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"Perfectionnements aux appareils à souder"
La présente invention se rapporte aux systèmes de soudure par résistance électrique.
Elle vise à obtenir des soudures "ins- tantanées " et à rendre parfaite l'exactitude de la mesure et du réglage de la durée extrêmement courte pendant laquelle se produit la soudure.
La demanderesse a oonstaté que les cou- rants électriques d'une intensité et d'une tension
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extrêmement élevées, atteignant des valeurs égales à plusieurs fois celles des courants uti lisés jusqu'à présent, peuvent être appliqués dans la soudure par résistance, et particulièrement dans le cas de la soudure par "points" et même dans le cas où la surface du "point" n'est qu'une petite partie de la surface des points d'usage courant, à la condition que la durée de l'appli- cation du courant utilisé pour la soudure puisse être rendue sensiblement instantanée et que l'on puisse régler exactement et d'une façon sure l'ap- plication du courant.
Ceci vise les applications de courant pendant une durée de 1 1.200 de seconde ou pendant un temps plus court En fait la deman- deresse envisage des applications,pendant une durée aussi brève que 1/5.000 de seconde, de courants à une très haute tensuon et d'une intensité extrê- mement élevée. Ces courants d'intensité extrêmement élevée ne peuvent évidemment être utilisés que si le temps extrêmement court que dure la soudure proprement dite n'est ni trop court ni trop long.
Lorsqu'il s'en faut d'une fraction quelconque pour que la durée atteigne la valeur voulue, la soudure de la pièce est imparfaite, tandis que, lorsque la durée est un tant soit peu plus longue que la durée précise nécessaire pour l'achèvement de la soudure, il se produit un effet nuisible sur la matière que l'on soude, le joint étant brûlé et affaibli et la natière étant endommagée. Lorsqu'il s'agit de durées aussi courtes que 1/500 de seconde, le rapport entre le temps exigé par la manipulation de l'objet à souder pour le déplacer entre les
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électrodes, d'une position de soudure à une autre, par exemple d'un point de soudure à un autre point de soudure et la durée très courte de la soudure proprement dite devient extrêmement grand.
Des durées de 1/4 de seconde à 1 seconde et même davan- tage sont nécessaires pour déplacer la pièce mise en oeuvre par rapport aux électrodes, c'est-à-dire des durées comprises entre 100 et 1.000 fois les durées de 1/500 de seconde de la soudure et com- prises entre 1.000 et 10.000 fois la durée d'une soudure exécutée en 1/5.000 de seconde. C'est pourquoi les appareils dans lesquels un mouvement aux vitesses usuelles doit déterminer à la fois la durée de la manipulation et la durée de la soudure sont complètement impropres pour faire face à la situation.
La durée de l'opération de soudure proprement dite est une fraction tellement petite de la durée totale de l'opération de soudure prise dans son ensemble, y compris la manipulation à laquelle elle donne lieu, qu'il serait nécessaire de donner aux organes des proportions qui ne se- raient pas pratiques.
De même, les appareils de réglage des opérations de soudure comportant l'i- nertie usuelle, au point de vue magnétique, élec- trique et mécanique et comprenant des pièces dans lesquelles il y a un certain jeu donnent lieu à des pertes de temps (sans compter une perte de temps variable) pour le fonctionnement ce qui ren- verse complètement le rapport des durées et exclut la précision absolue nécessaire pour obtenir et pour maintenir l'exactitude des durées très courtes de l'opération de soudure proprement dite.
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un des buts accessoiresde l'invention est, pour ce motif, l'élimination de ces inerties magnétique, électrique et mécanique et des jeux variables que l'on trouve dans les systèmes de régla ge des appareils à souder.
On écarte ces défauts des appareil à souder connus, qui empêchent les- dits appareils de répondre aux exigences du nouveau procédé et on réalise les buts de la présente in- vention par le réglage de l'énergie dans le cir- duit utilisé pour la soudure, circuit qui est cons- titué par un système à courant alternatif, compre- nant des circuits primaire et secondaire, ledit réglage étant obtenu par l'utilisation d'un inter- rupteur agissant pendant des durées extrê mement courtes et commandant, par ses contacts qui ouvrent et qui ferment le circuit, la connexion du circuit primaire avec la source d'énergie.
