<Desc/Clms Page number 1>
"ROUE DENTEE, AINSI QUE PROCEDE ET MACHINE POUR
SA FABRICATION"
La présente invention concerne une roue dentée pouvant être utilisée pour des trains d'engrenages à grande vitesse pour voitures automobiles, des moteurs, et autres, ainsi qu'un procédé et une machine pour sa fabrica- tion.
Dans le présent brevet, la surface conique ou cylin- drique d'une roue dentée conique ou cylindrique, surface sur laquelle se trouvent les cercles primitifs, sera tou- . jours désignée par surface primitive et la ligne d'inter- section du flanc de la dent avec la surface primitive sera
<Desc/Clms Page number 2>
toujours désignée par trace du flanc, tandis qu'une trace de flanc comportant.une courbure sur la surface primitive développée sur un plan sera désignée par trace de flanc courbe et une dent, à la trace de flanc courbe de laquelle il s'agira de se reporter particulièrement, sera désignée par dent courbe.
La hauteur de l'arc formé par la trace de flanc, c'est-à-dire la projection de la trace sur un cercle primi- tif sera nommée flèche et l'arc du cercle primitif qui a le même angle au centre que la trajectoire de contact des profils des dents sera nommé arc de contact.
On connaît déjà des roues dentées avec des dents courbes ainsi que des procédés et des machines pour les usiner, mais les roues connues n'ont pas des profils cons- tants le long des dents, ou bien elles ne peuvent pas être usinées avec un degré convenable de précision. En conséquence, lorsque des roues semblables travaillent ensemble, les pertes par frottement et usure sont très importantes et les engrenages donnent lieu à un bruit intolérable; de plus il n'est pas possible d'usiner des dents avec une grande flèche* étant donnée l'interférence des extrémités des dents, ou bien l'aberration trop forte du profil vrai par rapport au profil théorique.
Dans les procédés connus, pour faire des flancs de dents courbes conjugués avec une flèche relativement longue, il faut changer les outils ou bien desserrer les lames fixées dans un porte-outil et les changer de position, le réglage de la nouvelle position et le maintien des positions précises des outils étant d'autant plus compliqués que le degré de précision exigé pour les traces de flanc conjuguées est plus grand.
L'invention a pour objet tout d'abord une roue dentée, avec des dents courbes -ayant un profil en'développante dont l'arc.de contact est à volonté plus petit que le pas et pour
<Desc/Clms Page number 3>
lequel le contact continuel des dents avec celles de la roue conjuguée engrenant avec cette roue dentée, est mainte- nu par le roulement des flancs des dents le long de leur trace courbe conjuguée avec la trace de flanc de la roue conjuguée.
Une telle roue dentée ne peut être utilisée de la façon indiquée plus haut que si les traces de flanc courbes de la roue dentée et de sa roue conjuguée sont exactement conjuguées entre les limites d'erreur tolérées et déterminées par le degré d'uniformité de la transmission de la vitesse, et si la courbure totale des dents est assez grande pour maintenir le contact continuel des dents, même dans la partie de la rotation de la roue dentée dans laquelle, dans un plan transversal, le pas dépasse l'arc de contact.
Pour pouvoir satisfaire à ces conditions la flèche des dents doit être au moins égale à la différence entre le pas et l'arc de contact.
L'invention a en outre pour objet un procédé par lequel ces inconvénients, des procédés connus, et d'autres encore, sont évités. Le procédé selon l'invention consiste essentiellement à faire en sorte que chaque flanc de dent de la roue dentée soit produit au moyen de deux lames de finissage qui, décalées entre elles, se trouvent avec les deux lames de finissage de l'autre flanc sur deux axes de rotation différents accouplés à rotation avec le corps de la roue dentée. Les deux axes de rotation tournent continuelle- ment, pendant l'usinage d'une roue dentée, à la même vitesse et dans le même sens, en regardant à partir du corps de la roue dentée.
Les arêtes de coupe de lames de finissage, arêtes dont l'inclinaison sur l'axe de rotation n'est pas la même, usinent le flanc de la dent de façon que l'arête de coupe de l'une des lames de finissage montées sur le pre- mier axe de rotation travaille le profil de dent devant venir en prise et le coupe principalement dans la partie centrale
<Desc/Clms Page number 4>
de la longueur de la dent, et que l'arête de coupe moins inclinée de l'autre lame de finissage montée sur le deuxième axe de rotation coupe ce profil principalement dans celles des parties de la longueur de la dent qui se trouvent à l'extérieur vers les deux surfaces latérales d'extrémité des dents, par roulement sur le corps de la roue dentée qui tourne avec un mouvement uniforme, la hauteur des deux arêtes de coupe étant au moins assez grande pour que chacune d'elles touche le profil de la dent,
au cours du mouvement de roulement sur toute sa longueur venant en prise, au moins en un point de la largeur de la dent.
L'invention a encore pour objet une machine pour réaliser le procédé selon l'invention. La machine est essentiellement constituée par une paire de porte-outils, chacun pourvu d'un outil pour couper un flanc convexe et un pour un flanc concave, les outils portés par un même porte-outils usinant principalement les zones complémentaires de la dent. Les deux arbres porte-outils sont accouplés à rotation avec l'arbre de montage de la roue dentée à usiner et ont par rapport à cet arbre un mouvement d'avancement accouplé avec le mouvement de rotation de l'arbre de montage, de façon à réaliser le roulement de la roue dentée qu'on est en train d'usiner sur la crémaillère idéale constituée par les outils tournants, comme il sera expliqué plus loin.
La rotation relative des axes de rotation permet alors de faire varier à volonté la distance entre les phases de rotation des deux plans de coupe dans chacun desquels se trouvent les axes de rotation et deux coupes transversales des lames de finissage montées sur ces axes, ce qui fait qu'en faisant tourner une fois en arrière l'un des axes de rotation du double de la distance entre les phases, distance qui est inversement proportionnelle au pas, et qui, la position d'avancement des deux axes de rotation par rapport
<Desc/Clms Page number 5>
au flanc d'une dent et en regardant à partir du corps de la roue dentée étant la même, est celle des arêtes de coupe des deux lames de finissage de ce flanc de dent,
la position relative de toutes les arêtes de coupe est modifiée simultanément de façon que les mêmes lames de finissage produisent maintenant des dents courbes de façon conjuguée par rapport à celles qu'elles ont produites avant la rotation en arrière. Le sens de rotation du corps de la roue dentée est opposé au sens de rotation avant la rotation des axes en arrière, tandis que le sens de rota- tion des axes de rotation reste le même dans les deux cas.
