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Appareil frigorifique destiné à l'emmagasinage, à la conservation et au refroidissement des aliments, des matières péris- sables etc.
La présente invention a pour objet un appareil frigorifique destiné à l'emmagasinage, à la conservation et au refroidissement des aliments, des matières périssables,etc.
A l'heure actuelle, l'emploi de tels appareils se multiplie progressivement, à la fois dans les ménages et dans les boutiques ou lieux analogues et cela dans une mesure telle que l'on doit déjà regarder comme indispensables ces appareils dans certains magasins. On inconvénient inhérent aux appareils actuellement en usage chez les
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commerçants est qu'ils ne permettent pas la mise en montre ou l'exposition des denrées ou autres produits, car ils affectent toujours la forme d'armoires closes (réfrigérateurs) ce qui se comprend aisément puisqu'un bon isolement calorifique s'impose.
Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà construit des appareils frigorifiques spéciaux pour vitrines de boutiques par exemple. Les parois de ces appareils sont en verre et sont entièrement transparentes. Pour que l'isolement thermique nécessaire puisse être obtenu dans ce cas, il est nécessaire d'employer au moins trois plaques de verre disposées l'une derrière l'autre, pour chaque paroi, Cependant les plaques de verre sont exposées à se recouvrir rapidement d'humidité par suite des différences de température.
En outre un triple verre absorbe tant de lumière et la composition de celle-ci varie tant que les articles exposés à la vue semblent avoir une couleur différente de leur couleur réelle
Par exemple, il est certain que la viande semble être moins fraîche qu'elle ne l'est. Naturellement, cette influence défavorable sur l'aspect des marchandises est extrêmement indésirable lorsque l'appareil doit servir d'armoire frigorifique d'exposition.
Enfin, tous les types d'appareils connus sont onéreux, en particulier à cause de l'armoire elle-même.
L'appareil objet de la présente invention ne possède pas ces inconvénients. Son originalité réside dans le fait que la partie de l'appareil qui cède le froid est réalisée sous la forme d'une surface qui est placée librement dans l'espace et sur laquelle on peut disposer les marchandises à refroidir, de sorte qu'elles sont librement exposées à la vue, et que le pouvoir frigorifique de l'appareil est assez élevé pour que la température de la surface qui peut recevoir toute forme appropriéo, puisse être suffisamment basse
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et être, de ce fait, revêtue de givre.
On comprendra que cette surface peut être utilisée directement, par exemple comme table, comme rayon d'exposition) etc.... Son aspect est rendu particulièrement attrayant par le givre qui s'y est formé. Son emploi n'implique aucune difficulté et elle offre l'avantage de différer des parties correspondantes assez compliquées des appareils frigorifiques connus. Il est certain que l'effet de réfrigération peut effectivement être aussi puissant qu'il le faut. En outre cet effet s'exerce sur une large surface', ce qui est très précieux spécialement dans de nombreux magasins, restaurants et établissements semblables.
Dans bien des cas, l'appareil offre l'intérêt de maintenir en bon état, pendant un temps bien plus long que cele était possible jusqu'à présent, les articles qui, autrement, s'éventeraient ou perdraient leur fraîcheur rapidement ; ainsi l'appareil permet de garder en magasin une grande variété d'objets. De plus, l'on peut, de façon simple, rendre très importantes les dimensions de l'espace utile de réfrigération, car l'on n'a pas à tenir compte de toutes sortes de limitations quant à la place disponible, comme dans le cas des armoires.
En raison de la basse température de la surface elle-même qui, en 'vue de la formation de givre est toujours maintenue, bien entendu, à 0 au plus, il est possible de produire simplement la congélation, Des tartes à la creme fouettée lorsqu'elles sont placées directenent sur la surface réfrigérante ou mieux, dans certains cas, sur un plat métallique, se congèlent sur la face inférieure et ainsi conservent une solide assise ; parconséquent leur affaissement, qui est si désagréable,.se trouve évité.
Dans un mode d'exécution typique de la présente ,invention, la surface qui fournit le froid renferme des
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canaux, des serpentins ou des éléments analogues qui cons- tituent l'évaporateur d'une installation frigorifique à compresseur OR, qui servent de guides à un fluide réfrigérant (de la saumure, par exemple une solution de chlorure de sodium). Quand on se sert de la surface comme d'une table, d'un rayon de mise en montre etc... on recouvre, de préfé- rence, la face inférieure de la plaque renfermant les canaux, d'une couche de matière calorifuge et on l'entoure d'un cadre, de façon à obtenir un bon isolement .
Le cadre, par exemple en métal ne doit pas être refroidi à basse température et doit être suffisamment bien isolé pour qu'il ne s'y forme pas de givre ou qu'il ne s'y dépose pas d'eau de condensation.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné'à titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée.
La fig. 1 représente schématiquement un appareil frigorifique réalisé conformément à l'invention et fonction- nant avec un compresseur.
La fig. 2 est une vue en plan de la plaque réfrigérante utilisée dans cet appareil.
