<Desc/Clms Page number 1>
ISOLATEURS SANS SCELLEMENT A FIXATION MECANIQUE EXTERIEURE
Il est bien connu que la fixation mécanique des têtes et des embases d'isolateurs, offre de grands avantages sur la fixation par scellement au ciment.
Cette dernière est simple et donne de bonnes résis- tances mécaniques; toutefois, les ennuis naissent des coefficients de dilatation différents de la porcelaine, du ciment et du fer; le ciment, par suite de sa dilatation considérable, exerce des efforts mécaniques inutiles sur la porcelaine; de plus, tout ciment subit des changements de volume par suite de l'absorption d'eau atmosphérique.
La suppression du ciment garantit la libre dila- tation des pièces métalliques.
Parmi les systèmes de fixation mécanique usités, il en est dans lesquels le serrage entre les pièces métalliques et l'isolateur, se fait à l'intérieur de celui-ci.
On peut reprocher à ces systèmes la transmission des
<Desc/Clms Page number 2>
efforts sur des surfaces d'appui relativement faibles.
La présente invention concerne un moyen de fixation extérieur entre les pièces métalliques et l'isolateur, de fa- çon qu'il y ait entre eux de grandes surfaces d'appui; l'iso- lateur est ainsi sollicité à la compression et possède une grande résistance mécanique.
Sur les dessins ci-annexés auxquels on se réfère dans la description qui va suivre : la fig. 1 montre, à titre d'exemple, l'ensemble d'un iso- lateur établi conformément à l'invention et fixé à la tête et à la base, avec des pièces mécaniques; la fig. 2 est une perspective cavalière, avec coupe verti- cale partielle, montrant les détails de construction de l'iso- lateur de la fig. 1; les figures 3 et 4 représentent, également en perspective, avec coupe verticale partielle, des variantes de construction.
Sur toutes ces figures, les mêmes chiffres de réfé- rence désignent les mêmes éléments.
L'isolateur 1 possède une tête conique 2 (voir fig. 2) munie de deux ergots 3. Une bauge 4 filetée extérieurement et présentant deux entailles 5, dans lesquelles sont logés les ergots 3, entoure la tête conique 2 sur une partie de sa hauteur.
Une bague conique 6, constituée de plusieurs seg- ments séparés les uns des autres, est interposée entre la bague 4 et la partie conique de la tête de l'isolateur; l'embase 7 de cette bague conique 6 repose sur la partie supérieure de la bague 4.
Toute la tête de l'isolateur est coiffée d'une cuvette 9, filetée intérieurement, qui se visse sur la bague filetée 4. Le mouvement de rotation imprimé à la cuvette 9 détermine l'ascension de la bague 4, dont la rotation est
<Desc/Clms Page number 3>
empêchée par les ergots 3. Par suite, la bague 4 pousse la bague 6 vers le haut. Cette bague 6, dont la surface conique intérieure épouse exactement la forme conique de la tête de l'isolateur, serre alors énergiquement ce dernier.
La cuvette 9 peut être fixée à un support 10 (plot de sectionneur ou support de barre) par une vis 11 se vissant dans un écrou 12 carré ou hexagonal, logé dans un évidement correspon- dant de la tête 2 de l'isolateur 1. Naturellement, la cuvette 9 comporte un orifice pour le passage de la vis 11.
D'une part, le support 10 est, au préalable, solidarisé avec la cuvette 9 par un ergot 13, porté par cette dernière, qui pénètre dans un orifice 13' présenté par le support 10. D'autre part, la vis 11 est rendue solidaire du support 10 par tout moyen approprié, par exemple par une "tôle de retien" 14 dont une extré- mité 14' présente un rebord qui prend appui sur le côté du support 10, l'autre extrémité 14" étant recourbée contre un pan de la tête de la vis 11 après serrage de cette dernière ; suivant la position de la vis 11, à ce moment, on plie la tôle 14 à angle droit sur toute sa largeur, comme représenté fig. 2 ou on relève seulement un coin, comme montré fig. 1.
On conçoit qu'en raison de cet agencement l'ensemble est indesserrable si on a soin d'adopter pour la vis 11 un file- tage différent de celui de la cuvette 9.
L'embase de l'isolateur est également conique et des pièces semblables à celles entrant dans la construction de la tête se retrouvent dans la fixation inférieure de l'isolateur (voir fig.1).
Dans la variante représentée fig. 3, les bagues 4 et 6 décrites ci-dessus sont remplacées par une bague unique seg- mentée, conique et filetée, 46, les autres éléments ne subissant aucune modification.
La fig. 4 montre une autre forme de construction : la bague conique 46 n'est plus filetée, elle est poussée vers le haut par un rebord intérieur 9' dont est munie la cuvette pro-
<Desc/Clms Page number 4>
prement dite 9, soumise seulement à un déplacement de bas en haut, ou vice-versa, par la rotation d'un couvercle fileté 9" se vissant dans la partie filetée 9'" de la cuvette. Naturellement, un dispositif approprié, non représenté sur le dessin, empêche la rotation de la cuvette proprement dite.
Il est loisible, sans sortir du cadre de l'invention, de réaliser d'autres variantes, se comportant pratiquement de la même façon que les exemples de réalisation décrits ci-dessus, en regard des fig. 1 à 4.