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Perfectionnements aux machines pour réaliser mécaniquement l'entretien des voies ferrées par la méthode dite de "soufflage".
La présente invention a pour objet des perfectionnements aux machines pour réaliser mécaniquement l'entretien des voies ferrées par la méthode dite de "soufflage", notamment des machines faisant l'objet du brevet français n 746.553 délivré le 14 Mars 1933 au même nom.
Ces perfectionnements sont représentés à titre d'exemple sur les dessins annexes, dans lesquels :
Les figures 1 & 2 sont respectivement une coupe transversale et une coupe longitudinale d'un nouveau doseur pouvant remplacer celui décrit dans le brevet sus-cité; ce doseur, à titre de moyen nouveau pouvant être appliqué à des machines autres que la souffleuse mécanique.
Les figures 3, 4 et 5 sont des coupes transversales pour des ouvertures différentes du nouveau doseur.
Les figures 6 et 7 sont des vues en élévation et de profil
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du mécanisme qui permet de régler le dosage et de déterminer la position du piston dans le doseur.
Les figures 8 et 9 sont des vues en élévation et en plan d'un dispositif d'équilibrage de la "souffleuse" en prenant appui sur le second rail de la voie sur laquelle on opère, cet appui, à titre de moyen nouveau pouvant être également appliqué à des machines autres que la souffleuse mécanique, circulant sur voie ferrée .
La figure 10 représente en plan, en profil et en bout, une tôle spéciale amovible destinée à recevoir la grenaille tombant des goulottes.
Les figures 11,12 et 13, représentent des vues en profil et en plan, d'une fourche spéciale conçue pour répartir la grenaille sous la traverse de la voie.
Le nouveau doseur se compose d'un cylindre,1, fermé à ses deux extrémités et présentant une ouverture 2, sur toute sa longueur,- Ce cylindre pivote autour d'un axe 3, reposant sur deux supports 4 fixés au bâti de la "souffleuse" faisant l'objet du brevet français n 746.553.
L'ouverture 2 ménagée dans la paroi latérale du cylindre est limitée, en bout, par les deux extrémités fermées 5 du cylindre, (figure 2) et latéralement, par deux parois parallèles 6 (figure 1).
Un piston 7 de section rectangulaire et de forme représentée aux figures 1 et 2, peut se déplacer verticalement dans l'ouverture 2.-
Ce déplacement est obtenu au moyen de deux crémaillères 8, fixées au piston, sur lesquelles agissent deux pignons 9 (figure 2) calés sur l'axe de rotation du cylindre.
L'ouverture 2, dont la capacité peut être limitée par le
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piston 7, constitue la cavité du doseur.
Dans la figure 1, le doseur est ouvert au maximum.-
Les figures 3, 4 et 5 représentent différentes ouvertures du doseur.
Les différentes ouvertures du doseur sont maintenues réglées par une manette creuse 10 (figure 2,6 et 7), munie d'un bouton poussoir 11 actionnant une tige 12 terminée par un verrou 13, pouvant -se placer dans l'une quelconque des encoches du volant 14 (figures 2, 6 et 7).- Un ressort à boudin 15 maintient le verrou enclenché dans l'encoche correspondante à l'ouverture du doseur.
Une aiguille 16 fixée à la manette 10 sert de repère et se déplace sur le volant 14 dont la circonférence est graduée de 1 à 20 (figure 6).- Cette graduation de 1 à 20 par exemple correspondant à des ouvertures du doseur pour des hauteurs de soufflage de la voie variant de 1 à 20 m/m.-
Le volant 14, calé sur l'axe 3 au moyen de la cale 17 (figure 2) peut être manoeuvré au moyen du bouton 18.- Cette manoeuvre, quand l'appareil est déverrouillé, a pour effet de modifier la capacité du doseur au moyen des deux pignons 9 agissant sur les crémaillères 8.-
Le doseur 1 et la manette 10 sont rendus solidaires l'un de l'autre au moyen de la douille 19 tournant librement autour de l'axe 3.-
Une manivelle 20 est fixée à la douille 19; elle est diamétralement opposée à la manette 10.-
Le doseur est surmonté d'une trémie 21, comme dans le brevet nommé plus haut.
La bande de caoutchouc 22, déjà utilisée dans ledit brevet pour éviter les coincements possibles de grenaille entre la trémie et le distributeur, est maintenue entre deux autres bandes
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de caoutchouc 23 (figure 1) serrées au moyen de boulons 24 entre deux plaques de fer 25.- Les deux plaques de caoutchouc 23 ont pour effet d'éviter le cisaillement du caoutchouc 22 qui ne manquerait pas de se produire sous la pression de la grenaille contenue dans la trémie, si ce caoutchouc était directement serré entre les deux plaques métalliques 25.-
Le piston du doseur présente deux cavités 26 (figure 2) dont la contenance totale correspond à la quantité de grenaille nécessaire pour un soufflage de voie de un millimètre de hauteur.
Pour un soufflage de cette importance, le piston est donc à bout de course et vient affleurer le pourtour du cylindre du doseur.
Le tambour distributeur doseur 1 est en partie enfermé dans un carter métallique 27 (figure 1) pouvant pivoter autour d'une charnière 28 pour en faciliter le nettoyage. - Ce carter vient s'appuyer à ses deux extrémités contre la circonférence des deux flasques des supports 4.
Il est accroché à ces flasques au moyen de deux tiges filetées avec écrous à ailettes qui y sont fixées.
La section supérieure du piston du doseur 7 est munie à son pourtour d'une bande de feutre, de caoutchouc ou de cuir 29, fixée au moyen de vis 30.- Cette bande formant joint, empêche les petites parcelles de grenaille de coincer le piston en s'engageant entre celui-ci et son logement.
