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"FOUR TUNNEL POUR LACUISSON DE TOUS PRODUITS PAR CHAUFFAGE
INDIRECT"
La présente invention se rapporte à un four tunnel pour la cuisson de tous produits par chauffage indirect et plus spé- cialement pour la cuisson des produits alimentaires, biscuits, pains de toutes dimensions et de petits produits de boulangerie et de pâtisserie.
Le four sui ent l'invention est d'une construction et d'un fonctionnement très rationnels, en ce sens que tous ses organes constitutifs sont facilement démontables et,particuliè- rement, logés à liure dilatation dans une maçonnerie monobloc.
En tous cas, la chambre de cuisson est à l'abri de tous produits de combustion, grâce à un système approprié de chauffage indi- rect, etpeut pour des besoins particuliers, être étanche et
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complètement blindée par des parois métalliques.
Une des particularités principales du four tunnel suivant l'invention consiste en ce qu'il comporte un système d'injec- tion de vapeur ou de buée autour des produits , su début de la cuisson,- laquelle buée produit, par condensation, le lustrage du pain, - et des moyens pour maintenir la dite vapeur dans la partie avant de la chambre de cuisson, lesquels moyens sont constitués par un profil approprié du four, un dispositif d'éclusage pour l'enfournement du pain et un ou plusieurs rideaux d'arrêt agencés à l'intérieur du four et permettant le libre passage des pains tout en empêchant l'échappement de la vapeur.
A titre d'exemple, l'invention se trouve décrite ci- après en référence aux dessins annexés, dans lesquels .
Fig. 1 montre une vue en coupe longitudinale d'un four suivant l'invention.
Fig. 2 montre une vue en pian de ce four.
Fig. 3 montre une vue en coupe , et à plus grande échelle, suivant la ligne 3-3 de Fig. 1.
Fig. 4 montre une vue en coupe, et à plus grande échelle, suivant la ligne 4-4 de Fig. 2.
Fig. 5 est une vue partielle en coupe et à plus grande échelle, suivant la ligne 5-5 de Fig. 3.
Fig. 6 est une vue en coupe suivant la ligne 6-6 de Fig. 5, et
Fig. 7 est une vue de détail en plan d'un élément de chauffage.
Dans ces dessins, 10 désigne le soubassement reposant soit sur des voussettes, soit sur un tout autre genre de supports, pour permettre la libre circulation de l'air en-dessous du moufle 11, conformé en dos d'âne, et dans lequel la marchandise,
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notamment les produits de boulangerie et les pains, est cuite.
Les produits sont déposés sur un plateau sans fin 12, qui est animé d'un mouvement continu et se déplace à la vitesse voulue à travers le moufle. Ce plateau est composé soit d'un certain nombre de lamelles en acier 13, renforcées chacune par un fer en L 14 ou par tout autre moyen approprié, soit de lamelles en terre réfractaire, Ces lamelles prennent appui,par l'intermé- diaire des galets ou roulettes 15,sur les rails de guidage 16 de profil analogue à celui du four.
La pente montante de ce chemin en dos d'âne ne pourra pas être trop accentuée afin d'éviter que les produits déposés sur le plateau ne glissent sur celui-ci.
L'entraînement du dit plateau 12 s'opère par l'arbre de commande 17, au, moyen des chaînes en acier 18, tandis que la tension du plateau est assurée par l'arbre tendeur 19. Comme la durée de séjour de la marchandise dans le moufle 11 dépend essentiellement de la nature de cette marchandise et peut va rier dans de très larges 1 imites , il est prévu des moyens per- mettant de modifier et de régler la vitesse de l'arbre 17 et par conséquent celle des chaînes d'entraînement 18. Il est à remarquer qu'aucune résistance frictionnelle ne s'oppose au déplacement du plateau 12, grâce à l'utilisation des roulet tes 15 qui, tout en diminuant considérablement les résistances passives, assurent une marche silencieuse du. plateau, exempte de toutes vibrations.
