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Procédé et appareil pour la désincrustation des surfaces de chauffe des tubes de chauffe, chaudières et autres surfaces semblables.
La présente invention est relative au nettoyage de surfaces métalliques couvertes d'incrustations, telles que les surfaces des tubes de chauffe des chaudières et d'autres installations semblables.
Pour débarrasser de telles surfaces de dépôts de scories et d'oxydes qui agissent comme isolants, et qui occasionnent ainsi notamment une augmentation considérable de la consommation de combustible, on a déjà proposé de nombreux procédés, dont pourtant aucun n'a donné des résultats entièrement satisfaisants dans la pratique de l'industrie.
En raison des dégradations auxquelles ces surfaces
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sont exposées avec l'enlèvement purement mécanique des incrustations par l'emploi du marteau ou par raclage à l'aide de brosses appropriées, on a de plus en plus recours aux procédés combinés mécaniques-thermiques, ou encore au procédé purement thermique. Le procédé thermo-mécanique qui actuellement prédomine, consiste essentiellement à provoquer une différence de tension entre l'incrustation d'oxyde et la paroi de la chaudière, à l'aide d'un traitement convenable par la chaleur, et à rendre ainsi possible l'enlèvement ultérieur, facile et total de la croûte par martelage ou raclage, cela sans endommager la surface métallique qui est dessous.
Parfois, on procède aussi en rendant friable d'abord l'incrustation par couches à l'aide de brûleurs, par exemple de chalumeaux à soudure autogène, et en dégageant ensuite l'incrustation friable en la brûlant. A cet effet la croûte désagrégée est imprégnée de combustible, par exemple du pétrole, et enflammée. Fréquemment, pour activer le travail d'enlèvement par le feu, on a encore recours à de l'oxygène.
D'après d'autres procédés, on attaque les surfaces incrustées par des flammes d'huile oxygénée, et on achève l'enlèvement de l'incrustation avec de l'oxygène. Bien que ces derniers procédés permettent de débarrasser les surfaces de chauffe rapidement et totalement de leurs incrustations isolantes, ils présentent pourtant le grand inconvénient que les surfaces métalliques sont endommagées et en partie même percées par la flamme excessivement chaude des chalumeaux, n'agissant que sur une surface relativement petite.
Pour ces raisons, aucun procédé de cette sorte n'a remporté de succès.
Par le procédé selon la présente invention, on réussit d'une manière excessivement simple, rapide et sûre, à débarrasser des surfaces métalliques incrustées des dépôts
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d'oxyde, sans que ces surfaces soient attaquées le moins du monde. En principe, le procédé consiste en ce que des liquides qui dégagent des gaz.inflammables et qui ont été absorbés par un absorbant approprié, tel que de la laine d'asbeste ou autre matière semblable, après avoir été enflammés se trouvent gazéifiés continuellement par adduction de chaleur constante, et sont conduits en quantités rigoureusement réglables à la surface à nettoyer, par la pression d'un brûleur à oxygène.
On a trouvé que la flamme formée principalement de gaz d'huile enflammé suffit pour rendre friables en peu de temps les incrustations, et pour les faire tomber:iméme sans travail mécanique, en même temps que les surfaces métalliques qui sont au-dessous ne présentent qu'un échauffement à peine perceptible. C'est là un trait par lequel le présent procédé se distingue très sensiblement des procédés qui, il est vrai; travaillent également en même temps avec de l'huile et de l'oxygène, mais où l'huile est amenée au point de travail sous forme d'un mélange d'huile etd'oxygène, en même temps que de l'oxygène pur.
Tandis que dans ce cas la gazéification totale d'une partie encore considérable de l'huile, projetée à l'état liquide sur les incrustations, a lieu sur la croûte même d'oxydes, de façon que des températures excessivement élâvées y prennent naissance, l'oxygène, d'après le nouveau procédé, ne se trouve en présence rien que d'une huile déjà gazéifiée. Le travail de l'oxygène ne consiste ici qu'à entretenir la combustion et à conduire le gaz d'huile enflammé aux points voulus. La flamme produite brûle calmement, et elle est si large que l'on peut l'utiliser pour traiter simultanément des parties de surface assez étendues.
Les températures qui, pendant le travail, ont pu être constatées aux points de surface en traitement sont si peu élevées que l'on ne pourrait même guère atteindre la chaleur rouge, et les surfaces métalliques ne présentent qu'un
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très faible échauffement.
