<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé d'essorage centrifuge ".
La présente invention concerne des perfectionnements aux essoreuses centrifuges et notamment un procédé permettant le lavage ou un traitement quelconque des produits soumis à l'ac- tion des essoreuses centrifuges avec sépuration compléta des permettant de réaliser ce lavage ou ce traitement et produits résultant de ce lavage ou de ce traitement et/cette séparationen une seule opération d'essoreusen centrifuge , c'est- à-dire sans arrêter l'essoreuse.
Lorsqu'on introduit dans une essoreuse centrifuge des pro- duits dont il faut expulser d'autres produits généralement flui- des, et que, d'autre part, il faut laver le produit restant dans le panier de l'essoreuse, on donne naissance à deux produits
<Desc/Clms Page number 2>
généralement liquides - @ lé produit expulsé tout d'abord et le produit résultant du lavage - qui, à un moment donné se trouvent mélangés sur la paroi contre laquelle la force centrifuge les a projetés. Si l'on veut éviter ce mélange, on doit effectuer un double essorage.
Le présent procédé a pour.résultat d'éviter ce mélange/sans zenourir au double essorage.
. Par exemple f en sucrerie ou en raffinerie de sucre, lorsqu' oh introduit de la masse-cuite (mélange de cristaux de sucre et de liquide sucré concentré) dans une essoreuse centrifuge, et que l'on met celle-ci en action, l'eau-mère(liquide sucré con- centré) au sein de laquelle les cristaux ont pris naissance, est expulsée en partie, et projetée contre la paroi immobile D de l'essoreuse (voir figure du dessin annexé). Cette eau-mère , dtabord expulsée, s'appelle généralement égout-pauvre. Il reste dans le panier B de l'essoreuse, des cristaux encore entourés d'une certaine quantité d'eau-mère que la force centrifuge n'est pas parvanue à séparer des cristaux de sucre. Ces cristaux se- ront contenus par exemple, dans le panier de la turbine essoreu- se jusqu'à b b'.
Si l'on veut débarrasser les cristaux de cette eau-mère encore adhérente, on introduit, dans le panier B, en- tre l'arbre A et la surface délimitée par b b', de l'eau, de la vapeur d'eau, ou un liquide sucré, qui, passant à travers l'é- paisseur de sucre, entraîne l'égout-pauvre (eau-mère) et lave les cristaux de sucre. Mais le produit de lavage employé (eau-va- peur- en passant à travers le sucre, dissout et entraîne non seulement l'égout-pauvre, mais il dissout aussi du sucre. Il en résulte que l'essoreuse expulse alors un produit plus pur que l'égout-pauvre et que l'on appelle égout-riche. Celui-ci se mé- lange,à un moment donné sur la paroi D de l'essoreuse, et dans la nochère d'écoulement E, avec l'égout-pauvre.
.Dans certaines opérations industrielles ce mélange ne pré- .sente pas de graves inconvénients, mais il y en a d'autres o
<Desc/Clms Page number 3>
il n'est pas possible de laisser s'effectuer ce mélange, soit pour des raisons d'économie, soit pour d'autres raisons.
Par exemple, en sucrerie et en raffinerie de sucre la der- nière opération industrielle consiste à séparer et à expulser la mélasse, qui constitue un sous-produit et qui doit contenir le moins de sucre possible. Pour cela on turbine dans les esso- reuses centrifuges les masses-cuites dites de dernier-jet ou d'arrière-produit. La mélasse est expulsée, mais il reste, à l'intérieur du panier de l'essoreuse, un sucre encore imbibé de mélasse. Ce sucre doit être rentré dans le travail et l'on a un intérêt très grand à le débarrasser pour cela de la mélasse dont il est encore imbibé. On se rend compte aisément que si l'on se contentait de laver le sucre comme il a été dit plus haut, on enrichirait la mélasse, ce qu'il faut éviter.
