<Desc/Clms Page number 1>
Jeu électrique, représentant un autodrome.
La présente invention a pour objet un jeu de compétition, pour plusieurs joueurs, ce jeu représentant un autodrome sur la piste duquel se déplacent de petits véhicules automobiles commandés à distance chacun par un joueur. Il existe déjà des jeux de ce type, mais l'invention apporte à, ce qui est connu des perfectionnements et changements importants qui, pratique - ment, transforment radicalement ces jeux et leur donnent un caractère sportif tout spécial.
Dans lesjeux ou appareils connus, chaque véhicule ou auto est guidée, sur tout son parcours, par un ou des rails fixés à la piste ; chaque joueur, en appuyant sur un bouton disposé sur la table qui supporte lejeu, lance dans le rail un courant qui alimente un petit moteur électrique, porté par le véhicule cor- respondant. Tant que le joueur appuie sur le bouton,le courant passe, et le véhicule avance à une vitesse théoriquement cons - tante ; en pratique,il y a des variations minimes dues à des décalages accidentels,à des effets d'inertie,à des imperfections dans la piste, les rails, les voitures elles-mêmes, ce qui fait
<Desc/Clms Page number 2>
que toutes les voitures partant en même temps d.u même point de la piste, arrivent non pas ensemble, mais en succession, à fin de course.
Hais les joueurs n'y sont pratiquement pour rien : ils ne peuvent contrôler la vitesse de leur véhicule ; la seule chose dent ils soient maîtres est le lancement du courant. En fait donc, il ne s'agit pas ici d'adresse proprement dite,mais s bien de hasard.
De plus, avec cette construction simpliste,on ne peut évi- deent admettre pour les voitures que des vitesses très faibles, et le jeu se ramené presqu'exclusivement à un jeu d'enfants,sans intérêt pour les adultes.
L'invention a pour but de réaliser unjeu qui soit,en ré - duction, la reproduction exacte d'un autodrome avec courses vé - ritables de véhicules, les diverses voitures pouvant rouler à diverses allures comprises entre 0 et 80 kilomètres à l'heure (et même plus j,sous le contrôle absolu et unique d.u joueur.
Pratiquement,le jeu tel qu'il est réalisé,par exemple avec une piste en forme de 8 (pour assurer même longueur de course à chaque véhicule) d'un développement d'environ 30 mètres,avec ses véhicules animés de vitesses très grandes dans les lignes droites, réduites à volonté dans les virages relevés, donne absolument l'impression aux joueurs et aux spectateurs d'assis - ter et de participer à une course d'automobiles, sans aucun dan- ger. Toutes les vitesses sont commandées directement par le joueur, de sa place ; si un virage est abordé à une vitesse trop grande, le véhicule chasse,et fait entrer en jeu, automa - tiquement, un mécanisme modifiant la vitesse, mécanisme qui cesse d'agir au sortir du virage.
Ces conditions, et d'autres encore, nécessitent évidemment une construction précise, et des combinaisons spéciales d'organes et d'éléments, d.ont l'ensemble constitue en fait l'invention.
Le dessin annexé représente schématiquement : fig.1, la vue en plan, à échelle réduite, d'une forme pré- férée de piste,
<Desc/Clms Page number 3>
fig.2, la coupe transversale partielle de la piste, avec indication de la position d'une voiture, fig.3 la vue en plan d'une voiture, carrosserie enlevée, fig.4 la coupe verticale suivant IV-IV de la fig.3, fig.5 la vue de face de l'arrière d'une voiture, fig. 6 une coupe suivant VI-VI de la fig.3.
La piste est de préférence en forme de huit, avec virages relevés et parties en palier pour la section droite 1 et parties en cote pour la partie droite 2 qui croise et surplombe la par - tie 1 grâce à un pont ou viaduc 3. pratiquement,le développement complet de la piste aura une longueur appréciable, par exemple environ 30 mètres, afin de pouvoir réaliser des vitesses de l'ordre de 80 kilomètres à l'heure et plus dans les parties droites. Cette piste, en toute matière isolante voulue, est montée sur une grande table,bien stable 4 à un grand côté de laquelle sont assisles joueurs qui disposent chacun d'un rhéostat 5 à plusieurs positions. La table peut être décorée de toute façon voulue, pour donner l'illusion désirée (tribunes, massifs en carton pâte, etc. ).
La piste représentée est destinée à cinq voitures,maison comprend que ce nombre n'est pas limitatif.