Lorsque la vitesse angulaire des axes de rotation varie périodiquement, ceci a pour effet de produire des modifi- cations de la forme de la courbe de la trace des flancs des dents, ainsi que des flancs des dents de roues dentées coniques.
Lorsque les dents des roues dentée ont une épaisseur, mesurée sur la surface primitive effective, différente de la moitié du pas, il sera nécessaire encore de déplacer angulairement les outils des divers flancs des dents, pour usiner la roue conjuguée.
On décrira ci-dessous la roue dentée ainsi que le procédé et la machine pour sa fabrication en se référant aux dessins annexés.
La fig. 1 est une coupe transversale d'un premier exemple de réalisation de la roue dentée.
La fig. 2 en est un plan.
La fig. 3 est une coupe transversale du profil d'une dent de cette roue dentée.
La fig. 4 est une coupe transversale de la même roue dentée dans une autre position de rotation.
Les figs. 5 et 6 sont en perspective deux figures schématiques servant à décrire les traces de flanc conju- guées.
<Desc/Clms Page number 6>
La fig. 7 est unecoupe transversale du profil d'une dent d'un deuxième exemple de réalisation de la roue dentée.
Les figs. 8 à 26 sont des vues schématiques servant à expliquer le procédé.
La fig. 27 est une élévation de la machine servant à faire la roue dentée.
La fig. 28 est un plan de cette machine.
La fig. 29 en est une variante.
La fig. 30 est une élévation dtune variante de la machine servant à faire des roues dentées coniques.
La fig. 31 en est un plan.
Les figs. 32 et 33 sont des vues schématiques pour la description du procédé.
Les figs. 1, 2, 3 et 4 représentent la dent Z d'une roue dentée A conforme à l'invention et engrenant avec une crémaillère semblable A1,qui est la roue conjuguée.
Le plan (fig. 2) de la roue dentée A représente la trace s du flanc antérieur ± de la dent Z, flanc qui est en prise et courbe de façon conjuguée avec la trace du flanc de la roue conjuguée A1. La fig. 1 est une coupe transver- sale de la roue dentée A suivant la ligne Q-Q de la fig.2.
La dent Z a un profil (fig. 3) dont l'arc de contact ayant l'angle au centre 6 est à volonté plus petit que le pas t dont l'angle au centre est , Ce profil est un arc de développante ayant pour base le cercle Kg,
Dans la fig. 1 la roue dentée A se trouve dans une première position de rotation dans laquelle son profil de dent P est en contact avec celui de la roue conjuguée A1, sur le diamètre M-M de la roue. Dans la fige 4 la dent Z est représentée par la même section transversale Q-Q que dans la fig. 2. mais dans une deuxième position de rota- tion de la roué A, aucun contact du profil de dent p n'ayant plus lieu dans cette coupe avec celui de la roue conjuguée.
<Desc/Clms Page number 7>
Dans une coupe transversale Q1-Q1 (fig.2) de la roue dentée
A, coupe qui est parallèle à la coupe Q-Q (fig. 2), le profil p de la dent Z se trouve, dans cette deuxième $pe- sition de rotation, par suite de la courbure de la trace de flanc dans la même position que dans la fig. 1 par rapport au profil des dents de la roue conjuguée et un contact a lieu entre les profils des dents des roues A et
A1 dans la coupe transversale Q1-Q1. Lorsque la position de rotation de la roue A change progressivement, le point de contact P des profils des dents chemine le long de la trace de flanc s dans les coupes Q2-Q@ Qn-Qn(fig.2).
On peut représenter des traces de flanc conjuguées en supposant que la trace s1 du flanc d'une dent de cour- bure quelconque soit développée sur la surface ou cône primitif a1 (figs. 5 et 6) de la roue dentée A1 et en fai- sant rouler la surface primitive a de la roue dentée A sans glissement sur la surface primitive a1, ce qui fait qu'une ligne s déterminant la courbure de la trace de flanc de la roue dentée A est reportée par copie sur la première surface primitive. est alors une trace de flanc conjuguée par rapport à s1 et on voit par la façon dont ces traces prennent naissances qu'elles roulent sans glis- sement l'une sur l'autre pendant la rotation des deux sur- faces primitives.
Pendant que les dents de la roue A sont en prise avec celles de la roue conjuguée A1,les traces de flanc conjuguées de ces dents roulent donc les unes sur les autres et comme le point de contact P des profils des dents chemine le long de la trace de flanc s, le contact continu entre les dents et celles de la roue conjuguée est maintenu par le roulement le long de leur trace de flanc courbe conjuguée avec celle de la roue conjuguée.
Dans cet exemple de réalisation la base c de la partie c-d du profil de la dent, partie qui est la seule
<Desc/Clms Page number 8>
qui vienne en prise,se trouve sur le cercle de base K .
Pour une distance égale entre le pied c et la tête d d'une part et le cercle primitif d'autre part, l'arc de contact est d'autant plus petit que l'angle d'inclinaison de la tangente T au profil au point d'intersection avec le cercle primitif est plus petit. Le flanc de la dent est relié au flanc de la dent voisine par une courbure et par le creux kg.
La fig. 7 montre le profil d'une dent d'un deuxième exemple de réalisation représenté par une roue dentée A dont les dents sont courbées en plan comme celles du premier exemple de réalisation, ainsi que le montre la fig.
2. Une roue génératrice idéale Ao engrenant avec la pré- cédente, a le profil en développante P2 produit par rou- lement par la tangente génératrice T. La roue dentée A a des dents d'un profil ± coïncidant avec le profil p1 conjugué seulement dans la portion comprise entre le pied de la dent et le point d sur le cercle primitif, tandis qu'il a une allure complètement intérieure au profil p1 dans la portion comprise entre le cercle primi- tif et la tête g de la dent.
Dans ce cas, la hauteur de flèche k (fig. 2), mesurée sur le cercle primitif de la courbure totale de la trace de flanc de la roue dentée A est au moins aussi grande que le pas t, ce qui fait que les traces de flanc et sn (fig. 2) qui sont également disposées sur des dents voisines se recouvrent sur une partie k du pas.
Si une roue dentée conjuguée Adont les dents sont courbées d'une façon conjuguée avec celles des dents de la roue dentée A et dont le profil des dents a la même forme que celui des dents de la roue A, et qui est engendrée par une roue génératrice ayant le même profil de dents que la roue Ao est mise en prise avec la roue A, le contact entre les profils des dents n'a lieu théorique-
<Desc/Clms Page number 9>
ment qu'au point d et en effet dans une zone très petite voisine du point d, et l'arc du contact est infiniment petit. Le contact continu des dents n'est maintenu que par le roulement des dents le long de leurs traces de flanc conjuguées.
