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BREVET D'INVENTION appareil pour voler possédant les caractéristiques de l'aéroplane et de l'hélicoptère.
La présente invention se rapporte à un appareil pour voler, dénommé vélicoptère, possédant les caractéristiques combinées de l'aéroplane et de l'hélicoptère.
Cet appareil comporte, en effet, les parties et les or- ganes d'un aéroplane ordinaire et en plus, une hélice à ar- bre vertical destinée à produire l'ascension en ligne verti- cale de l'appareil.
Les deux caractéristiques principales du nouvel appareil consistent en ce que toutes les pales de l'hélice d'ascension, tournent toutes ensemble dans le même sens, en utilisant un seul arbre vertical rotatif, et que la réaction rotatoire est supportée par les ailes de l'aéroplane, lesquelles pendant l'ascension peuvent, en tournant en sens réciproquement inver- se autour de leur axe longitudinal correspondant, être mises en position verticale, de sorte à ne pas présenter des surfa- ces considérables de résistance contre le vent produit par l'ascension même, et par l'hélice d'ascension, et de former au contraire une résistance partielle contre l'impulsion de réaction de l'aéroplane en sens contraire à celle de l'héli- ce d'ascension.
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Suivant l'invention, il est prévu que pour arrêter la machi- ne volante, en pleine vitesse de translation horizontale, d'exploiter également la dite possibilité de pouvoir mettre de champ les ailes, au moment voulu, et cela sans devoir changer l'inclinaison normale de l'axe longitudinal du fuse- lage et de l'axe transversal de l'appareil.
L'invention se rapporte encore, en outre aux dites dis- positions. aux dispositifs particuliers permettant de réali- ser la commutation de l'embrayage des commandes des hélices de propulsion et d'ascension, l'oscillation en sens récipro- quement inverse des ailes autour de leur axe, la formation de la charpente des ailes, les supports spéciaux de celles- ci et les arrêts des courses oscillatoires des ailes. l'appareil suivant l'invention peut s'élever en direc- tion verticale et progressivement selon les besoins; il peut s'arrêter pendant le vol et se mouvoir horizontalement dans toutes les directions à une vitesse aussi réduite que l'on veut.
L'appareil lancé à une vitesse de 150 Km. à l'heure peut être arrêté dans l'air, sur une distance de 50-60 mè- tres exécutant en même temps un tête à queue, et peut des- cendre sur le terrain dans un espace minimum et correspon- dant à la surface déterminée par sa projection en plan,
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme de réalisation de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en perspective de l'ensemble de l'appareil.
La fig. 2 est une coupe longitudinale des ailes.
La fige 3 est une coupe longitudinale du fuselage et de la carlingue.
' Les figs. 4,5, 6 et 7 sont différentes vues de l'appa- rai 1,
La fige 8 est une vue partielle de's .ailes.
La fig. 9 est une coupe de l'arbre des ailes.
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La fig. 10 montre un schéma de la commande de l'hélicop- tère.
La fig, 11 est un schéma du palier pour l'appui des ailes.
La fig. 12 représente l'appui rotatif des ailes contre le support circulaire de la carlingue.
La fig, 13 représente la position des ailes pour arrêter l'appareil en plein vol.
La fig, 14 est la charpente des ailes.
La fig, 15 représente la commande d'oscillation des ailes.
Dans ces figures : 1 est un moteur normal d'aéroplane sur le prolongement de l'arbre principal 6 sur lequel est clavetée l'hélice de propulsion g de construction normale, une hélice 4 à quatre pales est au contraire, disposée horizontalement à l'extrémité supérieure d'un arbre 3 guidé à rotation au moyen de supports à billes 27, dans une buselure creuse 5 ap- puyée sur le fuselage, de sorte que l'arbre 3 peut être com- mandé par l'arbre 6 du moteur 1 au moyen de pignons coniques 7, 8, pouvant être embrayés par l'intermédiaire d'organes de friction, en utilisant un levier de commande 9; même l'hélice de propulsion 2 peut être disjointe de l'arbre 6 par l'in- termédiaire du joint à friction 10 commandé par un levier 11.
De la sorte, il est possible d'accoupler avec l'arbre 6, l'une ou l'autre des hélices 2, 4 ou toutes les deux ensemble. Deux ailes 12 et 13 sont soutenues à rotation autour de leur arbre correspondant horizontal 14, 15, à l'aide de paliers à bil- les 27 du genre représenté à la fig, Il. à plus grande échelle.