Pour chaque voiture, la piste comporte un caniveau 6 conti- nu aux bords duquel sont montées les barres d'amenée du courant, et dans lequel pénètrent,d'une part une charrue-guide,portée par la voiture,et qui constitue principalement l'organe de prise de courant et de direction de la voiture,et,d'autre part,un doigt, également porté par la voiture (maisà l'arrière) et dont les fonctions seront exposées plus loin.
Chaque caniveau est constitué (fig.2) d'un logement 6 situé sous la piste et qui s'ouvre dans celle-ci par un passage 7 plus étroit,de préférence à bords arrondis. Le long de ces bords, et sur la piste, sont montées les bandes métalliques 8-9 qui amè - nent le courant,et qui sont d'autre part reliées, par fils 10 logés sous la piste, au rhéostat correspondant 5. Dans la position
<Desc/Clms Page number 4>
de repos (ouverture) du rhéostat, aucun courant ne passe dans la ligne 8-9 ; en manoeuvrant le rhéostat,on lance le courant dans cette ligne, ou tout au moins dans la barre positive 9, et ce courant peut varier suivant les diverses positions du rheos - tat prévu pour intercaler dans le circuit des résistances plus ou moins grande s.
La voiture possède (fig.3)un châssis métallique 11 porté, à l'arrière, par deux roues 12 motrices calées sur un axe ou essieu commun 13 attaqué, comme il sera exposé, par un petit mo - teur électrique 14 porté par le châssis. A l'avant,le châssis porte, par sa traverse,le pivot 15 situé dans l'axe longitudi - nal, et dans lequel pivote le pivot vertical 15' du train avant, lequel comporte un essieu 16 ,avec roues directrices 17 et une charrue 18 dont le bras vertical 19 pénètre dans le caniveau 6.
La charrue 18-19 est en matière isolante. De part et d'autre du bras 19 elle porte, à sa face inférieure, et au-dessus de la piste, deux lamesde ressort 2G-21 et 20'-21' qui, normalement, se projettent plus bas que les roues de la voiture,de façon à être toujours en contact élastique forcé avec les barres 8-9 d'amenée du courant. Les lames 20-21 sont en contact avec la borne 22, portée par la charrue 18,et de laquelle part un câble 23 qui aboutit à une borne 24 portée par la plaque isolante 25 à l'arrière du châssis. Cette borne constitue le pivot conduc - teur d'une pièce basculante conductrice 26 normalement ainte - nue en contact - par le ressort 27 - avec une autre borne 28, également portée par la plaque 25.
De cette borne part un câble 29 qui aboutit au bobinage 30 du moteur électrique. Le moteur est monté dans une carcasse métallique 31, mise en contact avec le châssis, et reliée de son côté,par le fil 33, à la borne 22', portée par la charrue 18, et reliée aux lames de ressort 20'-21'.
Le bobinage du moteur est lui-même relié à la masse par le fil 32. Normalement donc,le courant étant lancé par le rhéostat 5, dans la barre 9 , il s'établit le circuit 5-9-2C-21-22-23-24-26-
<Desc/Clms Page number 5>
28-29-30-32-31-32-masse 33-22'-21'-20'-8-5 et le moteur électri- que tourne.
La vitesse de rotation du moteur est alors réglée unique - ment par la position du rhéostat 5.
D'autre part, les deux bornes 24 et 28 sont réunies par une résistance 34 calculée.
40 est une béquille, portée par la traverse arrière du châssis, et pivotant autour de 41. Cette béquille est engagée dans le caniveau 6 , à l'intérieur duquel elle se termine par une tête 42 plus large que l'ouverture 7, ce qui empêche la sortie de la béquille et par suite force la voiture à rester toujours sur la piste, même en cas de dérapage. La tëte supérieure de la béquille est placée sous l'action d'une lame de ressort 43,qui maintient cette béquille normalement dans la position verticale.
Quand, dans un virage la vitesse de la voiture étant trop gran- de, celle-ci commence à chasser, la béquille pivote dans le sens correspondant, et amène la lame de ressort en contact avec une butée 44 du levier 26, ce qui a pour effet d'écarter celui - ci de la borne 28. Le courant ne peut plus alors passer que par la résistance 34, ce qui diminue automatiquement la vitesse du moteur. Dès que la béquille a repris sa position verticale, le ressort 27 agit pour ramener le levier 26 en contact avec la borne 28. La butée 44 est réglable en longueur, pour faire va - rier le moment où le courant direct est coupé.
