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" Machine à biller ".
La présente invention concerne une machine à biller du gen- re de celles généralement employées pour les essais de dureté des métaux suivant la méthode BRINELL.
Différentes machines analogues sont connues sur le marché.
Nous ne citerons que pour mémoire celles qui font emploi soit de la pression d'un ou de plusieurs ressorts, soit du choc produit par une masse tombante. Semblables machines ne sont appe- lées à donner que des indications approximatives ; de grandes administrations comme la Société Nationale des Chemins de Fer
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Belges se refusent à les agréer pour leurs assais officiels.
Une catégorie de machines à biller, telle la machine connue sous le nom de "Brinell-Alpha" fait emploi de flluide sous pres- sion. Leur construction requiert des soins minutieux ainsi que l'application d'organes délicats et coûteux comme la pompe et le manomètre à haute pression. Leur prix de première installation assez élevé rend pénible dans les ateliers de moindre importance la vulgarisation de ces essais, ceux-ci étant d'ailleurs restreints à un service de laboratoire à cause des soins requis pour la manipulation et l'entretien de la machine elle-même.
Un second type de machines, tels la machine "Léon Bollée" et autres, fait emploi de fléaux sollicités par des contrepoids variables. Leur inconvénient principal péside en leurs poids in- terchangeables, d'une manutention assez conséquente et consti- tuant un poids mort grevant assez lourdement le prix de revient de la machine. L'usure et l'effritement inévitable de ces poids arrivent à fausser le résultat des essais. Les erreurs de calcul lors du placement de la charge se produisent facilement.
La présente invention concerne un dispositif palliant ces inconvénients en gardant les principaux avantages. Elle réside en le fait de la combinaison des machines à fléau avec une ba- lance romaine, cette combinaison faisant abstraction d'un contre- poids variable, tel que susrappelé.
L'invention se caractérise des autres machines par le fait que le mouvement de translation est imprimé à la piàce essayée et non à la bille tel que généralement réalisé.
Afin de mieux faire ressortir l'objet de l'invention, il sera fait appel ci-àprès à un mode préféré de réalisation, le- quel est donné à titre purement exemplaire et peut subir toute modification de forme et de dimensions sans se départir de la protection de la présente invention.
La machine à biller est illustrée à l'unique figure ci- jointe, laquelle en représente une élévation schématique.
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Dans cette figure 1 est/un bâti en fonte très robuste de forme évidée, connu sous le nom de "col de cygne", ce qui permet pour les machines en série, l'examee toutes pièces ne dépassant pas 200 mm.d'épaisseur, quelles qu'en soient les autres dimen- sions.
Dans l'axe vertical du bâti s'adapte, à la partie inférieu- re, une buselure 23 guidant le support mobile 24. Cette buselure 23 est terminée inférieurement par un coussinet 26, peut coulis- ser dans l'orifice correspondant du pied de bâti 1 et repose par son coussinet 26 sur un couteau 27 solidaire d'un levier 21. Le levier 21 prend appui d'une part sur un couteau 22 et 'autre part sur le couteau 20 de la tige filetée 18, cette dernière étant commandée par un volant 19. La commande de la tige 18 est permise du fait que cette dernière est filetée ainsi que l'ori- fice du volant 19. Ce dernier repose préférablement sur la table de la machine par l'intermédiaire d'un roulement à billes, ce qui rend la manutention plus aisée.
Ce volant 19 est établi de façon qu'il permet de soulever sans difficultés la pièce à es- sayer et d'exercer de bas en haut, contre la bille, la pression nécessaire à l'essai, laquelle est généralement au maximum de 3000 kilos. A la partie supérieure du bâti 1, dans le même axe que le support 24 s'emboîte une douille coulissante 4 surmontée d'une chape 5 et dans laquelle se fixe la broche filetée 3 à hauteur réglable. La bille 2 est elle-même maintenue en place au bout de la broche 3 par une cuvette filetée aisément démon- table.
Chaque machine est préférablement équipée avec une cuvette pour bille de 10 mm. et une pour bille de 5 mm.
Un fléau 6 ayant son point d'appui en 7 est articulé sur le couteau de la chape 5 et porte en 8 une tringle 13, de sorte que tout effort exercé de bas en haut sur la bille 2 détermine sur le tringle 13 un effort dans le même sens, lequel est toutefois réduit dans la proportion des bras de leviers 7-5 et 5-8.
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L'extrémité inférieure de/la tringle 13 s'articule sur un second fléau 10 placé sous la table. Celui-ci, par la tringle 14, exerce un effort de haut en bas, au point 16, sur le petit bras de la romaine 17, ce nouvel effort ayant une valeur déter- minée par le rapport entre la longueur des bras de leviers9-11 et 9-12.
Le fléau de la romaine a son point d'appui en 15. Il est mu- ni d'un curseur à bec relevable coulissant sur le grand bras le- quel porte des graduations convenables. Cette romaine est donc établie de façon telle qu'exerçant sur la bille un effort de bas en haut de 500, 100Q, 1500,2000, 2500 ou 3000 kilos, il faut pour une position correspondante du curseur sur le grand bras de la romaine, amener cette dernière horizontale.
Le fonctionnement de la présente machine repose donc sur un système de leviers analogues à ceux des bascules et des ponts à peser avec les mêmes articulations composées de couteaux et de coussinets en acier trempé. Il n'existe aucune perte par frotte- ment, ni aucune possibilité de déréglage. En dehors du curseur, parfaitement protégé, il n'y a pas de poids soumis à l'usure et exposés au bris. Aucun calcul n'est requis pour déterminer la pression qui se lit dire tement sur la romaine .
L'emploi de la présente machine est extrêmement aisé et la réalisation des essais requiert les simples manoeuvres.suivantes:
L'éprouvette ou la pièce à essayer est posée sur le support 24; on fait monter celui-ci en agissant sur le volant 23 jusqu'à ce que les pièces soient en contact avec la bille. Pour les piè- ces de faible épaisseur, il y aura evidemment lieu de dévisser la broche 3 de façon à amener la bille à hauteur convenable. Le curseur est placé sur le bras de la romaine en regard du chiffre convenable représentant la pression à laquelle s'effectue l'es- sai; il suffit alors d'actionner le volant 19 de façon à élever l'extrémité correspondante du levier 21, ce qui amène l'élévation
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du support 24 et de la pièce qu'élle porte.
Ce mouvement de translation est poursuivi jusqu'à ce que les repères de la romai- ne viennent en regard l'un de l'autre. Lorsque cette dernière est horizontale il suffit d'actionner le volant 19 en sens contraire pour libérer immédiatement la machine.
Il est entendu que la charge est maintenue pendant le temps nécessaire à l'opération, généralement quinze secondes. La mesu- re des empreintes se fera par les instruments généralement con- nus qui sont les réglettes, microscopes, etc..
REVENDICATIONS.
1./ Machine à biller, caractérisée par le fait qu'elle com- porte en combinaison un système de leviers analogues à ceux des bascules et des ponts à peser avec articulation à couteau et coussinet et une balance romaine.