La fig. 3 est une coupe d'une partie de cette plaque montrant la manière dont est fixé un serpentin conduisant le fluide de réfrigération.
Les fig. 4 à 7 représentent en coupe transversale diverses formes d'exécution du cadre entourant la plaque réfrigérante et elles montrent le mode d'attache de la plaque au cadre.
L'appareil que l'on voit sur la fig. 1 posséde un moteur électrique 1 qui entraîne, par une courroie 2, un compresseur 3. Le moteur 1 attaque directement un venti- lateur 4 situé en face d'un radiateur à air 5. S'il y a lieu, le radiateur peut, bien entendu, être remplace par un ,radiateur à eau, auquel cas l'on peut, généralement, suppri-
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mer le ventilateur 4. Le gaz (SO2, NH3 etc....) condensé par le compresseur se rend par les tuyaux 6 au radiateur 5, passe, de là, dans le tuyau 7 et arrive à la soupape de détente 8 (ajutage d'étranglement ou dispositif analogue).
Dans le radiateur 5 le gaz doit reprendre l'état liquide.
Le gaz se détend dans la soupape 8 à la manière connue et produit du froid qui est cédé à la plaque 9. La soupape de détente 8 peut, bien entendu, être construite de différentes manières, elle peut aussi, par exemple, être réglable auto- matique. Dans ce cas, le réglage peut être commandé soit par la pression du gaz, soit par la température de la plaque 9. Après que le fluide a abandonné ses frigories, il se rend, par le tuyau 10, à l'aspiration du compresseur. Le tuyau 10 a une longueur telle - étant, s'il y a lieu,pourvu d'une ou plusieurs boucles 11 - que le fluide est toujours capable, même si la température du milieu est basse, de céder un excès de froid à l'air environnant (quand ceci n'a pu s'accomplir complètement au contact de la plaque 9) avant qu'il ne regagne le compresseur 3.
En même temps, cette disposition permet, par exemple, d'incliner la plaque car les tuyaux peuvent céder suffisamment pour autoriser ce déplacement.
Dans la fig. 1, la plaque 9 est entourée d'un cadre ou chassis 12 qui est isolé de cette plaque et ainsi ne peut pas prendre une basse température.
La fig. 2 montre de quelle façon la tuyauterie venant de la soupape de détente 8 peut être disposée sous la plaque 9.
Cette tuyauterie arrive en 13 et décrit ensuite des boucles le long de la face inférieure de la plaque 9. La tuyauterie
10 est raccordée en 14.
Il est recommandé de combiner l'entrée 13 et la sortie 14 de manière qu'il n'y ait à pratiquer qu'une seule ouverture dans la plaque. Il est alors beaucoup plus facile d'assurer,
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en cet endroit, l'étanchéité à l'air, condition nécessaire, comme on l'exposera plus loin. Bien entendu, il importe que le serpentin de tubes situé sous la plaque 9 soit en liaison conductrice, au point de vue thermique, avec cette plaque.
Un moyen d'y arriver est d'opérer à la soudure ordinaire, autogène ou électrique (par exemple à la soudure par points) lorsque le serpentin constitue un organe distinct. Cependant, si cela est nécessaire, l'on peut rendre le serpentin solidaire de la plaque 9 de façon à obtenir, pour ainsi dire, une plaque creuse et à faire circuler dans cette plaque même le fluide réfrigérant.
Un mode de fixation de serpentin constituant un élément distinct est illustré par la fig. 3. Dans ce cas, par exemple, le tube 15 est soudé à la plaque 9 à l'aide d'une ample quantité d'un alliage.à bas point de fusion (par exemple le métal de WOOD ou de ROSE). L'avantage d'un tel alliage est que l'on peut exécuter la soudure en immergeant la plaque dans l'eau chaude. En opérant à cette basse tempéra- ture, l'on n'a pas à craindre de cintrage, de gauchissement ou autres déformations de la plaque 9 ce qui est très important puisque naturellement la plaque 9 doit être maintenue généralement aussi plane que possible.
De plus, il est évident qu'il est possible, avec cette installation, de refroidir une solution de chlorure de sodium ou un produit semblable à, par exemple, 15 au- dessous de zéro et d'obliger cette solution à circuler au contact du fond de la plaque 9 ou à l'intérieur de celle-ci.
Par conséquent, une certaine accumulation de froid est possible et l'on peut alors monter la plaque 9 sur des installations frigorifiques déjà existantes. D'ailleurs, cette dernière possibilité existe dans n'importe quel cas.
La fig. 4 montre comment l'on peut assujettir la plaque ,9 au cadre 12. Sur sa face supérieure, la plaque 9 est
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entourée par exemple d'une bande de caoutchouc 16 (dans certains cas, d'un tube de caoutchouc rempli de liège) contre laquelle la plaque 9 est appliquée à l'aide de vis 17. Immédiatement contre la face inférieure de la plaque sont disposées des bandelettes 18 en liège supportéés par des bandelettes 19 en bois contre lesquelles sont appliquées des plaquettes 20 en fibre, en bakélite ou en matière analogue.
