<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux cafetières automatiques.
La présente invention concerne les cafetières à filtre pour la préparation automatique du café, qui comportent deux récipients communiquant par un tuyau dans lequel l'eau du récipient bouilleur, chauffée à ébullition et chassée par la pression de vapeur, mante pour se déverser sur le filtre d'où l'infusion de café est recueillie dans le récipient collecteur.
Malgré la simplification apportée à la préparation du café par ces cafetières automatiques, celles-ci n'ont pas rencontré jusqu'ici beaucoup de succès auprès du grand public.
On doit en voir la raison dans le fait que leur emploi change complètement les habitudes des ménagères, accoutumées à pré- parer elles-mêmes leur café en dosant à leur gré l'eau
<Desc/Clms Page number 2>
bouillante versée sur le filtre d'une cafetière ordinaire, tandis qu'avec les cafetières automatiques existant jusqu'à présent ce dosage n'est pas possible, toute l'eau passant d'une traite sur le filtre dès que la pression requise s'est établie dans le récipient bouilleur. D'autre part, les cafe- tières automatiques connues qui comportent des dispositifs pour régler cette pression et pour indiquer la fin de la confection du café sont généralement de construction compli- quée et coûteuse, ce qui écarte les acheteurs.
Le but de la présente invention est de procurer une cafetière automatique perfectionnée, simple et peu coûteuse, qui tient compte des désidérata de la clientèle populaire.
On décrira ci-après une cafetière répondant au but de l'invention, dont une forme d'exécution est représentée à titre d'exemple au dessin annexé, dans lequel:
Fig. 1 montre la cafetière en coupe verticale, sui- vant la ligne 1-1 de la Fig. 2 qui en est une vue de dessus.
Figs. 3 4 et 5 sont des vues de détail à plus gran- de échelle, en coupe verticale.
Cette cafetière, du type décrit dans le brevet N 398.140 du même inventeur, possède un récipient bouilleur 1 qui entoure un récipient collecteur 2, avec lequel,il com- munique par un tuyau 3 débouchant au-dessus du filtre 4 destiné à recevoir le café moulu.
Conformément à la présente invention, le tuyau de communication 3 est muni en un point approprié de sa longueur, d'un obturateur 5 permettant de régler à volonté le débit de l'eau du tuyau sur le filtre 4. L'obturateur 5 peut être un petit robinet à carotte tournante comme dans l'exemple repré- senté sur le dessin, mais il va de soi qu'on peut employer
<Desc/Clms Page number 3>
tout-autre obturateur convenable, à pointeau, à vis, etc..
Pour l'emplacement de l'obturateur, il est commode de choisir . un endroit facilement accessible à l'extérieur de la cafe- tière, par exemple sur le coude Sa qui relie la partie du tuyau 3 plongeant dans le bouilleur 1, à la partie débouchant au-dessus du filtre 4. De préférence, le coude 3a est assem- blé aux autres parties du tuyau par des raccords démontables
3b permettant de l'enlever pour nettoyer le tuyau.
On comprend aisément que lorsque l'eau versée dans le bouilleur 1 par le bouchon de remplissage 6 et chauffée à ébullition, monte dans le tuyau 3 sous la pression de la vapeur qu'elle dégage dans le bouilleur, la personne qui surveille l'opération peut doser à son gré la quantité d'eau déversée du tuyau sur le filtre, par la simple manoeuvre de l'obturateur 5. A l'avantage de l'automaticité de fonction- nement de la cafetière s'ajoute donc l'agrément de pouvoir contrôler comme on l'entend le passage de l'eau sur le filtre et, par conséquent, obtenir du café préparé exactement comme on le désire.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'extrémité du tuyau 3 débouchant au-dessus du filtre est pourvue d'un sifflet avertisseur 7 destiné à indiquer que la préparation du café est terminée. De type quelconque, ce sifflet doit pouvoir laisser passer librement et sans bruit l'eau venant du tuyau 3, mais se mettre à siffler lorsque, par suite de l'épuisement de l'eau dans le bouilleur 1, la vapeur sous pression dans ce dernier s'échappe par le tuyau à travers le sifflet. La Fig. 3 montre le sifflet 7 pourvu d'une anche vibrante 8. Dans la variante montrée à la Fig. 4, le siffle- ment est produit par le choc de la vapeur contre l'arête aigue
9, et des ailettes latérales 10 sont prévues pour diriger vers
<Desc/Clms Page number 4>
le filtre 4 l'eau sortant du tuyau 3 par l'encoche du sifflet.
