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(procédé et appareil pour le transport de laitier en fusion.
La présente invention concerne un procédé et un appareil pour transporter du laitier en fusion, d'un haut- fourneau ou autre installation, dans un appareil destiné à le traiter ou le mouler.
Dans la fabrication de produits faits de laitier en fusion, tels que les blocs de pavage ou de construction, il est nécessaire de transporter le laitier en fusion de l'endroit où il est produit, à l'appareil destiné à le trai- ter ou le mouler. En certains cas, il est désirable de trans- porter le laitier en fusion en le faisant couler dans des couloirs,afin de 1'amener exactement à l'endroit voulu de l'appareil destiné à le traiter ou à le mouler..
L'emploi. des couloirs garnis intérieurement de métal
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ou de sable, qui sont généralement utilisés pour transporter le laitier en fusion, présehte certains inconvénients. Même dans le cas où on fait passer dans le couloir un courant con- sidérable de laitier très liquide, il colle toujours à ce couloir et s'y accumule petit à petit, de sorte qu'il faut interrompre le travail de temps en temps, afin de nettoyer le couloir.
En outre, et plus particulièrement lorsqu'on fait couler le laitier en un courant relativement faible, il n'est pas possible d'assurer que le laitier soit débité par le couloir de manière uniforme et convenablement déter- minée pour le motif que la perte de laitier résultant de son adhérence au couloir, et la diminution constante de la section du courant, influencent sensiblement la quantité de laitier débitée. Lorsqu'on tente de transporter le lai- tier à l'aide d'un couloir de ce genre en petites quantités et de manière intermittente, il est tout à fait impossible de déterminer l'importance, la température et la vuscosité des quantités débitées.
Or, on a constaté que le laitier en fusion n'adhère pas au métal froid, probablement pour le motif que le refroi- aissement brusque du laitier, au moment où il vient en con- tact avec ce métal, provoque la formation sur le laitier en fusion d'une membrane ou pellicule de laitier qui n'est plus fluide. Selon l'invention, on empêche donc le laitier de coller au couloir, en refroidissant constamment ce dernier à une température suffisamment basse. De préférence, pour refroidir le couloir, qui peut être en forme de goulotte ou d'auge, on le fait en métal de faible épaisseur derrière lequel on fait circuler de l'eau ou un autre agent de re- froidissement.
Sur le dessin annexé, représentant deux modes de .
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réalisation de l'invention:
Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un couloir à laitier,
Fig. 2 en est une vue en plan,
Fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 1; @
Fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la fig. 1, et
Fig. 5 est une vue analogue à la fig. 1, représen tant une variante dans laquelle on amène de l'eau sur la surface de glissement du couloir, afin de produire du laitier poreux.
Sur les figs. 1 à 4 du dessin, le couloir comprend une feuille de métal ou tôle relativement mince, indiquée de manière générale par le chiffre 2 et constituant une surface de glissement pour le laitier en fusion, la forme de cette tôle variant en section transversale de l'extrémité par la- quelle le laitier entre dans le couloir, à celle par laquelle il en sort. A l'entrée du couloir, c'est-à-dire à son extré- mité de droite sur la fig. 2, le fond 3 est sensiblement plat et s'étend sous la longueur peesque entière du couloir. Les parois 4 guident le laitier qui s'écoule. A mesure que le fond plat 3 s'approche de la sortie du couloir, c'est-à-dire de son extrémité de gauche sur la fig. 2, sa largeur. décroît.
La largeur de la partie plate 3 diminue petit à petit et, à son extrémité de débit, le couloir présente sensiblement la section transversale en V représentée sur la fig. 4. Un couloir réalisé de cette manière présente à son extrémité d'entrée un fond plat relativement grand, pour la réception du laitier en fusion qui y est versé au point indiqué par la
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flèche 6 sur la fig. 1.
En formant l'extrémité de sortie de couloir de ma- nière qu'elle possède une section transversale sensiblement en V, on assure le débit du laitier en fusion exactement à l'endroit voulu d'une machine destinée à le traiter ou le mouler. La plus grande largeur de l'extrémité d'entrée per- met une certaine latitude dans le chargement ou l'amenée du laitier dans le couloir.