La vis 17 se visse dans un écrou 21 lui aussi en matière isolante telle que de la fibre. Les écrous 21 sont disposés avec un de ses côtés dans une rainure du cadre 12 et ainsi on peut les faire glisser comme on veut. De cette façon, l'on peut régler la plaque 9 avec précision et la serrer impénétrablement à l'eau et une très grande résistance est offerte à la'transmission de chaleur entre la plaque 9 et le cadre 12. Cette résistance est accrue par le fait que la plaque 9 ne vient en contact avec le caoutchouc 16 et le liège 18 que par un bord très étroit.
L'espace situé sous la plaque 9 et par conséquent autour du serpentin 22 est rempli d'un matelas isolant, par exemple en liège, dont les joints sont soigneusement bouchés par du kapok, de la laine de scorie etc... De plus, le tout est enfermé par une plaque 24 de manière à former un ensemble étanche à l'eau et même à.l'air. Par conséquent, il n'est pas possible que de l'eau atmosphérique se déposé sur la face inférieure.
Bien entendu, il importe qu'il ne puisse pas entrer d'ain dans l'espace compris entre les plaques 9 et 24 car, s'il en était ainsi, il se produirait une circulation d'air et il se formerait là aussi du givre, ce qui amoindrirait l'effet frigorifique sur la face supérieure dans une mesure importante; de plus, il pourrait s'accumuler beaucoup 'd'eau de condensation dans le matelas isolant. Par suite de sa surface étendue, le cadre 12 peut facilement s'approcher de la température ambiante
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et par conséquent il ne se couvre pas de givre et ne reçoit @ même pas d'humidité. De préférence, la plaque 9 est revêtue de nickel puis passée au jet de sable et le cadre 12 peut être revêtu de chrome, de sorte qu'avec la couche de givre l'aspect est très brillant.
La meilleure façon de fabriquer le cadre 12 est d'cmployer du fer tréfilé. Le profil spécial se voit clairement sur les dessins.
La fig. 5 montre une autre forme de construction.
Dans ce cas, la plaque 9 est pincée entre deux bandes de caoutchouc 25 et 26 qui sont maintenues en place par de petits blocs de bois 27 avec interposition, le cas échéant, de plaquesde liège 28.
Dans le cas de la fig. 6, la plaque 9 est également pincée entre deux bandes de caoutchouc 29-30 .
Là aussi, la plaque 9 peut être réglée par des vis 31.
De plus, le caoutchouc est, dans la mesure du possible, complètement enfermé, à la partie supérieure, par un bord rabattu 32 du cadre et, à la partie inférieure, par un bord relevé correspondant 33 de la plaque sur laquelle agissent les vis 31. De cette façon, le caoutchouc est dissimulé et exposé aussi peu que possible à l'action de l'humidité; a transmission de chaleur entre la plaque 9 et le cadre 12 n'est pas matériellement accrue par le contact des bords 32 et 33 avec cette plaque, ce contact n'étant qu'un contact ponctuel.
Dans la fig. 7, tous les éléments constituants sont en métal plié. Cette disposition convient par exemple lorsque l'on utilise de l'acier inoxydable pour les cadres, L'isolement est assuré par une corde de caoutchouc 34. Pour le reste, cette figure s'explique d'elle-même.
Il est facile de fabriquer la plaque si on lui donne des coins arrondis. Dans ce cas, l'on dispose sous légère tension une bande de caoutchouc munie d'une gorge tout autour
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du bord de la plaque 9. Le cadre 12 peut alors être en deux parties dont chacune peut être poussée latéralement sur la plaque, une rainure de ce cadre entourant la bande de caout- chouc. Ensuite, on fixe l'une à l'autre les deux parties du cadre ce qui donne un chassis rigide par lequel la plaque 9 est supportée.
L'on peut ajouter que les plaques ou panneaux réfri- gérants objet de l'invention peuvent également être réalisés sous la forme de couvercles d'armoires frigorifiques ordinai- res et, dans certains cas, de couvercles débordants par rapport à cette armoire. Les plaques et l'armoire à la fois peuvent fonctionner simplement sous l'influence de la même machine frigorifique. Dans certains cas, l'on peut prévoir un sélecteur permettant de relier la machine frigorifique à l'armoire et à la plaque comme on le désire.
REVENDICATIONS
1. Appareil frigorifique destiné à l'emmagasinage, à la conservation et au refroidissement des aliments, des ma- tières périssables etc... et dans lequel la partie qui cède le froid est réalisée sous la forme d'une surface, qui est disposée librement dans l'espace et sur laquelle les mar- chandises à refroidir sont complètement exposées à la vue, appareil dans lequel le pouvoir frigorifique est assez élevé pour que la température de la surface, qui peut recevoir toute forme appropriée, puisse être suffisamment basse et, de ce fait, se recouvrir de givre.