<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnements aux appareils à stériliser par rayons ultra-violets."
On connaît déjà des dispositifs"permettant d'appliqué les rayons ultra-violets à la stérilisation et à la conser vation de certains produits alimentaires ermentiscibles ou non,ces rayons ayant un effet abiotique, lorsqu'ils sont émis par une source quelconque, dont les longueurs d'ondes sont comprises entre et/\.. Ils assurent également la des- truction, dans le produit traité, des microbes pathogènes.
L'objet de la présente invention concerne un certain nombre de perfectionnements apportés à ces appareils de traitement, dans le but de leur assurer un meilleur rende- ment industriel, de faciliter la manutention des organes, et d'obtenir rapidement un gros débit.
Ces dispositions s'appliquent non seulement aux appa- reils à stériliser les liquides, mais également à ceux qui permettent de traiter les produits les plus divers: pâ- teux, granuleux, etc.
En général, une installation pour stériliser, notam- ment les liquides, se compose d'un réservoir A (fig.l) qui, notamment pour le- lait, par exemple, comporte une arrivée de gaz carbonique sous pression, le réservoir étant hermé- tique et portant aussi tous les appareils indicateurs et de sécurité.
<Desc/Clms Page number 2>
Le liquide sort du réservoir A par un tube qui'le con- duit dans la bouche ou buse d'expansion 3, de manière que l'on obtienne une nappe sur une table 0, en regard de la cloche D contenant la source de rayons; enfin le liquide stérilisé passe dans le distributeur E, afin de remplir les flacons F.
Les perfectionnements objets de l'invention, portent sur les points suivants :
1 - On donne au réservoir général d'alimentation la forme d'un récipient étanche, cylindrique de préférence et horizontal muni d'un capot de remplissage. Le gaz carboni- que y est amené sous pression par un serpentin placé dans le bas du réservoir. Il est percé de trous obturés par des capuchons de caoutchouc percés d'un trou .très petit, de façon à permettre l'admission du gaz tout en évitant l'en- trée du lait dans le sernentin, aussitôt que la pression du gaz est supprimée. On peut d'ailleurs adopter tout autre dispositif approprié donriant le même résultat.
La pression la meilleure du gaz carbonique doit être comprise entre 180 et 250 grammes, On interpose alors, en- tre la source d'acide carbonique ( bouteille de gaz xompri- mé ou autre) et le réservoir, un régulateur automatique de tout système connu et approprié pour maintenir constamment la pression à la valeur.optimum,
Dans ces conditions, le gaz reste en émulsion ; diviseles molécules de liquide ce qui facilite l'attaque par les rayons et il se dégage de la nappe en contribuant alors à l'évacuation de l'ozone, de sorte que le liquide sort sté- rilisé sans aucun goût,
2 - Les buses par où s'écoulent les matières sont com- binées de manière à former des nappes.
En général elles sont compsées de deux parties accolées, facilement démon- tables, pouvant comporter des garnitures en caoutchouc mère @ géant des trous de sortie ou bien de simples rainures ou traits de scie sur l'une des parties ce qui évacue le liquide en filets qui s'épanouissent sur la table,
<Desc/Clms Page number 3>
3 - Les cloches chargées' d'envoyer les rayons sur les matières à stériliser sont établies suivant deux procédés:
a) emploi de matière moulée ou emboutie, non conductri. ce de l'électricité, par exemple en amiante comprimée, en aggloméré de mica, etc, revêtue intérieurement d'un enduit capable de donner, par restitution, une fluorescence dont l'ordre de radiation est compris entre les longueurs d'on- des et #, de manière à ne pas occasionner d'effets de Fresnel, ni de lignes interférencielles, De plus,cet enduit empêche l'absorption des rayons ultra-violets et assure leur réflexion. b)On utilise uniquement une cloche métallique soigneu- se-ment polie à l'intérieur, avec un tube émetteur de rayons en forme de serpentin plat.
4 - La table, en regard de la cloche, sur laquelle cou- le liquide est en matière réfléchissante, chromée ou nicke- lée ou avec une glace ordinaire. Elle pourra aussi être en matière laissant passer les rayons ultra-violets de manière à permettre l'utilisation d'une seconde cloche symétrique de la première ce qui peut être intéressant, s'il s'agit de matières assez denses, granuleuses, par exemple.
Tous ces perfectionnements permettent d'établir une machine industrielle qui est représentée sur les dessins an- nexés, à titre d'exemple, machine à cloche double réalisant deux sources de radiations de part et d'autre d'une table en matière transparente et comportant un dispositif simple de remplissage automatiquer qui est aussi un perfectionnement faisant partie de l'invention. Sur ces dessins, on voit:.
Fig.l- Un schéma simplifié d'une installation de prin- cipe de stérilisation dont il a été parlé ci-dessus.
Fig.2- La vue en élévation d'un appareil réflecteur µ. double cloche appliqué au traitement du lait. ,
Fig.3- La vue en bout.
Fig.4- La vue en plan avec le réservoir général
Fig.5- Une coupe partielle à plus grande échelle sui- vant AA de la fig.3.