Le moufle 11 comporte une chambre de vapeur étanche 20, située du côté de l'enfournement. La chambre 20 est fermée à l'arrière par des rideaux mécaniques ou autres 21, et à l'avant par deux portes 22 et 23, dont l'une se ferme lorsque l'autre s'ouvre, de manière à ne jamais établir la communication di- recte entre la dite chambre de vapeur et l'atmosphère. ,
La marchandise peut être déposée de front, en rangées
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successives et équidistantes sur le plateau 12, entre les portes 22 et 23, à l'aide d'un dispositif d'enfournement automatique 24.
L'étanchéité de cette chambre de vapeur permet l'injec- tion de buée ou vapeur, laquelle est, en outre , retenue dans la dite chambre grâce à la conformation en dos d' âne du moufle et au fait que la porte de détournement 25 est située à un ni- veau sensiblement inférieur à celui de la porte d'enfournement 22, de manière à éviter tout appel de buée vers la dite porte 25. De plus , tout échappement. d.e vapeur en-dessous du plateau 12 est rendu impossible; par un rideau mécanique 21a formé 'Par une brosse métallique ou analogue, sur laquelle les lamelles 13 viennent frotter par leur face inférieure.
L'introduction de la buée provenant d'une chaudière s'opè- re au moyen des injecteurs 26 situés tant au-dessus qu'en-dessous des pains. Le lustrage des pains, résultant de la condensation de la buée sur la pâte encore relativement froide, se produira donc sur toute la surface de ces pains, résultat qu'il était, jusqu'à présent, impossible d'obtenir dans les fours usuels à fonctionnement continu.
Les vapeurs ou émanations provenant de la cuisson des pro- duits , ainsi que la buée,peuvent à tout moment être évacuées au moyen de soupapes 27 prévues en nombre voulu et débouchant de préférence dans un conduit d'évacuation 47 en matière inal- térable.
Le moufle 11 est complètement garni de parois métalliques qui constituent un blindage étanche. Ce dernier s'étend sur toute ou, partie de la tondeur du four et est constitué d'une suite de caissons 'en tôle 'couvant se dilater librement et as- semblés par soudure , les bords inférieurs des parois latérales des dits caissons étant noyés dans des gouttières 11a remplies
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de sable fin. En outre, et grâce à l'utilisation d'un système de chauffage indirect qui sera décrit dans la suite, les pro- duits de la combustion ne pourront pas pénétrer dans le moufle, ni souiller d'une manière quelconque les pains ou autres mar- chandises en cuisson.
Les émanations provenant de la cuisson des produits fari- neux, resteront parfaitement pures. Comme elles contiennent toujours une certaine quantité de vapeurs d'alcool provenant de la distillation partielle des produits farineux traités, ces émanations pourront être recueillies dans un canal unique en mutai inaltérable conduisant à des appareils spéciaux pour la distillation.
Comme déjà dit plus haut, le four est pourvu d'un système de chauffage indirect permettant de chauffer indépendamment le plateau mobile et le plafond du moufle.
A ces fins, il est prévu une double série de brûleurs du genre Bunsen, disposés le long de la sole et du plafond.
Chaque brûleur est constitué par une rampe 30 logée dans une tuyère ou caisson rectangulaire 31 en tôle pourvu d'exten- sions latérales 32,. et dont les dimensions et orifices d'éva- cuation sont spécialement étudiés pour obtenir une combustion parfaite et continue du gaz. Les rampes 30 sont constituées par de simples tubes métalliques pourvus d'une série d'orifices de sortie pour le gaz. En pratique, ces orifices sont formés par
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La mise en place et l'enlèvement des rampes se fait donc très facilement et sans démontage aucun, à traversles extensions 32.
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Le gaz est amené par la. conduite principale 35 s'éten- dant sur toute la longueur du four. L'alimentation de chaque rampe 30 se fait au moyen d'un conduit 36, qui peutêtre rac- cordé à la dite rampe par un tuyau flexible 37, ce qui -permet le, libre dilatation de la rampe. Le débit de gaz peut être mo- difié indépendamment dans chaque rampe à l'aide d'un robinet 38 prévu sur chaque conduit 36, ce qui permet de régler avec une très grande précision la température à chaque endroit du four. Cette température peut être vérifiée à l'aide de pyro- mètres 39 prévus en un certain nombre de points du moufle.