Puisque le contact entre des dents conjuguées se vérifie entre un corps convexe et un concave, s'il cède un tout petit peu il y a une augmentation relativement très importante de la surface de contact, de façon qu'avec des dents courbes, il,est possible de réaliser des engrenages avec zones de contact limitées théoriquement au voisinage immédiat des surfaces primitives, sans aucune crainte que la matière ne résiste pas aux efforts.
Dans la roue dentée conforme à l'invention il n'y a, entre les dents des roues dentées A et A1, aucun jeu capable de nuire au fonctionnement silencieux des en- grenages, parce que le flanc postérieur d'une dent (figs. 7 et 2) vient également en contact avec le flanc d'une dent de la roue conjuguée A1 simultanément avec le flanc antérieur f de la dent aux points n et m (fig.a).
Il ne se produit un glissement accompagné de frottement et d'usure des deux roues dentées A et A1 qu'autant que les lignes de profil glissent les unes sur les autres, ce qui n'est pas du tout le cas dans le deuxième exemple de réalisation et n'a lieu, dans le premier, qu'à une vitesse relative moyenne, réduite par rapport à celle des roues dentées connues. Plus l'arc de contact est petit, plus les conditions de glissement se rapprochent de celles du deuxième exemple de réalisation; c'est pourquoi, en ce qui concerne le frottement des roues dentées A et A1, le premier exemple de réalisation est d'autant plus avantageux que l'angle d'inclinaison Ó de la tangente génératrice T est plus petit.
<Desc/Clms Page number 10>
Pour faire la roue dentée par le procédé conforme à l'invention, on fait en sorte que chacun de ces flancs de dent ± et h soient obtenus, comme dans les figures sché- matiques 8 à 26, au moyen de deux lames de finissage F1 et F2 alternant avec deux lames de finissage F1 * et F2 * de l'autre flanc de dent et montées sur deux porte-outils fixés sur deux axes de rotation différents D1 et D2 (figs. 8, 9, 10, 11) accouplés à rotation avec le fuseau D3 supportant le corps AK de la roue dentée (fig. 10). Les deux axes de rotation D1 et D2 tournent continuellement pehdant l'usinage de la roue dentée, dans le même sens, en regardant à partir du corps AK de la roue dentée, et avec le même nombre de tours, mais non forcément avec une vitesse angulaire constante.
Le corps AK de la roue dentée est accouplé à rotation avec les axes de rotation D1 et D2 de façon à effectuer une rotation uniforme autour de leur propre axe de figure. Un point L2 de l'arête de coupe S2 de la lame de finissage F2 (fig. 8) tourne à une distance d'oscillation J de l'axe de rotation D2 autour de cet axe et l'arête de coupe S2 fait un angle Ó avec cet axe. L'angle 00 est égal à l'angle que les arêtes de profil f1 et h' d'un profil d'une crémaillère idéale Qi (fig. 8) font avec la verticale V au plan de base N-N.
L'axe de rotation D2 est perpendiculaire au même plan de base N-N et ce dernier représente un plan parallèle à un plan tangent à la surface primitive de la roue dentée à usiner, ce qui est également le cas pour l'axe de rotation D1,les deux plans parallèles se trouvant à la même distance du plan tangent.
Comme il faut que toutes les sections Q-Q, Q1-Q1 Qn-Qn de la roue dentée A (fig. 2) aient des profils de dents congruents, si l'on veut éviter que les lignes de tête ou les lignes de base s'entrecoupent pour les flancs de dent, dans le cas de dents très courbées, (fig. 32), il
<Desc/Clms Page number 11>
faut aussi que les arêtes de profil F', et h' des profils de la crémaillère idéale Qi aient la même inclinasion Ó dans chacune des dites sections, et ceci est valable en particulier aussi pour la section médiane Q-Q et pour les deux plans d'extrémitésQ et Qe, de la dent Z (fig.ll). La totalité des profils Qi pour une dent donne la forme de la dent Zi d'une crémaillère idéale, dont un tronçon, celui qui se trouve près de la surface latérale d'extrémité Qe de cette crémaillère,
est indiqué dans la fig. 11.
Si l'on suppose que la lame de finissage F2 a tourné en arrière dans la fig. 11 pour venir occuper la position médiane Q-Q, et sinn laisse d'abord cette position de rotation sans changement, en supposant que la rotation de l'axe de rotation D2 soit supprimée et en ne conservant que la rotation du corps Ak de la roue dentée ou de la dent Z autour de l'axe de figure du corps AK de la roue dentée, ainsi qu'un mouvement d'avancement tangentiel re- latif de l'axe de rotation D2 par rapport au corps AK de la roue dentée, l'arête de coupe S2 roule sur sa longueur K2- L (fig. 8) dans la coupe Q-Q (fig.ll) du corps AK de la roue dentée sur la longueur de profil c-d visible en projec- tion horizontale dans la fig. 11, le point L2 touchant le point de tête d et le point K2 touchant le point de base c de la ligne de profil sur le plan f de la dent (fig.
Il).
Si l'on suppose par contre que la lame de finissage F2 continue à tourner en arrière autour de l'axe de rotation D2 jusqu'à ce que le point L2 rencontre la surface latérale d'extrémité Qe de la dent, surface qui coïncide avec la surface d'extrémité de même position de la crémaillère idéale, le plan de coupe E2, qui est identique à la surface du dessin dans la fig. 8, surface sur laquelle se trouvent une coupe transversale de la lame de finissage F2, ainsi qu'une coupe semblable de la lame de finissage Fl et l'axe de rotation D2 ne sera maintenant plus dans le plan Qe'. mais
<Desc/Clms Page number 12>
dans cette nouvelle position ! de rotation E2' elle aura tourné d'un angle par rapport au plan d'extrémité Qe'.
L'angle Ó 2 peut être déterminé d'après la forme de la trace du flanc de la dent Z.
Le plan de coupe E2 lorsqu'il se trouve dans la position E2 coupe le flanc f' de la dentde la crémaillère idéale Zi selon une ligne p1-p3 qui, lorsque le court tron- çon p1-p2 de cette crémaillère peut être considéré recti- ligne et que la crémaillère idéale peut par conséquent être considérée comme prismatique dans cette courte partie, est rectiligne et fait un angle Ó 1 avec la verticale V.
