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Machine pour réaliser mécaniquement l'entretien des voies ferrées par la.méthode dite de "soufflage"
On sait que le nivellement des voies de chemin de fer peut- être obtenu par la méthode du bourrage ou par celle du soufflage.
La première méthode consiste à relever la voie au niveau exact qu'on se propose d'obtenir et de combler les vides sous les traverses en bourrant, à force, à la pioche, du ballast sous celles-ci. Elle est de plus en plus abandonnée par les réseaux pour beaucoup de raisons (travail pénible, traverses détériorées, fondation des traverses entamée, ce qui favorise les tassements ultérieurs).
La seconde méthode consiste à relever la voie à un niveau supérieur à celui qu'on désire obtenir, et à répandre sur la fondation des tra.verses, à l'aide d'une pelle plate spéciale, une quantité de menu ballast ou grenaille, dosée de telle façon
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qu'après tassement provoqua par le passage des trains, la voie soit au niveau convenable. Ce procédé, employé en Angleterre depuis plus de vingt ans, a été adopté et amélioré depuis la guerre par plusieurs réseaux français et tend de plus en plus à se généraliser. Il élimine tous les inconvénients de l'ancienne méthode. Il est en outre beaucoup plus rapide et ne nécessite le dégarnissage de la voie que d'un seul côté de la traverse.
Le dosage de la grenaille se fait au jugé par l'ouvrier, et en qua- tre opérations par traverse pour chaque file de rails.
La présente invention a pour but de réaliser mécaniquement le dosage et la répartition du menu ballast sous les traverses.
Elle perfectionne donc la méthode de soufflage à la main pratiquée jusqu'à présent, en ce sens que le dosage de la grenail- le est mathématique et que l'opération du soufflage se fait beaucoup plus rapidement.
L'appareil créé dans ce but, dose, pour chaque traverse, la quantité de menu ballast nécessaire et repartit uniformément ce ballast, par une seule manoeuvre, sous toute la surface d'appui de la traverse et sur une largeur de 40 centimètres environ de part et d'autre de l'axe de chaque file de rails.
Sur les dessins annexés et à titre d'exemple :
Les figures 1, 2, 3 et 4 sont respectivement des vues en profil de gauche, en élévation, en profil de droite et en plan d'une machine établie conformément aux caractéristiques de la présente invention.
La figure 5 concerne un détail de construction et en est une coupe suivant A B (figure 2).
Les figures 6 et 7 sont respectivement une coupe verticale transversale et longitudinale du distributeur-doseur et de la
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trémie qui le surmonte. Ce distributeur-doseur constitue une des caractéristiques essentielles de la machine, objet de l'invention, et pouvant être appliqué, à titre de moyen nouveau, à des machines autres que celle décrite ci-après et représentée.
Les figures 8 et 13 éont des vues schématiques montrant divers réglages du distributeur-doseur.
Les figures 14 et 15 sont des vues en élévation et de profil du mécanisme qui permet.de régler le dosage et de déterminer le déplacement angulaire du distributeur.
La machine consiste en un bâti 1, supporté par deux galets 2 munis de roulements à billes et circulant sur une des files de rails de la voie 3. Le bâti porte un tambour distributeur doseur 4 à axe horizontal surmonté lui-même d'une trémie 5. Il supporte en outre deux goulottes en tôle 6 qui répartissent le menu ballast ou grenaille de part et d'autre du rail et sous la traverse à traiter.
Le tambour distributeur-doseur 4 (figure 6) qui est une des caractéristiques essentielles de la. présente invention, est cons- titué pa.r deux cylindres concentriques fermés aux deux extrémités et pouvant tourner l'un dans l'autre à frottement doux. Ces deux cylindres pivotent sur un axe 7 reposant sur deux supports 8 fixés au bâti 1. La figure 6 est une coupe transversale du dis- tributeur-doseur.
Le cylindre extérieur 9 offre une lacune, c'est-à-dire qu'il lui manque, pour être complet, un secteur de 1050 (Voir figure 6).
Il est muni d'une tôle écran 10, sur toute sa longueur. Le cylindre intérieur 11 est également incomplet et il lui manque de même un secteur de 105 , mais les deux extrémités du secteur constituant le cylindre incomplet intérieur 11 sont complètement
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fermés jusqu'à l'axe de rotation comme on le voit en 12 de la figure 6. Il n'en est pas de même du cylindre extérieur dont les deux extrémités du secteur sont ouvertes.
Le secteur de 1050 constitue la cavité du doseur.
Dans la figure 6, le doseur est ouvert au maximum de sa capa- cité. On conçoit que si le cylindre extérieur tourne autour du cylindre intérieur dans le sens de la flèche de la figure 6, la capacité du doseur diminue par le fait de la tôle 10 fixée au cy- lindre extérieur. Les figures 8 à 13 montrent les positions res- pectives des deux cylindres pour six ouvertures différentes du doseur.
Les différentes ouvertures du doseur sont réglées par une manette creuse 13 (figure 7), munie d'un bouton poussoir 14 action- nant une tige 15 terminée par un verrou 16 pouvant se placer dans l'une quelconque des encoches du secteur 17 (figure 14). Un ressort à boudin 18 maintient le verrou enclenché dans l'encoche correspondante à l'ouverture du doseur. Une aiguille 19 fixée à la manette 13 sert de repère et se déplace sur le secteur 17 qui est gradué (figure 15).
L'axe 7, monté sur roulements à billes, le cylindre inté- rieur 11, ainsi que le secteur 17 sont solidaires et peuvent tour- ner ensemble au moyen de la manivelle 20 (figure 7). Le cylindre extérieur 9 et la manette 13 sont solidaires au moyen d'une douille 21 tournant librement autour de l'axe 7.