Pour se servir du doseur, on opère de la façon suivante :
Le cylindre est manoeuvré à l'aide de la manivelle 20, de façon à amener le piston à sa partie inférieure (manivelle 20 en bas et manette 10 en haut). Prendre avec la main gauche la poignée de la manette 10 et appuyer avec le pouce sur le bouton 11 (figure 2) pour dégager le verrou 13. - Régler l'ouverture du .doseur en:
agissant avec la main droite sur le bouton de manoeuvre
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18 du volant gradué 14, de façon à amener le chiffre correspondant au relevage désiré, en regard de l'aiguille 16.- Lâcher le bouton poussoir 11 et retirer la main gauche.- Sous l'action du ressort 15, le verrou 13 vient s'engager dans le logement correspondant du volant 14.- Saisir la manivelle 20 avec la main droite et lui imprimer un tour complet, dans le sens de la marche des aiguilles d'une montre, en ayant soin de marquer un léger temps d'arrêt quand la manivelle arrive en haut, pour permettre au doseur de s'emplir de grenaille à son passage sous la trémie.
On comprend aisément que dès que la manette 10 est verrouillée la capacité de l'ouverture du doseur ne peut plus se modifier et que, du fait du verrou 13, en agissant sur la manivelle 20, on fait tourner tout le dispositif autour des deux supports 4 fixant le doseur au bâti de la souff leuse.-
On peut remplacer, par le dispositif suivant, les deux trains de galets prenant appui sur les traverses de la voie pour maintenir l'équilibre de la souffleuse mécanique décrite au brevet français n 746.553.
Un longeron horizontal 33 (figures 8 et 9) constitué en tube d'acier, pour le rendre indéformable, est fixé à la partie inférieure du bâti de la "souffleuse" 32 au moyen d'une chape 34..
L'autre extrémité du longeron est munie d'une chape 35 qui supporte un galet de roulement 36 prenant appui sur le second rail 31 de la voie sur laquelle circule la "souffleuse".
Le longeron 33 est mobile autour d'un axe vertical 37 et peut être replié en 38 comme indiqué en pointillé à la figure 9.-
Une cheville cylindrique 39, attachée au longeron au moyen d'une chaînette 40 peut s'introduire dans deux trous 41 et 42 ménagés convenablement dans les deux parties de la chape 43 d'articulation du longeron 33,- Au moyen de cette cheville on
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peut maintenir le longeron dans*chacune de ses positions extrêmes .
On pourrait également relever le longeron 33 dans la position verticale quand l'appareil est au repos ou lui donner une autre forme et cela, sans sortir du cadre de l'invention.
Par ailleurs dans le soufflage à la main tel qu'il est pratiqué actuellement, on est amené à relever la voie assez fortement, pour introduire, au moyen de la pelle à souffler, la grenaille sous la traverse à traiter.- La hauteur de relevage de la voie est la même avec la souffleuse mécanique faisant l'objet du brevet n 746.553.
Ce relevage relativement important peut faciliter le glissement sous la traverse de certains éléments de ballast en dehors de la quantité de grenaille prévue pour le soufflage. Le dosage est ainsi faussé et les éléments de ballast qui s'introduisent accidentellement sous la traverse, créent un point haut, dans la voie.
Pour obvier à cet inconvénient, on peut procéder de la façon suivante :
Ne relever la voie que de quelques centimètres (trois à quatre par exemple) et recevoir la grenaille dans le bas des goulottes sur une tôle rectangulaire amovible (figure 10) de dimensions appropriées.
Ces tôles présentent à leurs deux extrémités une partie repliée à angle droit en 44 sur quelques centimètres. Elles peuvent être encochées en 45, pour que les deux parties verticales 44 venant buter contre la paroi latérale de la traverse à traiter, la tôle s'engage quelque peu sous cette traverse. - Des poignées 46 facilitent la pose et l'enlèvement de ces tôles.-
Au moyen de la fourche spéciale représentée aux figures 11, 12 et 13, on enfonce sous la, traverse, après le retrait de
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la souffleuse, la grenaille amoncelée sur la tôle en face de l'endroit qu'elle doit occuper.- Deux ou trois coups de fourche suffisent pour envoyer toute la grenaille sous la traverse et en assurer une bonne répartition.
La fourche est munie de dents rigides triangulaires 47 de dimensions appropriées et espacées entre elles de façon convenable,
Elle sont soudées sur une partie 48 de section rectangulaire surmontée d'une douille 49, recevant le manche de la fourche 50.
Au premier coup de fourche, les dents, dont la section est assez forte, chassent la grenaille dans le fond du moule. Au retrait de la fourche, par suite de la disposition des dents triangulaires, la grenaille reste là où elle a été chassée; les second et troisième coups de fourche servent à garnir l'entrée du moule.- La partie 48 de la fourche forme racloir sur la tôle amovible et entraîne toute la grenaille.
En ne relevant la voie traitée que de trois à quatre centimètres au lieu du double, on a une voie déjà très stable pour le passage du premier train.
Les dents de la fourche pourraient être cylindriques au lieu d'être triangulaires ou affecter toute autre section sans sortir du cadre de l'invention.
Avec cette façon d'opérer, la grenaille ne se répartissant plus par gravité sous la traverse, il n'est plus indispensable d'utiliser des goulottes inclinées à 45,degrés.- L'inclinaison de ces goulottes pourrait donc se rapprocher davantage de la verticale et même il serait possible de remplacer les goulottes par des conduits de section appropriée, sans modifier le principe décrit.