A l'exception du cas limite = 0, l'angle Ó est plus petit que l'angle Ó, parce que sa tangente goniométrique est sensiblement égale à celle de l'angleoliriultipliée par le cosinus de l'angle, Ó 2, 3 l'angle 902 étant toujours infé- rieur à 90 . Le tronçon p1-p2 peut toujours être fait tellement petit qu'il peut être considéré comme étant recti- ligne, par le raccourcissement de la longueur c-d du profil de la dent, longueur qui vient en prise.
En conséquence, une lame dont l'arête de coupe aurait l'angle d'inclinaison constante Ó de la crémaillère idéale Zi ne découperait pas de profil correct dans le corps Ak de la dent dans cette position latérale de rotation E2' au contraire, même en utilisant plusieurs lames inclinées d'un angle oc.' on obtiendrait pour des dents fortement courbées des sortes de gradins, soit dans la partie médiane de la dent, comme représenté dans la fig. 33, soit dans les portions extrêmes des dites dents, les gradins étant dans ce cas complémentaires par rapport à ceux représentés.
Une lame de finissage F1,dont l'arête de coupe S1 (fig. 9) fait avec son axe de rotation D1 l'angle Ó1 décrit ci-dessus et se trouve sur cet axe de rotation constitue alors avec cette arête de. coupe la ligne P1-P3 de la crémail- lère idéale dans la position de rotation E2', ainsi que dans
<Desc/Clms Page number 13>
une autre position de rotation E1, représentée dans la fig. Il, de son plan de coupe E1 à proximité de la surface d'extrémité Qe de la dent Z et à une distance angulaire Ó 1 de cette surface.
Un point K1 de l'arête de coupe S1 se trouve à la distance d'oscillation J de son axe de rotation D1 et le plan de coupe E1. qui est identique avec le plan du dessin dans la fig. 9, plan dans lequel se trouvent une coupe transversale de la lame de finissage F1, ainsi 'qu'une coupe transversale de la lame de finissage F2et l'axe de rotation D1, a un déphasage %1' (fig. 11) par rapport au plan de coupe E2, les deux plans de coupe étant vus à partir du corps de la roue dentée.
Dans la fig. 13, la position du plan de coupe E2 est rabattue vers la droite dans la position vue à partir du corps AK de la roue dentée dans la fig. 10. Si l'on suppose que l'axe de rotation D2 a tourné autour de l'axe de rotation D3 du corps AK de la roue dentée dans le plan de la fig. 10 jusqu'à ce qu'il concorde avec l'axe de rota- tion D1, le flanc ± 1 de la dent étant supposé avoir tourné en même temps et être venu occuper la position du flanc f de la dent, la position relative des plans de coupe E1 et E2 et leur angle de phase 4 sont visibles par le rabattement vers la gauche (fig. 12).
Dans la fig. 12, la position des deux lames de finissage F1 et F2 qui usinent le même flanc ± de la dent (fig.ll) est telle que ces deux tranches ont également le déphasage Centre elles et on peut observer ainsi l'opération effectuée par les arêtes de coupe S1 et S2 par leur position qui, dans la fig. 12, concorde avec celle des lames de finissage F1, F2, car il est évidemment indif- férent que le flanc ± de la dent (fig.10) soit traité d'abord par la lame de finissage F1 calée sur le fuseau D1 puis, après un demi-tour du corps AK de la roue dentée (fig.
10) dans la position f1 qu'elle occupe maintenant,
<Desc/Clms Page number 14>
par la lame de finissage F2 calée sur le fuseau D2 qui la suit avec le déphassage 4, ou qu'elle soit traitée du même côté du corps AK de la roue dentée par des lames déphasées de l'angleet calées sur le même porte-outil.
La position qui vient d'être décrite pour les lames de finissage F1 et F2, ainsi que les plans de coupe E1 et E2 d'après la fig. 12 sera toujours appelée la position normale dans ce qui va suivre.
Pour déterminer le déphassage 4 sans ambiguïté), il faut encore établir que les deux axes de rotation D1 et D2 se trouvent dans la même position d'avancement par rapport aux flancs f, f1 des dents qui vont êtreusinées, vus à partir du corps AK de la roue, ce qui est le cas, lorsque les axes de rotation se font radialement vis-à-vis, comme le montre par exemple la fig. 10 et lorsque la roue dentée à usiner a un nombre pair de dents, ou lorsque les axes de rotation sont décalées d'un angle multiple de (-, , lorsque la roue dentée à usiner a un nombre quelconque de dents. On devrait se ramener en tous cas à cette position de départ.
Le mouvement d'avancement relatif v1 de l'axe de rotation D1 a lieu, comme le mouvement v2 de l'axe de rotation D2, dans le plan de la fig. 10, parallèlement au plan de base N-N des dents; toutefois il pourrait aussi être dirigé comme v1 et v3 (fig. 10).
D'après ce qui précède les axes de rotation D1 et D2 ont un mouvement continu de rotation à une vitesse angulaire constante ou une vitesse angulaire variant périodiquement pendant un tour. Pour expliquer le procédé on décrira d'abord le cas d'une vitesse angulaire constante.
Dans ce cas on sait que les courbes de développement décri- tes à partir du point L2 de l'arête de coupe S2 et du point K1 de ltarête de coupe-81 sur le flanc de la dent Zi de la crémaillère idéale sônt des cycloïdes allongées, et parce
<Desc/Clms Page number 15>
que les deux points ont la'même distance d'oscillation J (figs. 8, 9) de leur axe de rotation D2 eu D1,les courbes sont des cycloïdes congruentes C2' et C1' (figs. 11 et 14).
Le point K2 de l'arête de coupe S2 décrit également une cycloïde allongée C2' (fig. 14) sur le flanc f' de la dent Zi de la crémaillère idéale, mais sa distance d'oscillation
EMI15.1
j¯ de'son axe de rotation 172 est plus petite que la distance d'oscillation J du point K1et la distance d'oscillation J' entre le point L1 de l'arête de coupe S1 est plus grande
EMI15.2
que celle ,(J) du point L 2. Les courbes C 2st et C lit (fig.14) décrites par les points K2 et L1 sur le flanc f' de la dent Zi de la crémaillère idéale au pied et à la tête du profil de contact ne concordent pas avec C1' et C2' dans toute la longueur B de la dent, mais elles diffèrent des cycloïdes congruentes c1' et C2' d'autant moins que la longueur de profil c-d ou l'arc de contact du profil de la dent de la roue dentée A (fig. 3) sont plus petits.
