Isolateur pour lignes électriques. L'objet de la présente invention est. un isolateur pour lignes électriques avec corps en porcelaine et au moins une partie métal lique, dans lequel la réunion du corps en porcelaine de l'isolateur à toute partie métal lique est effectuée au moyen d'une capsule adaptée à ladite partie métallique et vissée au corps en porcelaine, ladite capsule étant établie en une matière mauvaise conductrice (le la chaleur et offrant une faible élasticité, à côté d'une grande résistance à la compres sion.
L'adaptation de ladite capsule à la par tie métallique pourra avoir également lieu par vissage et dans ce cas les filets hélicoï daux de la partie métallique auront avanta geusement un pas plus fin que ceux du corps en porcelaine. Il conviendra du reste de donner à la capsule citée une épaisseur assez importante pour que les efforts auxquels elle sera soumise par suite des dilatations et con tractions que subit la partie métallique sous l'influence des variations de température ne puissent pas se traduire dune manière ap préciable jusqu'à la surface de contact. entre le corps en porcelaine et la capsule.
Le dessin annexé à titre d'exemple mon tre en coupe verticale plusieurs formes d'exé cution de l'invention.
L'isolateur à suspension représenté à la fig. 1 comprend comme d'ordinaire un corps principal en porcelaine A dont l'extérieur est relié à une douille métallique B, tandis due son intérieur est relié au pivot-support métallique C qui sert à relier ledit isola teur à l'isolateur sous-jacent.
Mais tandis que clans les isolateurs de ce genre actuellement en usage les parties mé talliques B C sont. fixées au corps en porce laine A au moyen de mastic, qui, à cause de l'humidité ou des changements de tempéra ture auxquels il -est exposé, peut se dilater en produisant des fentes dans le corps A en porcelaine, l'isolateur représenté à la fig. 1. a ses parties A B et A C reliées chaque fois entre elles au moyen d'une capsule<I>B</I> ou<I>D,</I> en matière offrant une faible élasticité à côté d'une grande résistance à la compression, et mauvaise conductrice de la chaleur, inter posée entre elles et y vissées par des filets Hélicoïdaux extérieurs et intérieurs.
Il s'en suit, par conséquent, que le pivot- support C est vissé à la capsule E, qui à son tour est vissée dans le corps en porcelaine <I>A;</I> et sur ce dernier est vissée la capsule<I>D,</I> à sont tour vissée dans la douille B.
D'une façon analogue, le pivot-support C est vissé danune capsule F également en matière offrant une faible élasticité à côté d'une forte résistances à la compression, et mau vaise conductrice de la chaleur, vissée dans une douille à laquelle est suspendu l'isola teur sous-jacent., partiellement représenté en pointillé, ladite capsule F empêchant la cha leur absorbée du soleil par la douille métal lique B de l'isolateur sous-jacent d'être transmise au pivot-support C.
La fi,-. 2 montre un isolateur de ligne or dinaire, dans lequel le pivot-support Cl est. visse dans une capsule G en matière offrant une faible élasticité à côté d'une forte ré sistance à la compression, et mauvaise con- duc-Lrice de la. chaleur, laquelle est elle- même vissée clans le corps Al en porcelaine de l'isolateur.
L a fig. 3 montre un isolateur à gorges, dans lequel pour empêcher due la capsule H en matière offrant une faible élasticité à côté d'une forte résistance à la compression et mauvaise conductrice de la chaleur, vissée dans le corps en porcelaine A2, et le support- pivot C= vissé clans la capsule puissent tour ner en même temps dans A=, la capsule H n'est, que légèrement plus courte que le trou co_ respondant clans A=,
tandis que le sup- port-pivot C n'est pas vissé jusqu'au fond de la capsule, (le sorte qu'il reste un vide h et qu'en serrant le pivot-support avec l'écrou y placé, la capsule H reste immobile clans le corps A= en porcelaine.
L a fil. 4 est une variante relative à la cap- sul±# réunissant, le pivot-support métallique C au corps A en porcelaine.
Pour due clans cette variante, la capsule puise suivre toutes les dilatations et contrac tions du pivot= support C, sans crainte de dé térioration, l'épaisseur e de la capsule El est prise assez forte et l'on y forme des filets hé- liroï < laux de pas différents, de sorte, que la capsule aura un taraudage intérieur corres pondant au filetage fin du pivot-support C, tandis qu'elle présente à son pourtour un file tage de pas notablement plus grand corres pondant à celui qui existe dans le vide in térieur du corps A en porcelaine.
La fig. 5 montre également une variante de l'isolateur de la fi-. 1 clans laquelle le taraudage intérieur de la capsule E2 est fin e1, le filetage extérieur de cette capsule de plus gros pas et l'épaisseur de la capsule re lativement encore plus grande, tandis que la capsule D' est. à taraudage intérieur à gros pas et à, filetage extérieur plus fin.
Au lieu d'être vissée à la pièce métallique (pivot-support C ou douille B), la capsule pourrait y être adaptée autrement, par exemple, être forcée sur le pivot-support C et y être retenue à l'aide de gorges et de ner vures comme on le voit à la fig. 6 pour la. capsule E', ou être engagée de force dans la douille et y être retenue par des gorges et nervures comme on le voit dans la fi,. 7 pour la capsule D'.
Il est évident que si, avec les épaisseurs de capsule montrées aux fig. 4, 5; 6 et 7, le pivot-support<I>A</I> ou la douille<I>B</I> subissent des dilatations ou des contractions dans la di rection des flèches a, les efforts correspon dants seront absorbés par la masse de la capsule et ne pourront se traduire d'une ma nière appréciable jusqu'à la surface de con tact entre le corps en porcelaine et la cap sule, grâce à l'importance de l'épaisseur de la capsule.
Comme matières convenables pour éta blir les capsules peuvent être citées: l'él,o- nite, l'ambroine, la cornue, l'aclastite, l'élec- trose etc., qui sont toutes des matières mau vaises conductrices de la chaleur, se trouvant dans le commerce et offrant une faible élas ticité à côté d'une grande résistance à. la compression.