Fig.6 et 7- Des vues en plan et en bout d'une variante
<Desc/Clms Page number 4>
de la bouche d'expansion,
Comme on le voit sur les dessins, un châssis 1 en for- me de cadre monté sur pieds 2, de préférence en tubes et entretoisés en 3, comporte une rigole d'évacuation 4. Il porte une glace 5 sur laquelle coule le lait en prouenan- ce d'une ou de plusieurs bouches ou buses 6 en deux par- ties assemblées par des boulons 6'; l'une des parties por- te des traits de scie intérieurement, distants de un centi- mètre environ.
L'entrée de chaque buse 7 est reliée au tu- be 8 d'alimentation venant du réservoir
Sur la table est une coupole parabolique 10 fixée en
9, en métal poli pour réfléchir les rayons émis par un tube serpentin Il à vapeur de mercure avec entretoises 11'
Bur la table est posée une autre coupole 12 agencée d'une manière analogue avec un tube 13.
On prévoit une cheminée d'aération 14 avec des entrées d'air 15 devant un volet directeur 16 pour éliminer l'o- zone et on agence un regard 14' fermé par une plaque trans parente, opaque pour les rayons ultra-violets*
La cloche supérieure recouvre également la rigole d'é- vacuation pour que le lait reste soumis à l'action des rayons ultra-violets jusqu'à son entrée dans les réci- pients, ceci évite aussi les souillures et une pollution qui pourraient se produire, si la goulotte,n'était pas el- le-même soumise à l'action des rayons. ans le fond de la rigole 4 sont percés des trous 17 @ recevant une soupape 18 normalemènt appliquée sur son siè- ge par un ressort de rappel 19. La queue filetée 20 avec é- crou 21 maintient la bague 22 de butée de ce ressort.
Suivant le même axe est un plateau 23 repoussé norma- lement vurs le haut par un ressort 24 plus énergique que le précédent. Il bute sur le bâti général 25, la course étant limitée par une bague d'arrêt 26.
On place le flacon 27 en l'appuyant sur le plateau
23, pour engager,la queue de la soupape creuse 20 et l'é- crou 21 dans le. goulot. Quand le.flacon est lâché, le
<Desc/Clms Page number 5>
plateau remonte et fait.lever la soupape de sorte que le lait passe par la lumière 28 le canal centrale 29 et coule dans le flacon,.
Suivant les différentes hauteurs de flacons, on,prévoit des butées 30 pour régler immédiatement le support général des plateaux à bonne hauteur, et on le verrouille par une bro- che 32 ou autre enfoncée dans l'un des trous 31.
Sur le plan (fig.4), on voit la position du réservoir 33 qui alimente le tube nourrice 8 par un robinet 54.Il porte un tampon 35 de remplissage. L'arrivée du gaz carbonique réglée oomme il a été dit, se fait en 36 et alimente le serpentin 37 garni de trous 38 obturés par des capuchons dé caoutchouc, com me il a été expliqué,
Le débit d'une installation de ce genre est'considérable et dépasse .tout ce qui a été fait jusqu'à ce jour, µ la connaissance ce la Demanderesse.
Avec deux buses de 15 c/m de largeur, chacune comportant seize traits de scie, montées sur une table de 45 c/m de largeur et 70 c/m de longueur, on débite 250 litres à l'heure de lait parfaitement stérilisé, Or rien n'empêche de placer les unes à côté dès autres des ta- bles de ce genre, ou de prévoir une table plus large avec un nombre de buses en conséquence, ayant chacune un robinet in- dividuel branché sur la conduite générale d'alimentation.
Sur les fig.6 et 7, on a représenté des variantes des bouches d'expansion qui permettent leur application à des matières trés diverses. Chaque bouche se compose d'une partie rétrécie 39 permettant l'assujettissement sur le tuyau la re- liant au réservoir, et d'une partie évasée 40 en forme de triangle, ette partie évasée se compose à son tour, d'une partie fixe qui forme le dessous de la bouche..,,et d'une par- tie mobile assujettie au moyen d'un étrier 41 qui permet de régler à volonté, l'écartement des aeux lèvres de la bouche Afin d'obtenir une lame homogène et mince, on pourra avan- tageusement mettre une feuille de caoutchouc 42 surchargée à intervalle réguliers qui provoque l'écoulement du liquide en jets minces,
uniformément répartis sur la table d'expanison
<Desc/Clms Page number 6>
Les dispositifs décrits ci-dessus pourront être modifiés sans sortir du domaine de l'invention, en rapport avec les matières qu'il stagira de stériliser par rayons ultra-violets,
En effet, les perfectionnements apportés aux machines à stériliser, objets de l'invention, permettent d'envisager l'application du traitement d'une manière efficace aux ma- tières les plus diverses,
Pour l'eau, on pourra lui communiquer des capacités ra- dio-actives: l'eau répandue sous l'action ---lune source de rayo ultra-violets, dans des conditions déterminées, s'empare de l'ozone produit et, par l'addition de traces d'une substance colloïdale conserve les propriétés radio-actives acquises.
Cet te eau récoltée peut ensuite être gazéifiée suivant les pro- cédés habituels et mise en flacons par les procédés iso- barométriques ordinaires.
Pour les produits gras et pâteux comme le beurre, les pâtes alimentaires, la panification, etc, le dispositif est changé par l'emploi d'une table de malaxage, ou d'une cuvette destinée à cette opération placée au-dessous d'un carter irra- diant, du genre de celui décrit ci-dessus, dans une orienta- tion et à une distance convenables.