Les deux arêtes de coupe S1 et S1 décrivent donc sur la crémaillère idéale et sur le flanc de la dent une
EMI15.3
surface f' (14) qui a la propriété que la courbe de tête C2t et la courbe de base Bzz, ainsi que la ligne K¯L2 se trouvant dans le plan médian Q-Q, la ligne K1-L1 dans le
EMI15.4
plan E1 qui fait un anglee 1 avec la surface d'extrémité Q e et la ligne pl¯p3 dans la position du plan E2 se trouvent sur le flanc théorique des dents de la crémaillère idéaleq
Pendant que la roue étant usinée roule sur les outils les propriétés mentionnées sont transmises au flanc
EMI15.5
f de la dent Z(fig.15) de la roue dentée à usiner, 4P.Ze la courbe de tête GZ étant engendrée par le point L la courbe de base C1 par le point Xl,
le profil bzz par la ligne Kl- L1> le profil ç-d par la ligne K-L et le profil c"-d't par la ligne K L1 des arêtes de coupe SI et Sa.
<Desc/Clms Page number 16>
Le point K2 de l'aretre de coupe S2 s'écarte d'autant plus de la ligne de base Cl que cette arête de coupe se rapproche davantage des surfaces latérales d'extrémité Q et Qeau passage sur le flanc f de la dent, et le point L1 de l'arête de coupe S1 s'écarte également d'autant plus de la ligne de tête C2 que cette arête de coupe se rapproche davantage du plan médian Q-Q au passage sur le flanc de la dent, ainsi quecela résulte de la fig. 14 pour la crémaillère idéale.
Les arêtes de coupe S1 et S2 des lames de finissage F1 et F2, arêtes qui font des angles inégaux Ó et Ó 1 avec leurs axes de rotation D1 et D2 usinent le flanc f de la dent de façon que l'arête de coupe S2 de la lame de finissage F2 montée sur le premier axe de rota- tion D2 découpe le profil de prise de la dent principalement dans la partie médiane de la longueur B de la dent, partie hachurée dans la fig. 15, et que l'arête de coupe S1 de l'autre lame de finissage F1 monté sur le deuxième axe de rotation D1, arête dont l'angle d'inclinaison Ó 1 est le plus petit, découpece profil principalement dans les parties extérieures de la longueur B de la dent, parties qui se trouvent vers les deux surfaces latérales d'extré- mité Qe et Qe'et qui sont représentées en pointillé dans la fig.
15, par roulement dans le corps Ak de la roue dentée, corps qui est animé d'un mouvement de rotation uniforme, la hauteur i (figs. 8 et 9) des deux arêtes de coupe K-L et K1-L1 étant au moins assez grande pour que chacune d'elles touche le profil de la dent au cours de son roule- ment sur toute la longueur de profil c-d venant en prise, au moins en un point c-d, c'-d', c",d" de la longueur de la dent.
Le flanc des dents obtenu de cette façon est d'autant plus proche de la forme idéale avec profil constant le long de toute la dent que l'angle ce est plus petit, parce que la différence entre 1'angle 0\. et 0(..1 est sensible-
<Desc/Clms Page number 17>
ment proportionnelle à Ó pour de petits angles, c'est-à-dire petite ; c'est pourquoi les écarts à l'intérieur de la surface hachurée ou pointillée par rapport au flanc théori- que de la dent peuvent être rendus aussi petits que l'on veut par réduction de l'arc de contact (ou, ce qui est la même chose dans l'exemple de réalisation fig. 3, par réduction de Ó ou 4), ce qui est le cas en particulier lorsqu'on prend Ó = 0.
Le flanc h de la dent est formé par l'arête de coupe S2* de la lame de finissage F2* montée sur l'axe de rotation D1 et l'arête de coupe S1 * de la lame de finis- sage F1* montée sur l'axe de rotation D2. Les arêtes de coupe des lames de finissage F1* et F2* se trouvent sur les mêmes plans de coupe E2 et E1 que celles des lames de finissage F2 et F1 qui usinent le flanc opposé F de la dent, ce qui fait que les arêtes de coupe S2* et Si* ont dans la position normale le même déphasage 4 que les arêtes de coupe S2 et S1 de l'autre flanc de la dent.
On obtient donc simultanément, par une variation du déphasage des arêtes de coupe S2 et S1, une variation de même grandeur du déphasage des autres arêtes de coupe S2 et S1*,dont l'effet dans le procédé ne sera expliqué que dans un para- graphe ultérieur de cette description, parce qu'il faut dé- crire d'abord le rapport entre le déphasageet le pas de la roue dentée en se reportant aux figs. 16 et 17.
On doit remarquer qu'en usinant les dents avec le procédé selon l'invention on ne peut pas considérer une crémaillère génératrice dans le sens qu'on donne géné- ralement à ce met, puisque les crémaillères génératrices formées par chacun des outils F1, F2, F*1, F*2. ne donne- raient pas lieu à une dent du type engendré par leur en- semble.
d'aux- Afin de maintenir le terme crémaillère géné- ratrice, on doit donc 1)définir comme la surface formée en
<Desc/Clms Page number 18>
partie par chacun des outils F1, F2, ou bien comme la combinaison résultante par la conjugaison des deux crémaillères engendrées séparément par les dits outils, ou enfin comme le complément de la crémaillère de la fige 14, ctest-à-dire une crémaillère ayant la même surface géométrique de dents, mais étant matérialisée de l'autre côté (le côté supérieur dans la figure).
Dans la fig. 17 dont le plan du dessin est le plan de base N-N (fig. 8) les lames de finissage F1, F2 et F2* et F1 * sont représentées dans la position normale à leurs distances d'oscillation J, , J, J" et dans la fig. 16 la roue dentée ou le corps AK de la roue dentée sont représentés par la coupe médiane Q-Q de la fig. Il.
Les lames de finissage et la roue dentée tournent dans le sens indiqué dans les figures et lorsque la roue dentée roule d'un angle?: correspondant à un pas t sur la surface primitive, les axes de rotation D1,D2 font un tour complet (c'est-à-dire, qu'ils tournent d'un angle 2).
Dans la position de rotation de la fige 16 le point K1 de la lame de finissage F1 touche le point de bas: ± du profil c-d de la dent; si la roue dentée tourne de l'angle au centre(/-' 1 que font entre eux les rayons tracés à partir du point de tête d et du point de base c du flanc! de la dent, les lames de finissage (fig. 16) tournent de l'angle au centrer , ce qui fait que le point L2 de l'arête de coupe S2 de la lame de finissage F2, point qui se trouve au-dessus du plan du dessin dans la fig. 17, touche le point d du profil c-d de la dent dans cette deuxième position de rota- tion.