Cet interrupteur qui règle la durée est pourvu d'un contact à glis- sement qui détermine la durée de l'excitation du circuit primaire par le diamètre de son contact à glissement , Des organes de réglage sont prévus pour régler exactement la durée de la fermeture du circuit primaire au moyen du contact à glissement.
L'interrupteur qui règle les durées extrêmement courtes du passage du 'courant est un interrupteur intermittent. Les organes qui commandent le cir- cuit fonctionnent à une vitesse décroissante. Les organes qui permettent de déterminer la durée sont organisés de façon que les durées, à partir des plus courtes jusqu'aux plus grandes, dérivent suc- cessivement des vitesses les plus grandes jusqu'aux vitesses les plus basses des organes de réglage susv isés à vitesse décroissante. L'action inter-
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mittente s'arrête lorsque la vitesse décroissante est au plus bas et après que la force vive rési- duelle est absorbée par suite du choc à la fin de chacune des opérations.
Le dispositif de blocage est prévu pour l'interrupteur de réglage de la durée, le dispositif en question entrant en action automatiquement après chaque durée/courte et exac- tement mesurée qu'exige la soudure et pour blo- quer ledit interrupteur et l'empêcher d'exercer sa fonction de réglage, On a prévu des organes qui ne font agir ce dispositif de blocage qu'entre des intervalles successifs déterminés. Des organes de rétablissement permettent au dispositif de blocage de fonctionner de nouveau, mais ces organes de rétablissement, tout comme le dispositif de blo- cage lui-même, n'agissent sur ce dernier qu'à des intervalles successifs mesurés.
Conformément au mode d'exécution consi. déré actuellement comme le meilleur par la Deman- deresse, mode d'exécution qui sera décrit en détail dans ce qui suit, le dispositif chronométrique destiné à régler les durées très courtes de la soudure affecte la forme d'un disque, pourvu d'un mouvement accéléré et d'un mouvement retardé, du genre de ceux d'un pendule. L'accélération est provoquée par un ressort qui permet de déclencher, sous l'action d'un levier à main ou d'une pédale, une énergie potentielle.
Un mécanisme rotatif- et à arrêts donneà l'opération son caractère inter- mittent. Des contacts à glissement portés par ledit mécanisme agissent d'une façon variable,pour la détermination des durées très courtes susvisées,
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sur un système sélectif de segments de commutateurs embrassant des angles différents.
Le dispositif de blocage est constitué par le mécanisme d'arrêt et n'agit que pendant des intervalles de durée extrêmement courte où le cir- cuit est fermé. Les organes de rétablissement pour le dispositif de blocage, organes qui permettent une action ultérieure du réglage de l'appareil, affectent la forme d'une butée que l'on fait fonc- tionner au moyen du même levier qui déclenche l'é- nergie potentielle pour l'action intermittente et qui coopère avec le mécanisme d'arrêt d'une manière appropriée.,
Sur le dessin annexé :
La figure 1 est une vue latérale de l'appareil qui fait l'objet de la présente inven- tion, ledit appareil étant représenté tout assem- blé et en section partielle;
La figure 2 est une vue en bout, avec coupe partielle du même appareil ;
La figure 3 est une coupe suivant 3-3 de la figure 1;
Les figures 4 à 10 montrent schématique- ment différents réglages (déterminés d'avance) de l'appareil, réglages qui permettent d'obtenir les différentes durées prévues pour la soudure et susceptibles d'être réalisées par ledit appareil;
La figure 11, enfin, est un schéma des circuits électriques pour les électrodes de sou- dure, ladite figure étant rattachée à la figure 1.
Sur toutes les figures quiiennent d'être décrites les mêmes chiffres de référence sont uti- lisés pour désigner les mêmes pièces.
