoir commander les roues jusqu'à ce qu'ils trouvent la dent qu'ils laissent libre et qui naturellement sera celle qui conviendra au degré désiré de force du pendule.
Dans ce travail la machine doit enregistrer le nombre de chocs auxquels la matière a résisté jusqu'à sa rupture, et dans ce but la machine est munie d'un compteur 43 qui est mis en mouvement par les coups successifs de la tige 44,fixée sur le levier 201, contre le talon 41 qui commande airectement le mécanisme du compteur.
Travaux de traction au choc.
On procède de la même manière que pour les travaux de flexion, et l'on peut effectuer la rupture, la fatigue et la détermination de la limite élastique. La variation consiste dans le forme des éprouvettes et dans le nouveau dispositif dans lequel elles sont placées (fig.6).
Les éprouvettes 1 sont cylindriques et filetées à leur: extrémités. Une de celles-ci est vissée à une crosse 2, et l'autre à la masse 3 du pendule. Dans les logements de la ma- chine qui jusqu'à présent ont servi aux supports des éprouvet- tes, on fixe les pièces 4 par les boulons 5 et par les écrous 6.
Quand la masse tombe, comme aux opérations déjà décri-
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tes, la crosse 2 heurte les pièces 4, entre lesquelles a passe la masse, et ainsi se produit la traction au choc. Le contact entre la crosse 2 et les. pièces 4 se fait au moment où le pen- dule arrive à la perpendiculaire.
Limite d'élasticité
On emploie le même dispositif, mais en se servant d'un élasticimètre à miroir pour accuser les déformations (figs. 1 et 6). Au moyen des colliers 7 et 8, qui sont fixés sur deux embases cylindriques disposées dans ce but à côté des têtes des éprouvettes, on relie à celles-ci les tiges articulées 9 et 10 qui, après avoir passé par les guides 11 reliés à la mas- se, sont articulées toutes deux à la tige transversale 12 qui porte le miroir 13.
Dans ces conditions si, après que l'on a visé avec le télescope 36 de la machine une division de l'échelle graduée 37 reflétée par le miroir 13 des chocs successifs sont pro- duits à différents degrés de force du pendule, il arrivera un moment où l'éprouvette éprouvera quelque déformation et alors, par suite de l'écartement des têtes de l'éprouvette et, avec elles,des extrémités des tiges articulées, la tige transversa- le 12 et par conséquent le miroir 13 tourneront, de sorte que l'on verra par le télescôpe une autre graauation de l'échelle et que la déformation sera ainsi accusée et enregistrée. On pourra donc tracer des courbes mettant les chutes en rapport avec les déformations qu'elles produisent, courbes pareilles en tout à celles mentionnées au sujet de la flexion.
Comme pendant l'étude de ces déformations il peut arri- ver qu'une charge produise la rupture de l'éprouvette, de sor- te que le pendule continue son mouvement d'oscillation, on court le risque d'endommager l'élasticimètre; il est donc né-
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cessaire de prévoir un moyen de le protéger. Dans ce but on dispose, pendant ces essais, une pièce de cuivre 14 (fig.6), qui est montée sur le bout du levier 15 pivotant sur 16 ; ce levier est monté à son tour sur le support 17 relié au sup- port de la machine. Quand, après rupture de l'éprouvette, la masse atteint dans son mouvement la pièce 14, elle fera tour- ner le levier et alors le ressort 18, relié au support 17 et à l'autre extrémité de 15, agira comme frein et empêchera ain- si que l'élasticimètre ne soit cassé.
Fatigue à la traction par choc.
Ayant disposé la machine comme dans le cas précédent mais sans élasticimètre, on produit les chocs par le mouvement automatique du pendule et en le réglant de la façon déjà dé- crite, et le compteur totalise le nombre d'oscillations néces- saires pour arriver à la rupture de l'éprouvette. Mais, comme avant d'arriver à la rupture, l'éprouvette subira évidemment des déformations qui se traduiront par des augmentations de sa longueur, au choc suivant la crosse n'appuierait plus par une de ses faces sur les pièces 4 au moment de la perpendicu- larité du pendule, mais y appuierait par une de ses arêtes et l'effort par conséquent serait dévié de l'axe de l'éprouvette, déviation qui se traduirait ensuite par une flexion de celle- ci. L'éprouvette est disposée de façon que cette cause d'erreur soit corrigée automatiquement.
