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" Perfectionnements, apportés aux. dispositifs pour la commande hydraulique d'organes à mouvement alternatif, notamment des soupapes de moteura à combustion interne ".
L'invention est relative aux. dispositifs pour la commande hydraulique d'organes à mouvement alternatif ; elle concerne plus particulièrement. parce que c'est en leur cas que son application paratt devoir offrir le plus d'inté- rêt, maia non exclusivement, parmi ces dispositifs, ceux pour la commande des soupapes des. moteurs à consustion inter- ne à deux temps.
Elle a pour but, surtout, de rendre lesdits dispo- sitifs plus simples et plus robustes qu'ils ne l'étaient jus- qu'à présent.
Elle consiste, principalement, pour constituer les dispositifs du genre en question -- et en même temps qu'à avoir recours à une commande hydraulique comportant, ainsi que connu, un piston moteur et un piston récepteur -- à pré- voir des mojrena propres, en empêchant, à des moments bien
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déterminés, d'un cycle de fonctionnement invariable, la montée suffisante de la pression entre les deux pistons, à faire que, pour chaque nombre donné dollar-retours du piston moteur, le piston récepteur ne se déplace qu"un nombre donné de fois, nom- bre différent du susdit mais restant, en principe, constant.
Elle consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera. plus explicitement parlé ci-après...
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'ap- plication, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vice plus particulièrement encore; et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs du genre en question comportant application desdites disposi- tions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles, fixes ou mobiles, notamment les mo- teurs à combustion interne à deux temps, comportant de tels dispositifs.
Et elle pourra., de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1 que comporte ce dessin montre schématique- ment un dispositif établi conformément à l'invention pour la commande d'une aoupape d'un moteur à combustion interne.
La fig. 2, enfin, montre, schématiquement, un moteur combustion interne agencé lui aussi conformément à l'inven- tion.
Selon l'invention et plus particulièrement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il se&ble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, disposant d'un moteur à combustion interne à deux temps. comportant une soupape a et se proposant rétablir un dispositif pour la commandede cet-
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te soupape par une came socillante b. on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On relie de manière telle, ladite came, à l'un des organes mobiles du moteur, qu'elle subisse un aller-retour pour chaque tour du moteur.
On interpose entre ladite came et la soupape une commande hydraulique comportant, ainsi que connu, un piston moteur a coagisaant avec la came b et faisant deux aller-re- tour par aller-retour de la came, et un piston récepteur d coagissant avecla soupape a.
On prévoit enfin des moyens, propres, en empêchant, lors du retour de la came, une montée suffisante de la pres- sion entre les. deux pistons, à faire que, pour chaque aller- retour de ladite came, le piston récepteur ne se déplace qu'une seule fois, et ce pendant la course d'aller.
A cet effet in prévoit avantageusement, en un point approprié de la capacité remplie du liquide se trouvant entre les deux pistons, un organe de décharge tel, et mû de manière elle-même telle, que, pendant la course du piston moteur c cor- reapondant au retour de la came, il mette en communication cet- te capacité avec un réservoir approprié e.
On dispose, de préférence, cet organe de décharge dans la chambre du cylindre dans lequel se déplace le piston récepteur d; et on le constitue, avantageusement, par une petite soupape f, s'ouvrant de l'extérieur vers l'intérieur contre lraction d'un ressort f1.
On prévoit, pour actionner cette soupape, unetimone- rie propre à coagir avec une seconde came que l'on fait avantageusement porter par le même axe que la came b et à la- quelle on imprime les mêmes mouvements, timonerie que l'on agence de manière telle que la soupape f ne s'ouvre que pen- dant les- courses- retour de la came g
Dans ce hut, on peut, par exemple, avoir recours au mode de réalisation représenté sur le dessin et selon lequel,
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on constitue cette timonerie par un culbuteur h, atta- quant par l'une de ses extrémités, la tige de la soupape f, par une tige de poussée i attaquant elle-même l'autre extrémité dudit culbuteur, et par un poussoir j, propre à actionner la- dite tige et à coagir avec la came, on donne à ladite came un profil tel que, si le poussoir était indéformable,
la soupape f serait ouverte pendant tou- te la course de la came, aussi bien à l'aller qu'au retour, à l'exception des deux parties extrêmes de ladite course, des rampes descendantes g1 et gétant prévues aux deux extrémités du profil de la came, on constitue la partie du poussoir 1 devant coagir avec la.