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La machine comprend, d'une façon géné- rale, une base 10 sur laquelle s'élèvent deux mon- tants 12 et 14, entre lesquels est supporté un arbre creux 16 qui est fixe., Les extrémités dudit arbre présentent un évidement intérieur 18, dans lequel sont montés deux roulements à billes 20 quiservent à maintenir entre eux un arbre rotatif 22. Celui-ci porte à l'une de ses extrémités un disque relativement lourd 24 claveté ou fixé d'une autre façon sur l'arbre 22 et susceptible de tour- ner en nême temps que celui-ci. Sur le disque 24 est montée une plaque à contacts 26 isolée comme on le voit en 28, du disque; sur cette plaque 26 sont montés des contacts 30 reliés l'un à l'autre par la plaque et maintenus éloignés de ladite plaque par un ressort à boudin 81.
Ces contacts peuvent relier au choix un anneau de contact 32 à plusieurs pla- ques de contact 34, 36, 38 et 40, disposées en forme d'anneau et montées sur un bloc fixe 42 (fig. 3).
Celle des extrémités de l'arbre 22 qui est la plus éloignée du disque rotatif 24 et qui s'étend à l'extérieur du montant 14 est pourvue d'une roue à rochet 83 susceptible de venir en prise avec un cliquet à ressort 85 fixé en 87, par un boulon ou d'une autre façon,sur ledit àontant 14. On voit que l'arbre 22 ne peut tourner que dans un seul sens.
Un bloc 42 est fixé au moyen de boulons ou d'une autre façon sur le montant 44 fixé à son tour sur la base 10. Le bloc,42 est constitué par une matière isolante, telle que de la bakélite, de la matière pressée, du bois ou une autre matière analogue et ledit bloc se trouve à une distance
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convenable du disque rotatif 24, de façon que les contacts 30 puissent s'appliquer sur l'anneau de contact 32 et sur les contacts 34, 36, 38 et 40 (figure 3) pour relier l'anneau auxdits contacts et pour fermer le circuit de la soudure de la fa- çon qui sera indiquée plus loin.
Les plaques de contact 34, 36, 38 et 40 sont pourvues chacune de contacts désignés res- pectivement par 46,48, 50 et 52, ces contacts étant placés sur la face externe du bloc 42 auquel ils sont connectés électriquement par les boulons
54. Un distributeur 56 est fixé au centre du bloc
42, il affecte la forme d'un segment constitué par une plaque de cuivre à travers laquelle passe un boulon 60 fixé dans le bloc 42. Plusieurs écrous de blocage 62 et plusieurs rondelles 64 servent à maintenir le distributeur 56 sur le boulon 60 dans une position angulaire déterminée pour dis- tribuer le courant au choix à un ou à plusieurs des contacts 46, 48, 50 et 52 selon les besoins.
Une poignée 79 est fixée sur le distributeur 56 pour faciliter la mise en place manuelle de ce distributeur après le desserrage des écrous 62.
Le distributeur 56 reçoit le courant d'excitation primaire au moyen d'un câble d'entrée 66 à partir'd'une source, non représentée. L'autre borne du circuit primaire est reliée éledtriquement à l'anneau de contact 32 relié à son tour au câble 118, de façon que le courant utilisé pour la soudure puisse être conduit, au moment voulu, à partir d'une des bornes de la source primaire au.distributeur, en passant par le câble 66 et de là par un ou
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plusieurs des contacts 46, 48, 50 et 52 pour passer ensuite,par les contacts 30, à l'anneau de con- tact 32 et pour revenir à l'autre borne par ledit câble 118 (voir figure 3).
Un secteur isolant 60 (voir fig. 2) est placé sur la plaque 42 et le disque 24 présente normalement ses contacts 30 devant ce secteur, de façon que le circuit réglé qui se rend du câble
66 au câble 118 soit ouvert, L'organisation des organes qui vient d'être décrite, montre que lorsque le disque est placé de cette façon le courait qui part de la source primaire ne peut pas passer d'un quelconque des contacts 34, 36, 38 ou 40 à l'anneau de contact 32.
On voit également que, lorsque le dispositif est pourvu d'organes qui font tourner le disque 24 à une vitesse angu- laire déterminée, du courant de soudure passe de la source primaire à travers le distributeur 56 pour se rendre aux contacts 34, 36, 38 et 40, en passant par les contacts 30 pour se rendre à l'an- neau de contact 32, pendant la durée précise durant laquelle les contacts 30 mettent l'anneau de contact
32 en communication avec l'une quelconque des pla- ques de contact 34, 36, 38 ou 40 qui peut se trou- ver en contact avec le distributeur 56.