Pour cela elle est vissée dans la pièce 19, qui se termine par deux tourillons représentés sur la figure; cette pièce est noyée dans la crosse 2 propre- ment Gîte, qui peut ainsi tourner sur ces tourillons 19. De cette façon, quand,par suite de l'allongement de l'éprouvette, il se produit un choc de la crosse contre les pièces 4, elle pivotera jusqu'à ce que son plan d'appui s'adapte aux plans
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des pièces 4, et c'est alors que la puissance vive disponible dans le pendule agira sur l'éprouvette sans aucune flexion due à cette cause.
Mais il reste encore dans cette opération une autre cause d'erreur; si l'éprouvette s'est allongée, quand la crosse s'appuie. sur les faces d'appui des pièces 4, le pendule aura dépassé la verticale ou, ce qui revient au même, son centre au- ra commencé à monter et, si la liaison entre l'éprouvette et la masse était rigide, dans ce cas non plus la traction ne se- rait pas exercée suivant l'axe de l'éprouvette.
Afin d'éviter cela, la pièce 20 qui reçoit la seconde tête filetée de l'éprouvette est reliée à la masse par deux tou- rillons 21, pivotant dans deux coussinets fixés à celle-ci et cette pièce se termine par la lentille de contre-poids 22, qui équilibre le poids de l'éprouvette et de la crosse, poids qui, s'il n'était pas équilibré, ferait pivoter le système autour de 21 Il est évident que, mëme si la traction sur l'éprouvette al longée ne commence qu'après que la niasse a dépassé la. verticale, l'assemblage articulé qui vient d'être décrit, fera que l'éprou- vette prendra toujours la direction de 1?effort, de sorte que le grave inconvénient de son décentrage est évité;
et comme pendant les oscillations, des secousses pourraient se produire dans le système 2 - 1 - 21 - 20 - 22, on dispose les ressorts 23 qui servent d'amortisseurs.
Essais de flexion aux chocs de sens opposés
La fatigue des matériaux par ce genre d'efforts est une forme d'essai très courante et intéressante, et la machine permet également ces essais (figs. 1 et 2). Sur les deux flas- ques de support du pendule sont montés les deux trains d'engre-
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nage, 1,2,3' dont les,pignons 3 peuvent être déplacés latérale- ment et désengrenés quand il faut faire cesser le ,fonctionnement de l'ensemble.
Les disques 27, commandés par le moteur, comme il a été expliqué, portent chacun un secteur denté 4 qui engrè- ne à chaque tour du disque avec le pignon 3 correspondant et fait tourner tout le système d'engrenages quand les pignons 3 sont engrenés; les pignons 1 engrènent à leur tour avec les rou- es 5 et celles-ci, qui sont calées sur les manchons 6 supportant 1-'éprouvette, tourneront-en entraînant l'éprouvette quand, par sui- te du mouvement des disques 27 tout le système d'engrenages tourne; ces engrenages, de même que le secteur 4, sont calculés de façon qu'à chaque tour du disque 27 ou, ce qui revient au mê- me, à chaque action complète du secteur 4, le pignon 5, et avec lui l'éprouvette, tournent de 180 .
Afin d'assurer la précision absolue de ce mouvement de rotation et d'éviter que le pignon 5 n'avance ou ne retarde un peu, le cliquet 7, commandé par le ressort 8, glisse sur la couronne 9 qui porte seulement deux encoches, aux extrémités du même diamètre, par lesquelles l'éprouvette est bloquée à chaque tour dans la position voulue pour recevoir alternative- ment un choc sur chacune de ses faces opposées.
Les manchons 6, qui supportent les éprouvettes, ont des logements cylindriques dans les pièces 10 reliées au support de la machine de la faç'on déjà expliquée. Les éprouvettes sont fixées latéralement par les tiges 11 à tête filetée, et pour les tenir dans leurs logements on se sert des pièces 12, dans lesquelles leurs têtes sont engagées.
Pour qu'on puisse facilement changer les éprouvettes, le manchon 6' peut être retiré latéralement, en soulevant le cliquet 7 et en quittant le ressort de fixation 8. Après avoir
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placé les têtes de l'éprouvette dans les logements des pièces 12, on les centre en plaçant les faces extérieures des cales 12 sur le même plan que celui des bases respectives des manchons 6 et 61.
REVENDICATIONS 1.- Machine pour l'essai de métaux au choc, caractérisée par le mécanisme d'élévation du pendule, ce mécanisme étant compo- sé de roues dentées fixées à l'axe du pendule et de cliquets qui engrènent dans ces roues dentées et sont commandés par des le- viers.