Le déphasage Y-des arêtes de coupe des lames de finissage F1 et F2 se comporte donc par rapport à un tour complet comme l'angle au centre 1 par rapport à l'angle au centrer du pas t ou, en d'autres termes, le déphasage que les arêtes de coupe S1 et S2 des deux lames de finis- sage F1 et F du flanc f de'la dent ont entre elles dans la
<Desc/Clms Page number 19>
position normale est inversement proportionnel au pas .
Si l'on continue à faire tourner la roue dentée à partir de la position dans laquelle le point L2 touche le point de tête d de la dent de l'angle de rotation et les lames de finissage (fig. 17) de l'angle de rotation yk, le point L2 * de la lame de finissage F2 touche maintenant le point de tête µ de l'autre flanc h de la dent, ce qui fait qu'il y a aussi pour le déphasage par rapport à l'angle correspondant à l'épaisseur de tête d-dh (fig.16) un rapport semblable, bien qu'inverse, à celui du déphasages et du pas.
Le point K1* (fig. 8) de la lame de finissage F1* coupe au point de base ch du profil de la dent (fig. 16) si l'on effectue une nouvelle rotation des lames de finissage sur un angle égal au déphasage et une rotation de la roue dentée sur un angle égal à l'angle au centre #. Si la hauteur de base if (fig.16) et la hauteur de tête ik du profil c-d de la dent qui vient en prise correspondent à.des angles égaux et si l'épaisseur de la dent à la hauteur de la surface primitive est égale à la moitié du pas, les angles au centre #. et sont égaux et les arêtes de coupe S1 et S2 * (fig.20) se trouvent dans le même plan de coupe E avec l'axe de rotation D1 et de même les arêtes de coupe S2 et S1 * se trouvent dans le même plan de coupe E2 avec l'axe de rotation D2,
disposition dont il est fait usage dans cette description du procédé. Toutefois les explications sont également valables dans le même ordre d'idées lorsque #. n'est pas égal à @@. comme dans la fig. 17, lorsque le plan de coupe E2 est indiqué comme étant un plan dans lequel une coupe transversale Qf de la tranche de finissage F2 et une coupe semblable Qf * de la lame de finissage F1* se trouvent ainsi que l'axe de rotation D2, et de même pour le plan de coupe E .
<Desc/Clms Page number 20>
On pourrait aussi considérer au lieu des plans de coupe, des surfaces de coupe rigides, chacune contenant une paire d'arêtes de coupe et un axe de rotation, les dites surfaces étant capables d'être déphasées entre elles, par exemple d'un angle
On peut faire varier à volonté le déphasage de rotation 1 des deux plans de coupe E1 et E2 par une rota- tion relative des axes de rotation D1 et D2,ce qu'on obtient d'après la fig. 10 par exemple par la rotation des deux moitiés de l'accouplement u1 et u2 des axes de rotation D1 et D2 avec le corps AK de la roue dentée.
Ce déphasage peut être tellement petit que les projections des points K1 et L2 des lames de finissage F1 et F2 (fig.17) coïncident entre elles sans que les lames de finissage se heurtent, car ces lames de finissage travaillent bien sur le même flanc ± de dent, mais sur des dents différentes, comme le montre la fig. 10.
Pour usiner une roue conjuguée, on doit inverser les sens de rotation des outils ou de la roue. Dans le premier cas, on devrait inverser aussi le mouvement d'ali- mentation des outils, c'est pourquoi la seconde alternative est préférée. En agissant ainsi, on inverse le sens de la cycloïde allongée suivant laquelle sont façonnées les dents, qui sont ainsi conjuguées, de celles de la roue usinée auparavant, comme on peut le voir sur les figs. 18 et 19, où les roues conjuguées sont représentées toutes les deux.
En conséquence de l'inversion du mouvement de la roue par rapport aux outils, les courbes C1' et C1, viennent en ordre inverse, et pour les engendrer, on doit inverser le déphasage des outils F1, F2, Cela peut être obtenu selon l'invention en décalant l'un des fuseaux D1, D2 par rapport à 1 autre, par.exemple au moyen de l'ac- couplement u1. u2, jusqutà ce que les outils soient de
<Desc/Clms Page number 21>
nouveau déphasés d'un angle entre eux, mais en sens contraire; pour passer d'une position à l'autre on doit donc faire tourner les dits fuseaux d'un angle 2fvers l'arrière. Dans les fig. 20 et 21, sont représentées ces deux positions des outils, tandis que la fig. 22 représente la même position de la fig. 21, mais avec d'autres désigna- tions.
Selon l'invention, il est donc possible d'usiner une roue et sa conjuguée avec la même machine, et sans déplacer les outils du porte-outil, simplement en inversant le mouvement relatif des outils et de la roue, et, en même temps, en inversant le déphasage des outils travaillant le même flanc des dents. Lorsque les roues conjuguées ne doivent pas fonctionner sur leur surface primitive d'usi- nage, il est nécessaire de donner aux outils des deux flancs un déplacement auxiliaire sur le porte-putil.
Si l'on prend Ó égal à 0, le déphasage de rotation # disparaît parce que le point c (fig. 3) se trouve sur le cercle de base kg de la développante et que ce cercle de base coïncide dans ce cas avec le cercle primitif. Le tronçon p (fig. 3) de la développante peut toutefois être fait de façon à coopérer aved le tronçon de développante d'une autre roue dentée lorsque la distance d'axe en axe entre les deux roues dentées est augmentée et l'épaisseur de la dent corrigée.
Dans ce cas (Ó- 0) les deux lames de finissage F1 et F2 (fig. 17) ou leurs arêtes de coupe S1 et S2 se combinent en une seule lame de finissage F2 sur l'axe de rotation D2 dans le plan de coupe E2, et les lames de finis,sage F2 et F1 se combinent de même en une seule lame de finissage F2* sur l'axe de rotation D1, D2 dans le plan de coupe E1, Les arêtes de coupe des lames de finissage sont alors parallèles aux axes de rotation D1.
D2. En déplaçant la position de rotation relative des axes de rotation D1 et D2 on fait varier l'épaisseur de la dent et en faisant tourner une fois en arrière l'un des axesde
<Desc/Clms Page number 22>
rotation D2 ou la lame de finissage F2 d'un angle égal au double du déphasage entre cette lame et la lame de finissage F2*.lequel correspond à la variation d' épaisseur de la dent on obtient pour les arêtes de coupe la position relative nécessaire pour faire les flancs de dent courbés de façon conjuguée. Au lieu des lames de finissage F1et F1*, des lames préalables peuvent être montées sur les axes de rotation D1 et D2.