Les organes destinés à faire tourner le disque 24 sont représentés sur les figures 1 et 2, ils sont constitués par des oiganes de commande destinés à appliquer aux disques un couple qui, lorsqu'il est libéré en raison de l'inertie rela- tivement considérable du disque et de l'action des organes de commande, fait parcourir au disque une révolution complète, pendant un temps déterminé
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d'avance à une vitesse accélérée analogue à l'os- cillation d'un pendule, lesdits organes de commande agissant sur le disque comme le fait la gravité sur un pendule.
D'une façon plus particulière (voir figure 2) on a pourvu le disque 24 d'une butée 70 disposée à sa périphérie et susceptible de venir en prise avec un loquet 72 qui pivote sur un montant 74 et qui est maintenu normalement dans une position horizontale au moyen d'un ressort 73 qui le presse contre une butée 100. Normalement le disque occupe une position dans laquelle la butée 70 vient en prise avec le loquet, comme on le voit clairement et en traits pleins sur la figure 2. L'arbre creux 16 est pourvu d'une collerette de retenue 76 (fig. M et sur ledit arbre, entre ladite collerette et ledit montant 12, est monté, de façon à pouvoir tourner, un manchon 78 faisant corps avec un levier de ma- noeuvre 80.
Au levier 80 est fixée l'une des ex- trémités d'un ressort à boudin 82 qui entoure l'ar- bre 16, l'autre extrémité dudit ressort s'étendant latéralement, comme on le voit en 84, Le disque 24 présente une ouverture 86 dans laquelle peut pivoter un cliquet 88, qu'une lame de ressort 90, fixée sur le disque en question, pousse vers l'ex- térieur de la surface dudit disque. Sur le cliquet 88 est fixée une butée 92 destinée à s'appliquer sur le disque pour limiter la course dudit cli- quet. Celui-ci vient normalement en prise avec l'extrémité 84 étendue latéralement du ressort 82 ledit cliquet agissant.comme butée pour recevoir le couple développé par le ressort 82, lorsqu'on fait agir le levier 80.
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Il en résulte que l'abaissement du levier
80 fait appuyer le bras 84 fermement sur le cliquet
88 et accumule de l'énergie dans le ressort pendant que le disque 24 est @ empêche de tourner par la butée 70 qui s'applique contre le loquet
72. Le basculement du loquet 72 permet au ressort
82 de transmettre son énergie, au moyen du cliquet
88, pour faire tourner le disque 24. L'organe des- tiné à faire basculer le loquet 72 est associé, en vue de son fonctionnemeht, au levier 80.
On voit sur la figure 2 que sur le le- vier 80 est fixée une console 94 présentant une rainure 96 à travers laquelle passe une tige 98 qui provoque le basculement susvisé et qui présente une tête 100 constituant une butée destinée à venir en prise avec le loquet 72. Sur l'extrémité supé- rieure de ladite tige 98 est fixé un ressort à boudin 11, dont l'extrémité inférieure est fixée au levier 80. Ce levier est sollicité vers sa position normale par un ressort 13 fixé à un support fixe 14 ; dans sa position normale ce levier est relevé. L'abaissement de ce levier a pour effet que, sous l'influence du ressort 11, la butée 100 vient s'appuyer élastiquement contre le loquet 72 pour abaisser celui-ci malgré l'actio n des ressorts 73 et 82.
La console 94 est constituée par une matière élastique et.normalement, elle tend à pousser la tige 98 et la butée 100 au-des- sus de l'extrémité externe du loquet 72. Ce der- nier est toutefois construit de manière à permettre à la butée 100 de glisser sur l'extrémité dudit
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loquet pour s'en séparer après que celui-ci a été amené à basculer. Après avoir basculé le loquet reprend immédiatement sa position normale contre la butée 71 et, lorsque le levier 80 est libéré, la rampe 75 du loquet 72 repousse latéralement la butée 100 et la tige 98, lorsque le bras est ramené à sa position normale sous l'action du res- sort 13.