Des regards 40 et des lucarnes 41 disposées en face l'un de l'autre permettent de prélever des échantillons et de contrôler le degré de la cuisson le long du four, qui sera avantageusement éclairé intérieurement. La. comparaison entre l'état des échan- tillons prélevés et la température constatée aux pyromètres 39 permettra de régler avec une très grande précision ledébit :le gaz dans chacune des rampes 30, à l'aide des robinets 38 , en vue d'obtenir une cuisson très régulière, appropriée à chaque genre de marchandise traitée dans le four.
Il s'ensuit que la sole et le plafond du four peuvent être chauffés à des températures différentes, ce qui est par- ticulièrement favorable dans le cas de la cuisson de certaines marchandises.
De plus, grâceà ce genre de chauffage, le four présente une très grande élasticité de chauffe, c'est-à-dire qu'on peut modifier sa température en un temps extrêmement court, et qu'on peut l'amener très rapidement à la température nécessai- re à la cuisson, même après refroidissement total du four.
En outre, il y a lieu de remarquer qu'il n'est pas néces- saire d'utiliser un gaz parfaitement épuré pour l'alimentation
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des brûleurs, quoique l'emploi d'un tel gaz soit recommanda:- ble. Le gaz peut, toutefois, varier de qualité et de pression sans altérer la conduite d'allumage des rampes. Ces dernières ne doivent pas être pourvues de bougies d'allumage et ne né- cessitent guère l'emploi de magnètes et de moteurs électri- ques , d' où il résulte une grande simplicité de construction et de conduite du système de chauffage suivant l'invention.
D'ailleurs, les rampes et les Bunsens, pas plus que les canalisations qui sont toutes de grand diamètre, n'exigent aucun entretien fastidieux. Par conséquent, le four peut être conduit dans les meilleurs conditions par un personnel non spécialisé , ce qui réduit considérablement les frais de main d'oeuvre pour la conduite du four suivant l'invention, par rapport à ceux généralement en usage actuellement.
L'évacuation des produits de la combustion s'opère au moyen des tuyaux d'évacuation 42, qui conduisent les fumées des tuyères 31 vers la gargouille 29, d'où elles sont évacuées par la, cheminée 43. Dans le cas où les parois latérales du four sont en maçonnerie, ces tuyaux 42 sont établis en tôle et se composent d'une partie verticale reliée par un coude à une partie oblique qui débouche, à inclinaison,'dans la dite gar- gouille 29. Les tuyaux 42 sont logés dans un tuyau protecteur entouré à sa partie inférieure d'un joint de sable 44.
Cette masse de sable sert à permettre le libre jeu des dilatations des dits tuyaux par rapport à la maçonnerie du four dans laquel - le ils sont noyés, do sort que ces dilatations inégales ne peuvent en aucun cas donner lieu à des dérangements dans le fonctionnement du four. Sur le restant de son parcours, chaque tuyau protecteur sert de coffrage à une gaine de béton 44a.
La majeure partie des calories encore contenues dans les produits de la combustion lorsqu'ils pénètrent dans la gar-
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gouille 29, est encore récupérée dans cette dernière. Ces ca- lories sont en effet absorbées , d'une part, par le serpentin 28 qui produit de la vapeur à 1 Kg. de pression pouvant ser- vir au chauffage de l'armoire de fermentation ou à d'autres usages , et d'autre part, par un boiler ou une chaudière 45 agencée dans la dite gargouille. De cette manière, la perte de calories par la cheminée 43 est réduite au minimum.
Parmi les particularités essentielles de l'invention, il y a encore lieu de mentionner, pour certains cas, le montage spécial des tuyères 31 afin de les rendre amovibles. Ces der- nières constituent alors des caissons hermétiques en tôle qui sont supportés par des poutres en U 46 disposées transversale- ment par rapport au four. Les tuyères 31 sont simplement glis- sées sur les ailes inférieures des dites poutres 46, de sorte qu'elles pourront, à tout moment, être démontées sans qu'il soit nécessaire de démolir la maçonnerie.