L'invention prévoit un mécanisme spécial maintenant, jus - qu'à un point réglable de la piste, la vitesse réduite quand le "conducteur Il a provoqué la chasse de la voiture. Ce dispositif comporte (fig.3 et 6 ) une tige 45 portée dans un manchon 46 tra- versant la plaque isolante 25. Sur cette tige est enfilé un ressort 47 qui s'appuie d'une part contre un étrier 48 porté par la plaque 25, et d'autre part,contre l'épaulement 49 de la tige
45. Le ressort tend donc à faire passer la tige au travers de la p.laque 25, vers le petit arrêt 50.
Normalement, quand le levier
<Desc/Clms Page number 6>
26 est en contact avec 28, ce levier arrête la dite tige 45 et empêche son mouvement dans lesens de la flèche fig.6, quand la 'béquille 40, en pivotant, fait remonter le levier 26 , la tige 45 se trouve libérée et vient buter contre l'arrêt 50, empêchant ainsi le retour du levier 26 contre la borne 28. Le longeron du véhicule porte le pivot 51 d'un doigt 52 dont la pointe est en face de l'épaulèrent 49 ; et, d'autre part , la piste comporte, pour chaque voiture, au sortir des virages, des butées 53 ré - glables en position.
Au sortir du virage, le doigt 51 vient ren- contrer une butée 53, bascule et, de ce fait, repousse l'épau - lement 49 en comprimant le ressort 47; la tige 45 s'efface et laisse le levier 26 retomber sur la borne 28 sous l'action du ressort 27. Suivant l'habileté des joueurs, on réglera les butées 53 - et la longueur des butées 44 - de façon à couper le contact 26-28 plus ou moins vite et plus ou moins longtemps, pour favoriser dans une certaine mesure les joueurs novices.
La perte de vitesse des véhicules, sous l'action du pivotement de la béquille 40, est réglable par la résistance 34 que l'on peut éventuellement faire varier.
Comme on le voit =. la fig.2, le caniveau comporte deux doigts 55 dans sa part.ie large. Ces doigts sont prévus à un seul endroit des divers caniveaux ; leur face en regard est garnie d'une lamelle conductrice 56-5? intercalée dans le circuit d'un compteur électrique d'un type quelconque, par exemple à électro- aimant actionnant une roue à cliquet ou à rochet. De son côté, le bras 19 de la charrue porte, à son extrémité inférieure, une lame métallique 58 repliée sur les deux faces du bras, de façon que, quand la voiture passe à l'endroit des doigts 55,cette lame 58 établisse momentanément une liaison électrique entre les la - mes 56 et 57 pour fermer le compteur correspondant.
Chaque voi - ture possède son compteur propre, situé à un endroit quelconque de la table dejeu, et qui,à chaque passage de la voiture aux doigts 55 (à chaque tour de piste ) fait apparaître,dans un re -
<Desc/Clms Page number 7>
gard correspondant à la. voiture, un chiffre augmentant chaque fois d'une unité. De cette façon, si la course comporte 10-20 ou plus de tours, aucune contestation n'est possible. Evidemment, chaque marqueur est pourvu d'un mécanisme de remise à zéro. Ces compteurs et marqueurs n'ont rien de spécial en eux-mêmes, comme réalisation et, de ce fait, n'ont pas été représentés.
L'essieu arrière de chaque voiture porte une couronne coni- que 59,en prise constante avec un pignon 60 caléen bout d'un arbre 61 situé dans le prolongement de l'arbre moteur. Cet arbre
61 tourne dans un double roulement porté par une traverse 62 du châssis, et il est réuni à l'arbre moteur par un accouplement élastique, par exemple un manchon 63 serré fortement sur les extrémités des deux arbres. On peut évidemment faire l'arbre 61 d'une pièce avec l'arbre moteur, mais l'accoup lement élastique est préféré pour donner plus de souplesse au démarrage et aux reprises, le moteur électrique étant relativement faible et tournant à grande vitesse, et l'essieu arrière étant toujours en prise.
Les rhéostats 5 peuvent être à plusieurs plots, ce qui donne autant de vitesses différentes, ou ils peuvent être à cy- lindre ou l'équivalent, pour faire varier graduellement la ré - sistance, donc la vitesse permise, entre deux limites fixées.
On comprend que la piste elle-même peut affecter toute autre forme, éventuellement plus compliquée.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.