came par un doigt k articulé au corps du poussoir et propre, lorsqu'on tend à le déplacer dans un sens, à venir rencontrer une butée 1 l'immobilisant par rapport au susdit corps, et lorsqu'on tend à le déplacer en sens inverse, à s'effacer con- tre l'action d'un ressort m, ce grâce à quoi on conçoit que, à supposer la came à l'u- ne de ses positions extrêmes et l'extrémité du doigt k en con- tact avec lea deux rampes terminales de la came g, le doigt k s'effacera ou non selon que le déplzcement s'effectuera dans un sens ou dans l'autre, donc que la soupape sera s.ourevée pour l'une des courses de la came et restera sur son siège pour l'autre.
Afin de faciliter ce fonctionnement, on donne, avan- tageusement, à la rampe g12 devant provoquer l'effacement du doigt une pente plus forte qu'à l'autre rampe; on peut même remplacer cette rampe g1 par une coupure abrupte..
Quant à la rampe g2 on lui donne au contraire une pente suffisamment faible pour que l'arc-boutement se produise avec certitude.
Avantageusement on munit la soupape f d'un dispositif d'amortissement à liquide, ae que l'on peut réaliser facilement si l'on agence l'ensemble ainsi que représenté sur le dessin.
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c'est-à-dire, en superposant le réserroir e au cylindre dans lequel se déplace le piston récepteur d, en disposant le siège de la soupape dans la cloison com- mune audit réservoir et audit cylindre, et en prévoyant le guide pour la tige de la soupape f dans l'intérieur du réservoir e.-
On fait alors, par exemple, porter sur la tige de soupape un renflement cylindrique propre à coulisser dans un alésage que l'on ménage dans le guide de cette tige, le tout baignant dans le liquide (de préférence huile de graissage) remplissant le réservoir a.
ainai que la capacité existant en- tre les pistons c et d.
Quel que soit le mode de réalisation adopté, il sera possible, conformément à l'invention, au lieu de laisser retourner à un réservoir e, suscepti- @ ble de le recevoir le liquide refoulé par le piston moteur a pen- dant que l'organe de décharge (par exemple soupape f) est ou- vert (tempa de soufflage), d'envoyer ce liquide vers tout autre point où 1on pour- ra utiliser la pression qui est alors créée (et qui doit res- ter inférieure la pression minimum amorçant l'ouverture de la aoupape a).
Si, en outre, toujours conformément à l'invention, on a recours, dans le cas d'un moteur, comme liquide pour as- surer la transmission entre les pistons moteur et récepteur d, à un liquide possédant des qualités lubrifiantes, appropri- ées, ce qui ,ne peut être qu'avantageux à tous points de vue, on utilisera avantageusement le refoulement pendant les susdits temps de soufflage pour alimenter le système de graissage du moteur, lequel système pourra être, bien entendu, de tout gen- re approprié, par exemple à barbotage à niveau constant, voire même sous pression puisque, ainsi que déjà dit, on peut ais-
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poser d'une certaine pression sans provoquer l' ouverture de la soupape a.
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Le système constitué par le piston moteur et son cylin- dre joue alors,alternativement, le rôle de système de commande d'ouverture de la soupape a et celui de pompe de graissage.
Pour parvenir à ces fins, il suffit, par exemple, de prévoir, derrière l'organe de décharge f, une capacité étanche remplie de liquide et de laquelle parte deux dériva- tions n et o. d'amener la dérivation n vera le ou les points à graisser, par exemple aux paliers A du moteur et d'y intercaler un clapet de retenue Ci susceptible de permettre l'écoulement seulement vers les susdits paliers , mais pas en sens inverse, d'amener la dérivation o vers le réservoir de lubrifiant r et d'y intercaler un clapet de retenue @1 susceptible de per- mettre l'écoulement seulement vers la susdite capacité étanche, donc d'empocher le liquide qui y est parvenu de redescendre vers le réservoir r, et, enfin,
de munir le système d'une soupape de décharge t par exemple disposée sur la susdite capacité étanche, ré- glée de manière à empêcher la pression dans l'ensemble du sys- tème de dépasser le maximum admissible pour ne pas provoquer l'ouverture de la soupape a.