La charpente des ailes est composée par des éléments transver- saux en aluminium 16 formés de deux moitiés, lesquelles peu- vent être accouplées ensemble et reproduisent ainsi le pro- fil de l'aile en correspondance avec la hauteur des dits é- léments, renforcés par des tringles 17; la dite charpente est ensuite revêtue par une mince tôle d'aluminium. Le profil des ailes choisi de préférence est visible dans la fig. 12.
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Dans les figures 12 et 13 on voit aussit la support circulai- re 17 de l'aile 13 contre la carlingue. le dit support cir- culaire 17 sert à guider l'aile dans ses mouvements de rabat- tage en lui fournissant un grand appui mobile contre la car- lingue. Entre le cercle d'appui appartenant à l'aile et ce- lui 17' appartenant à la carlingue, peuvent'être disposéssdes billes de roulement. Un type de commande pour la rotation des ailes est représenté en schéma à la fig. 15, et consiste en un volant 19 lequel au moyen de la chaîne 20 agit sur une roue de chaîne 21 clavetée sur un arbre à vis sans fin 22, cette vis étant engagée avec deux roues correspondantes res- pectivement solidaires avec les buselures 5 de l'aile droite et de l'aile gauche.
A chaque mouvement rotatoire du volant 19 correspondent deux mouvements rotatoires en sens inverse des ailes. Celles-ci peuvent ainsi passer de la position sensiblement horizontale servant au vol de translation (fig.7) à celle en champ servant seulement pendant l'ascension, l'ef- fort pour les rabattre étant minimum du fait que les résis- tances dues à l'air sont compensées étant donné que les ai- les se meuvent à rotation en sens inverse. pour accroître la résistance des ailes, les extrémités de leurs arbres de rotation horizontaux sont reliées au-dessus, au fuselage, au moyen de tirants supérieurs 23, 24, 25, 26 lesquels ne gênent aucunement au mouvement de rotation des ailes comme il est représenté à la fige 1.
Le fonctionnement du vélicoptère est le suivant :
Lorsque l'appareil doits'élever, et quele moteur fonctionne, on amène les ailes'de champ, au moyen du volant; puis on embraye, au moyen du levier, l'arbre de l'hélice d'ascension en se servant du joint à friction. Les ailes plongées dans le courant d'air produit par les mouvements de l'hélioe réagissent tout en offrant une résistance suf- fisante contre la rotation réactive de'l'appareil à la sui-
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te de la rotation de l'hélice d'ascension; pendant ce temps, l'on maintient débrayé le joint de l'hélice de propulsion.
Lorsque l'appareil s'est élevé à hauteur désirée, l'appareil étant utilisé jusqu'à présent tel qu'un hélicoptère, on ra- bat les ailes en position horizontale, on embraye le joint de l'hélice antérieure et après quelques secondes, on désembraye le joint de l'hélice d'ascension et l'on transforme l'hélicop- tère en aéroplane normal, si l'on veut s'arrêter en plein 'vol, on agit sur le volant pour rabattre les ailes en sens inverse comme il est indiqué à la fig. 13 et alors l'aéroplane exécute un virage (par suite de l'inclinaison opposée des ai- les) et l'on s'arrête sur une distance très courte, voulant alors descendre, on ramène les ailes en position verticale et l'on embraye l'hélice à l'arbre vertical en le réglant à une vitesse réduite.
Si le moteur s'arrêtait, on disposerait les ailes suivant une inclinaison de quelques degrés tout en fonc- tionnant comme les pales d'une hélice réactive, et alors l'appareil descenderait verticalement en tournant comme une hélice abandonnée dans l'air, c'est à dire que l'appareil se transforme en un parachute rotatif. Dans le cas où la résistance des ailes placées de champ n'était pas suffisante pour stopposer à la rotation de l'appareil en sens inverse à la rotation de l'hélice, on prévoit une petite hélice sup- plémentaire placée au côté correspondant, auprès des empen- nages, et commandée par des transmissions convenables. Les leviers de commande dans la carlingue peuvent être rempla- cés par des volants.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nullement limitatif et il va de soi que de nom- breuses modifications peuvent être apportées à ses détails sans s'écarter de son esprit.
R E S U M E