Un ergot 101 est fixé sur la tige 98; cet ergot fait une saillie suffisante sur la tige 98 pour pouvoir venir en prise avec les côtés de l'échancrure 96, ce qui limite la descente de ladite tige, lorsque la tête 100 de cette tige 98 glisse au-dessus du loquet 72.
On voit donc que chaque fois qu'on abaisse le levier 80, le disque 24 fait un tour complet, suivant un mouvement accéléré qui dépend de la force du ressort à boudin 82, de la durée du mou- vement du ressort et de l'inertie du disque.
La durée du passage du courant à travers la pièce à travailler est déterminée par la posi- tion du disque 56. Sur les figures 4 à 10, le dis- tributeur 56 est représenté dans des positions différentes, en vue d'opérations de soudure de con- ditions différentes Les plaques de contact 34 et 36, la plaque de contact 38 et la plaque de con- tact 40 ont des longueurs différentes.Les plaques de contact 34 et 36 ont la même longueur et repré- sentent chacune une unité de durée pour le temps pendant lequel s'effectue la soudure. La plaque de contact 38 est égale au total des longueurs des plaques 34 et 36 et représente deux unités de durée, tandis que la plaque de contact 40 qui est plus longue que la plaque de contact 38 représente trois
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unités.
Sur la figure 4 on voit que le distri- buteur en couvrant les plaques de contact 46, 48
50 et 52 correspondant aux plaques de contact
34, 36, 38 et 40 sert à relier toutes ces pla- ques de contact les unes aux autres et que le cont tact 30, en se mettant entravers desdites plaques de contact, sert à faire passer le courant par le circuit pendant une période de temps égale à sept des unités de durées susvisées qui ont été choisies arbitrairement.
Sur la figure 5, on voit que le dis- tributeur reliant les plaques de contact 48,50 et 52 qui correspondent aux plaques de contact
36, 38 et 40, relie ces trois dernières plaques de cohtact électriquement les unes aux autres, de façon que le contact 30 permette au courant pour la soudure de s'écouler à travers la pièce à travailler pendant six des unités de durée susvi- séeso On voit sur la figure 6, que le distributeur en recouvrant les plaques de contact 50 et 52 correspondant aux plaques de contact 38 et 40, ajoute deux des unités de durée susvisées à trois de ces unités et il en résulte que l'opération de soudure s'étend sur cinq unités de durée.
Sur les figures 7, 8, 9 et 10, l'opération de soudure s'étend sur trois, quatre, une et deux unités de durée respectivement, suivant la position du dis- tributeur, au-dessus des différentes plaques de contact.
Conformément à la figure 9, le distri- buteur qui ne touche que le contact 46 permet de réaliser la durée la plus courte pour l'opération de soudure à effectuer, à savoir une unité de durée.
Bien que sur le dessin on ait représenté quatre
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plaques de contact, il est clair' qu'on peut en utiliser un nombre plus grand ou plus petit, à volonté, et qu'on peut, par conséquent, faire varier d'une façon correspondante la durée de l'opération de soudure.
Les contacts les plus courts sont par- courus lorsque le disque 24 a atteint sa vitesse maximum et les plaques de contact les plus longues sont parcourues pendant les périodes de ralentis- sement dues au frottement exercé par le balai.
Le système qui commande le dispositif de réglage de la durée des opérations de soudure est représenté, sous forme d'un schéma de connexion, sur la figure 11. Le conducteur de courant é,lec- trique alternatif 110, l'interrupteur 111, le primaire 112 du transformateur, le secondaire 113 du transformateur, la s électrodes de soudure 114, le dispositif 115 qui applique les électrodes sur la pièce à travailler, sont représentés tous sché** matiquement, sous forme de symbole.
Le dispositif 115, tel qu'il e.st repré- senté, affecte la forme de tenailles ou pinces, telles que celles que l'on utilise généralement pour exécuter certaines espèces de travaux de soudure par application manuelle des électrodes à l'objet à souder; Au lieu de ce dispositif on peut utiliser tout autre mécanisme, fonctionnant à la main ou autrement, pour appliquer les électro- des. Les électrodes 114 sont, comme d'ordinaire, reliées directement d'une façon permanente ou semi. permanente au secondaire 113 du transformateur de l'appareil à souder.