On peut produire des roues dentées conjuguées d'après le deuxième exemple de réalisation (fig. 7) en montant les lames de finissage dans la position normale sur les axes de rotation de façon que le déphasage @@ des tranches de finissage F2 et F2 * soit égal à un demi-tour, ce qui fait que le point de tête d du profil de la dent produite tombe sur le cercle primitif.
Il va dans dire que d'autres vitesses d'alimentation. peuvent être utilisées selon l'invention, de sorte que la roue pourrait tourner d'un angle correspondant à un multiple du pas pendant une révolution des porte-outils, ces derniers pouvant être en nombre supérieur à deux, Lors- que la roue tourne de plusieurs pas pendant chaque révolu- tion des outils, chaque porte-outil peut être pourvu de plus de deux outils, et précisément d'un nombre double du nombre des pas correspondant à une révolution du porte- outil.
Lorsque les lames de finissage se trouvent dans la position relative indiquée dans la fig. 20, on produit une roue dentée At (fig. 23) dont le pas des dents Zt est'Ç'/ et dont le point de tête d se trouve dans l'angle au centre @@ du point de base c. En déplaçant les plans de coupe E1 et E une fois l'un par rapport à l'autre on fait varier le déphasage(/- qui devient @@@, ce qui fait que l'angle au centre entre le point de tête et le point de base du profil
<Desc/Clms Page number 23>
de la dent produite varie et devient @@, ainsi que cela résulte du rapport décrit précédemment entre l'angle au centreet l'angle au centrer. L'angle au centrer res- te invariable lorsque la vitesse de rotation des axes de rotation,
ainsi que la vitesse angulaire de déroulement du corps de la roue dentée ne varie pas. On produit ainsi, si les porte-outils sont approchés de la roue le profil d'une dent Zt' d'une roue dentée At' (fig. 23) qui, comme la vitesse angulaire de déroulement n'a pas varié, a le même nombre de dents que la roue dentée At et dont le profil c1, d1;des dents, est semblable au profil des dents de la roue dentée At,, parce que l'angle d'inclinaison Ó des flancs de coupe S2 et S2 *,ainsi que l'inclinaison de la tangente génératrice du profil de la dent sont restés les mêmes.
Un tel profil est le profil des dents d'une roue dentée dont le rayon du cercle primitif a varié, et avec lui aussi le pas t' de la roue dentée At', toutefois dans ce cas on doit modifier le déphasage des outils, afin d'obtenir qu'ils travaillent régulièrement sur les flancs des dents Zt, qui ont une courbure différente de celle des dents Zt, puisque le cercle directeur de la cyclolde est devenu plus petit dans le même rapport que la surface primitive. Toute- fois, en faisant tourner les axes de rotation D1 et D 2 des lames de finissage une fois l'un par rapport à l'autre on produit, avec les mêmes lames de finissage, les flancs de dent de roues dentées d'un même nombre de dents, mais de pas différents, aussi voisins qu'on veut les uns des autres.
La hauteur i' des dents de la roue dentée At' est plus petite que celle qui résulte de la hauteur 1 des arêtes de coupe, mais on peut la réduire au tour. On peut donc faire avec les mêmes lames de finissage des roues dentées ayant le même nombre de dents, ayant un pas anglais ou un pas au modu- le et dont les diamètres des cercles primitifs sont différents
<Desc/Clms Page number 24>
entre des limites déterminées par le fait que le tronçon p1-p2 (fig.11) de la courbe C1 du flanc de la crémaillère idéale peut être considéré comme étant rectiligne ou que la crémaillère supposée peut être considérée comme étant prismatique sur la longueur de ce tronçon, cela tant pour la crémaillère de pas t que pour celle de pas t1'
Selon l'invention, il est aussi possible d'usiner des roues dentées avec plusieurs outils;
chacun de ceux-ci travaille successivement la même zone des dents, mais ce sont, les uns des outils ébaucheurs, les autres des tran- cheurs ou finisseurs. On peut aussi remplacer les arêtes de coupe par un méridien Ss d'une meule d'émeri conique Si (fig. 24), ainsi que le flanc! de la dent peut être meulé et en faisant varier l'angle d'application de l'axe de la meule (fig. 24), les arêtes de coupe S1, S2 des lames de finissage F1, F2 peuvent être constituées successivement par la ligne latérale S de la meule.
Lorsqu'on imprime aux axes de rotation D1 et D2, par un accouplement à rotation, une vitesse angulaire périodiquement variable pendant un tour avec un nombre de tours constant et égal pour les deux axes de rotation, par exemple en intercalant dans l'accouplement à rotation (fig. 25) du corps de la roue dentée, corps qui est animé d'un mouvement de rotation uniforme, avec les axes de rotation D1 et D2,les paires de roues dentées excentriques Ar;Ar' et Ar ; Ar'L, on obtenir une variation de r r r la forme de la courbe de la trace de flqnc U (fig. 15) ou une variation de la forme du profil de la dent d'une roue dentée conique.
Si l'on imprime aux plans de coupe E1 et E2 une variation périodique continue de la vitesse angulaire, la variation de la vitesse angulaire étant égale pour chacun des plans E2 et E2 (fig. 20) à leur passage par la position
<Desc/Clms Page number 25>
verticale G-G' et variant dans chaque demi-tour d'une façon égale et dans le même sens, c'est-à-dire de façon que les phases initiales de la variation de la vitesse an- gulaire dans la position normale (fig. 20) des deux plans soient décalées entre elles d'un angle égal au déphasage, chacun des points K1, L2,K1 *, L2 * des arêtes de coupe S1, S2,S1 * , S2 *, qui se trouvent à la même distance d'oscillation J (fig. 8) et (fig. 9) décrit sur les flancs des dents de la crémaillère supposée Z1 (fig.
Il) une courbe de roulement Cava ou C'vi (fig. 26) qui diffère de la cycloïde prolongée Cz' (fig. 26). Dans ces conditions, en partant de la position verticale supérieure Po (fig. 20) chacun de ces points a naturellement, au passage du côté de coupe x1 du cercle de coupe Ka,dans chaque position de passage, la même vitesse que les autres points dans la même position de passage et les courbes produites sont par donséquent congruentes. La courbe de roulement et va a une plus grande courbure dans le plan médian Q-Q de la roue dentée par rapport à la cycloïde prolongée Cz' produite sans accélération de la rotation et pour un pas déterminé et une largeur de dent déterminée elle donne une hauteur de flèche k (fig. 2) plus grande que la cycloïde pour la courbure totale du flanc de la dent.