De plus, la pression de la flamme suffit pour faire tomber dans la même phase de travail, les croûtes d'oxydes désagrégées.
Dans la mise en pratique du procédé on a constaté qu'en plus du fait particulièrement important de ne mettre l'oxygène en présence rien qu'avec de l'huile gazéifiée, il est aussi d'importance très considérable que l'amenée d'huile à la masse absorbante soit réglée de sorte que cette masse soit toujours maintenue à un degré uniforme d'échauffement.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple une forme d'exécution d'appareil particulièrement propre à la mise en pratique du procédé.
La figure 1 montre une tête de brûleur dans le fond de laquelle on a introduit la conduite d'amenée d'huile et la conduite d'oxygène.
La figure 2 montre une tête de brûleur en équerre avec amenée d'huile latérale.
La figure 3 représente schématiquement une installation pour l'exécution du procédé.
Figure 1, a est l'enveloppe de brûleur en forme de godet, par le fond duquel passe l'ajutage tubulaire b de la conduite d'oxygène c; ledit ajutage s'élève jusqu'au niveau du bord supérieur de l'enveloppe de brûleur a, Par le fond de cette enveloppe passe également la conduite d'amenée d'huile d, laquelle monte à une hauteur convenable dans l'intérieur de l'enveloppe. L'intérieur de la tête de brûleur en forme de godet est rempli d'une matière réfractaire absorbante i, comme par exemple de la corde d'asbeste ou autre produit semblable, qui monte jusque dans le voisinage de l'ajutage b et couvre l'orifice de la conduite d'amenée d'huile d.
La
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quantité de liquide combustible à amener peut être déterminée rigoureusement à l'aide d'un dispositif e situé à l'intérieur de la conduite d et pouvant se régler convenablement de l'extérieur de manière appropriée.
D'après la figure 2, l'ajutage à oxygène f est introduit à travers un diaphragme g prévu dans l'enveloppe de brûleur h en forme de tête de pipe, tandis que le conduit d servant à l'introduction d'huile dans la garniture d'asbeste i traverse l'une des parois latérales de l'enveloppe a.
L'alimentation du liquide inflammable peut se faire par une simple pompe à huile, travaillant par exemple à une pression d'une atmosphère, tandis que l'oxygène est fourni par une bouteille sous pression.
Dans la figure 3, k est le brûleur; 1¯ est la pompe à huile avec la conduite dthuile m et la valve de réglage n; o est la bouteille d'oxygène avec la conduite d'amenée au brûleur.
On procède de la manière suivante :
La garniture d'asbeste i de la tête de brûleur est imprégnée d'huile arrivant sous pression, et par une flamme indépendante on met le feu à l'huile. Au bout d'un'court moment, in introduit le courant d'oxygène dans la flamme d'huile, et cette flamme brûlant calmement en forme d'aigrette est dirigée contre les surfaces à désincruster. En réglant avec précision l'arrivée d'huile, on doit éviter que par suite d'un excès d'huile, des particules d'huile liquides ne puissent être entrainées par le courant d'oxygène; autrement dit, on doit veiller à ce qu'il n'y ait que du gaz d'huile qui arrive en contact avec l'oxygène.
Par le nouveau procédé on arrive à nettoyer rapide, ment et sûrement notamment des surfaces métalliques de très faible épaisseur de paroi, ou établies avec emploi de matières
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premières très sensibles, cela sans prendre des mesures de précaution spéciales ou sans avoir recours à des dispositifs de protection compliqués et coûteux.
- REVENDICATIONS -
1- Procédé pour la désincrustation des surfaces de chauffe de tubes de chauffe, de chaudières et autres surfaces semblables, caractérisé en ce que des liquides qui dégagent des gaz inflammables brûlant facilement, comme, par exemple, des huiles de chauffage et-autres liquides semblables, introduits continuellement sous pression par quantité réglée dans des matières absorbantes incombustibles appropriées, comme par exemple de la laine d'asbeste, après avoir été enflammés par une flamme indépendante, sont gazéifiés continuellement, et sont conduits à la surface à nettoyer, après gazéification et brûlants, par un courant d'oxygène mené par un ajutage disposé au-dessus de l'absorbant.
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