Avantageusement, enfin, si nécessaire et surtout dans les cas très fréquents où le réservoir r ne sera pas en charge sur l'ensemble des tubulures, par exemple dans le cas représenté sur la fig. 2 et où le lubrifiant est contenu dans le carter du moteur et doit être aspiré pour monter jusqu'au cylindre du piston c, on prévoira par exemple au point le plus haut de l'installation, voire en d'autres points, des orifices d'amorcage u1,u2, dans lesquels on versera du lubrifiant avant la mise en marche du moteur lorsque ce dernier aura subi un arrêt prolongé.
En suite de quoi, on obtient, dans tous les cas, un dispositif dont le fonctionnement, en ce qui concerne l'ac- tionnement de la soupape a, est suffisamment évident pour qu'il Boit inutile d'entrer, le concernant, dans aucune explication
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supplémentaire, et qui présente, à ce point de vue, entre au- tres avantages, celui de permettre de se passer de tout arbre à cames tournant puisqu'il est possible d'utiliser une came oscillante pour la commande de la soupape , celui d'assurer très simplement une compensation des fui- tes susceptibles de se produire, donc un bon remplissage du dispositif hydraulique, celui, enfin, de permettre une application facile du ré- glage par tout ou rien,
puisqu'il suffit à cet effet de prévoir un dispositif approprié pour maintenir ouverte l'organe de dé- charge f tout le temps que l'on désire.
Quant au fonctionnement du dispositif représenté par la fig. 2, il est le suivant.
Pendant la descente du piston c, si la quantité de liquide contenu entre ledit piston et le piston d est insuffi- sante, sous l'effet de la succion. du lubrifiant est aspiré par la dérivation o à travers le clapet de retenue a, tandis que le clapet de retenue g de la dérivatin m reste fermé sous 1''effet de la susdite succion.
Lorsque le piston a remonte, ai l'organe de décharge! est fermé, tout se passe comme dans le dispositif selon la fig. l, donc la soupape a s'ouvre, ai, par contre, ledit organe de décharge est ouvert, le liquide tend à être refoulé par les dérivations n et o, mais la dérivation o se trouve alors fermée par son clapet de re- tenue a tandis que le clapet de retenue 2. de la dérivation n s'ouvre sous l'effet de la pression,permettant ainsi au lubri- fiant d'accéder aux paliers et d'assurer le graissage.
On conçoit qu'on obtient ainsi une grande simplicité de l'ensemble tandis que la sécurité de fonctionnement se trou- ve accrue par le fait que le graissage ne peut se trouver in- terrompu sans que le moteur s'arrête du fait de l'immobilisa- tion de la soupape a.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs
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déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses. modea d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de sea diverses parties, ayant été plus parti- culièrement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment: celles où la soupape f serait remplacée par tout autre organe, par exemple par un tiroir;
celles où l'organe de décharge resterait ouvert pendant le début de la course de montée du piston moteur et se ferme- rait brusquement lorsque la vitesse dudit piston aurait at- teint une certaine valeur, ce qui permet d'obtenir un début de mouvement rapide pour la soupape A ou autre organe commande, et que l'on peut féaliser, par exemple, en agençant de manière telle, la timonerie de commande, que le bossage central de la came g provoque la fermeture et non l'ouverture de l'organe de décharge; cet organe se trouve alors fermé pendant une partie seulement de l'une des deux courses de la came ± et ne se fer- me qu'après que le piston moteur a ait pria une vitesse suffi- sante;
celles où le dispositif pour la commande de l'organe de décharge aerait différent de celui venant d'être décrit et fe- raît intervenir d'autres dispositions cinématiques,, et celles où le fonctionnement de l'organe commandé, au lieu de se produire une fois sur deux, se produirait avec toute au- tre fréquence désirée, par exemple une fois sur quatre, une fois sur six, trois fois sur quatre, etc.