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Relais réagissant à la lumière diffuse.
Pour commander des manoeuvres qui doivent seffec- tuer en dépendance de l'intensité d'une certaine exposition à la lumière on utilise parfois des relais comportant une cellule photoélectrique. Ces relais sont utilisés par exem- ple, pour l'allumage automatique de réverbères. La cellule photoélectrique d'un tel dispositif est disposée de telle façon que la lumière du jour puisse pénétrer à travers la fenêtre de la cellule., ce qui provoque dans la cellule, qui est reliée à une source de courant, la production d'un fai- ble courant électrique traversant par exemple l'enroulement
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excitateur d'un relais électrique. Les contacts de ce relais peuvent être montés dans le circuit électrique de la lampe à incandescence du réverbère.
Tant que la cellule est exposée à la lumière du jour, le relais électrique est excité de sorte que le circuit électrique de la lampe demeure interrompu, mais lorsque l'obs- curité tombe le courant traversant la cellule photoélectrique décroît jusqu'au moment où le relais électrique n'est plus suffisamment excité. Le circuit électrique de la lampe à incandescence se ferme alors et la lampe s'allume.
Les relais de ce genre peuvent également être utili- sés à d'autres fins, par exemple pour commander des signaux de brume ou pour déterminer la densité des fumées, ce qui peut être avantageux pour des signaux d'incendie.
Lorsqu'on utilise, comme dans ces applications, des relais susceptibles de réagir à la lumière diffuse, on rencon- tre souvent l'inconvénient que le dispositif fonctionne irré- gulièrement et parfois sans cause apparente.
On a constaté que ces irrégularités sont provoquées par des interruptions de courte durée de l'exposition de l'électrode photoélectrique. Ces interruptions se produisent, par exemple, lorsqu'un objet quelconque se trouve temporaire- ment devant la fenêtre de la cellule photoélectrique, ce qui peut arriver facilement avec les relais disposés en plein air.
La présente invention qui est relative aux relais comportant une cellule photoélectrique susceptible de réagir à la lumière diffuse, permet d'éviter ces inconvénients ou du moins de les réduire considérablement.
Conformément à l'invention le relais est pourvu d'une cellule photoélectrique comportant une électrode photoélectrique transparente aux rayons actifs.
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Par "électrode photoélectrique" on entend non seule- ment la couche photoélectrique proprement dite, mais encore l'ensemble constitué par la matière photoélectrique proprement dite et les parties de la cellule sur lesquelles cette ma- tière est appliquée.
L'emploi d'une cellule photoélectrique de ce genre offre l'avantage qu'il n'est plus nécessaire de réserver des fenêtres dans la cathode. Les rayons lumineux ne doivent plus entrer à travers une fenêtre relativement petite, parce qu'ils peuvent pénétrer à travers l'électrode photoélectrique, de sorte qu'ils agissent sur toute la surface de cette élec- trode. Par suite, le risque que la lumière éclairant l'élec- trode photoélectrique soit entièrement interceptée par des objets se trouvant temporairement au voisinage de la cellule, est très faible.
L'invention va être décrite plus en détail avec ré- férence au dessin annexé, qui en représente, à titre d'exemple, un mode de réalisation.
Le relais représenté sur le dessin comporte une cellule photoélectrique 1 dont la construction correspond à celle décrite dans le brevet n 300.335. Cette cellule com- porte une ampoule en verre 2, à laquelle est scellé un pied 3 portant l'anode 4 qui est constituée par un anneau métal- lique. Le côté intérieur de la paroi de l'ampoule est recou- vert d'une mince pellicule de fluorure de calcium 5, qui est pratiquement tout à fait transparent aux rayons lumineux. Sur cette couche est appliquée une matière photoélectrique 6 se composant, par exemple, de césium. Le fil d'alimentation de l'électrode photoélectrique est désigné par 7.
L'anode 4 est reliée au pôle positif de la batterie 8, dont le pôle négatif est relié au fil d'alimentation 7 de
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la cathode de la cellule à travers la bobine d'excitation
9 d'un relais électro-magnétique et un rhéostat 10. La pièce de contact 11, qui est fixée au noyau 12 du relais électro- magnétique., permet de connecter les contacts 13 et 14, qui sont montés dans un circuit électrique comportant une source de courant 15 et une lampe à incandescence 16. Cette lampe constitue la source lumineuse d'un réverbère et est allumée et éteinte sous l'action de la cellule photoélectrique. Cette cellule est disposée de telle façon qu'elle soit accessible à la lumière du;jour, et qu'elle ne soit pas irradiée par un faisceau lumineux déterminée mais par la lumière diffuse du jour.
Cette lumière diffuse peut agir sur l'électrode photoélectrique de tous les côtés de la cellule, étant donné qu'elle peut pénétrer jusqu'à la matière photoélectrique à travers l'électrode. Si la cellule photoélectrique est frap- pée par de la lumière d'intensité suffisante, il se prodiit dans la cellule un courant qui traverse la bobine 9 et sou- lève le noyau 12 de façon à interrompre le circuit électrique de la lampe à incandescence 16. Quand l'éclairage de la cel- lule photoélectrique devient insuffisant, le courant traver- sant l'enroulement 9 n'a plus une intensité assez forte pour maintenir soulevé le noyau 12, de sorte que la pièce de con- tact 11 tombe et relié les contacts 13 et 14 de façon à al- lumer la lampe à incandescence 16.
Du fait que la lumière peut agir de tous côtés sur l'électrode photoélectrique le relais est extrêmement sensi- ble, tandis que des objets se trouvant temporairement au voi- sinage de la cellule, ne provoquent d'ordinaire qu'une inter- ception partielle de la lumière active, de sorte que le fonctionnement du relais n'est pas influencé.
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Il est évident que l'électrode photoélectrique de la cellule peut également être constituée par des matières autres que celles mentionnées plus haut. Il est aussi possi- ble, par exemple, de recouvrir la paroi intérieure de la cellule d'une très mince pellicule métallique, se composant de platine, par exemple, sur laquelle est appliquée la matière photoélectrique. Toutefois une telle pellicule absorbera une partie de la lumière frappant la cellule, de sorte que dans beaucoup de cas il est préférable d'utiliser une cellule pho- toélectrique du genre représenté sur le dessin., dans laquelle la matière sensible à la lumière est appliquée sur une couche transparente aux rayons lumineux, constituée par un composé chimique.