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Ledit transformateur désigne par 112 et 113 est d'une puissance plus que suffisante pour fournir une énergie beaucoup plus grande que celle que l'on peut utiliser pour la soudure par "points", grâce à quoi on peut graduer de toutes façons voulues l'énergie fournie. On peut particu- lièrement graduer à volonté la tension et l'inten- sité du courant et d'une façon plus particulière encore on peut effectuer ces graduations de courant d'une façon voulue quelconque entre des valeurs modérées et des valeurs extrêmement considérables telles que celles qui peuvent être appliquées pour les durées extrêmement courtes qu'il est possible de réaliser spécialement au moyen du système qui fait l'objet de la présente invention.
Les organes utilisés pour réaliser ces réglages gradués sont constitués par des plots 116 qui permettent de faire varier le nombre des tours du primaire 112 du transformateur, qui se trouvent effectivement en usage, le régalge qui s'effectue en passant d'un plot à un autre étant réalisé par le déplacement de la manette 117 le long de l'arc de cercle occupé par les plots. L'une des bornes du primaire 112 est reliée, par le câble 66, au distributeur central 56 du dispositif de réglage de durée; le circuit est complété par le conduc- teur 118 qui est relié à l'anneau de contact interne 32, par les organes de connexion 119 et 120.
Dès qu'on le désire, en utilisant une relation convenable entre la position du distri- buteur 56 (qui détermine la durée de l'application du courant) et la position de la manette 117 sur
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les plots du transformateur ( ce Qui.détermine l'énergie du transformateur et, par conséquent, l'intensité du courant qui passe dans le secondaire
113 et, par suite, à travers le point de soudure), on peut réaliser les valeurs de temps et de durée du courant qui donne les résultats les plus favo- rables pour une matière quelconque à souder et on peut maintenir ces valeurs aussi longtemps que les positions relatives susvisées sont conservées;
on peut-souder d'une façon parfaite,grâce à ce système,, les différentes espaces et qualités de matières qui peuvent, en outre, avoir une épaisseur différente.
Par ailleurs, on peut faire varier en grandeur et en nature les soudures obtenues entre des limites très grandes quelle- que soit l'épaisseur ou l'é- paisseur relative des matières que l'on soude.
Le dispositif destiné à régler la durée de la soudure que représente la figure 1 et dési- gné, dans son ensemble, sur cette figure, par D, peut être appelé un interrupteur instantané, car il constitue un dispositif chronométrique pour le réglage du circuit, dispositif qui permet de mesurer des fractions extrêmement petites de temps, de l'ordre de celle qui trouvent leur application dans l'industrie électrique, dans les oscillographes ordinaires ou dans les oscillographes pour rayons cathodiques; on peut régler avec la plus grande facilité l'intervalle de temps compris entre l'ouverture et la fermeture des circuits par l'ap- pareil désigné par D, grâce au déplacement du dis- tributeur 56, par rapport aux différentes combi- naisons des positions des contacts, combinaisons qui 10.
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Ces combinaisons peuvent varier largement pour s'adapter aux différentes conditions et elles peuvent réaliser des durées comprises entre 1/500 de se- conde et 1/5.000 de seconde et même à des frac- tions plus faibles peut être que 1/10.000 de seconde
L'exactitude extrêmement grande est gran- dement favorisée par le fait que l'on place cet appareil D directement dans le circuit primaire ce qui supprime tout autre interrupteur de réglage et tout autre circuit. La perfection de la mesure de ces fractions de temps si courtes est favorisée par l'interruption et la fermeture nettes des cir- cuits qu'effectuent les arcs étendus des contacts à glissement.
La fermeture du circuit est parfai- tement réglée dans le temps; il en est de même pour l'ouverture du circuit. et, grâce au fait que l'on donne aux extrémités des contacts un biseau approprié pour supprimer l'arc ou, grâce à un dis- positif connu quelconque utilisé pour l'extinction rapide de l'arc, l'interruption du circuit est tellement nette qu'elle ne diminue en rien l'exac- titude de la durée mesura Les vitesses extrêmement élevées du disque 24, qui sont nécessaires pour réaliser les intervalles extrêmement courts sus- visés, contribuent considérablement aussi à une netteté de l'interruption.