C'est pourquoi il n'est pas économique de réaliser ce lavage, autrement dit cet affinage des sucres de dernier-jet, sans avoir recours au double essorage. C'est-à-dire, qu'il faut d'abord essorer aussi pomplè- tement que possible la masse-cuite de dernier-jet (sans lavage des cristaux). Il faut ensuite enlever le sucre roux de l'esso- reuse, puis le mélanger à un sirop d'affinage pour en faire une masse d'affinage et soumettre celle-ci à un nouvel essorage, pendant lequel on lavera les cristaux de sucre. Cette opération exige une double installation de turbines d'essorage et une dé- pense supplémentaire et considérable de force motrice.
L'application du procédé qui fait l'objet de ce brevet a pour résultat de permettre la réalisation, en une seule opéra- tion de l'affinage des sucres çu de tout autre produit.
Il consiste à disposer entre le tamis C du panier B de l'es -soreuse et la paroi D - contre laquelle sont projetés les pro- duits expulsés de ce panier pendant l'essorage et le lavage - un système de lavage et de nettoyage de cette paroi D par un fluide approprié (eau, vapeur d'eau, vapeur quelconque ou gaz)
<Desc/Clms Page number 4>
ou un système de balayage pr un gaz, une vapeur ou par un moyen mécanique quelconque.
Inapplication du procédé suivant la présente invention peut être réalisée de différentes façons : Soit par des injecteurs à bout aplati donnant un' jet en éventail, lavant ou balayant chacun une certaine surface de la paroi D (voir-croquis).
Soit par des injecteurs pulvérisateurs dont le jet pulvérisé est dirigé contre la paroi D.
Soit par de simples tuyaux perforés de trous dirigés contre la paroi D.
Soit par tous autres systèmes donnant le résultat cherché de la- vage ou de nettoyage de la paroi D.
Les fluides employés peuvent être soit des vapeurs (vapeur d'eau par exemple), soit des liquides ou des solutions appropriées, soit enfin des gaz.
L'entraînement des produits projetés sur la paroi D peut étre également mécanique si par exemple on lance contre la paroi D un fluide sous pression qui, sans dissolution balaye cette pa- roi.
De plus le présent brevet prévoit que des dispositifs d'in- jection peuvent être placés dans la nochère d'écoulement E pour aider à l'évacuation des produits par le tuyau F. On peut aussi faire en sorte que la paroi D et la nochère d'écoulement, géné- ralement en tôle de fer, soient telles que les liquides la mouil- le peu; comme par exemple en les frvêtant d'une plaque de niokol ou d'un autre corps ou composé qui se mouille difficilement ou se nettoyé facilement. On peut aussi soumettre la paroi D et la nochère d'écoulement au nickelage, chromage, émaillage ou à tous autres traitements préalables, susceptibles de donner une sur- face telle, que les liquides y adhèrent le moins possible.
On p;ut enfin remplacer la tôle de fer ou la fonte qui constituent
<Desc/Clms Page number 5>
généralement la paroi D et la n ochère d'écoulement par toute au- tre matière donnant les résultats charchés. D'autre part on peut donner à la nochère d'écoulement une pente aidant à l'évacuation est (,ce qui/ connu).
Il est bien entendu que le procédé qui fait l'objet de ce brevet peut s'appliquer à tous les cas d'essorage quels qu'ils soient.
D'autre part l'application du nettoyage de la paroi D et de la nochère d'écoulement pourra se faire à n'importe quel moment de l'essorage jugé opportun pour la réalisation des avantages cherchés. Cette application pourra être automatique ou solidaire d'une manoeuvre quelconque de l'essoreuse.
L'avantage principal du procédé réside dans le fait que le lavage des produits contenus dans le panier de l'essoreuse peut être effectué sans arrêter celle-ci, et dans le fait qu'on réali- se en même temps une séparation industriellement parfaite des produits fluides résultant de ce lavage.
Il en résulte :1 / une économie considérable d'installation d'en- tretien et de force motrice
2 / une grande rapidité et une économie de tra- vail 3 / une plus grande facilité de lavage des pro- duits restant dans le panier de l'essoreuse et par conséquent un rendement plus considé- rable de cette opération.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.