Afin d'empêcher le laitier de coller au couloir 2, on munit celui-ci d'une chemise 7, qu'on y soude ou qu'on y fixe par tout autre moyen. Par un conduit d'admission 8, on fait entrer dans la cnemise de refroidissement de l'eau ou autre fluide, qui en sort ensuite par un orifice d'évacuation 9. De préférence, on situe le conduit d'admission 8 en un point immédiatement en-dessous de celui où on déverse le laitier en fusion dans le couloir, afin d'assurer que celui- ci soit convenablement refroidi en cet endroit, et que le laitier n'y colle pas en ce point.
L'eau circulant dans la chaise de refroidissement a pour effet d'empêcher le laitier d'adhérer au couloir, probablement parce qu'elle refroidit la surface du métal au point de former sur le laitier en fusion une mince membrane ou pellicule qui n'est plus fluide. Cette pellicule empêche le laitier de coller au couloir et fond ensuite de nouveau sous l'action de la chaleur contenue dans la masse de laitier.
L'appareil décrit ci-dessus convient bien pour la fabrication de produits en laitier dense, tels que les blocs de pavage, du fait qu'il permet-de transporter le laitier dans des conditions bien déterminées. Il ne se produit ni adhérence, avec la perte de matière résultante, ni modifi- cation de la section effective du couloir, le fonctionnement
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est continu, et on peut assurer l'uniformité parfaite de la quantité, la température et la viscosité du laitier débité.
Lorsqu'on désire fabriquer des produits. de laitier denses, il n'est pas possible d'envoyer de l'eau ou autre agent de refroidissement directement sur la surface du couloir, pour le motif que ce liquide ou autre agent dégage du gaz au con- tact du laitier en fusion,fait écumer ce dernier, et a pour effet que le produit est poreux après s'étre refroidi. Dans certains cas on désire toutefois fabriquer des produits de laitier poreux, tels que des blocs de construction présen- tant une multitude de cellules.de gaz susceptibles d'en ré- duire le poids et de jouer le rôle d'isolante contre la chaleur.
Lorsqu'on désire fabriquer des produits poreux de ce genre, on peut mélanger de l'eau ou autre liquide au lai- tier en fusion, avant, pendant ou après le déversement de celui-ci dans le couloir. On peut également fabriquer des produits en laitier poreux en transportant le laitier en fu- sion, par un couloir, dans un appareil susceptible de le faire écumer, dans lequel on ajoute de l'eau au laitier et on remue le mélange, de manière à produire une écorne de laitier. On transporte alors par un couloir l'écume de lai- tier produite dans cet appareil, et on la'débite dans dés moules susceptibles de donner la forme voulue au produit. la fig 5 représente un couloir analogue à celui de la fig. l, sauf en ce qu'il comporte un tuyau d'amenée d'eau à son extrémité supérieure.
Sur cette figure, les éléments correspondant à ceux des figs. l à 4 sont désignés par les mêmes chiffres de référence, auxquels on a ajouté un "a On n'utilise le tuyau d'amenée d'eau 12a que lorsqu'on
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désire fabriquer un produit de laitier poreux. L'eau sortant du tuyau 12a mouille le couloir 2a,et lorsque le laitier entre dans le couloir il vaporise cette eau, de manière à produire un laitier en fusion poreux. On mélange de l'eau au laitier avant, pendant ou après le déversement de celui-ci dans le couloir, afin de produire du laitier poreux. Le refroidissement provoqué par l'eau circulant dans la chemise de refroidissement 7a empêche le laitier poreux d'adhérer au couloir.
On peut appliquer l'invention à la fabrication de produits de laitier denses ou poreux. Dans l'un comme dans l'autre cas, on empêche le laitier de coller au couloir par l'application d'un agent de refroidissement sur une surface qui n'est pas en contact avec le laitier transporté.
Quoiqu'on ait décrit et représenté seulement deux modes de réalisation de l'invention, il est clair qu'on pour- rait y apporter diverses modifications, sans sortir du cadre des revendications ci-après.
- REVENDICATIONS - ---------------------------
1.- Goulotte à laitier comprenant un couloir et un agent de refroidissement destiné à refroidir ce couloir, afin d'empêcher le laitier d'y adhérer.
2.- Goulotte à laitier comprenant un couloir en métal et des moyens de refroidir ce dernier, pour empêcher le laitier d'y adhérer.
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