On a observé que, si l'on ne prend pas de mesures spéciales, il s'écoule un temps assez long entre le moment où le niveau de l'eau dans le bouilleur 1 baisse jusqu'au ras de l'entrée du tuyau 3, et le moment où le sifflet entre en action. Ceci provient de ce que la baisse de niveau subséquente, nécessaire pour dégager l'entrée du tuyau 3 et permettre le libre passage de la vapeur sans entraînement de gouttelettes d'eau, ne s'opère plus alors que par évaporation de l'eau, d'autant plus lentement que la surface de l'eau à évaporer pour dégager le tuyau est plus grande. Or il est désirable que le sifflet avertisse dès que l'eau a cessé de monter dans le tuyau.
On y arrive, suivant l'invention, en réduisant la section du bouilleur au niveau de l'entrée du tuyau, afin d'obtenir une baisse rapide de l'eau lorsqu'elle atteint ce niveau. Sur la Fig. 1, le récipient bouilleur comporte à cet effet sous l'entrée du tuyau 3 un faux-fond 11 perforé et muni de courtes tubulures 12 dont l'une 12a qui peut être plus large que les autres, entoure le pied du tuyau 3. Lorsque le niveau de l'eau dans le bouilleur 1 affleure le sommet des tubulures 12, seule l'eau contenue dans celles-ci doit être évaporée pour dégager l'entrée du tuyau, ce qui s'effectue presqu'instantanément étant donnée la petite section des tubu- lures, tandis que le restant de l'eau demeure sur le faux-fond 11 autour des tubulures.
D'autres moyens qu'un faux-fond à tubulures peuvent être employés, dans le même but, par exemple un anneau épais, creux ou plein, fixé dans le bouilleur de façon à obstruer partiellement celui-ci, ou bien une paroi rentrante étranglant la section du bouilleur, etc..
L'invention vise aussi à éviter la montée prématurée
<Desc/Clms Page number 5>
de l'eau du bouilleur vers le filtre, comme cela se produit parfois au début de l'opération de confection du café, lorsque l'air emprisonné dans la partie supérieure du bouilleur se dilate en créant une pression suffisante pour chasser dans le tuyau de l'eau n'ayant pas encore atteint la température d'ébullition et, par conséquent, impropre à donner une bonne infusion. Afin que la pression d'air ne puisse pas s'établir, on prévoit suivant l'invention une fuite permanente à la soupape 13 du bouilleur, sous forme d'une entàille 14 ménagée soit dans le siège 15 de la soupape (Fig. 5), soit dans l'orga- ne obturateur 16 de la soupape.
Ainsi, l'air et éventuellement la vapeur dégagée au début du chauffage de l'eau et dont la pression suffisante pour provoquer la montée prématurée de l'eau, est trop faible pour soulever la soupape, peuvent s'échapper librement du bouilleur.
La construction même de la soupape 13 est également une caractéristique de l'invention. Son obturateur 16 est formé d'un corps creux cylindro-conique guidé dans une douille perforée et lesté par exemple au moyen de grenaille de plomb
17, retenue dans le corps creux par un couvercle 18. La quanti- té de lest est déterminée de façon que la soupape se soulève seulement quand la pression de vapeur dans le bouilleur a atteint une valeur correspondant à la complète ébullition de l'eau. Par la suppression de tout ressort et dispositif de réglage dans la soupape, on réalise dans la fabrication de celle-ci une sensible économie, et d'autre part on évite une construction compliquée dont les acheteurs se méfient d'ins- tinct. L'emplacement de la soupape peut varier.
En outre, la soupape conforme à l'invention est ..conçue de manière à éviter que la vapeur fuse à l'extérieur
<Desc/Clms Page number 6>
de la cafetière en risquant de brûler l'opérateur et en l'in- commodant de toute façon. A cet effet, la soupape est logée dans une niche 19 fermée vers l'extérieur, par un bouchon 19a, et qui communique par une ouverture 20 avec le haut du réci- pient collecteur 2 d'où la vapeur passe par d'autres ouvertu- res 21 dans l'espace situé sous le couvercle 22 de la cafetière.;, Dans cet espace la vapeur se condense en buée au contact du couvercle refroidi par l'air extérieur.
Il est à remarquer que la vapeur sortant du sifflet 7 à la fin de l'opération de confection du café est également reçue et condensée sous le couvercle 22, de sorte que même si on laisse la cafetière sur le feu quelque temps après que le sifflet est entré en action, la production d'un désagréable nuage de vapeur dans le local est évité.
Bien entendu, l'invention peut être réalisée de façon différente des formes d'exécution ici décrites et repré- sentées à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en apportant à la construction de la cafetière perfectionnée des modifications de détail.