On comprend qu'en manoeuvrant la manette 13, on fait tourner le cylindre extérieur 9, dont la tôle écran 10 vient modifier la capacité du doseur. De plus, quand le verrou 16 est enclenché dans une quelconque des encoches du secteur 17 correspondant à l'une des ouvertures du doseur, la manoeuvre de la manivelle 20
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fait tourner en même temps les deux cylindres puisqu'ils sont rendus solidaires par le verrou 16.,
Le tambour distributeur-doseur 4 est en partie enfermé dans une enveloppe en tôle 22 (figure 6) formant carter et se terminant à la partie inférieure du distributeur. la trémie 5 a. la forme particulière représentée aux figures 6 et 7. Elle est munie d'une bande de caoutchouc 23 (figure 6), qui empêche les coincements possibles d'un élément de grenaille entre la trémie et le distributeur.
Une tôle 24 (figure 2) en forme de V renversé, placés sous le distributeur, assure une répartition de la grenaille par moitié dans chacune des deux goulottes 6.
Les goulottes 6, qui sont inclinées à 45 et dont le bord inférieur est relevé horizontalement sur quelques centimètres en 25 (figure 2), pour assurer une bonne répartition de la grenaille sous la traverse, sont munies d'une tôle écran 26 (figure 1) qui a pour effet de renvoyer une partie de grenaille sous le rail: Ces goulottes sont doubles et peuvent occuper trois positions: horizontale 6 (figure 2), en position de travail en avant 61 et en position de travail en arrière 62. Elles pivotent par leur milieu autour d'un axe horizontal 27 et sont fixées da.ns chacune des trois positions au moyen, par exemple, d'un pointeau 28 actionné par un bouton 29. Le pointeau peut s'engager dans les alvéoles 30, 31 et 32 du secteur 33 fixé. au bâti, et y être main- tenu au moyen d'un ressort à boudin. Une poignée 34 permet la manoeuvre facile des goulottes.
Chaque goulotte porte à sa partie inférieure, une butée réglable à vis 35 qui, en prenant appui contre la face latérale de la traverse de la voie, permet d'appro- cher ou d'éloigner le ba.s de la goulotte de la traverse suivant
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la nature de la grenaille employée (cailloux ronds ou anguleux), de façon à obtenir dans tous les cas une bonne répartition de cette grenaille. D'antres variantes constructives pourraient être adoptées pour ces goulottes sans sortir du cadre de l'invention.
On pourrait avoir recours à toute autre disposition pour déter- miner les déplacements des goulottes (crémaillère, vis sans fin, etc...).
La figure 2 représente les goulottes en position de travail en avant.
L'appareil est maintenu en équilibre au moyen de deux trains de cinq petits galets 36 espacés de 18 cm environ pour qu'il y ait toujours au moins un galet reposant sur une traverse de la voie.
Chaque train de galets est fixé aux extrémités,d'un essieu coudé 37 qui peut tourillonner en son milieu autour d'un axe horizontal 38 fixé au bâti. Des ressorts à boudin 39 permettent aux trains de galets un jeu vertical de quelques centimètres, ceci en raison de l'inégale hauteur des traverses de la voie. On obtiendrait le même résultat au moyen de patins prenant appui sur les traverses de la voie.
On pourrait aussi, afin de maintenir l'appareil, prendre appui sur l'autre rail de la voie au moyen de galets judicieuse- ment disposés.
Un support 40, fixé au bâti, porte une vis 41 surmontée d'un volant de manoeuvre 42, permettant d'incliner, au moyen d'une rotule 43, l'essieu, soit à gauche, soit à droite.
Il a été reconnu, en effet, que dans les courbes, pour obtenir une bonne répartition de la grenaille, l'appareil devait rester dans la verticale. On obtient ce résultat en agissant sur
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le volant 42 puisque les deux trains de galets supportés par les traverses de la voie, suivent l'inclinaison du devers. Un petit niveau à bulle d'air 44, fixé a.u bâti, permet de se rendre compte de la. verticalité de celui-ci. On pourrait avoir recours à tous autres moyens pour maintenir en courbe la verticalité de l'appa- reil.
Des glissières verticales 45 permettent de régler la hauteur des deux trains de galets suivant la. hauteur du rail de la voie.
Des brancards doubles 46 et 47, permettent à deux hommes d'enlever l'appareil pour le passage d'un train, et de le déposer sur la piste où il reste en équilibre sur les deux trains de galets .
La. manoeuvre est des plus simples.
Les deux goulottes étant aba.issées au moyen de la poignée 34, dans leur position de travail, et la. trémie éta.nt remplie de grenaille, régler avec la main gauche l'ouverture du doseur sui- va.nt la. ha.uteur de soufflage désirée. Verrouiller en lâchant le poussoir 14 et retirer la ma.in gauche. Actionner d'un tour la manivelle a.vec la ma.in droite et l'opération est terminée.
En effet, le réglage de l'ouverture du doseur s'est opéré dans le carter 22. Au tour de manivelle, le doseur, convenablement réglé, passe sous la trémie et s'emplit ; encontinuant sa. course, il déverse son contenu da.ns les goulottes pa.r parties égales en raison de la. tôle 24 qui assure le p artage. Par la gravité, les éléments de grenaille viennent se loger sous la traverse. On obtient ainsi une répartition régulière.
Pour alléger l'appareil, le bâti, l'essieu-et le doseur seront,de préférence, en duralumin. De cette façon, deux hommes peuvent facilement le porter.