Pour faire les flancs des dents de roues dentées coniques, dents dont les profils changent de forme suivant le pas variable sur l'étendue de la largeur de la dent, on donne aux plans de coupe E1 et E2 (fig. 20) des variations de vitesse angulaire continues, périodiques, égales pour les deux plans de coupe, ayant lieu dans des sens contraires et déplacées dans le temps de façon que, par rapport à un plan de coupe moyen idéal Ei (fig.
20) tournant à une vitesse angulaire constante, le plan E1 ait une accélération de rotation et le plan E2 un ralentissement égal dans le
<Desc/Clms Page number 26>
premier et dans le troisième quartse leur rotation et, dans le deuxième et le quatrième quarts de leur rotation, le plan E1 un ralentissement et le plan E2 une accélération égale et de même sens que l'accélération ou le ralentisse- ment respectivement de leur rotation, toutefois la phase initiale du plan E2 est décalée d'un angle Y/par rapport à celle du plan de coupe E1.
Dans le premier quart de la rotation du plan supposé Ei l'arête de coupe S2 * avance alors pendant que l'arête de coupe S1 *retarde d'autant (bien qu'en retard d'un angle #) sur le plan Ei, ce qui fait que le déphasage # augmente continuellement dans le premier quart de la rotation, dans lequel les arêtes de' coupe traversent le flanc de la dent de la roue dentée conique, ce qui correspond à la variation, décrite ci-dessus par rapport à la fig. 23, de la forme du profil de la dent.
La position relative des deux arêtes de coupe S1 et S2 varie de la même façon que celle qui a été décrite pour les arêtes de coupe S1 * et S2 * et la variation du pas ou du diamètre du cercle primitif résulte de la surface primitive conique de la roue dentée.
Il va sans dire que le mouvement additionnel continuel nécessaire du fait de la conicité du rayon de la roue pourrait êtresuperposé au mouvement additionnel nécessaire pour modifier la courbure des dents, de façon à obtenir des roues coniques avec une flèche particulière- ment grande, Dans le cas des roues coniques, on peut définir une "roue génératrice" comme cela a été fait pour la cré- maillère génératrice.
La machine servant à faire la roue dentée par le procédé décrit est constituée par un arbre porte-outil W1 (figs. 27 et 28) sur lequel sont fixées une première lame de finissage F1 pour l'usinage des portions extrêmes du flanc concave et une deuxième lame de finissage F pour l'usinage
<Desc/Clms Page number 27>
de la portion moyenne du flanc convexe de la dent, ainsi que par un deuxième arbre porte-outil W2 sur lequel sont fixées une deuxième lame de finissage F1 pour la partie moyenne du flanc concave et une première lame de finissage
F1 * pour les portions extrêmes du flanc convexe.
Ils reçoivent par rapport à l'arbre de montage W3 un mouvement d'avancement v1 et v2 tangent à la surface primitive de la roue dentée et dirigé dans le sens d'une tangente au cercle primitif, mouvement qui n'a pas besoin d'être dirigé dans le même sens et qui est accouplé avec le mouvement de rotation de l'arbre de montage de façon à obtenir l'effet d'un roulement de la roue sur la crémaillè- re génératrice formée par les outils. Les arbres porte- outils W1 et W2 sont guidées sur des glissières FW des montants SW dont le plan de guidage est parallèle au sens de l'avancement.
Un système d'engrenages peut être intercalé entre les arbres porte-outils de façon qu'un mouvement auxiliaire puisse être superposé au mouvement normal des porte- outils.
L'un des arbres porte-outils peut être constitué par un arbre creux W1(fig. 29) à l'intérieur duquel l'autre arbre porte-outil W2est monté à rotation. Les lames de finissage F1 et F, qui sont constituées par des lames prismatiques, sont fixées sur des appliques en forme de bras a2 et a3 sur l'arbre creux W1, tandis que les lames de finissage F2 et F1 * sont fixées sur un support H de l'arbre porte-outil W2',les lames de finis- sage étant arrêtées, après la rectification des arêtes de coupe S, dans leur position de coupe exacte par des butées G2.
Les arbres porte-outils peuvent être pourvus de porte-outils pleins, creux ou doubles. Un porte-outil double peut être constitué d'un porte-outil creux fixé sur
<Desc/Clms Page number 28>
un arbre creux et d'un autre porte-outil plein fixé sur un arbre plein et logé dans l'intérieur du premier, ou bien le porte-outil double peut être un porte-outil plein fixé sur un arbre simple et pourvu d'un autre porte-outil partiel fixé sur lui de façon à pouvoir y être déplacé en oscillant autour de l'axe de rotation de l'arbre, les deux paires d'outils étant fixées l'une sur le porte-outil principal et l'autre sur le porte-ou-til partiel. Lorsqu'on faitusage de porte-outils doubles, l'un d'eux peut être pourvu d'outils finisseurs et soutenu par un montant Sw, tandis qu'un autre montant supporte un autre porte-outil double pourvu d'outils ébaucheurs.
La gorge k (fig.3) qui se trouve à la base du profil de la dendans le premier exemple de réalisation de la roue dentée est pro- duite par ce groupe supplémentaire d'arbres porte-outils.
Un troisième groupe, ou même d'autres, peut être prévu, portant d'autres outils ébaucheurs ou finisseurs, ou même des meules, et tous les groupes de porte-outils peuvent être pourvus de plusieurs outils.
Lorsqu'on utilise les arbres porte-outils W1'et W2'constitués par un arbre creux à l'intérieur duquel se trouve un deuxième arbre comme dans la fige 29, il est particulièrement aisé d'obtenir une machine qui peut servir à faire des roues dentées coniques; à cet effet elle comporte au moins une glissière circulaire FW' (figs.30 et 31) pour les arbres porte-outils, glissière dont le plan de guidage Ef est parallèle au plan primitif de la roue génératrice, lequel est tangent à la surface primitive conique, plan sur lequel les arbres porte-outils W1' et E2' sont perpendiculaires à une tangente Ta au cercle primitif et par lequel les arbres porte-outils passent dans leur mouvement d'avancement constitué par une rotation autour du sommet 0 du cône de la surface primitive.
La tige de mon-
<Desc/Clms Page number 29>
tage W3 peut être déplacée dans une glissière cylindrique Fz en vue du réglage de la surface primitive par rapport à l'inclinaison de l'arbre porte-outil, tandis que l'arbre porte-outil peut être déplacé dans le sens 1 d'une ligne latérale de la surface primitive en vue du réglage suivant la largeur de la roue dentée.
Cette machine peut encore comporter une glissière rectiligne supplémentaire Fw1 pour les arbres porte- outils, pour l'usinage alternatif de roues dentées cylin- driques et de roues dentées coniques sur la même machine.