L'action intermittente de cet interrupteur de réglage desdurées du passage du courant sépare les durées extrêmement courtes pendant lesquelles se fait la soudure des durées relativement grandes et, de préférence, variables pendant lesquelles on manipule l'objet à souder
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et les électrodes à souder.
L'on ganisation grace à laquelle on fait dépendre les intervalles des durées les plus courtes pour la soudure de l'action du disque 24 au moment où celui-ci atteint sa vites- se la plus élevée, fait qu'on prolonge ces durées à mesure que la vitesse du disque diminue, grâce à la disposition générale, en série, des plaques de contact 34 à 40, à partir de la plus courte jus- qu'à la plus longue, dans le sens du déplacement du disque 24 et du balai de contact 30, rendent plus précises encore ces durées les plus courtes, par- ce que cette organisation rend possible de consti- tuer des longueurs plus grandes au moyen des seg- ments courts 34 et 46 et d'ouvrir le circuit dans des conditions où l'on atteint les vitesses les plus élevées.
Les durées pendant lesquelles s'effectue la soudure sont tellement courtes qu'il est im- possible de manoeuvrer deux fois à la main le levier 80. En d'autres termes, l'énergie potentielle du ressort 82 imprime au disque 24 une accéléra- tion qui l'amène à une vitesse dépassant celle à laquelle le levier 80 et lesprganes qui lui sont associés peuvent être déplacés d'un mouvement al- ternatif, Il en résulte qu'il n'y a qu'une seule application de courant pour chaque mouvement al- ternatif du levier de manoeuvre 80.
Le disque de réglage 24 fait un tour et est arrêté par contact direct avec le loquet 72, son inertie résiduelle'étant absorbée par les tam- pons de caoutchouc 121 prévus au-dessous du montant
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74. Le disque 24 constitue, avec la butée ou dent
70 et le loquet 72, un dispositif à une seule révolution età arrêt. La butée 70 et le loquet
72 mettent hors d'action l'interrupteur de réglage de la durée uniquement entre des durées successives et il en résulte que, quelle que soit la position du le.vier 80 et les opérations successives,
le dis- que 24 et le contact 30 ne peuvent pas être arrêtes au milieu d'une opération d.e soudure et que la durée que mesure exactement le dispositif ne peut pas être abrégée par suite du fonctionnement défec- tueux du dispositif susvisé destiné à mettre hors d'action l'interrupteur.
De même, le loquet 72 agit conjointement avec la tige 98 et la tête 100 de cette tige pour constituer un mécanisme mettant le dispositif qui vient d'être décrit dans son état primitif, ce mécanisme agissant seulement entre des durées successives mesurées, car la tête
100 doit être retirée sur tout le chemin, depuis sa position indiquée en pointillé jusqu'à sa posi- tion représentée en traits pleins, avant que le dispositif en question puisse être remis en état de provoquer un nouveau fonctionnement de l'ap- pareil.
Il n'est pas possible non plus d'appliquer deux fois successivement le courant et le mouve- ment du disque 24 ou ses vitesses dans les posi- tions angulaires successives ne peuvent pas être mal réglées en ce qui concerne ces positions angu- laires successives par rapport aux segments 34à 40, le moment où commence la soudure ou la durée de la soudure ne pouvant pas davantage âtre modi- fiée d'une façon insolite.
Le ressort 82 constitue un dispositif moteur dans lequel de l'énergie potentielle est
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accumulée lorsqu'on agit avec la main sur le le- vier 80.
On peut apporter de nombreuses modifi cations aux systèmes et aux dispositifs de réglage des durées D qui en constituent l'élément princi- pal sans qu'on s'écarte de l'esprit de la présente invention, le dispositif et les circuits représentés constituant seulement ce qui est considéré, jus- qu'à présent, comme le meilleur mode de réalisation de l'invention.
REVENDICATIFS.
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1.- Procédé de soudure par résistance caractérisé par le fait qu'il comporte l'applica- tion d'un courant d'une très grande intensité pendant une durée très courte de l'ordre de 1/500 à 1/5.000 de seconde.